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15 mars 2012 4 15 /03 /mars /2012 16:11

 

 

2013 : Indicateurs  avancés pour la France :

 Quelles nouvelles pour les prochains mois ?

 

 

      Nous donnons les résultats de notre indicateur avancé basé sur le différentiel entre l'inflation et le chômage, déjà présenté en septembre 2011 pour les Etats-unis.

      L'idée est  que lorsque chômage est au plus haut alors que l'inflation commence à reculer, des potentialité de croissance se dégagent à nouveau :on est alors parvenu au creux de la vague. En effet, avant que n'apparaisse une reprise, il faut que la chute de l'inflation rende possible un desserement de la politique monétaire.

      Inversement, un chômage au plus bas alors que l'inflation est au plus haut signe l'arrêt d'un cycle de croissance. 

      

 France indiacancé

 

           On observe sur le graphique que la crise de 2008 comme la reprise du printemps 2009 étaient assez bien prévu par notre différentiel.  De même, on observe bien une dégradation continue de la conjoncture en 2011 . Courant 2012, une repise semble possible car on observe un tassement de l'inflation alors que le chômage reste à un niveau  assez élevé.

 

 

 

         Nous diposons d'un second indicateur avancé: le diférentiel entre le taux de chômage et la progression des taux d'intérêt nominaux à court terme sur un an. Cet indicateur présente une forte avance ( 10 trimestres). S'il présente un bon coefficient de corrélation entre prévisions et résultats effectifs pour la période 1989 -2011 ( r: 0.44 ), il rend moins bien compte des fluctuations de court terme.

 

  Francindi 10 trim

 

     

                Enfin, on peut présenter la synthèse de ces deux types de prévisions, qui nous donne un 'sentier' de croissance potentiel proche des années 2004-2006.  Donc, ce ne serait plus la reprise des années 97-2000 ou de 2010, mais fort heureusement pas les récessions du début des années 90 ou de 2008-2009, une pause de la croissance étant cependant à redouter pour fin 2013 avant qu'elle ne rebondisse peut-être.

 

 

France in synth

 

                   

 

                                 Chritian guy - Mars 2012

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25 février 2012 6 25 /02 /février /2012 07:25

Prédictions 2013 : L’arbitrage boursier Etats-unis France.

 

 

 

 

           On connaît la régularité du cycle électoral des Etats-unis (élections présidentielles). On ne peut en dire autant de celui de la France, perturbé historiquement tant par nombre d’élections anticipées (dissolutions législatives, démissions ou décès présidentiels) que par ce double rythme qu’a longtemps généré l’absence de concordance chronologique entre présidentielles et législatives jusqu’en 2002.

 

        Pour prévoir le différentiel boursier Etats-unis – France, il vaut donc mieux s’aider du seul cycle américain.

        On obtient alors un profil assez proche de celui de l’allemand, réalisé comme dans l’étude portant sur notre voisin sur les évolutions observées entre 1957 et 1989.

 

USAFRAn cyc us-copie-1

 

        Le cycle présente une légère différence seulement à la fin : la rechute de la rentabilité différentielle de la bourse américaine est moins forte en 4 ème année dans l’arbitrage vis à vis de la France, sans doute du fait que notre économie étant plus mue par la consommation intérieure que l’allemande, nous bénéficions moins de la reprise internationale.

 

       Cependant, comme pour l’Allemagne, en projetant les évolutions moyennes observées entre 1957 et 1989, on obtient un assez correct coefficient de corrélation : 0.30. Prévoir l’arbitrage bourse des Etats-unis – bourse de la France à l’aide du cycle électoral aurait donc été une stratégie payante entre 1990 et 2011. 

      Il faut s'attendre, d'ici fin 2012 à une érosion du différentiel  en faveur des Etats-unis, sans doute plus tardivement que prévu du fait des difficultés actuelles en Europe, et du retard que cette année les Etats-unis dans leur cycle électoral.

 

 

USA F prev R

 

       En annexe, nous donnons les évolutions historiques (1957-1989  ayant servies à nos prévisions. 

 

                                           

 

                                Christian Guy – Février 2012

 

 

Annexe

 

 

USA F histo-copie-1

 

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31 décembre 2011 6 31 /12 /décembre /2011 08:17

Arbitrage boursier entre la France et le Royaume-Uni : l’avantage pourrait revenir à la France à partir de 2013

 

 

 

 

 

         L’année 2011 a été moins mauvaise pour la place de Londres que pour celles de Paris….cela a peut-être été une surprise pour certains…mais pas pour les ‘tenants’ du cycle électoral qui peuvent à l’aide des élections tenté de prévoir des évolutions….. ici en différentiel entre deux pays.

 

 

 

difro 52 82

 

 

 

difro 83-11

 

 

        Certes, il existe toujours une marge d’erreur, mais notre méthode testée sur plus de 60 années semblait assez claire sur l’évolution de l’année 2011.

 

        L’étude d’un différentiel boursier, est relativement fiable car elle repose sur l’introduction de 4 cycles électoraux ce qui réduit les risques d’erreurs par rapport à des prévisions réalisée à l’aide d’un seul cycle. En outre, en plus des évolutions passées du différentiel au cours des mandats français et britannique, nous ajouterons les cycles américain et allemand qui ne sont pas sans influence sur les situations britanniques et françaises.

 

 

        1) Influence des 4 cycles électoraux.

 

 

 

       Nous évaluons l’impact de chacun de ces cycles sur le différentiel boursier en glissement annuel entre la France et le Royaume-Uni. Une hausse  signifie une évolution plus positive de la place de Paris.

      Le cycle électoral de la France à longtemps été  particulier, car il existait historiquement une interférence entre le cycle législatif, le plus constant, et le cycle présidentiel. Cela se traduisait par le fait que c’est surtout le mouvement de hausse qui suit la dépression post-électorale qui est le plus caractéristique. Cependant, si à présent il existe une concomitance entre ces deux cycles,  2 autres particularités concourent à caractériser le cycle français plus par son milieu que par sa fin: le mandat de 5 ans est assez long et près de 40% des élections législatives ou présidentielles depuis 1958 ont été interrompues par des élections anticipées. Au total,  la fin du cycle les 4 et 5 ème années de mandat sont plus incertaines que dans d’autres pays.

       Le cycle britannique est de format plus classique. Il se caractérise par une reprise la 4 ème année, donc une période de baisse relative pour  la place de Paris. Rappelons une curiosité britannique : si en général les élections ont lieu par dissolution la 4 ème année, une législature va au terme de son mandat (5 ans) en cas d’incertitude sur les chances de réélection.

       Il est heureux que nous puissions introduire le cycle américain car il possède une certaine régularité par sa reprise en 3 ème année, et surtout une certaine force par son influence rapide sur les îles britanniques. La reprise économique outre atlantique impacte très rapidement notre voisin d’outre manche, ce qui se traduit par un différentiel négatif pour la France.

       Le cycle électoral à l’impact le plus fort sur notre différentiel est celui de l’Allemagne. Par la force de sa reprise de 4 ème année il stimule l’activité française.

       Les graphiques suivants présentent l’évolution du différentiel boursier selon les cycles des 2 pays directement concernés, puis selon les deux autres pays exerçant leur influence.

 

 

difro cy f ru

 

 

difro cy all us

 

 

 

         2) Historique des  influences.

 

 

        La combinaison de ces influences a été présentée dans les deux premiers graphiques . Les flèches soulignent l’influence des 4 cycles électoraux. On observe que si ceux-ci ont rarement une influence sur les évolutions de fonds, ils ont tout de même un impact conjoncturel.

        Les évolutions de fonds s’expliquent d’avantage par l’évolution du cycle mondiale, en général de 8 ans, imprimé par les récessions américaines. Elles peuvent cependant faire suite à d’autres événements tels les choc pétroliers (1973 , 1979) les guerres (golfe 91) ou les crises financières ( 2001, 2008).

       On observe une importante divergence entre nos prévisions et les évolutions réelles à la fin de ces cycles ‘Juglar’. La France et l’Allemagne sont impactés plus tardivement par la reprise. En fin de cycle, ils possèdent un différentiel assez élevé (1973-74, 1989, 2007-08) car la conjoncture se retourne déjà outre atlantique et outre manche.

 

 

 

         3) Quelles prévisions pour 2012 – 2013 ?

 

 

        Pour évaluer les capacités prédictives de notre méthode, nous calculons les cycles électoraux de 1952 à 1989 puis effectuons à l’aide de ces résultats des projections pour la période 1990 -2011.

       A part le problème des fins de cycle, nombre d’évolutions sont assez bien prévues, surtout si on considère que ces prévisions peuvent être réalisées à plusieurs années, sauf élections anticipées. A cet égard, la prise en compte de 4 pays réduit ce risque ; sauf à supposer, situation difficilement envisageable, que tous ces pays effectuent des élections anticipées en même temps… cas d’ailleurs impossible constitutionnellement outre atlantique. Ainsi, si les échéances sont respectées on peut effectuer des prévisions, avec bien sur un risque d’erreur important, jusqu’en 2016.

 

difpro sipre 90 16

 

       En prenant des statistique allant jusqu’en 2011 et non 1990, ont obtient les mêmes projections ce qui confirme la stabilité de notre méthode. Aidée par les élections allemandes, la France devrait bénéficier en 2013 d’un différentiel positif par rapport au Royaume uni, pays aidé en 2011 - 2012 par les élections américaines...quand la France est handicapée par la crise de l’Euro

 

 

difro sipre 97 14

 

 

                           Christian Guy – Décembre 2011

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16 mai 2011 1 16 /05 /mai /2011 14:50

Salaires :

Après des années 2010 et 2011 difficiles, la traditionnelle hausse préélectorale aura-t-elle lieu en 2012 ?

 

 

           Le gouvernement sensible à la vision néo-classique d’un chômage expliqué par le coût du travail n’a pas donné ‘de coup de pouce’ pour le SMIC.

       Les autres rémunérations, en l’absence de pression sur le bas de la grille des salaires et dans un contexte de chômage élevé, risquent fort d’être à l’image du secteur public d’être soumis à la diète.

 

      Pourtant, ainsi que nous le montre le graphique suivant, la hausse du coût du travail l’année de l’élection, et donc plus largement des salaires, est assez systématique.

 

      Notre graphique montre les évolutions du coût du travail en terme réel, cela permet de suivre l’évolution du pouvoir d’achat. On sait que l’inflation est également en hausse en fin de mandat, ce qui pourrait compenser les hausse nominales.

 

 

F coût du TR

 

      Avant chaque élection non anticipées (1997), on observe une élévation du coût du travail. Les hausses ne se sont d’ailleurs pas contractées car celle de 2007 égale celles de 1981 ou 2002. On observe que ce mouvement de hausse apparaît en moyenne dans les 6 trimestres précédents l’élection.

     Les débuts de mandats sont par contre à différencier. La Droite cherche à maîtriser le coût du travail. Ainsi, au début de des mandats conservateurs, on observe une baisse du coût du travail en termes réel, ce qui est souligné d’une flèche bleue.

    Inversement la gauche inaugure ses mandats par de traditionnelles politiques expansionnistes, y compris sur le plan salarial comme nous le montre les flèches rouges.

  

        

                Que peut-on prévoir pour les trimestres à venir ?

 

 

       Le profil de la mandature actuelle est assez particulier.

Cette mandature de droite avait bien débuté par une contraction du coût du travail, les suppressions de charges sur les heures supplémentaires y ont participées.

 

       La forte hausse intervenue en 2009 s’explique par un décalage entre des rémunération indexé avec retard sur la subite hausse des prix de 2008 et le contexte quasi déflationniste de l’année suivante.

L’année 2010 et 2011 sont dans le contrecoup de cette hausse.

       

      Que nous réserves 2012 ?

 

 

 

      Si le désir de contenir les coût salariaux de la majorité actuelle sont évidents, les baisses de pouvoir d’achat du secteur publique si elles ont une explication budgétaires on cependant bien une valeur exemplaire voulue, on voit mal comment un Président en peine dans les sondages pourrait se priver d’un relâchement préélectoral….surtout lorsque l’on s’est proclamé ’le Président du pouvoir d’achat’.

      On peut-on considérer qu’il y aura bien une hausse , peut être moins intense et plus tardive qu‘à l‘habitude , en 2012, les baisses actuelles libérant en quelques sortes quelques marges de manœuvre….dans le cycle électoral comme en toute chose, après la pluie vient le beau temps….

     Un beau temps qui sera de faible durée en cas de reconduction de Nicolas Sarkozy, un peu plus durable, mais pour quelques trimestres en cas de victoire de la gauche, car une autre maxime du cycle électoral est que lorsqu’on commence par manger son pain blanc…..

                   

                          

                                  

                                     Christian Guy – Mai  2011

 

    Ces prévisions sont exprimées :

-  en valeurs relatives par rapport aux évolutions mondiales (une hausse prévue signifie une moindre baisse ou une plus forte hausse qu'ailleurs)

-  toutes choses égales par ailleurs  (évènements non prévisibles tels les chocs pétroliers, les crises financières non pris en en compte)

 

 

 

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2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 00:00

Prix  en France: des vagues de hausse qui épargneront la période électorale du printemps 2012

 

 

 

 

 

         Nous présentons l’évolution de l’indice des prix en glissement annuel depuis 1969, en différentiel par rapport aux évolutions dans l’Euroland (17 pays),  en écart à la tendance.

 

 

 

F inf 2 train histo

 

       Dans le cadre de notre étude privilégiant l’influence du calendrier électoral (les élections étant marquées d’une barre verticale rouge) nous percevons un mouvement contradictoire.

Les élections sont l’occasion globalement d’une accélération de l’inflation ainsi que le souligne nos flèches jaunes.

       Cependant à y regarder de plus près,  les évolutions sont plus complexes ainsi que nous le montre ce second graphique faisant la synthèse de 9 élections échues à la date prévues depuis 1969 (1973, 1978, 1981, 1986, 1988, 1993, 1995, 2002, 2007).

 

 

  F inf cy 2

 

 

 

       On observe un premier train de hausse démarrant un an et demi, soit 6 trimestres (T-6), avant les élections d’une durée moyenne de 3 trimestres, la reprise préélectorale de la conjoncture ne pouvant que faire naître des tensions inflationnistes.

       Ce premier train de hausse est interrompu pendant un an à la faveur d’une manipulation électoraliste des prix, la récente décision de bloqués les prix du gaz d’ici juillet 2012 en est un exemple. Cette évolution est soulignée d’une flèche blanche.

       Les élections passées,  la hausse des prix reprend de plus belle, renforcé par un effet de rattrapage après le ‘blocage’ et par des hausses ‘parafiscales (tarifs publics et fiscalité indirecte). Le summum est atteint un an après l’élection (T+4).

       Au-delà, le déclin de la conjoncture survient les élections passées, des politiques restrictives sont mises en œuvre, on s’achemine progressivement vers le creux conjoncturel de mi mandat, l’inflation décline (flèche rouge).

 

 

          Que peut-on prévoir pour les trimestres à venir ?

 

              Nous avons reporté sur le second graphique la chronologie de la période 2010/2015.

        En cette année 2011 nous sommes au cœur du premier train de hausse mais déjà s’esquisse les premières tentatives de manipulation.

D’ici au printemps 2012, en différentiel par rapport aux évolutions européennes, on devrait observer une accalmie au niveau des prix. Ceux-ci réamorceraient une hausse à partir de l’été 2012, pour être à leur apogée au printemps 2013.

        Il faut complexifier l’approche. Longtemps la gauche se caractérisait en début de mandat par un surcroît d’inflation, mais on observera sur notre premier graphique que ce différentiel positif est s’est réduit au gré des 3 expériences successives (1981/86, 88/93, 97/02). Une victoire de la gauche entraînerait une résurgence plus marquée en 2013.

        Certains pourraient considérer que l’heure du contrôle des prix (jusqu'en 1986) , de blocage des prix et des salaires (1982-83) est révolu, que la France n’est plus une économie administrée.

Mais notre premier graphique nous montre bien que pour êtres moins amples, ces mouvements électoralistes restent présents.

        L’après 2012 sera l’occasion de hausse de divers tarifs publiques ou privés, à l’occasion d’augmentation des prélèvements obligatoires, pour être traditionnel, le mouvement sera certainement renforcé dans la prochaine mandature pour éviter une dégradation de la note de la France.

         De plus il reste encore des prix ‘administrés’ comme le montre l’opération ‘prix du gaz’ récente. Les penchants libéraux de l’économie française n’étant valable que lorsque les prix sont faibles, la suppression du contrôle des pris en 1986 en période de contre-choc pétrolier en est la preuve…et le retour aux manipulations actuelles en période de reflation une confirmation…..Au pays de Colbert, chassez le naturel, il reviendra au galop…..

 

 

 

 

                                     Christian Guy – Mai 2011

                                                     Docteur en sciences économiques

                                                                 Agrégé de sciences sociales

 

 

 

Ces prévisions sont exprimées :

-  en valeurs relatives par rapport aux évolutions mondiales (une hausse prévue signifie une moindre baisse ou une plus forte hausse qu'ailleurs)

-  toutes choses égales par ailleurs  (évènements non prévisibles tels les chocs pétroliers, les crises financières non pris en en compte)

-  la précision visée est semestrielle

 

 

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30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 19:18

France , dépenses publiques :

Après des années 2013-2014 très restrictives, surtout en cas de victoire de la Droite, la politique sera plus accommodante en 2016 et 2017.

 

 

          Notre graphique historique retrace de 1951 à 2012 (prévision de l’OCDE pour 2011 et 2012) l’évolution des dépenses publiques. Elles sont rapportées au PIB, en glissement en point sur un an. Parallèlement nous donnons le différentiel par rapport à l’ensemble de l’OCDE (23 pays à l’importance relative non pondérée).

 

 G fr histo

 

 

       1)   4 facteurs d’évolutions.

 

       A)  Une politique budgétaire contra-cyclique.

 

          On constate le caractère profondément contra-cyclique de la politique budgétaire en France. Ainsi, les périodes de ralentissement (1975, 1983,2009) sont des périodes de hausse marquées.

 

      B)  Les accidents politiques.

 

          Des accidents politiques (l’après mai 68) des préférences partisanes marquées (politique budgétaire expansionniste lors de l’arrivée de la gauche en 56/57, 81/83) sont également à remarqués.

 

       C)  La portée du cycle électoral.

 

          A coté de cela on observe un cycle électoral plus traditionnel. Il est caractérisé par un déclin des dépenses publiques en milieu de mandat (politique budgétaire restrictive) et une hausse en fin de mandat…afin de s’attirer les sympathies de l’électeur. Le début de mandat est lui orienté à la hausse, car le déclin du PIB entraîne mécaniquement une  hausse du rapport dépense/ PIB.

 

       D) Une politique de plus en plus sous contrainte.

 

         Il faut enfin souligné que l’importance des déficits peu compatible avec les impératifs européens ont entrainé une forte contrainte qui contrarie le cycle électoral. Ainsi la mandature 1993/97 et l’actuelle (2007/2012) sont marqué par des budgétaire restrictifs en fin de mandat.

 

         Historiquement, l’importance des problèmes sociaux générés par le ralentissement de la croissance depuis 1973 rend plus difficile la compression des dépenses publique à mi mandat, ce qui réduit les marges de manœuvre pour la relance de fin de mandat. Le graphique suivant permet d’apprécier l’évolution.

 

G fr 73 --

 

 

         2) Que peut-on prévoir pour les années à venir ?

 

         La mandature actuelle est  en partie différentes des évolutions traditionnelles, la récession de 2009 ayant entraîné une appréciation sans précédent du rapport dépenses/ PIB.

 

 G Fr actual

 

          Nous avons utilisé les statistiques moyennes de la Droite et de la Gauche observé depuis 1973 pour établir des projections pour la mandature 2012/2017, ou plus précisément pour les années budgétaires 2013,2014, 2015, 2016,2017.

 

 

G prévisio,

 

          La situation budgétaire particulièrement délicate actuellement obère probablement l’intérêt de ces projections pour 2013 et 2014.  Pour les 3 dernières années on peut cependant anticipé que la droite particulièrement rigoureuse en début de mandat pourra desserrer l’étau en fin de mandat, alors que l’a gauche moins stricte en début de mandat sera promise à un effort plus continu.

 

                              Christian Guy – Mars 2011

 

                       

      Ces prévisions sont exprimées :

-  en valeurs relatives par rapport aux évolutions mondiales (une hausse prévue signifie une moindre baisse ou une plus forte hausse qu'ailleurs)

-  toutes choses égales par ailleurs  (évènements non prévisibles tels les chocs pétroliers, les crises financières non pris en en compte)

 

 

 

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29 mars 2011 2 29 /03 /mars /2011 19:23

 

Déficit des administrations publiques :

 après des années 2013 et 2014 strictes, l’heure sera en 2016 et 2017 au relâchement.

 

          Notre graphique élaboré à l’aide des statistiques de l’OCDE, y compris pour les prévisions 2011 et 2012, souligne que le cycle électoral peut expliquer l’évolution des déficits.

 

 

GT histo france

 

      

         Le cas le plus répandu est celui d’une amélioration du solde en début de mandat (flèches blanches), grâce au concours de politiques restrictives, puis un déclin continu au cours du mandat (flèches jaunes).  Un déficit permet en effet à l’approche des élections de faire bénéficier les électeurs de nouveau service, baisse d’impôt ….sans leur en faire payer le coût immédiatement…c’est l’élection passées, ou à plus long terme la génération suivante, que l’on réglera le coût des ces facilités….en tous cas à présent que l’on ne recours pas à l’inflation.

         On observe cependant de plus en plus un scénario ‘contraint’ indiqué par des flèches rouges. Les impératifs européens obligent à conduire en seconde partie de mandat cet effort. On le perçoit lors de la qualification de la France pour l’euro (1993/1997) en 2002-2004 lorsque la France et l’Allemagne étaient inquiétées pour déficits excessifs, et depuis 2010 avec les problèmes actuels de dette souveraine.

 

       On remarque peu de différences entre les mandats avant et après 1973, alors que dans la seconde période l’affaiblissement de la croissance rend plus malaisé la politique budgétaire.

 g t av et ap 73

 

 

        Que peut-on prévoir pour les années à venir ?

 

 

 

       Notre graphique nous montre que la mandature actuelle est assez atypique par rapport aux précédents, notamment les 3 autres mandats ou la droite a été aux affaires depuis 1973 (1973/78, 1993/97, 2002-07), la crise ayant considérablement perturbé la programmation budgétaire.

 

gt 07 12

 

       Pour prévoir la mandature 2012/2013, soit les années fiscales 2013 à 2017 nous projetons la moyennes des législatures de Droite et de Gauche depuis 1973, chaque fois 3.

 

 

 

GT d g et prev

      Le début du mandat soit 2013 et 2014  sera consacré sans surprise à la réduction des déficits, tel sont les priorités qu’il n’est pas besoin de prévoir à la du cycle électoral. A l’aide de celui-ci, on peut prévoir une dégradation de la discipline budgétaire en 2016 et 2017…là-dessus droite et Gauche sont logés à peu prés à la même enseigne.

 

 

 

                         Christian Guy – Mars 2011

 

                    Ces prévisions sont exprimées :

-  en valeurs relatives par rapport aux évolutions mondiales (une hausse prévue signifie une moindre baisse ou une plus forte hausse qu'ailleurs)

-  toutes choses égales par ailleurs  (évènements non prévisibles tels les chocs pétroliers, les crises financières non pris en en compte)

 

 

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9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 10:05

 

Pouvoir d’achat :

le pire sea pour après les échéances électorales de 2012 

 

 

 

 F pou Ach histo

 

 

F PA prev

 

             Nos graphiques nous indiquent l’évolutions du pouvoir d’achat du revenu disponible, c'est-à-dire en terme réel (déduction faite de l’inflation) après prélèvements et transferts (prestations sociales). Nous utilisons les statistiques trimestrielles de l’INSEE que nous présentons également en hausse annuelle moyenne.

        L’évolution du pouvoir d’achat est la résultante de plusieurs mouvements : l’évolution de l’inflation, du niveau de l’emploi, des salaires, de la situation fiscale et des prestations versées. Tous ces éléments étant affecté par un cycle électoral, il n’est pas surprenant de constater que les variations du pouvoir d’achat sont assez dépendantes des cycles politico-économiques.

       Ces cycles sont d’autant plus accentués que le pouvoir d’achat marque le pas. Logiquement, quand le revenu disponible n’augmente plus guère les responsables politiques réservent les rares hausses pour les années électorales. Ainsi à partir du ralentissement des années 70 la hausse préélectorale (flèches jaunes) devient assez prononcée,  le retournement post électorale survient assez rapidement les élections passées en cas de victoire de la droite (flèche blanche). Une victoire de la gauche entraîne au contraire une poursuite de la hausse pendant une année, car les socialistes entament leurs mandats surtout en cas d’alternance par des politiques expansionnistes.

      On observe qu’historiquement les relance préélectorales d’élections présidentielles étaient moins intenses celles du cycle législatif, mais depuis 2002 et la concomitance des deux calendriers cette distinction n’importe plus.

 

 

 

            Que prévoir pour les trimestres à venir ?

 

             Les mouvements que l’on  observera de 2011 à 2013 seront probablement d’une chronologie semblables aux précédents historiques, mais dans des proportions moins généreuses, tour de vis fiscale et pénurie budgétaire obligent.

      On devrait donc observer à partir du 3 éme ou 4 éme trimestre 2011 un redressement du pouvoir d’achat des ménages, amélioration qui se maintiendra jusqu’en mai, juin 2012. L’automne 2012 devrait au contraire être le début d’un déclin en cas de reconduction de la droite, le point bas étant alors  pour l’été ou l’automne 2013. Le printemps 2013 serait au contraire un point culminant en matière de pouvoir d’achat en cas de victoire de la gauche.  

     Le graphique donné en annexe 1  nous montre que le mandat 2007/2012 suit une évolution normale par rapport aux autres mandats de Droite, le niveau plus faible s’expliquant par la prise en compte de mandat des 30 glorieuses. L’annexe 2 permet de visualiser la différence entre  le cycle de la droite et de la Gauche, là encore la présence de la Droite durant la période faste explique un niveau moyen plus élevé.

 

 

                                         Christian Guy - Février 2011.

 

 

Ces prévisions sont exprimées :

-  en valeurs relatives par rapport aux évolutions mondiales (une hausse prévue signifie une moindre baisse ou une plus forte hausse qu'ailleurs)

-  toutes choses égales par ailleurs  (évènements non prévisibles tels les chocs pétroliers, les crises financières non pris en en compte)

-  la précision visée est semestrielle.

 

 

 

 

Annexe 1 

 

 

F PA m 07 12

 

Annexe 2  

 

 

F PA d G

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22 janvier 2011 6 22 /01 /janvier /2011 06:30

 

 

Investissement  en France :

une donnée historiquement stimulée par les élections 

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F invest historique 

 

F invest prév

 

 

                  Nos graphiques nous montrent l’évolution de l’investissement (FBCF) en France depuis 1961, tant en terme absolu qu’en différentiel par rapport à l’Europe des 15.

Il est intéressant d’observer ces fluctuations en complément de nos observations sur la consommation.

            En début de mandat, l’investissement apparaît comme une valeur conjoncturellement retardée. I’investissement ne répond qu’avec retard à la stimulation préélectorale de la consommation, moteur que les gouvernements allument en priorité avant les échéances électorales, le public visé et donc les suffrages à capter étant plus important. …de sorte que si on parle pour la consommation de relance préélectorale il conviendrait d’évoquer pour l’investissement de reprise post électorale. 

 

           Si les milieux de mandat sont généralement marqués par une dégradation de l’activité, par contre la reprise de l’investissement la 3 éme année semble bien constituer le signe annonciateur d’une reprise. La forte amélioration de l’investissement enregistrée depuis le début de  2010 est ainsi une répétition de faits observés en 2000 ou 2005-2006, chaque fois des 3éme ou 4 éme année de mandat.

 

 

            Que prévoir pour les trimestres à venir ?

 

          On devrait donc assister à un maintien de la reprise actuelle jusqu’à l’été 2011, elle pourrait ensuite s’essouffler. Il faudrait attendre la traditionnelle reprise post électorale en 2012 pour atteindre un point haut en 2013. L’année 2014 serait celle d’une dégradation.

          Les résultats des élections de 2012 peuvent avoir quelques incidences. L’arrivée au pouvoir de la gauche soutiendra l’investissement du fait d’une probable stimulation de la demande….mais la situation budgétaire limitera l’ampleur de celle-ci.

           Au demeurant, l’investissement semble moins sujet à des oppositions aussi tranchées que celles qu’on peut opposer entre droite et gauche s’agissant de la consommation dans les fluctuations de début de mandat.

 

 

 

                                                                    Christian Guy – janvier 2011

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21 janvier 2011 5 21 /01 /janvier /2011 06:06

  

 

France, ventes : la consommation, variable clée du cycle électoral 

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 F conso histo

 

 F conso prev 2

 

             Nos graphiques permettent de visualiser le caractère assez systématique des reprises de la consommation avant les élections programmées (nous n’avons pas pris en compte les élections anticipées de plus d’un an). Le summum s’observe généralement dans le semestre suivant les élections. Remarquons cependant qu’avec l’ouverture croissante de l’économie, les variations sont de moins en moins fortes en valeur absolue, elle ne semble jouer de plus en plus qu’en terme relatif (différentiel par rapport à l’Europe).  En 1993, année de récession, il n’y aura même pas de reprise en terme absolu.

 

          Que prévoir pour les trimestres à venir ?

 

 

             L’année 2011 sera sans doute assez médiocre, après des années 2009-2010 stimulées par les mesures contra cyclique et la désinflation. Au contraire la poussée de la fiscalité et la reprise de l’inflation devraient mettre la consommation des ménages en berne. La croissance reposera sur le seul moteur extérieur…dont on sait le rôle mineur qu’il joue sur l’économie française ( ..qui n’est pas l’économie allemande), moteur qui ne sera de plus qu’à demi allumé compte tenu des politiques d’ajustement budgétaire conduites dans l’ensemble de l’Europe.

 

             Par contre 2012 devrait voir une reprise de la consommation, le pic se situant vers l’été. Ensuite une victoire de la Gauche provoquerait un maintien de cette embellie pour un an, les traditionnelles mesure de soutient seraient à l’oeuvre, peut-être atténué par rapport aux précédents historique compte tenue de la situation budgétaire. 2014 serait  une année de baisse. C’est bien sur le scénario inverse qui se produirait en cas de victoire de la Droite en 2012 : politique restrictive entraînant une chute de la consommation en 2013, reprise en 2014.  

 

 

 

                                                                                Christian Guy – Janvier 2011

 

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