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16 juillet 2017 7 16 /07 /juillet /2017 07:56

Nous présentons un historique du dow-jones depuis 1920.

Pour mieux interpréter les évolutions par rapporte à celles attendues, nous positionnons parallelement un indicateur avancé composé :

- d'un indicateur à 40 mois lié au différentiel d'intérêt.

- d'un indicateur à 16 mois, le négatif de l'évolution des cours boursiers.

Enfin nous redressons ces prévisions de la valeur absolue au seuil de -20 à 50 %

Historique du Dow - jones 1920 - 2017
Historique du Dow - jones 1920 - 2017
Historique du Dow - jones 1920 - 2017

On observe ainsi qu'après un plus haut vers cette juin juillet, la bourse devrait connaitre une phase de moindre progression voir plus probablement de stabilisation ou m^me de baisse.

Historique du Dow - jones 1920 - 2017
Historique du Dow - jones 1920 - 2017
Historique du Dow - jones 1920 - 2017
Historique du Dow - jones 1920 - 2017
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18 juin 2017 7 18 /06 /juin /2017 13:02

Nous présentons ici les 4 formes basiques du cycle électoral boursier observé pour  du dow-jones  1949 à 2016., que l'on peut même ramener à deux.

Tout d'abord, les cycles débutant par des refroidissements la première année ( cycle en cloche) ou également la deuxième ( cycle de refroidissement) 

les 4 formes basiques du cycle électoral boursier

Le cycle en cloche s'observe historiquement durant les années 50, avec les mandatures débutant en 1949, 1953 et 1957. Il est la conséquence de niveau d'inflation et de chômage assez faible, d'une économie ou règnent les politiques de stop and go, en cycle court.

Ces cycles vont progressivement s'allonger, le cycle de refroidissement débutera par deux années de baisse à mesir que l'inflation devient plus forte, entre la fin des années 60 et le début des années 80. ains les mandatures débutants en 1969,1973,1977,1981 l'adopteront. On peut y ajouter celle débutant en 2001, marqué par un léger retour de l'inflation, et surtout par le retour de la droite, celle-ci très sensible à l'inflation, ayant une dilection particulière pour ces politiques débutant par une phase de refroidissement avant que l'économie reprenne la 3 éme année.

les 4 formes basiques du cycle électoral boursier

Les cycle commençant par une reprise s'observent inversement quand le chômage est plus élevé, et/ou les démocrates au pouvoir. La tendance normale est la version "de relance", ou il existe après le redémarrage une purge en milieu-fin de deuxième année ( 1961,1965,1989,1993,1997,2009). Mais dans sa version "pathologique", appelé ici "clacheux", il n'y a pas de pose slavatrice la seconde année. Ces seconds mandats, qui font suite à une violente crise que le premier mandat n'a pas entièrement réglé en terme de chômage, poursuive longtemps sur leur lancée leur course, vient un ambraye même la traditionnelle reprise de 3 éme année...survient alors la panne...plus elle est précoce moins elle est dangereuse. Tel sera le cas à partir du deuxième trimestre 2015 pour le mandat entamé en 2013. Cela sera plus sévère ne 2007 et 1987.

les 4 formes basiques du cycle électoral boursier

On peut donc fondamentalement opposé deux types de mandat, la distinction s'opérant en fonction de l'allure des deux premières années, qui s'explique elle tant par des raisons économiques ( niveau d'inflation observé) que politiques ( préferance de la droite pour les refroidissement).

 

Les graphiques suivant montre que la distinction de ces 4 types de cycles permet d'expliquer de façon satisfaisante avec un coefficient de corrélation de 0.60 (1949-80) et 0.81 (1981-2016) les fluctuations boursières.

les 4 formes basiques du cycle électoral boursier
les 4 formes basiques du cycle électoral boursier

En réduisant à 2 cycles, on fait bien sur baisser le coefficient de corrélation, mais on atteint tout de même 0.58 et 0.48 successivement pour les deux périodes....qui a dit que le cycle électoral n'existait pas ?

les 4 formes basiques du cycle électoral boursier
les 4 formes basiques du cycle électoral boursier

En fin nous pouvons opposer les deux extrèmes, celui de 81-84 lorsque le differentiel chômage- inflation était au plus haut; le refroidissement est alors intensément conduit par une droite (Reagan) en situation d'alternance, toutes les caractéristiques d'un refroidissement intense sont réunis, du cycle 2009-12, aux caractéristiques exactement inverse, une gauche arrivant au pouvoir (Obama) observant un chômage ne forte hausse....alors qu'on est en déflation....

les 4 formes basiques du cycle électoral boursier

Enfin ce tableau résumant la situation que trouve les présidents en entamant leur mandat, nous explique les raisons de leur décisions, les régression que nous avons opéré montant un fois encore l'importance de l'arbitrage inflation-chômage, et dans les données les plus récentes, les retards n'ont qu'une faible opérabilité.

les 4 formes basiques du cycle électoral boursier

C.G Juin 2017

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16 avril 2017 7 16 /04 /avril /2017 07:01

Chômage et bourse : le couple maudit.

 

Qui n'a déjà entendu les commentateurs s'exclamer de stupeurs devant une bouse haussière alors que le chômage se dégrade....Et pourtant le phénomène est tout a fait normal, il signe de façon positive la venue d'une reprise signalée d'un 1 dans notre graphique.

Le second mouvement est celui ou la reprise gagne la sphère réelle....mais quitte un moment la sphère financière, qui a pêché par optimisme, sur-réagissant comme à l'accoutumé..c'est notre moment 2. Les années cinquante et 70 ont beaucoup connu ces cycles assez court, entrecoupées d'une phase de crise ou la bourse baisse et le chômage augmente, phase aussi aîgue que courte en général.

Apparue durant les années 60 avec la double mandature démocrate  (1961-68), des cycles de 8 années à peu près sont aussi présents. Au deux premiers mouvements s'ajoute un très long, appelé moment 3 de phase de croissance régulière et de long terme, ou la bourse prospère et le chômage baisse. Cette longue phase tire à sa fin, c'est un peu notre cas en ce début 2017, quand le chômage cesse sa décru et que la bourse à près un ultime rebond spéculatif, nous avions évoqué ces retour de flamme dans un article antérieur, se retourne de façon baissière...cela serait pour la fin de ce printemps, le début de l'été.

C'est alors une phase de baisse forte parfois assez longue (2000-2003) ou intense (2007-2009) avant que renaisse un nouveau cycle. Ces crises de fin de cycle ne sont pas à confondre avec la pose de début de reprise indiquée verticalement (1962,1977,1984,1987,2011) ni le krash de cours de cycle ( 1966,1987,1998,2015).

Il reste donc a bien examiner les chiffres du chômage dans les semaines à venir en pariculier retardé d'un an à des fins de prévisions, qui risquent donc de signifier pour nous  que de l'été 2017 à l'automne 2018, le moment de la soupe à la grimace est arrivé...

Chômage et bourse

On observe donc que ce sont à présent avant tout des cycles longs qui sont présent : 1982-91, 1993-2000, 2003-2007, et actuellement 2009-2017. Ces cycles comprennent 4 phases numéroté de 1 à 4 :

- 1 reprise forte de la bourse et hausse du chômage, la sphère réelle rebondi plus lentement que la financière.

- 2 baisse de la bourse et du chômage., c'est la pose d'après rebond noté verticalement.

- 3 reprise durable de la bourse t poursuite de la baisse du chômage, phase de longue croissance, avec la traditionnelle tendance de la bourse à surréagir, donc un krach en cours de route ( 1987,1998,2015).

- 4 remontée du chômage, ou en tous cas arrêt de sa décrue,  qui marque la fin du retour de flamme post krach, ( 1898-90, 2016-17).

Notons que le cycle 2003-2008 à été particulier car si la reprise réelle à été présente dés 2002, la financière a attendu la fin des bruits de bottes et avril 2003 autour du golfe, de ce décalage au traditionnel enchaînement qui l'a finalement inversé  née le fait que les phases 1 et 2 ont diparues.

Notons 

Chômage et bourse

Les cycles des années 50 et 70 sont donc beaucoup plus court, car on est en plein dans les politiques de "stop and go", les niveaux d'inflation et de chômage étant sensiblement comparable. Seul le cycle 1961-68 intègre les 4 phases, l'inflation était très faible dans la première moitié des années 60, et le programme de réarmement de 1964-65 du fait de la guerre du Vietnam à empêché la baisse qi aurait donné naissance aux cycles traditionnel en deux phases, d'ou la naissance des 3 éme et 4 éme phases. Un cycle long semblera nâitre dans les années 1975-1980, mais sa 4 éme phase sera emporté par le second choc pétrolier..

Chômage et bourse

 Si on compare le cycle actuel aux autres cycles longs (1961-68,1982-90,1993-2000,), on constate qu'il a été plus marqué par un chômage record, ce qui a peut-être libéré des marges déflationniste plus forte pour qu'il dure plus longtemps sans redémarrage de l'inflation, la hausse des taux d'intérêt marquant traditionnellement la fin des cycles. Il comporte par contre bien comme les autres les pose d'après rebond, ici en 2011, le krach ( lent mais durable en 2015), et le retour de flamme (2016-17).

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14 juin 2012 4 14 /06 /juin /2012 12:56

Bourse 2013 :quelles perspectives à long terme ?

 

 

           La bourse semble actuellement sans repère, ou plus exactement ballottée au rythme quotidien des rebonds de la crise de la zone euro.

      Pourtant, si on veut bien s’abstraire du court terme, cette année 2012 n’apparaît pas fondamentalement différente de toutes autres 4éme année de mandature présidentielle américaine : la bourse évolue au grés de la conjoncture, notamment de l’indice de la production industrielle.

     Ce qui est vrai depuis le début de la mandature d'Obama, semble l'être encore plus ces derniers mois d'entrée dans la 4 ème année comme le montre le graphique suivant.

  BOIX 09

 

 

 

 

      Certes, que la bourse évolue en fonction de l’anticipation de la conjoncture n’est pas un fait nouveau. Selon les périodes, le décalage est plus ou moins fort, ces dernières années souvent même quasiment inexistant, guère plus d’un ou deux mois. Mais ce phasage entre bourse et production industrielle dépend fortement de l'année de mandat présidentielle, souvent caractèrisée par des problèmes différents.

      En première année de mandature, la conjoncture est encore bonne, portée par le ‘boom’ post électoral, et pourtant la bouse commence souvent à avoir des performances décevantes. Il faut vraiment comme en 1997  une conjoncture très forte pour que la bourse soit ainsi portée à la hausse.

       La seconde année est par contre une période de déconnexion extrême entre sphère financière et sphère réelle. Les coefficients de corrélation sont quasiment inverses. La bourse sombre dans le pessimisme alors que les gouvernements entreprennent souvent depuis la fin de la  1 ère années des politiques de stabilisation .

       La troisième année est au contraire une année ou la corrélation redevient plus normale, altérée cependant par la tendance à la sur réaction de la sphère financière.

       Il faut donc attendre la 4 ème année de mandature, comme 2012, pour obtenir une corrélation maximale. L’heure n’est plus aux reprises fortes de 2 ème (démocrate) ou 3ème (républicain) année, la bourse évolue clairement au rythme de la conjoncture. Même actuellement en 2012 où le problème de la dette domine, une conjoncture entrevue comme plus porteuse solutionnerait par des recettes fiscales plus importantes en partie le problème de la zone euro.

 

       Notre tableau montre pour les 14 mandatures achevées depuis 1953 que la corrélation moyenne est bien meilleure la 4 ème année . Surtout, il est rare qu’existent des exceptions. Pour les autres années, on peut obtenir de bonnes corrélations, mais des exceptions sont souvent présentent.

      En dernière ligne, nous observons donc que c’est bien la 4 ème année qui offre le coefficient moyen le plus élevé (0.54) . Cela signifie que chaque dérive par rapport à l’indice de la production industrielle permet d’anticiper une correction, alors que pour d’autres années comme la 2 ème on ne peut aller vers un anticipation de la correction aussi systématique.

 

boidu tableau

 

     Nous donnons ensuite un graphique synthètique de ces 14 mandatures, qui souligne à quel point en 4 ème année la bourse suit fidèlement l'indice de la productin industrielle.

   

 

  boisdu graphe B

 

 

    Enfin,  on présentera les différentes mandatures en cerclant leurs 4 ème années :on observera que pour nombre de mandatures, la corrélation est également bonne sur d’autres périodes.

 

 

 boidu 53

 

 

 boidu 57

 

 

  boidu 61

 

  boidu 65

 

 

  boidu 69

 

 

 

boidu 73

 

 

 

 

 

 

boidu 73

 

 

 

 

 

boidu 77

 

 

  BOIX 81

 

 

 

  BOIX 85

 

 

 

BOIX 89

 

 

 

 

 

 BOIX 93

 

 

 

 

BOIX 93

 

 

 

 

BOIX 97

 

 

 

BOIX 01

 

 

 

BOIX 05

 

 

 

 

BOIX 09

 

 

                  

 

 

    Christian Guy  -  juin 2012

 

 

 

 

 

 

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23 avril 2012 1 23 /04 /avril /2012 14:28

La Bourse a-t-elle peur de la Gauche ?

 

 

Résumé : une étude sur près de 200 élections et mandatures montre que l'arrivée de la Gauche au pouvoir est en général acceuillie négativement par la Bourse, elle s'inscrit il est vrai dans un contexte négatif qui explique justement à la victoire de la Gauche. C'est alors l'occasion d'achetter dans les mois suivants des titres à bon compte car les relances dont elle est coutumière stimulent ensuite la croissance et la bourse....toutes choses égales par ailleurs...

 

 

bog DA

 

 

       Notre étude porte sur 23 pays de 1957 à 2010 (1975 à 2010 pour l’Espagne, le Portugal et la Grèce) pour lesquels on examine les différentiels d’indice boursier et de PIB en glissement sur un an par rapport à la moyenne européenne.

      Elle montre que l’arrivée de la Gauche au pouvoir n’est pas saluée de la même façon que celle de la Droite. Les 2 premiers trimestres suivant son arrivée donnent lieu à une baisse de la bourse (en glissement sur 1 an) quand celle de la Droite donne lieu une hausse. Il existe donc bien un à priori boursier hostile vis-à-vis de la Gauche car cela n’est pas justifié. En effet, la Gauche entame ses mandats par des politiques de relance , la croissance anticipée du PIB provoquera ensuite  une reprise de la bourse.

       A Droite, l’a priori favorable va durer jusqu’à la fin de la première année mais il n’est pas justifié  car la croissance chute du fait des politiques restrictives par lesquelles la Droite entame traditionnellement ses mandatures. Les marchés  financiers  un temps aveuglés par leur contentement politique et la confiance que créent chez eux des politiques restrictives  révisent brusquement leurs anticipations optimistes en milieu de 2 éme année lorsqu’ils en mesurent les incidences conjoncturelles.

      On observe les mêmes déphasages en atténué lors des reconductions : des fins de premières années et débuts de deuxièmes années où les marchés cultivent l’optimisme, de façon justifiée à Gauche, moins à Droite.

      Ce qui frappe donc c’est que croissance et bourse sont en déphasage lors des deux premières années de la Droite où règne un optimisme pas toujours justifié, alors que la Gauche n’est payé qu’en fonction de ces résultats anticipés.

En terme de stratégie boursière, il apparaît donc opportun d’entrer en bourse dans le semestre suivant l’arrivée de la Gauche au pouvoir  pour vendre un an après, car les relances de début de mandat de la gauche se payent par des politiques restrictives en seconde partie de mandature.

      Le schéma est rigoureusement inverse lors des alternances de Droite : la forte chute de la croissance en début de mandature permettra un vif rebond à partir de la 3 ème année.

 

 

 

     Tous ces résultats sont très généraux et demanderaient à être détaillés selon les périodes, les types de majorité : la peur inspirée par les socialo-communistes en 1981, radicalisés par 23 années d’opposition n’a guère à voir avec la sociale-démocratie mal assumée d’un François Hollande alors que les gouvernements ne contrôlent quasiment plus aucun instrument de politique économique.

     De plus, il ne faut pas oublier qu'il existe un effet de stucture: la Gauche accède en général aux responsabilités dans un contexte de crise, donc de défiance boursière, même si le fait d'étudier les évolutions en différentiel comme nous l'avons fait réduit l'influence de ce biais.

 

 

 bog DA

 

 

 

bog DR

 

 

 

bog GA

 

 

bog GR

 

 

 

                                           Christian Guy – Avril 2012

 

 

 

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26 décembre 2011 1 26 /12 /décembre /2011 09:44

 Crise de la dette en 2013 :

Existe-t-il un cycle électoral de la dette ?

 

 

Résumé

 

          Depuis une dizaine d’année les gouvernements étaient devenus 'addictes' à l’endettement pour relancer la croissance avant les élections. A plus long terme le recours à l’endettement  caractérise la gauche, une méthode qui hors période d’inflation s’est révélée dangereuse. On observe également que si lors des mandats d’alternances, souvent en période de croissance faible, la hausse de l’endettement aide à une reprises (de court terme) de la croissance; en mandat de reconduction (souvent avec une croissance plus forte) la logique est inverse :  l’endettement est la conséquence d’une faible croissance. 

 

 

 

 

        Les préoccupations actuelles sur la dette incitent à se demander si ces problème n’étaient pas en partie prévisibles, tant l’endettement publique résulte en partie de choix politiques. La théorie du cycle électoral, ou cycle politico-économique , peut alors être riche d’enseignement et de capacités prédictives.

 

Graphique 1 : cycle électoral de la dette, des taux d'intérêt de long terme , du solde budgétaire et du PIB ( 1981 -2010 ) pour 23 pays en différentiel par rapport à la zone euro.  dette logic mandat

 

      Le premier graphique nous présente l’évolution de diverses données économiques au cours d’une mandature, en général de 4 années. Ce sont les moyennes observées, en différentiel par rapport aux évolutions européennes pour 23 pays de 1981 à 2010. On perçoit la hausse de l’endettement en début de mandat, il est au summum la deuxième année puis se contracte en fin de mandat.

      Cette évolution est assez logique : l’endettement rapporté au PIB résulte à la fois de l’évolution du PIB, en baisse en deuxième année, et de celle du solde budgétaire , qui s’améliore en 3 ème année avec la reprise de fin de mandat.

 

     Les graphiques suivants permettent de visualiser les différences électorales en matière d’endettement.

 

Graphique 2 : cycle électoral de l'endettement ( opposition droite/gauche ) dette d g

 

       Le premier nous montre que contrairement à une idée reçue, ces différences ne sont pas vraiment idéologiques. Le cheminement suivit en cous de cycle électoral est le même qu’il s’agisse de la gauche ou de la droite, avec chaque fois un différentiel d’endettement au plus haut en seconde année de mandat. La gauche possède par contre un différentiel d’endettement négatif. On pourra y voir la conséquence d’une gauche plus dispendieuse.

       Le graphique 3 souligne que c’est lorsque la gauche est en mandat de reconduction (c’est-à-dire au-delà du premier mandat) qu’elle connaît les différentiels d’endettement les plus négatifs.

 

 

Graphique 3 : cycle électoral de l'endettement ( oppposition alternance / reconduction )

 

dette AR

 

      Notre étude portant sur 3 décennies depuis 1981, nous présentons l’évolution du cycle électoral de l’endettement pour les périodes 1981-1990, 1991-2000, 2001-2010.

 

 

Graphique 4 : cycle électoral de l'endettement ( en fonction des décennies )

 

dette histo

 

      La dernière décade introduit une rupture. Alors qu’auparavant le ratio endettement / PIB s’amèliorait la 4 ème année, depuis les années 2000 il est au contraire à l'occasion de l’année électorale au plus bas. C’est l’image que depuis 10 ans  la reprise préélectorale est obtenue par l’endettement alors qu’auparavant une réelle reprise de la croissance permettait de préparer les élections tout en conduisant à une baisse de l’endettement grâce à l’expansion de la croissance.

 

       Nous donnons enfin le tableau des corrélations entre l’endettement et d’autres variables économiques en fonction du cycle électoral.

 

 

Tableau des corrélations entre endettement, taux d'intérêt de long terme,solde budgétaire et PIB.  

 

 

dette tableau

 

      Tous mandats confondus (première ligne) on trouve une légère corrélation entre l'e,dettement et les taux d’intérêt et par voie de conséquence avec l’inflation. Plus l’inflation est élevée et plus les taux y compris à long terme augmentent, ce qui pèse sur le niveau d’endettement.

      D’une façon générale la corrélation est logiquement inverse avec le solde budgétaire, un déficit générant  mécaniquement une élévation de l’endettement. 

     pour les corrélation également , l’opposition droite-gauche n’est pas très riche d’enseignement. Tout juste observe-t-on une sensibilité plus forte de l’endettement aux évolutions des taux d’intérêt et d'inflation sous la gauche, car ceux-ci sont alors plus élevés

      Par contre l’opposition mandat d’alternance / de reconduction est beaucoup plus féconde que lelle droite/gauche . Les mandats d’alternances se réalisent en général dans une période difficile, car sinon la précédente majorité aurait été reconduite. La croissance est alors largement tributaire de l’endettement : un surplus d’endettement permet de financer une reprise de la croissance. On retrouve cela pour la 4 ème année de mandat, année de l’élection. Pour les premières années de mandat, tout comme lors des mandats de reconduction, corrélation et enchaînement sont inverses : l’endettement augmente quand la croissance s’affaiblie et inversement. C’est alors plus la croissance qui détermine l’endettement que l’endettement qui détermine la croissance.

 

      Conclusion.

 

 

 

      2012, année des élections risque de voir la croissance compromise par l’absence de marge de manœuvre en matière d’endettement..en cela cette année sera en droite ligne avec la décade précédente ou une corrélation positive liait ces deux variables. Pour 2013, première année du nouveau mandat, l’inflation devrait à nouveau peser sur le poids de l’endettement via les taux d’intérêt…

 

 

 

                                                                                                       Christian Guy - Décembre 2011

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20 septembre 2011 2 20 /09 /septembre /2011 08:56

L’immigration :

 fantasme politique, réalité économique

 

 

 

 

 

    Thèse :

 

          Le thème de l’immigration est pour l’opinion publique bien plus au coeur de la politique que de l’économie. L’impression générale est que sa maîtrise ou son acceptation relève de mesures politiques, or notre étude montre que les variables économiques l’expliquent beaucoup mieux.

      Certes lorsqu’elle arrive au pouvoir, la droite procède à une réduction des flux migratoires, une politique plus favorable à ceux-ci s’observe inversement lors des alternances de gauche.

    Mais à long terme, lorsqu’on prend en compte les mandats de reconduction,  les différences s’inversent !  C’est sous la droite que l’immigration est la plus forte  car la droite est généralement reconduite au pouvoir en période de prospérité.

    Les seules données politiques ayant quelques influences sont internationales : l’immigration est plus forte lorsque la droite est présente au États-Unis…mais là encore n’est-ce pas du fait qu’elle est au pouvoir en période de prospérité.

     Les variables économiques ont un impact statistique beaucoup plus prononcé, et montrent que l’immigration augmente une fois qu’une reprise est bien avancée, et qu'après le recul du chômage elle tend même à devenir inflationniste à mesure que l’on butte sur une pénurie de main d’œuvre…

     Les vagues migratoires deviennent alors fortes alors même que la conjoncture commence à se retourner…Ce décalage entre croissance et immigration peut montrer l’intérêt économique de l’immigration, éviter que la pénurie de main d’oeuvre accentue le caractère inflationniste d’une croissance en fin de cycle, mais peut également expliquer les tensions sociopolitiques : les vagues migratoires sont au plus haut alors même que la conjoncture économique commence à se dégrader.

 

 

          Argumentation

 

 

    L’impact des variables économiques.

 

        Le sujet prêtant à polémique, nous précisons que nous utilisons les données présentes sur le site eurostat pour 16 pays européens de 1990 à 2010 compris, sauf pour la France ou curieusement le champ chronologique ne débute qu’en 1998.

      L’immigration apparaît comme une donnée ayant un certain retard par rapport au cycle de croissance. C’est en effet avec le PIB retardé de deux ans qu’elle est le plus fortement corrélée. Elle est également corrélée positivement avec l’inflation immédiate, là encore symptôme de la fin d’un cycle de croissance : celle-ci commence à devenir inflationniste. Ce phénomène nous est confirmé par la corrélation inverse de l’immigration avec la croissance du chômage retardée de deux ans : c’est lorsque le vivier de travailleurs nationaux commence à se tarir que les vagues d’immigrations arrivent. Il faut également prendre en compte le décalage temporel pour que l’information circule quand au besoin de main d’œuvre…tant du coté des autorités patronales, politiques que des immigrés eux-mêmes.

 

     

       L'impact des variables politiques

 

     Globalement, c’est donc avant tout sous la droite que l’immigration est la plus forte…la couleur politique au pouvoir aux Etats-unis comptant plus que celle du pays ! Il s’agit clairement d’un effet de structure, la droite étant au pouvoir, surtout lors des reconductions, en période de prospérité.

    Par contre, lors des alternances de droite (lorsqu’elle arrive au pouvoir, variables DA ) un coup de frein à l’immigration est donné…mais n’est-ce pas aussi en partie parce qu’elle commence ses mandats d’alternance par un coup de frein sur la croissance économique ?

     Inversement, si la gauche se montre favorable à l’immigration lors de ses alternances ( variables GA ), la première année ( GA1) reste marquée d’une corrélation négative, la gauche arrivant généralement au pouvoir en période de crise.

 

    Soulignons que les coefficients de corrélations attachées à des variables politiques sont nettement plus faibles que ceux illustrant les évolutions économiques, des coefficients inférieurs à 0.05 pouvant même être considérés comme non significatifs.   

 

     

        Conclusion

 

 

      L’immigration apparaît bien comme un fantasme politique et une réalité économique : qu’elle y soit hostiles ou favorables, droite et gauche ont avant tout les flux migratoires de leur situation économique !

 

 

                     

                                   Annexes statitiques

 

 

 

                          Tableau 1 : corrélations économiques

  

immgr eco 2-copie-1

 

 

 

 

                           Tableau 2 : corrélations politiques

 

  immigr po 3

 

 

                                 Chritian Guy - septembre 2011

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12 septembre 2011 1 12 /09 /septembre /2011 06:24

Crainte d’une récession :

 la bourse peut-elle se tromper ?

 

 

                La bourse est un indicateur avancé assez fiable de la croissance à 6 mois : la corrélation entre les deux est de 0.52 sur la période 1949 / 2011.

        Cependant, si les erreurs véritables et persistantes sur plusieurs mois sont assez rares, la bourse est le royaume de la ‘sur réaction’. Ainsi la chute actuelle serait la projection amplifier d'un déclin réel de la croissance…situation assez traditionnelle en milieu de mandat présidentiel américain.

 

 

       Nos graphiques nous montre l’évolution des cours de la bourse de New- York retardés de 6 mois et celle du PIB des Etats unis.

 

  bopib 49 80

 

 

bopib 81 11

 

 

 

 

 

       Une seule véritable erreur : la sinistrose allant du printemps 2002 au début de 2003 basée sur la préparation de la seconde guerre du golfe. On peut également dénoter un retard à l’allumage en 1958, la croissance démarrant plus tôt que ne l’escomptait la bourse. Malheureusement pourrait-on dire, les autres erreurs sont très faibles, de sorte qu’on peut considérer que la sinistrose actuelle n’est pas sans fondement.

 

      Par contre on percevra sur nos graphiques la traditionnelle tendance de la bourse à la sur réaction. Dans le cadre de notre analyse privilégiant les cycles électoraux, on observera cette sur réaction lors des creux de mi mandat, pointer d’une flèche jaune. 

       Au contraire, l’euphorie trop marquée au début des mandats de reconduction , soulignée d’une flèche bleue, est souvent suivie d’un crash, assez rapidement pour les démocrates (2 ème année : 1966, 1992) plus tardivement pour les républicains (3 ou 4 ème année : 1987, 2008). Le décalage d’un an s’explique par le fait que le premier mandat des républicains étant franchement récessif, il y a plus de marge pour une reprise durable au début du second mandat .

      Les reprises de mi mandat d'alternances républicaines sont souvent trop fortes, en réaction à la baisse de conjoncture trop marquée en début de mandat.  On observe alors souvent un 'mini' crash en 4 éme année ( 1984 notamment).

 

        Les graphiques donnés en annexe  réalisent la synthèse de ces évolutions  : tous mandats confondus (15 cas de 1949 à 2008) , puis pour les seules alternances républicaines ( 4 cas ) , leurs reconductions ( 5 cas) , les alternances démocrates ( 3 cas hors Obama) , et leurs reconductions  ( 3 cas ) .

 

 

    Conclusion

 

 

        Si ce n’était le caractère exceptionnel de la crise actuelle qui peut être systémique , et non relever d’un simple ralentissement conjoncturel assez normal à mi mandat ; notre étude conclurait à la réalité du ralentissement, les erreurs de la bourse étant historiquement rares, mais aussi à une sur réaction disproportionnée.

 

 

                                  Christian Guy -  Septembre 2011

   

 

                                                                         Annexes

   

 

bopib cycle général

  

 

bopib DA

 

 

 

bopib DR

 

 

 

 bopib GA

 

 

 

 

 bopib GR

 

 

 

 

 

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9 septembre 2011 5 09 /09 /septembre /2011 15:09

 

Indicateur avancé de la croissance :

A quand le redémarrage ?

 

 

 

            Résumé              

 

 

        L'indicateur avancé d'un an du PIB qu'est l'arbitrage inflation chômage n'invite guère à l'optimisme......sans laisser cependant entrevoir  une profonde récession.

                 Au delà, la difficulté de l'administration démocrate actuelle à atteindre des niveaux de croissance plus élevés,  que l'arbitrage inflation chômage autoriserait normalement,  est un phénomène assez classique, même si cette incapacité est  actuellement assez prononcée par rapport aux précédantes alternances démocrates.

     

 

 

        

 

       1 ) La croissance potentielle à travers l’arbitrage  inflation / chômage

 

 

        Tout comme nous l’avons fait pour les cours de la bourse, nous présentons un indicateur avancé basé sur l’arbitrage inflation / chômage,

         En effet, la croissance repart quand l’inflation a déjà été maîtrisée alors que le chômage, vestige de la précédente récession, est encore au plus haut. Inversement un chômage faible et une inflation élevée sont les signes avant coureur d’une croissance qui s’essouffle.

       Cet indicateur s’obtient en soustrayant au taux de chômage le taux d’inflation en glissement annuel. Le degré d’avance pour les cours de la bourse était de 6 mois. Les marchés financiers étant eux même en avance de 6 mois sur les évolutions du PIB , on ne sera pas surpris d’obtenir à présent avec ce même indicateur un horizon d’un an , ce qui est particulièrement intéressant.

      On n’est pas loin de l’idée de la notion de ‘croissance potentielle’ définie par l’OCDE, mais ici notre indicateur est plus politico-économique, et plus rudimentaire dans sa conception ….ce qui n’empêche pas de bonnes capacités prédictives.

 

     Les deux graphiques suivants soulignet la bonne corrélation de cet indicateur avancé par rapport au PIB.

 

 

Indi pib histo 1

 

 indic pib histo 2-copie-1

 Pour des raisons de présentation , l'indicateur avancé a été multiplié par 1.72, ce qui ne modifie en rien son coefficient de corrélation

 

 

     Le coefficient de corrélation obtenu est de 0.49 pour l’ensemble de la période 1949 -2011, ce qui peu être qualifié d’assez bon pour une prévision à un an.

 

 

 

 

       2 ) Des capacités prédictives qui augmentent avec l’élévation de l’inflation et du chômage

 

  

      Le tableau suivant nous montre que c’est sous la droite et en milieu de mandat que les meilleures prévisions sont obtenues, car un intense arbitrage inflation – chômage est alors à l’œuvre.

       Inversement les périodes de relative stabilité, c'est-à-dire les premières et dernières années, ou historiquement les mandats de B. Clinton, laissent apparaître des capacités prédictives plus modestes. Elles ont été de 2009 au début 2011 trés bonne sous B. Obama.

 

  indi pib corrélation noir

 

 

 

 

     3) Un arbitrage qui évolue durant le mandat

 

    

       Le graphique suivant nous présente le cycle électoral de cet indicateur conjoncturel à 1 an sur 15 mandats (1949 -2008) .

 

 indi cycle pib mardi

 

 

 

      On observe que la conjoncture est en dessous de ses possibilités en milieu de mandat, c’est la purge post électorale. La croissance est au contraire ‘boostée’ en fin de mandat, élections obligent…

     Cette poussée au-delà de ‘la croissance potentiellement’ autorisée par l’arbitrage inflation chômage est assez générale avant les élections, mais sur l’ensemble du mandat, elle dépend de la conjoncture politique ainsi que le présenteront les graphiques données en annexe.

       On y observera que la gauche lors des alternances peine à atteindre les possibilités de long terme, ce qui ne sera fait qu'en fin de mandat. Le shéma est inverse lors de l'arrivée de la droite au pouvoir : celle-ci  par ses politiques restrictives met un terme  à une croissance dépassant ses possibilité lors de sa première année de mandature. Les débuts de reconductions, qu'il s'agisse de la droite ou de la gauche , vont au contraire au delà des possibilité de long terme. 

 

 

     Quel scénario pour les mois à venir ?

 

 

      Présentons maintenant à l’aide du même indicateur avancé des projections pour la production industrielle, cet indicateur présentant l’avantage d’être calculé mensuellement, alors que le PIB ne l’est que trimestriellement…cela nous permettrad'établir des prévisions plus fines pour l’avenir.

 

 

  indi industielle

                 Pour des raisons de présentations l'indicateurs à été multiplié par 2.18 ce qui ne modifie en rien son coefficient de corrélation

 

     

    Sur la période 2007 -2011,  la corrélation est de 0.63, ce qui est assez satisfaisant.  Si ce n’étaient les doutes sur la solvabilité des Etats, l’arbitrage inflation chômage aurait autoriser un regain de croissance cet automne…le début 2012 incitant moins à l’optimisme…

      

      Conclusion

 

     Deux conclusions peuvent être apportés au terme de notre étude :

     - Le redémarrage tant espéré risque de ne pas être présent avant plusieurs mois, sans qu'on puisse pour autant augurer d'un risque de cassure.

    - sur le plan théorique, les politiques expansionnistes dont la gauche et sensée faire preuve en début de mandat et la droite à la fin, sont fortement à modérer : l'une comme l'autre sont à ces moments précis en dessous de ce que l'équilibre inflation - chômage autorise. En quelque sorte, la gauche peine à rallumer la machine pendant l'essentiel de ses premiers mandats, c'est d'actualité..., et la droite ne renouera avec des politques expansionnistes que lors d'une seconde mandature.

      

 

 

 

                                                           Christian Guy -  Septembre 2011

                                                          Docteur en sciences économiques

                                                               Agrégé de sciences sociales

 

 

 

                                              Annexes

 

indic pib DA

 

 

indi pib DR

 

 

 

 

 indi pib ga

 

 

 

 indi pib GR vrai mardic

 

 

 

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5 septembre 2011 1 05 /09 /septembre /2011 10:01

La fiabilité à éclipse

des enquêtes de conjoncture.

 

La campagne électorale va-t-elle pas altérer la vision qu’ont les acteurs économiques de l’avenir ?

 

 

 

 

     Résumé

 

            La trop forte sensibilité des entreprises aux mouvements conjoncturels, notamment lors de l’enlisement de la relance préélectorale, en fait globalement un indicateur moins fiable que les ménages. Ces derniers voient cependant leurs prévisions perturbée par l’effet euphorisant des campagnes électorales, ce qui ne peut certes qu’agir positivement sur leur comportement.

 

 

 

       Thèse

 

       En cette période d’incertitude sur l’évolution de la conjoncture, les regards sont braqués sur les enquêtes de conjonctures auprès des ménages et des entreprises.

      Celles-ci permettent asses bien de prévoir l’évolution de la production  , le coefficient de corrélation étant de 0.60 avec l’indice de la production industrielle avancé de 6 mois.

      Cependant, notre étude tend à démontrer, au travers de l’exemple des Etats-unis de 1979 à 2011, que globalement l’enquête réalisée auprès des ménages se montre plus fiable que celle effectuée auprès des entreprises.

     C’est à l’extrémité des mandats, 1ére  et 4 éme années, que les enquêtes réalisées auprès des consommateurs se montrent les plus efficaces. Cette période est celle d’une stabilisation sur le plan économique, les entreprises sont déçues par le ralentissement de la reprise préélectorale de 3 éme année et ont tendance à sur réagir. Inversement, les ménages plus placides, sont plus proches de la réalité des évolutions….au détail près qu’ils sont sensibles à l’effet euphorisant des campagnes électorales (‘yes we can’ aux Etats-unis en 2008 ‘‘ensemble tout devient possible’ en France en 2007).

       Inversement, en milieu de mandat, période de forte fluctuation entre la chute de croissance de la seconde année et la reprise de la 3 éme, les entreprises font jeu égal avec les consommateurs dans leurs qualités prédictives .Leur tendances à sur réagir, leur meilleur degré d’information pour elles qui sont à la source de la production, en font un indicateurs assez fiable pour cette période heurtée qu’est le milieu de mandat.

 

 

 

        Démonstration

   

 

        Le document 1 nous montre les évolutions des résultats des enquêtes de conjoncture auprès des ménages et des entreprises, ainsi que l’évolution de la production industrielle avancée de 6 mois. C’est en effet pour ce degré d’avance que les cœfficients de corrélation sont les meilleurs.

 

 

 

opinion Doc 1

 

 

       Les alternances politiques dans un contexte de crise (1980-81, 2008-09) sont l’occasion d’une vive reprise de confiance qui va au-delà de la réalité de la reprise effective 6 mois plus tard. Les ménages se montrent particulièrement sensibles à l’effet euphorisant des campagnes électorales, il existe même un cas, en 1988, ou ils vont jusqu’à prévoir une reprise qui n’arrivera pas, les entreprises étant cette fois là plus réalistes.

 

 

       Le document 2 reprend ces informations, mais sous forme du solde 'opinion des ménages – opinion des entreprises'. Ce solde montre encore de façon plus manifeste l’optimisme élevé des ménages dans les périodes électorales (indiqué d’une flèche jaune) : en décembre 2008, janvier 2009, ils anticiperons une reprise qui sera beaucoup plus tardive que prévue par eux. Le pessimisme des entreprises après le pic de la reprise de 3 éme année (flèches bleues) est assez systématique.

 

 opinion D 2 vrai de vrai

 

 

      Le document 3 présente la synthèse de ces évolutions en fonction du calendrier électoral. La  courbe des ménages est supérieure à celle des entreprises jusqu’au début de la deuxième année et 3 mois avant les élections : c’est l’effet euphorisant des campagnes électorales puis l’impact de l’état de grâce post électoral (lune de miel dans la littérature anglo-saxonne).

      Il est possible qu’un plus grand optimisme des consommateurs ne soit pas sans résultat effectif sur la croissance. Inversement, il serait souhaitable de prévoir des mesures en faveur des entreprises en début de 4 éme année, période où après le pic de la reprise de 3 éme année elles sombrent dans le pessimisme.

 

 

opinion D 3

              1-1 premier mois de la première année de mandat

                     4-11 : 11 éme mois de la 4 éme année, soit le mois des élections.

 

 

      Le document 4 nous donne les coefficients de corrélation entre la production industrielle avancée de 6 mois et l’indice de confiance des chefs d’entreprises et des ménages, chaque fois en progression sur 1 an.  Globalement les enquêtes auprès des ménages présentent des coefficients de corrélation plus élevés,  cela étant encore plus vrai pour celles réalisées à l’extrémité des mandats (1 ère et 4 éme année) . Les entreprises ne font jeu égal avec les ménages que pour les prévisions en milieu de mandat.

 

 

                            corrélation sur l'ensemble des mandats

 

D 4 tout

 

 

 

                           corrélation sur les 4 ème et 1 ère années

 

opinion D4 vrai de vrai

                           

                             corrélation sur les 2 et 3 éme années

 

opinion D 4 2 et 3

 

 

 

      Le document 5 montre les erreurs de prévisions en fonction du calendrier électoral. Nous avons additionné en valeur absolue (afin que les sur et sous estimations s’additionnent au lieu de se neutraliser) les différences entre les résultats d’enquêtes de conjoncture et l’évolution de la production industrielle avancée de 6 mois. Globalement, les erreurs se situent en fin de 3 éme année et sur l’ensemble de la 4 éme, période de stabilisation. Inversement , les périodes de mouvement ( 2 éme et début de 3 éme année) , sont mieux anticipées. En quelque sorte, plus les évolutions sont marquées et plus ménages et entreprises y sont sensibles et savent les prévoir avec justesse.

 

 

 

opi D5

 

 

 

      Le document 6 présente les cycles électoraux des soldes de notre étude :

  -  le solde ‘opinion des ménages – opinion des entreprises’ (en bleu) rappelle l’optimisme plus grand des ménages dans les périodes pré et post électorales perçu dans le graphique historique (document 2).

  - le solde des valeurs absolues des erreurs  (en rouge) montre que c’est à l’extrémité des mandats que les entreprises et surtout les ménages commettent le moins d’erreurs de prévision. 

 

 

   opi doc 6-copie-1

 

 

 

        Conclusion

 

 

               Retenons de cette étude la nécéssité qu'il faudrai prévoir des mesures en faveur des entreprises en fin de relance préélectorale ( début de la 4 éme année) , ainsi que la qualité plus grande des enquêtes en milieu de mandat, lorque les évolutions sont plus heurtées.

       Tout comme on désaisonnalise des séries statistiques, il conviendrait de les ‘dépolitiser’ afin d’enlever le biais statistique qu’occasionnent les élections, notamment par le ‘sur ‘ optimisme des ménages.

 

                                      Christian Guy -  Septembre 2011

                                            Docteur en Sciences économiques

                                                                      Agrégé de sciences sociales

 

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