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25 mai 2017 4 25 /05 /mai /2017 05:49

Le secteur exposé apporte les revenus, le secteur abrité les emplois 

ou, l’élection de Macron : le changement d’un modèle social….pour le meilleur et pour le pire…

 

 

Michael Spence, dans « foreign affairs » soulignait en 2015 que 98.5 % des emplois crées dans le monde ces dix dernières années relevaient du secteur non exposé à la concurrence internationale.

Ce secteur a son importance, il est source de revenu, permettant de financer les importations de produit sans substituts nationaux, il favorise les économies d’échelles, encourage la baisser des prix et l’amélioration de la qualité par la pression qu’exerce la concurrence international, favorisant ainsi progrès technique et croissance. On pourrait dire globalement qu’il apporte du pouvoir d’achat à la manière d’à présent : pas par des conquêtes sociales que la mondialisation rend impossibles pour les pays développés tout au moins, mais par baisse des prix dans des secteurs entiers (électronique…) pouvoir d’achat que quelques tendances spéculatives ailleurs (logement..) peuvent miner.

Mais le secteur exposé à la concurrence internationale a sa limite : dans la course à la compétitivité mondiale, où l’industrie est très mécanisable et délocalisable, il est très peu créateur d’emploi à l’échelle mondiale… et que dire à l’échelle nationale pour les pays développés ! . Or, on nous a fait vivre depuis 30 ans dans le discours culpabilisateur sur la compétitivité extérieure : plus les salariés s’infligeraient des sacrifices, point n’était demandé à d’autres, et plus on résoudrait ainsi le problème du chômage…Or l’Allemagne qui n’a pas connu de véritable désindustrialisation est une exception à l’échelle des pays développés, et on ne rappellera jamais assez que dans les secteurs où elle est exportatrice, chimie et automobile notamment, le coût du travail y est l’égal de la France.

Le secteur exposé apporte les revenus, le secteur abrité les emplois , cela , de deux manières

La française avec la tradition des services publiques, les emplois publiques, souhaitables socialement car permettant l’accès de tous à l’éducation, la santé et à des services publiques (postes, eaux..) a cependant ses limites : il suppose un financement fiscal, puisque ces services pour être justement accessibles à tous supposent gratuité ou tout au moins semi gratuité. Or des prélèvements obligatoires, il ne peut en être question avec la nécessité d’avoir quand même une compétitivité extérieure, ou alors la création d’emploi publique risque de se faire au détriment de ceux de l’économie exposée…dans quelles proportions , on ne le sait, mais le maintien de ces services n’est pas possibles sans des harmonisations sociales, fiscales…..

La seconde manière, c’est la libérale, l’anglo-saxonne : la création d’emploi dans le secteur tertiaire informel, loin du salariat traditionnel, ce sont ces emplois précaires, à temps partiels subis, qui ont donné naissance au développement des pauvres laborieux , terme ressuscité de 150 ans d’histoire économiques car évoqué par David Ricardo vers 1850…retour 150 ans en arrière…

Derrière l’opposition de ces deux modèle, toujours ce débat de société auquel chacun apportera sa réponse : faut-il mieux une économie où il y a beaucoup de chômage compte tenue d’une protection sociale coûteuse mais de qualité et donc peu de pauvreté (France) , ou une économie aux caractéristiques inverses, modèle américain rejoint par la Grande Bretagne de Margareth Thatcher puis plus tardivement par l’Allemagne de Schröder avec les réformes Hartz…

La France après avoir longtemps tardé à rejoindre ce second modèle semble y aller avec l’élection d’Emmanuel Macron…sans l’avoir vraiment compris…le réveil risque d’être douloureux après les décrets de l’été…ce modèle que la France adopte avec retard, alors même que brexit et élection de Tromp obligent, certains qui l’on longtemps expérimenté commencent à revenir de ce modèle basée sur l’hyper compétitivité avec toutes la pression sur le salarié que cela suppose…

 

 

 

 

 

Le secteur exposé apporte les revenus, le secteur abrité les emplois

L’élection de Macron : le changement d’un modèle social….pour le meilleur et pour le pire…

 

 

Michael Spence, dans « foreign affairs » soulignait en 2015 que 98.5 % des emplois crées dans le monde ces dix dernières années relevaient du secteur non exposé à la concurrence internationale.

Ce secteur a son importance, il est source de revenu, permettant de financer les importations de produit sans substituts nationaux, il favorise les économies d’échelles, encourage la baisser des prix et l’amélioration de la qualité par la pression qu’exerce la concurrence international, favorisant ainsi progrès technique et croissance. On pourrait dire globalement qu’il apporte du pouvoir d’achat à la manière d’à présent : pas par des conquêtes sociales que la mondialisation rend impossibles pour les pays développés tout au moins, mais par baisse des prix dans des secteurs entiers (électronique…) pouvoir d’achat que quelques tendances spéculatives ailleurs (logement..) peuvent miner.

Mais le secteur exposé à la concurrence internationale a sa limite : dans la course à la compétitivité mondiale, où l’industrie est très mécanisable et délocalisable, il est très peu créateur d’emploi à l’échelle mondiale… et que dire à l’échelle nationale pour les pays développés ! . Or, on nous a fait vivre depuis 30 ans dans le discours culpabilisateur sur la compétitivité extérieure : plus les salariés s’infligeraient des sacrifices, point n’était demandé à d’autres, et plus on résoudrait ainsi le problème du chômage…Or l’Allemagne qui n’a pas connu de véritable désindustrialisation est une exception à l’échelle des pays développés, et on ne rappellera jamais assez que dans les secteurs où elle est exportatrice, chimie et automobile notamment, le coût du travail y est l’égal de la France.

Le secteur exposé apporte les revenus, le secteur abrité les emplois , cela , de deux manières

La française avec la tradition des services publiques, les emplois publiques, souhaitables socialement car permettant l’accès de tous à l’éducation, la santé et à des services publiques (postes, eaux..) a cependant ses limites : il suppose un financement fiscal, puisque ces services pour être justement accessibles à tous supposent gratuité ou tout au moins semi gratuité. Or des prélèvements obligatoires, il ne peut en être question avec la nécessité d’avoir quand même une compétitivité extérieure, ou alors la création d’emploi publique risque de se faire au détriment de ceux de l’économie exposée…dans quelles proportions , on ne le sait, mais le maintien de ces services n’est pas possibles sans des harmonisations sociales, fiscales…..

La seconde manière, c’est la libérale, l’anglo-saxonne : la création d’emploi dans le secteur tertiaire informel, loin du salariat traditionnel, ce sont ces emplois précaires, à temps partiels subis, qui ont donné naissance au développement des pauvres laborieux , terme ressuscité de 150 ans d’histoire économiques car évoqué par David Ricardo vers 1850…retour 150 ans en arrière…

Derrière l’opposition de ces deux modèle, toujours ce débat de société auquel chacun apportera sa réponse : faut-il mieux une économie où il y a beaucoup de chômage compte tenue d’une protection sociale coûteuse mais de qualité et donc peu de pauvreté (France) , ou une économie aux caractéristiques inverses, modèle américain rejoint par la Grande Bretagne de Margareth Thatcher puis plus tardivement par l’Allemagne de Schröder avec les réformes Hartz…

La France après avoir longtemps tardé à rejoindre ce second modèle semble y aller avec l’élection d’Emmanuel Macron…sans l’avoir vraiment compris…le réveil risque d’être douloureux après les décrets de l’été…ce modèle que la France adopte avec retard, alors même que brexit et élection de Tromp obligent, certains qui l’on longtemps expérimenté commencent à revenir de ce modèle basée sur l’hyper compétitivité avec toutes la pression sur le salarié que cela suppose…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Published by Christian Guy
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