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18 août 2017 5 18 /08 /août /2017 17:03

L'utilisation des moyennes mobiles à des fins de prévisions boursières est chose courantes.

Nous nous pencherons sur ce qui est notre étude de prédilection, c'est à dire le long terme.

surtout il s'agit d'observer si un écart par rapport à la moyenne mobile :

1) est suivi tôt ou tard d'un rattrapage de même intensité en sens inverse.

2) est prévisible par un indicateur avancé.

 

Nous répondrons positivement aux deux questions, de façon plus ou moins catégorique cependant.

1) Un écart vis à vis de la moyenne mobile donne lieu en général dans les 14 mois à un rattrapage.

 

C'est ce que permet d'observer les courbes suivantes sur près d'un siècle d'activité boursières américaines. Chaque fois nous avons noté la déviation positive par rapport à la moyenne mobile retardée de 6 mois d'un chiffre en rouge, une surchauffe en quelque sorte, et la déviation à la baisse par un chiffre bleu, un refroidissement en quelque sorte.

L'utilisation de la moyenne mobile à des fins de prévisions boursières
L'utilisation de la moyenne mobile à des fins de prévisions boursières
L'utilisation de la moyenne mobile à des fins de prévisions boursières

On constatera cependant que les corrections ne sont pas toujours de même intensité, un +340 peut être compensé par un -180, et , ce qui est plus rare; les périodes ne sont pas toujours de l'ordre de 14 mois, il peut survenir plusieurs années de baisse, rattrapé alors par une forte et intense hausse ( 1929-32 et 33-35).

 

2) Peut-on prévoir ses fluctuations autour de la moyenne mobile.

 

La réponse est là encore affirmative, et plus encore du reste qu'à la précèdante.

C'est le négatif des cours de la bourse retardée de 14 mois qui est le meilleur indicateur avancé, avec un R2 de 0.67, quelque soit la période.

C'est donc un indicateur très fiable, et introduire un indicateur politico-économque n'améliorai pas les résultats, même si ce sontlors des alternances de droite que l'on observe les moins valu, en début de mandat notamment.

On observera que là encore notre indicateur prévoit à partir de la fin de l'été un différentiel négatif par rapport à la moyenne mobile sur un an retardé de 6 mois.

L'utilisation de la moyenne mobile à des fins de prévisions boursières
L'utilisation de la moyenne mobile à des fins de prévisions boursières
L'utilisation de la moyenne mobile à des fins de prévisions boursières
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9 août 2017 3 09 /08 /août /2017 11:48

Un peu d'histoire, révisons nos classiques....

1897-1928 : aux prémices du cycle électoral boursier

1897-1928 Aux prémices du cycle électoral boursier.

Nous présentons les fluctuations boursières aux Etats-unis de 1897 à 1928; avant que ne sévisse la grande dépression.

On a en effet coutume de penser que c'est lors de la mise en place des instruments d'intervention conjoncturelle de l'Etat avec le new-deal qui fait suite à la dépression de 1929-33, que le cycle électoral est née. il est évident que cela a amplifier le phénomène, mais le maniement du taux d'escompte, ou tout simplement les effets psychologiques d'une élection auxquels est par nature très sensible la bourse avaient déjà concouru à l'émergence d'un cycle électoral boursier.

Nous l'avions déjà abordé à travers des statistiques annuelles, nous l'approfondissons à présent au travers de statistiques mensuelles.

1897-1928 Aux prémices du cycle électoral boursier.

Nous reconnaissons ici le cycle électoral classique avec la haute conjoncture de part et d'autre de l'élections, et le creux en milieu de mandat. On observe cependant que de nos jours, le cycle est plus baissier sur la seule  2 éme année et que la reprise est plus précoce dès la fin de cette  2 éme année. A l'époque, le point bas peut être plus tardif, cela est plus irrégulier.

1897-1928 Aux prémices du cycle électoral boursier.

Non seulement le cycle est lus irrégulier, à l'image d'instruments de politique conjoncturel plus sommaires à l'époque, mais des accidents "historiques" surviendront, venant perturber la forme théorique du cycle.

C'est bien sur la "grande guerre" qui va par deux fois provoquer une chute de la bourse, à l'éclatement de celle-ci en âout 1914 et à l'entrée en guerre des Etats-unis en avril 1917...on verra que comme toujours il fallait acheter au son du canon et vendre au son du clairon...cours bas à l'entrée en guerre, au plus haut à l'armistice de 1918 avant que ne sévisse la crise de reconversion en deux temps 1919 et 1921-22, un peu comme il y aura 1946 puis 1949 pour le second conflit mondial.

Ces perturbations sont contemporaines des deux seuls mandats démocrates ( Woodrow Wilson 1913-1921) , de sorte qu'ils nous est malaisé d'étudier leurs spécificités par rapport aux mandats  républicains. On semble cependant bien voir s'amorcer au début de 1914 une reprise, prélude des traditionnelles relances démocrates de début de mandat...mais certains diront qu'il faut beaucoup de bonne volonté pour discerner cela.

Au delà, on retrouve les traditionnelles panique  de 1908 et 1910, crises sans lendemain qui avaient laissé espérer aux contemporains du début de la crise de 1929 qu'il en serait de même, d'ou le tristement fameux  "acheter aujourd'hui, payé demain; la prospérité est au coin de la rue" du Président républicain Herbert Hoover (1929-33)...espérons que la haute conjoncture actuelle ne nous prépare pas à la délivrance de ces messages dans les semaines qui viennent.

Sur le plan théorique, la présence d'un cycle électoral boursier alors que l'action de l'Etat dans l'économie est très faible, souligne à quel point le cycle électoral boursier répond à des motifs psychologiques, ce ne sont pas les 9 mois de forte hausse depuis l'élection de Donald Trump, alors qu'il n'a mis en place quasiment aucune de ces mesures de relances qui va nous démentir....

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27 juillet 2017 4 27 /07 /juillet /2017 16:46
alternance ou refoidissement ?

Nous avions dans un article précédent construit une typologie du cycle électoral boursier , caractérisant ainsi  4 formes possibles. On pouvait même les ramener à deux formes essentielles, opposant les mandats de relance, celle-ci ayant une remontée de la bourse en début de mandature, au plus classique mandat de refroidissement, ou les deux premières années sont assez baissières.

On a pu dire longtemps "plus classiques", car c'est de cette forme qu'est née la théorie du cycle électoral avec le modèle de Nordhaus de 1975, mais nous avons observé que depuis la fin des années 80 il n'y a plus eu qu'un seul mandat commençant par un net refroidissement, à mesure que l'inflation devient  baissière et le chômage augmente les mandats de refroidissement se raréfie, inflation qui est historiquement "la bête noire" de la droite.

Ainsi c'est sans surprise que l'on observera que la régression multiples que nous avons effectuée de variables politiques et économiques sur l'existence de relance (notées 1 ) ou de refroidissement (notées -1 ) nous donnes comme variable explicatives la progression annuelle du chômage 20 ou 30 mois avant le début du mandat ainsi qu'une variable illustrant une alternance républicaine fortement significative. 

alternance ou refoidissement ?

Nous n'avons bien sur pas résister au désir d'utiliser ce modèle à des fins de prévisions pour la mandature 2017-20121. Le fait qu'il s'agisse d'une alternance républicaine fait apparaître un indicateur fortement négatif. Avec les seules variables économiques, ce serait un cycle positif, à l'instar de ceux présents ces dernières décennies, précisément à l'exception de la précédante alternances républicaines de 2001-2005  qui apparaîtrai.

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16 juillet 2017 7 16 /07 /juillet /2017 07:56

Nous présentons un historique du dow-jones depuis 1920.

Pour mieux interpréter les évolutions par rapporte à celles attendues, nous positionnons parallelement un indicateur avancé composé :

- d'un indicateur à 40 mois lié au différentiel d'intérêt.

- d'un indicateur à 16 mois, le négatif de l'évolution des cours boursiers.

Enfin nous redressons ces prévisions de la valeur absolue au seuil de -20 à 50 %

Historique du Dow - jones 1920 - 2017
Historique du Dow - jones 1920 - 2017
Historique du Dow - jones 1920 - 2017

On observe ainsi qu'après un plus haut vers cette juin juillet, la bourse devrait connaitre une phase de moindre progression voir plus probablement de stabilisation ou m^me de baisse.

Historique du Dow - jones 1920 - 2017
Historique du Dow - jones 1920 - 2017
Historique du Dow - jones 1920 - 2017
Historique du Dow - jones 1920 - 2017
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18 juin 2017 7 18 /06 /juin /2017 13:02

Nous présentons ici les 4 formes basiques du cycle électoral boursier observé pour  du dow-jones  1949 à 2016., que l'on peut même ramener à deux.

Tout d'abord, les cycles débutant par des refroidissements la première année ( cycle en cloche) ou également la deuxième ( cycle de refroidissement) 

les 4 formes basiques du cycle électoral boursier

Le cycle en cloche s'observe historiquement durant les années 50, avec les mandatures débutant en 1949, 1953 et 1957. Il est la conséquence de niveau d'inflation et de chômage assez faible, d'une économie ou règnent les politiques de stop and go, en cycle court.

Ces cycles vont progressivement s'allonger, le cycle de refroidissement débutera par deux années de baisse à mesir que l'inflation devient plus forte, entre la fin des années 60 et le début des années 80. ains les mandatures débutants en 1969,1973,1977,1981 l'adopteront. On peut y ajouter celle débutant en 2001, marqué par un léger retour de l'inflation, et surtout par le retour de la droite, celle-ci très sensible à l'inflation, ayant une dilection particulière pour ces politiques débutant par une phase de refroidissement avant que l'économie reprenne la 3 éme année.

les 4 formes basiques du cycle électoral boursier

Les cycle commençant par une reprise s'observent inversement quand le chômage est plus élevé, et/ou les démocrates au pouvoir. La tendance normale est la version "de relance", ou il existe après le redémarrage une purge en milieu-fin de deuxième année ( 1961,1965,1989,1993,1997,2009). Mais dans sa version "pathologique", appelé ici "clacheux", il n'y a pas de pose slavatrice la seconde année. Ces seconds mandats, qui font suite à une violente crise que le premier mandat n'a pas entièrement réglé en terme de chômage, poursuive longtemps sur leur lancée leur course, vient un ambraye même la traditionnelle reprise de 3 éme année...survient alors la panne...plus elle est précoce moins elle est dangereuse. Tel sera le cas à partir du deuxième trimestre 2015 pour le mandat entamé en 2013. Cela sera plus sévère ne 2007 et 1987.

les 4 formes basiques du cycle électoral boursier

On peut donc fondamentalement opposé deux types de mandat, la distinction s'opérant en fonction de l'allure des deux premières années, qui s'explique elle tant par des raisons économiques ( niveau d'inflation observé) que politiques ( préferance de la droite pour les refroidissement).

 

Les graphiques suivant montre que la distinction de ces 4 types de cycles permet d'expliquer de façon satisfaisante avec un coefficient de corrélation de 0.60 (1949-80) et 0.81 (1981-2016) les fluctuations boursières.

les 4 formes basiques du cycle électoral boursier
les 4 formes basiques du cycle électoral boursier

En réduisant à 2 cycles, on fait bien sur baisser le coefficient de corrélation, mais on atteint tout de même 0.58 et 0.48 successivement pour les deux périodes....qui a dit que le cycle électoral n'existait pas ?

les 4 formes basiques du cycle électoral boursier
les 4 formes basiques du cycle électoral boursier

En fin nous pouvons opposer les deux extrèmes, celui de 81-84 lorsque le differentiel chômage- inflation était au plus haut; le refroidissement est alors intensément conduit par une droite (Reagan) en situation d'alternance, toutes les caractéristiques d'un refroidissement intense sont réunis, du cycle 2009-12, aux caractéristiques exactement inverse, une gauche arrivant au pouvoir (Obama) observant un chômage ne forte hausse....alors qu'on est en déflation....

les 4 formes basiques du cycle électoral boursier

Enfin ce tableau résumant la situation que trouve les présidents en entamant leur mandat, nous explique les raisons de leur décisions, les régression que nous avons opéré montant un fois encore l'importance de l'arbitrage inflation-chômage, et dans les données les plus récentes, les retards n'ont qu'une faible opérabilité.

les 4 formes basiques du cycle électoral boursier

C.G Juin 2017

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16 avril 2017 7 16 /04 /avril /2017 07:01

Chômage et bourse : le couple maudit.

 

Qui n'a déjà entendu les commentateurs s'exclamer de stupeurs devant une bouse haussière alors que le chômage se dégrade....Et pourtant le phénomène est tout a fait normal, il signe de façon positive la venue d'une reprise signalée d'un 1 dans notre graphique.

Le second mouvement est celui ou la reprise gagne la sphère réelle....mais quitte un moment la sphère financière, qui a pêché par optimisme, sur-réagissant comme à l'accoutumé..c'est notre moment 2. Les années cinquante et 70 ont beaucoup connu ces cycles assez court, entrecoupées d'une phase de crise ou la bourse baisse et le chômage augmente, phase aussi aîgue que courte en général.

Apparue durant les années 60 avec la double mandature démocrate  (1961-68), des cycles de 8 années à peu près sont aussi présents. Au deux premiers mouvements s'ajoute un très long, appelé moment 3 de phase de croissance régulière et de long terme, ou la bourse prospère et le chômage baisse. Cette longue phase tire à sa fin, c'est un peu notre cas en ce début 2017, quand le chômage cesse sa décru et que la bourse à près un ultime rebond spéculatif, nous avions évoqué ces retour de flamme dans un article antérieur, se retourne de façon baissière...cela serait pour la fin de ce printemps, le début de l'été.

C'est alors une phase de baisse forte parfois assez longue (2000-2003) ou intense (2007-2009) avant que renaisse un nouveau cycle. Ces crises de fin de cycle ne sont pas à confondre avec la pose de début de reprise indiquée verticalement (1962,1977,1984,1987,2011) ni le krash de cours de cycle ( 1966,1987,1998,2015).

Il reste donc a bien examiner les chiffres du chômage dans les semaines à venir en pariculier retardé d'un an à des fins de prévisions, qui risquent donc de signifier pour nous  que de l'été 2017 à l'automne 2018, le moment de la soupe à la grimace est arrivé...

Chômage et bourse

On observe donc que ce sont à présent avant tout des cycles longs qui sont présent : 1982-91, 1993-2000, 2003-2007, et actuellement 2009-2017. Ces cycles comprennent 4 phases numéroté de 1 à 4 :

- 1 reprise forte de la bourse et hausse du chômage, la sphère réelle rebondi plus lentement que la financière.

- 2 baisse de la bourse et du chômage., c'est la pose d'après rebond noté verticalement.

- 3 reprise durable de la bourse t poursuite de la baisse du chômage, phase de longue croissance, avec la traditionnelle tendance de la bourse à surréagir, donc un krach en cours de route ( 1987,1998,2015).

- 4 remontée du chômage, ou en tous cas arrêt de sa décrue,  qui marque la fin du retour de flamme post krach, ( 1898-90, 2016-17).

Notons que le cycle 2003-2008 à été particulier car si la reprise réelle à été présente dés 2002, la financière a attendu la fin des bruits de bottes et avril 2003 autour du golfe, de ce décalage au traditionnel enchaînement qui l'a finalement inversé  née le fait que les phases 1 et 2 ont diparues.

Notons 

Chômage et bourse

Les cycles des années 50 et 70 sont donc beaucoup plus court, car on est en plein dans les politiques de "stop and go", les niveaux d'inflation et de chômage étant sensiblement comparable. Seul le cycle 1961-68 intègre les 4 phases, l'inflation était très faible dans la première moitié des années 60, et le programme de réarmement de 1964-65 du fait de la guerre du Vietnam à empêché la baisse qi aurait donné naissance aux cycles traditionnel en deux phases, d'ou la naissance des 3 éme et 4 éme phases. Un cycle long semblera nâitre dans les années 1975-1980, mais sa 4 éme phase sera emporté par le second choc pétrolier..

Chômage et bourse

 Si on compare le cycle actuel aux autres cycles longs (1961-68,1982-90,1993-2000,), on constate qu'il a été plus marqué par un chômage record, ce qui a peut-être libéré des marges déflationniste plus forte pour qu'il dure plus longtemps sans redémarrage de l'inflation, la hausse des taux d'intérêt marquant traditionnellement la fin des cycles. Il comporte par contre bien comme les autres les pose d'après rebond, ici en 2011, le krach ( lent mais durable en 2015), et le retour de flamme (2016-17).

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14 juin 2012 4 14 /06 /juin /2012 12:56

Bourse 2013 :quelles perspectives à long terme ?

 

 

           La bourse semble actuellement sans repère, ou plus exactement ballottée au rythme quotidien des rebonds de la crise de la zone euro.

      Pourtant, si on veut bien s’abstraire du court terme, cette année 2012 n’apparaît pas fondamentalement différente de toutes autres 4éme année de mandature présidentielle américaine : la bourse évolue au grés de la conjoncture, notamment de l’indice de la production industrielle.

     Ce qui est vrai depuis le début de la mandature d'Obama, semble l'être encore plus ces derniers mois d'entrée dans la 4 ème année comme le montre le graphique suivant.

  BOIX 09

 

 

 

 

      Certes, que la bourse évolue en fonction de l’anticipation de la conjoncture n’est pas un fait nouveau. Selon les périodes, le décalage est plus ou moins fort, ces dernières années souvent même quasiment inexistant, guère plus d’un ou deux mois. Mais ce phasage entre bourse et production industrielle dépend fortement de l'année de mandat présidentielle, souvent caractèrisée par des problèmes différents.

      En première année de mandature, la conjoncture est encore bonne, portée par le ‘boom’ post électoral, et pourtant la bouse commence souvent à avoir des performances décevantes. Il faut vraiment comme en 1997  une conjoncture très forte pour que la bourse soit ainsi portée à la hausse.

       La seconde année est par contre une période de déconnexion extrême entre sphère financière et sphère réelle. Les coefficients de corrélation sont quasiment inverses. La bourse sombre dans le pessimisme alors que les gouvernements entreprennent souvent depuis la fin de la  1 ère années des politiques de stabilisation .

       La troisième année est au contraire une année ou la corrélation redevient plus normale, altérée cependant par la tendance à la sur réaction de la sphère financière.

       Il faut donc attendre la 4 ème année de mandature, comme 2012, pour obtenir une corrélation maximale. L’heure n’est plus aux reprises fortes de 2 ème (démocrate) ou 3ème (républicain) année, la bourse évolue clairement au rythme de la conjoncture. Même actuellement en 2012 où le problème de la dette domine, une conjoncture entrevue comme plus porteuse solutionnerait par des recettes fiscales plus importantes en partie le problème de la zone euro.

 

       Notre tableau montre pour les 14 mandatures achevées depuis 1953 que la corrélation moyenne est bien meilleure la 4 ème année . Surtout, il est rare qu’existent des exceptions. Pour les autres années, on peut obtenir de bonnes corrélations, mais des exceptions sont souvent présentent.

      En dernière ligne, nous observons donc que c’est bien la 4 ème année qui offre le coefficient moyen le plus élevé (0.54) . Cela signifie que chaque dérive par rapport à l’indice de la production industrielle permet d’anticiper une correction, alors que pour d’autres années comme la 2 ème on ne peut aller vers un anticipation de la correction aussi systématique.

 

boidu tableau

 

     Nous donnons ensuite un graphique synthètique de ces 14 mandatures, qui souligne à quel point en 4 ème année la bourse suit fidèlement l'indice de la productin industrielle.

   

 

  boisdu graphe B

 

 

    Enfin,  on présentera les différentes mandatures en cerclant leurs 4 ème années :on observera que pour nombre de mandatures, la corrélation est également bonne sur d’autres périodes.

 

 

 boidu 53

 

 

 boidu 57

 

 

  boidu 61

 

  boidu 65

 

 

  boidu 69

 

 

 

boidu 73

 

 

 

 

 

 

boidu 73

 

 

 

 

 

boidu 77

 

 

  BOIX 81

 

 

 

  BOIX 85

 

 

 

BOIX 89

 

 

 

 

 

 BOIX 93

 

 

 

 

BOIX 93

 

 

 

 

BOIX 97

 

 

 

BOIX 01

 

 

 

BOIX 05

 

 

 

 

BOIX 09

 

 

                  

 

 

    Christian Guy  -  juin 2012

 

 

 

 

 

 

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23 avril 2012 1 23 /04 /avril /2012 14:28

La Bourse a-t-elle peur de la Gauche ?

 

 

Résumé : une étude sur près de 200 élections et mandatures montre que l'arrivée de la Gauche au pouvoir est en général acceuillie négativement par la Bourse, elle s'inscrit il est vrai dans un contexte négatif qui explique justement à la victoire de la Gauche. C'est alors l'occasion d'achetter dans les mois suivants des titres à bon compte car les relances dont elle est coutumière stimulent ensuite la croissance et la bourse....toutes choses égales par ailleurs...

 

 

bog DA

 

 

       Notre étude porte sur 23 pays de 1957 à 2010 (1975 à 2010 pour l’Espagne, le Portugal et la Grèce) pour lesquels on examine les différentiels d’indice boursier et de PIB en glissement sur un an par rapport à la moyenne européenne.

      Elle montre que l’arrivée de la Gauche au pouvoir n’est pas saluée de la même façon que celle de la Droite. Les 2 premiers trimestres suivant son arrivée donnent lieu à une baisse de la bourse (en glissement sur 1 an) quand celle de la Droite donne lieu une hausse. Il existe donc bien un à priori boursier hostile vis-à-vis de la Gauche car cela n’est pas justifié. En effet, la Gauche entame ses mandats par des politiques de relance , la croissance anticipée du PIB provoquera ensuite  une reprise de la bourse.

       A Droite, l’a priori favorable va durer jusqu’à la fin de la première année mais il n’est pas justifié  car la croissance chute du fait des politiques restrictives par lesquelles la Droite entame traditionnellement ses mandatures. Les marchés  financiers  un temps aveuglés par leur contentement politique et la confiance que créent chez eux des politiques restrictives  révisent brusquement leurs anticipations optimistes en milieu de 2 éme année lorsqu’ils en mesurent les incidences conjoncturelles.

      On observe les mêmes déphasages en atténué lors des reconductions : des fins de premières années et débuts de deuxièmes années où les marchés cultivent l’optimisme, de façon justifiée à Gauche, moins à Droite.

      Ce qui frappe donc c’est que croissance et bourse sont en déphasage lors des deux premières années de la Droite où règne un optimisme pas toujours justifié, alors que la Gauche n’est payé qu’en fonction de ces résultats anticipés.

En terme de stratégie boursière, il apparaît donc opportun d’entrer en bourse dans le semestre suivant l’arrivée de la Gauche au pouvoir  pour vendre un an après, car les relances de début de mandat de la gauche se payent par des politiques restrictives en seconde partie de mandature.

      Le schéma est rigoureusement inverse lors des alternances de Droite : la forte chute de la croissance en début de mandature permettra un vif rebond à partir de la 3 ème année.

 

 

 

     Tous ces résultats sont très généraux et demanderaient à être détaillés selon les périodes, les types de majorité : la peur inspirée par les socialo-communistes en 1981, radicalisés par 23 années d’opposition n’a guère à voir avec la sociale-démocratie mal assumée d’un François Hollande alors que les gouvernements ne contrôlent quasiment plus aucun instrument de politique économique.

     De plus, il ne faut pas oublier qu'il existe un effet de stucture: la Gauche accède en général aux responsabilités dans un contexte de crise, donc de défiance boursière, même si le fait d'étudier les évolutions en différentiel comme nous l'avons fait réduit l'influence de ce biais.

 

 

 bog DA

 

 

 

bog DR

 

 

 

bog GA

 

 

bog GR

 

 

 

                                           Christian Guy – Avril 2012

 

 

 

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26 décembre 2011 1 26 /12 /décembre /2011 09:44

 Crise de la dette en 2013 :

Existe-t-il un cycle électoral de la dette ?

 

 

Résumé

 

          Depuis une dizaine d’année les gouvernements étaient devenus 'addictes' à l’endettement pour relancer la croissance avant les élections. A plus long terme le recours à l’endettement  caractérise la gauche, une méthode qui hors période d’inflation s’est révélée dangereuse. On observe également que si lors des mandats d’alternances, souvent en période de croissance faible, la hausse de l’endettement aide à une reprises (de court terme) de la croissance; en mandat de reconduction (souvent avec une croissance plus forte) la logique est inverse :  l’endettement est la conséquence d’une faible croissance. 

 

 

 

 

        Les préoccupations actuelles sur la dette incitent à se demander si ces problème n’étaient pas en partie prévisibles, tant l’endettement publique résulte en partie de choix politiques. La théorie du cycle électoral, ou cycle politico-économique , peut alors être riche d’enseignement et de capacités prédictives.

 

Graphique 1 : cycle électoral de la dette, des taux d'intérêt de long terme , du solde budgétaire et du PIB ( 1981 -2010 ) pour 23 pays en différentiel par rapport à la zone euro.  dette logic mandat

 

      Le premier graphique nous présente l’évolution de diverses données économiques au cours d’une mandature, en général de 4 années. Ce sont les moyennes observées, en différentiel par rapport aux évolutions européennes pour 23 pays de 1981 à 2010. On perçoit la hausse de l’endettement en début de mandat, il est au summum la deuxième année puis se contracte en fin de mandat.

      Cette évolution est assez logique : l’endettement rapporté au PIB résulte à la fois de l’évolution du PIB, en baisse en deuxième année, et de celle du solde budgétaire , qui s’améliore en 3 ème année avec la reprise de fin de mandat.

 

     Les graphiques suivants permettent de visualiser les différences électorales en matière d’endettement.

 

Graphique 2 : cycle électoral de l'endettement ( opposition droite/gauche ) dette d g

 

       Le premier nous montre que contrairement à une idée reçue, ces différences ne sont pas vraiment idéologiques. Le cheminement suivit en cous de cycle électoral est le même qu’il s’agisse de la gauche ou de la droite, avec chaque fois un différentiel d’endettement au plus haut en seconde année de mandat. La gauche possède par contre un différentiel d’endettement négatif. On pourra y voir la conséquence d’une gauche plus dispendieuse.

       Le graphique 3 souligne que c’est lorsque la gauche est en mandat de reconduction (c’est-à-dire au-delà du premier mandat) qu’elle connaît les différentiels d’endettement les plus négatifs.

 

 

Graphique 3 : cycle électoral de l'endettement ( oppposition alternance / reconduction )

 

dette AR

 

      Notre étude portant sur 3 décennies depuis 1981, nous présentons l’évolution du cycle électoral de l’endettement pour les périodes 1981-1990, 1991-2000, 2001-2010.

 

 

Graphique 4 : cycle électoral de l'endettement ( en fonction des décennies )

 

dette histo

 

      La dernière décade introduit une rupture. Alors qu’auparavant le ratio endettement / PIB s’amèliorait la 4 ème année, depuis les années 2000 il est au contraire à l'occasion de l’année électorale au plus bas. C’est l’image que depuis 10 ans  la reprise préélectorale est obtenue par l’endettement alors qu’auparavant une réelle reprise de la croissance permettait de préparer les élections tout en conduisant à une baisse de l’endettement grâce à l’expansion de la croissance.

 

       Nous donnons enfin le tableau des corrélations entre l’endettement et d’autres variables économiques en fonction du cycle électoral.

 

 

Tableau des corrélations entre endettement, taux d'intérêt de long terme,solde budgétaire et PIB.  

 

 

dette tableau

 

      Tous mandats confondus (première ligne) on trouve une légère corrélation entre l'e,dettement et les taux d’intérêt et par voie de conséquence avec l’inflation. Plus l’inflation est élevée et plus les taux y compris à long terme augmentent, ce qui pèse sur le niveau d’endettement.

      D’une façon générale la corrélation est logiquement inverse avec le solde budgétaire, un déficit générant  mécaniquement une élévation de l’endettement. 

     pour les corrélation également , l’opposition droite-gauche n’est pas très riche d’enseignement. Tout juste observe-t-on une sensibilité plus forte de l’endettement aux évolutions des taux d’intérêt et d'inflation sous la gauche, car ceux-ci sont alors plus élevés

      Par contre l’opposition mandat d’alternance / de reconduction est beaucoup plus féconde que lelle droite/gauche . Les mandats d’alternances se réalisent en général dans une période difficile, car sinon la précédente majorité aurait été reconduite. La croissance est alors largement tributaire de l’endettement : un surplus d’endettement permet de financer une reprise de la croissance. On retrouve cela pour la 4 ème année de mandat, année de l’élection. Pour les premières années de mandat, tout comme lors des mandats de reconduction, corrélation et enchaînement sont inverses : l’endettement augmente quand la croissance s’affaiblie et inversement. C’est alors plus la croissance qui détermine l’endettement que l’endettement qui détermine la croissance.

 

      Conclusion.

 

 

 

      2012, année des élections risque de voir la croissance compromise par l’absence de marge de manœuvre en matière d’endettement..en cela cette année sera en droite ligne avec la décade précédente ou une corrélation positive liait ces deux variables. Pour 2013, première année du nouveau mandat, l’inflation devrait à nouveau peser sur le poids de l’endettement via les taux d’intérêt…

 

 

 

                                                                                                       Christian Guy - Décembre 2011

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20 septembre 2011 2 20 /09 /septembre /2011 08:56

L’immigration :

 fantasme politique, réalité économique

 

 

 

 

 

    Thèse :

 

          Le thème de l’immigration est pour l’opinion publique bien plus au coeur de la politique que de l’économie. L’impression générale est que sa maîtrise ou son acceptation relève de mesures politiques, or notre étude montre que les variables économiques l’expliquent beaucoup mieux.

      Certes lorsqu’elle arrive au pouvoir, la droite procède à une réduction des flux migratoires, une politique plus favorable à ceux-ci s’observe inversement lors des alternances de gauche.

    Mais à long terme, lorsqu’on prend en compte les mandats de reconduction,  les différences s’inversent !  C’est sous la droite que l’immigration est la plus forte  car la droite est généralement reconduite au pouvoir en période de prospérité.

    Les seules données politiques ayant quelques influences sont internationales : l’immigration est plus forte lorsque la droite est présente au États-Unis…mais là encore n’est-ce pas du fait qu’elle est au pouvoir en période de prospérité.

     Les variables économiques ont un impact statistique beaucoup plus prononcé, et montrent que l’immigration augmente une fois qu’une reprise est bien avancée, et qu'après le recul du chômage elle tend même à devenir inflationniste à mesure que l’on butte sur une pénurie de main d’œuvre…

     Les vagues migratoires deviennent alors fortes alors même que la conjoncture commence à se retourner…Ce décalage entre croissance et immigration peut montrer l’intérêt économique de l’immigration, éviter que la pénurie de main d’oeuvre accentue le caractère inflationniste d’une croissance en fin de cycle, mais peut également expliquer les tensions sociopolitiques : les vagues migratoires sont au plus haut alors même que la conjoncture économique commence à se dégrader.

 

 

          Argumentation

 

 

    L’impact des variables économiques.

 

        Le sujet prêtant à polémique, nous précisons que nous utilisons les données présentes sur le site eurostat pour 16 pays européens de 1990 à 2010 compris, sauf pour la France ou curieusement le champ chronologique ne débute qu’en 1998.

      L’immigration apparaît comme une donnée ayant un certain retard par rapport au cycle de croissance. C’est en effet avec le PIB retardé de deux ans qu’elle est le plus fortement corrélée. Elle est également corrélée positivement avec l’inflation immédiate, là encore symptôme de la fin d’un cycle de croissance : celle-ci commence à devenir inflationniste. Ce phénomène nous est confirmé par la corrélation inverse de l’immigration avec la croissance du chômage retardée de deux ans : c’est lorsque le vivier de travailleurs nationaux commence à se tarir que les vagues d’immigrations arrivent. Il faut également prendre en compte le décalage temporel pour que l’information circule quand au besoin de main d’œuvre…tant du coté des autorités patronales, politiques que des immigrés eux-mêmes.

 

     

       L'impact des variables politiques

 

     Globalement, c’est donc avant tout sous la droite que l’immigration est la plus forte…la couleur politique au pouvoir aux Etats-unis comptant plus que celle du pays ! Il s’agit clairement d’un effet de structure, la droite étant au pouvoir, surtout lors des reconductions, en période de prospérité.

    Par contre, lors des alternances de droite (lorsqu’elle arrive au pouvoir, variables DA ) un coup de frein à l’immigration est donné…mais n’est-ce pas aussi en partie parce qu’elle commence ses mandats d’alternance par un coup de frein sur la croissance économique ?

     Inversement, si la gauche se montre favorable à l’immigration lors de ses alternances ( variables GA ), la première année ( GA1) reste marquée d’une corrélation négative, la gauche arrivant généralement au pouvoir en période de crise.

 

    Soulignons que les coefficients de corrélations attachées à des variables politiques sont nettement plus faibles que ceux illustrant les évolutions économiques, des coefficients inférieurs à 0.05 pouvant même être considérés comme non significatifs.   

 

     

        Conclusion

 

 

      L’immigration apparaît bien comme un fantasme politique et une réalité économique : qu’elle y soit hostiles ou favorables, droite et gauche ont avant tout les flux migratoires de leur situation économique !

 

 

                     

                                   Annexes statitiques

 

 

 

                          Tableau 1 : corrélations économiques

  

immgr eco 2-copie-1

 

 

 

 

                           Tableau 2 : corrélations politiques

 

  immigr po 3

 

 

                                 Chritian Guy - septembre 2011

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