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31 décembre 2010 5 31 /12 /décembre /2010 20:02

 

 

Croissance des Etats-unis et de l'économie mondiale

Bilan économique et politique de 2010 et de la décennie 2000.

 

 

bilan 2010

 

 

          Nous reproduisons les variations du PIB des Etats-Unis depuis 1961 (données en glissement annuel).

          Nous les avons expliqués par 4 conjectures politiques : alternances de droite (69/73, 81/85, 2001/05), reconductions de droite (1973/77, 1985/89 ,1989/93, 2005/09), Alternances de Gauche (1961/65, 1977/81, 1993/97, 2009/13) et reconduction de gauche (1965/69, 1997/01).

Nous observons que les alternances républicaines ou de droite sont chaque fois l’occasion d’une récession soulignée par une flèche blanche, celle de 81/82 étant la plus forte, celle de 2001/03 la plus durable.

          Les alternances démocrates ou de gauche sont l’occasion de politique de relance, celle de Clinton (1993/95) apparaissant comme faible et durable, alors que celle de Carter (19977/79)  prolongeait la reprise entamée à la fin du second mandat Républicain. Celle d’Obama est aussi intense que celle de Kennedy, mais elle part d’une situation plus basse, plus critique.

         A la charnière des seconds mandats, qui suppose une croissance fortement positive sans laquelle les électeurs ne peuvent accorder leur confiance, on observe des pics conjoncturels. En général, ils sont avant le début du second mandat pour les Républicains (1972, 1984, 2004) car la récession de début de mandat a enclenché une vive reprise. Au contraire on les observe au début des seconds mandats pour les Démocrates (1965/66, 1997/98). Les fins de seconds mandats sont plus difficiles, souvent l’occasion de crise et de crash boursier (1974, 1987, 2000, 2008).

         Des accidents conjoncturels peuvent apparaître tel les premiers chocs et surtout second choc pétrolier, le premier ayant compromis une situation traditionnellement délicate au milieu de second mandat Républicain (1975). Le président Reagan avait au contraire éviter ce creux grâce au contre-choc de 86. L’absence de refroidissement au milieu du second mandat de Bush junior (2005/06)  période au contraire spéculative dopée par le crédit facile, à former une bulle qui n’était pas qu’immobilière et financière mais aussi en terme de croissance, les trois étant tirés vers le fonds en 2008 d’autant plus intensément que ce fût tardivement.

 

 

 

        Quel bilan faire de la décennie 2000 et de l’année 2010 ?

 

 

 

         C’est pour nous l’occasion d’une certaine satisfaction puisque les rendez-vous traditionnel du cycle électoral ont été respectés. La seconde guerre du golfe en 2003 a entraîné une certaine prolongation de la traditionnelle récession de début d’alternance républicaine, l’affaiblissement de la croissance de milieu de second mandat, occulté un temps comme nous l’avons écrit a été payé au prix fort par la récession de 2008/2009.

         L’année 2010 a bien vu une reprise de début de mandat d’alternance Démocrate, et on peut penser qu’après la pause de mi mandat, la croissance des Etas-unis, de l'Europe et plus particulièrement de la zone euro avec un retard tradtionnel d'une année ou deux ( 83/85, 2003/2005 ) .

         C'est ce que laisse augurer le rapprochement des autres alternances démocrates et notamment celle de Kennedy, mandat dont celui de Barack Obama est le plus proche.

 

 

                                                 Christian Guy - Décembre 2010

 

 

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1 décembre 2010 3 01 /12 /décembre /2010 18:35

Le différentiel d’inflation droite/gauche comme indicateur avancé de Conjoncture.

 

 

 

Résumé : On peut prévoir l’évolution du taux de chômage à un an et au-delà, à l’aide du différentiel d’inflation entre gouvernements de droite et de gauche.

Mots clés : prévisions économiques, différentiel d’inflation, cycle électoral , droite et gauche.

Nomenclature Journal of Economic literature : H11

 

 

indic avancé graph

 

 

Introduction.

 

 

Nous présentons dans cette étude un indicateur conjoncturel avancé : le différentiel d’inflation entre la droite et la gauche. On observera qu’il constitue avec 5 trimestres d’avances une bonne anticipation des évolutions moyenne du chômage de 22 pays de l’OCDE.

Pour s’assurer de la fidélité de cet indicateur, nous le testerons sur  40 années de 1969 à 2008.

 

 

 

1) Construction de l’indicateur.

 

 

Nous avons calculé les résultats obtenus par les gouvernements de droite et de gauche en matière d’inflation.

Ces calculs sont effectués pour 22 pays de l’O.C.D.E. (19 jusqu’en 1975 date à partir de laquelle l’Espagne, la Grèce et le Portugal sont pris en compte). Chaque fois, on soustrait les statistiques moyennes obtenues par les gouvernements de gauche à  celles obtenues par ceux de droite. Ainsi, au premier trimestre de 2002 les  gouvernements de droite au pouvoir ont obtenus une inflation sur un an de 1.9 % en glissement annuel, alors que ceux de gauche ont enregistré un taux de  2.48 %, ce qui donne un solde de - 0,58 %.

 

 

2) Recherche du décalage approprié.

 

 

Nous avons ensuite étudié les coefficients de corrélations de ce différentiel avec la croissance sur un an du taux de chômage de ces 22 pays en données non pondérées. Nous faisons varier dans le tableau le décalage de un à huit trimestres d’avances. On observe dans le Tableau que ce sont pour les prévisions à 5 trimestres que le coefficient de corrélation est le plus élevé. Il est encore satisfaisant pour les prévisions à 8 trimestres

 On augmente encore l’importance de la corrélation lorsqu’on divise le différentiel d’inflation par le niveau de celle-ci, afin de gommer les fortes fluctuations que cet indice a connu dans le temps. Cette modification apparaît dans la seconde colonne du tableau sous le vocable ‘recalculé’.

Le graphique  nous montre la capacité de cet indicateur à prévoir les évolutions du chômage à 5 trimestres. Nous avons modifié le différentiel recalculé  en le multipliant par 50 pour mieux en souligner visuellement la corrélation.

 

 

3) Interprétation.

 

 

Les pays où la droite est au pouvoir  présentent du fait de sa faible appétence pour les politiques contra cyclique une certaine avance conjoncturelle. Au contraire la gauche atténue et retarde les fluctuations. Ainsi les pays gouvernés par la droite connaissent déjà une croissance au plus haut, souvent inflationniste ; alors que les pays gouvernés par la gauche entament seulement un cycle de reprise accompagné d’une faible inflation.

A ce premier aspect s’ajoute le fait que la droite est idéologiquement assez sensible à l’inflation,  les tensions inflationnistes dans les pays où elle est au pouvoir provoquent rapidement la mise en œuvre de politique de refroidissement. Quelques trimestres après un pic d’inflation, la croissance décline, d’où par la suite une hausse du chômage.

 

 

 

4)    Analyse de la situation présente.

 

 

Il arrive que notre indicateur soit erroné, ainsi en 1978 où en 2002 il prévoyait une baisse du chômage qui ne s’est pas produite.  On constate que si les mouvements sont en général assez bien prévus, l’intensité des fluctuations est mal appréciée : les prévisions de baisse du chômage sont exagérées à la fin des années 80 et 90.

Par contre, notre indicateur prévoit bien  la brusque récession apparût à l’automne 2008 qui prit beaucoup de conjoncturistes de surprise.  Notre méthode n’a certes pas anticipé la crise des ‘subbprimes’. Mais le choc pétrolier de 2007/2008 a généré un surcroît d’inflation auquel les gouvernements de droite ne pouvaient qu’être sensibles.

La comparaison entre les prévisions et les évolution effectives laissent apparaître une anomalie : en 2006/2007 on observe une baisse du chômage alors qu’une hausse était prévue. On observe logiquement en 2009-2010 un effet négatif de rattrapage, avec un maintient de la hausse du chômage, quand qu’une baisse était au contraire attendue.

 

 

Conclusion.

 

 

Le différentiel droit-gauche en matière d’inflation constitue donc un indicateur avancé intéressant, et ce d’autant que nous l’avons testé sur une longue période.

  

                                                                                        Christian Guy

                                                                         Docteur en Sciences économiques

                                                                 Agrégé de Sciences économiques et sociales 

 

Source statistiques : OCDE, portail statistique.

Liste des 22 pays : Allemagne, Australie, Autriche, Belgique, Canada, Danemark, Espagne, Etats-Unis, Finlande, France, Grèce, Italie, Irlande, Japon, Luxembourg, Norvège, Nouvelle-zélande, Pays-bas, Portugal, Royaume-uni, Suède, Suisse.

 

                                                                                

 

 

  indictauer avance tab

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 05:30

            Les origines du cycle électoral……

 

 

 

             Je reçois souvent des questions quand aux origines du cycle électoral, ou cycle politico-économique, sujets d’études peu répandus en France. Il m’est malheureusement impossible de fournir à tous individuellement une réponse détaillée, d’où cette rapide présentation.

 



              L'étude du cycle électoral a surtout été développée aux États -unis à partir des années 1975 (le cycle opportuniste Nordhauss 1975, le modèle partisan Hibbs 1977). On peut  lire la thèse d’Éric Dubois (Université Paris 1, 2005) et la plus ancienne de Françoise Larcher (Paris 1, 1991) rédigées en français et extrêmement exhaustives sur l'état des avancées, la première  thèse proposant également des modèles de prévisions.

            En France des travaux portant sur plusieurs domaines comme le cycle électoral (économie, politique voire historique) ont toujours peu intéressé. Si le débat est plus à l’honneur aux Etats-Unis, il est rapidement devenu assez théorique : On s’interroge sur la rationalité des acteurs, politiciens ou électeurs…. . On a ainsi dérivé vers des querelles de chapelles et autres  débats sur le sexe des anges, aux échafaudages de thèses aussi précaires  que complexes et indémontrables, à l'art pour l'art selon les propres propos de Bruno Frey, autres auteurs de références, toutes dérives théoriques qui ont réduit  la crédibilité pratique de ces travaux.

           En France, le Professeur Jean Dominique Lafay (Paris 1) a aussi beaucoup écrit sur la question, intervenant dans un débat théorique qui est aussi politique. En effet il existe parfois un caractère idéologique à l’étude du cycle électoral, il est utilisé par l'école des choix  Public  (ou  ‘public choice’  de  P. Buchanan G. Tullock)  pour dénoncer la manipulation de l'économie par l'Etat à des fins électoralistes, ce qui justifierait, aux yeux de ces auteurs libéraux de retirer à l’Etat ses instruments d’intervention.  On aura compris au travers des travaux que je présente que mes visées sont beaucoup plus pragmatiques  

        Toute ma démarche a été de débarasser le cycle électoral de sa gangue idéologique et théorique  afin de l'extirper de son isolement universitaire pour en faire un instrument de prévision simple et accessible à tous, avec forcément de nombreuses limites.

         Lors de la crise de septembre 2008 on a regretté l'insuffisante prise en compte des lecons du passés, de la part de spéculateur avident de profits à court terme, espérant que les arbres montaient jusqu'au ciel.  Inversement ici, on étudient des cycles sur plusieurs décénnies pour au delà des la forme générale, déceler quels sont les déformations dont ils peuvent être victimes.

          En effet, Le cycle électoral  me semble constituer une approche intéressante pour la prévision, forcément moyennement fiable à moyen terme. Il peut combler un vide entre  la prévision à court terme déjà très approfondie et celle à long terme déjà développée à travers la croissance potentielle, les cycles de productivité et les projections démographiques.

           Tout le problème est de réinterpréter les déviations constantes qui ne manqueront pas de se produire par rapport aux prévisions, de déterminer quelle est l’intensité de l’effet de report, ou encore quand surviendront les effets de rattrapages…

            A titre personnel, j’ai été convaincu de l’intérêt de cette méthode quand en juillet 2007, m’apercevant que tous les seconds mandats républicains avaient connu un crash, au plus tard la 3 éme année, je vendis à temps mes titres… par la suite j’ai également fait des erreurs (rachat trop rapide en novembre décembre 2008 )….le cycle électoral n’est qu’un des éléments à prendre en compte, il ne doit pas se substituer aux autres, ce n’est pas une martingale boursière  cependant refuser de le prendre en compte serait faire preuve d’un dogmatisme …ou plus exactement d’un angélisme sans borne, en considérant que les politiciens ne tentent pas de manipuler parfois avec quelques succès la conjoncture à l’arrivée d’échéances électorales.

           Sur le plan pratique, j’ai longtemps utilisé les régressions multiples, mais le respect plus ou moins exact de la chronologie enlève à cette méthode beaucoup de son intérêt. Denise Flouzat soulignait déjà que son instabilité est le grand défaut du cycle électoral. Je me réfère à présent une analyse chartiste, certes éloignée de l’académique car adaptée aux spécificités du cycle électoral. Elle permet mieux de prendre en comptes les inévitables décalages.

 

 

 

      Quelles sont les chances de succès d’arbitrage sur la base de ces prévisions ?

 

 

         Tout d’abord, il faut reconnaître que l’ouverture croissante des économies, et singulièrement dans les pays de la zone euro la perte des instruments de politiques économiques, enlèvent beaucoup d’influence aux cycles politico économiques, ce qui ne signifient pas que celle-ci à totalement disparue.

        Dans les limites, soulignons également que l’essentiel des arbitrages portant sur un délai restreint, ils ne peuvent gagner à utiliser cette méthode. De même, je conseille toujours d’acheter en prévoyant une hausse, on peut certes spéculer à la baisse mais les techniques supposent de savoir exactement quand on dénouera la position, ce qui parait risqué avec notre méthode. Chercher une plus forte hausse qu’ailleurs sur un an est le pari le plus précis qu’on puisse faire ici.

          Il convient de prendre plusieurs positions à la fois. ainsi je suis gagnant sur la Suisse, le Canada dont j’avais bien prévu la hausse mais je n’avais pas vu venir celle d’Allemagne, et à ce jour je suis perdant sur le Japon…2 paris réussis, un raté à ce jour, une occasion manquée…on est dans la norme…

          En conclusion j’aimerais citer l’adjoint de Daniel Bouton , l’ex dirigeant de la société général, qui parlant de son supérieur indiquait qu’il était payé cher, très cher même , ce qui était mérité pour une personne qui ne se trompait que 4 fois sur dix…là où le commun des mortels le fait 5 fois sur 10…derrière l’ironie des propos, ceux-ci se teintent de vérité, c’est toujours sur la marge, ici 1/10 éme qu’on fait la différence……et ici son profit.

 

 

 

 

 

                                                                 Christian Guy – Novembre 2010


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3 avril 2010 6 03 /04 /avril /2010 16:37

 

L’apport du Cycle Electoral aux arbitrages boursiers

                         (Version courte)

 

 

 

 

Résumé : En limitant les investissements boursiers à certaines périodes,  notamment les milieux de mandat, on peut obtenir une amélioration des performances boursières.

 

 

 

 

La faillite d’un tiers des « hedge founds », fonds spéculatifs, en 2008, vient rappeler aux amateurs de la « bourse casino » à quel point les arbitrages sont choses risquées.

Nous présentons ici une méthode testée sur 53 années et 12 pays basée sur l’examen du cycle électoral, c'est-à-dire des évolutions boursières en fonction du calendrier politique.

 

1)     La méthode.

 

 

Le graphique nous montre l’évolution des cours de la bourse en glissement sur un an pour 12 pays de la zone euro de 1980 à 2008. Nous avons choisi de nous limiter à cette zone afin d’éviter les risques de changes.

Nous suivons les évolutions du premier trimestre qui suit les élections ( noté 1-1 ) au quatrième trimestre de la quatrième année (noté 4-4), trimestre qui verra dans nombre de pays la tenue de nouvelles élections. On observe que les cours de la bourse sont au plus haut en milieu de mandat, alors qu’est anticipée la reprise préélectorale du PIB qui aura lieu traditionnellement en fin de mandat.

Nous décidons à partir de ce graphique de n’investir en bourse que sur 10 trimestres lors des milieux de mandat, c'est-à-dire d’exclure les trois premiers et trois derniers trimestres.

 

2)     Résultats.

 

 

Le tableau  nous montre année par année de 1980 à 2008 les résultats de notre arbitrage.

 

Nous avons d’abord, dans la première colonne, l’évolution moyenne des cours pour les 12 pays de la zone Euro (noté Euro). Ces évolutions boursières sont non pondérées, chaque pays a une égale importance dans le calcul de la moyenne. La deuxième colonne donne à nouveau ces évolutions, mais cette fois en terme réel, c'est-à-dire déduction faîte de l’inflation.

La troisième colonne rend compte d’évolutions différentielles : on calcule la différence entre la position qu’on à choisie et l’évolution de la zone Euro. Ainsi, un chiffre négatif indique une moindre performance par rapport aux évolutions moyennes ce qui constitue un échec. Ils apparaissent généralement dans un contexte de baisse boursière, tel en 82 ou 2001. Au total nous enregistrons 7 échecs sur 29 années. La moyenne donnée en bas de tableau est cependant positive.

 

Pour limiter les risques, il convient de procéder à ces arbitrages plusieurs années consécutives. Ainsi le calcul d’une moyenne mobile sur 5 ans dont les résultats nous sont donnés dans la quatrième colonne laisse apparaître des statistiques continuellement positives depuis 1981. Les mauvaises surprises d’une année, sont compensées par les bonnes des autres. On peut  utiliser le cadre d’un PEA qui est justement d’une durée minimale de 5 années. Ainsi, malgré la mauvaise année 2008,le PEA ouvert le 1er  janvier 2004 accuserait au 31 décembre 2008 un surcroît annuel moyen de 3.82 % par rapport à un placement boursier classique.

 

 

Conclusion.

 

Beaucoup d’autres arbitrages sur des bases politiques peuvent être évoquées : jouer les bourses des pays dirigées par la droite ou la gauche selon l’évolution général des indices par exemple.

 

 

 

 

Méthode

 

Ce sont les élections législatives non anticipées, y compris pour la France, qui sont prises en compte. Les élections anticipées ne le sont pas, sauf pour celles intervenants au cours de la quatrième année pour les pays ayant un mandat de cinq ans (France, Italie, Luxembourg). TAB 1 GRAPH 2

 

 

Statistiques : O.C.D.E. et O.N.U.

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3 avril 2010 6 03 /04 /avril /2010 16:29

 

Arbitrages boursiers et couleur politique.

 

Crises boursières : Revoyons nos modèles, redonnons leur un peu de couleurs….politiques !

 

 

 

Résumé : Nous établissons une méthode d’arbitrage entre marchés financiers selon la couleur politique du gouvernement en place. Nous parvenons à 32 années consécutives de succès dans le cas d’un arbitrage portant sur 12 pays de l’actuelle zone euro pour un placement bloqué sur 5 ans.

 

 

 

La crise boursière récente a pris au dépourvu par son intensité les modèles d’arbitrage, que l’on cherche dans l’urgence à revoir. Nous présentons ici une méthode testée sur 53 années et 23 pays basée sur la distinction droite/gauche, variable discriminante qui permet de choisir selon les années les places financières à privilégier.

 

 

1)     L’étude du différentiel droite/gauche.

 

 

Le tableau 1 nous donne année par année les performances comparatives depuis 1953 des places financières selon que ce soit la droite ou la gauche qui est aux affaires. Un solde positif indique une plus grande performance des bourses des pays où la droite est au pouvoir.

Les deux premières colonnes nous livrent les évolutions pour 23 pays de l’OCDE, les deux dernières pour 12 pays de l’actuelle zone Euro, ce qui supprime le risque de change.

Un problème de comparaison se pose : dans une année civile des gouvernements de droite peuvent surtout être au pouvoir en début d’année, alors que suite à des alternances politiques la fin d’année verra l’arrivée au pouvoir de nombre de gouvernements de gauche. Si l’année a été marquée par un déclin général des bourses, il sera logique que les pays contrôlés par la gauche enregistrent de moins bonnes performances boursières.

Pour rendre nos comparaisons homogènes, les deuxièmes et quatrièmes colonnes rendent chaque fois compte des évolutions par rapport aux performances de l’euronex. Ainsi les résultats d’une place financière de droite ne sont pas en données brutes (première et troisième colonnes), mais sont exprimées en différentiel par rapport aux évolutions européennes. Une supériorité des performances de la droite sur la gauche est alors bien dû à une meilleure performance, et non au fait qu’elle a eu la chance d’être présente au pouvoir dans un début d’année plus favorable financièrement que ce qu’a connu la gauche en fin d’année.

 

Cette précaution étant prise, Nous observons qu’il existe de fait peu de différences entre les évolutions brutes et celles corrigées de l’évolution de l’euronex.

 

2)    Expliquer et prévoir l’évolution de ce solde.

 

 

Peut-on expliquer les raisons pour lesquels les meilleurs résultats  sont enregistrés selon les années par la droite ou la gauche ? C’est l’objet des régressions données dans le tableau 2. Nous constituons ainsi des modèles par régressions linéaires multiples sur la période 1953/89.

Nous observons que plus la droite est présente au pouvoir, et meilleurs seront ces performances différentielles ainsi que le montre le signe positif de la variable D/G % rendant compte du rapport entre le nombre de gouvernements de droite et celui de gauche parmi les 23 pays de l’OCDE. Les meilleures performances boursières de la droite s’expliquent aussi logiquement par de meilleures performances de croissance dans les années précédentes (variable S PIB).

Nous avons limité les régressions à la période 1953/89 afin d’observer si nos modèles étaient assez efficaces pour rendre possible des prévisions. Nous en avons la confirmation, car les coefficients de corrélations de nos prévisions pour la période 1990/08 sont en moyenne de 0.54.  Le tableau 3 ainsi que les graphiques données en annexe montrent la qualité de ces prévisions.

 

 

3) Mise ne place des arbitrages et résultats obtenus.

 

 

 Le tableau 1 nous indique que solde droite-gauche, assez instable durant les années 50/60,  le devient davantage à partir des années 70. A partir de cette décennie, l’un ou l’autre bord politique enregistre de meilleurs performances plusieurs années consécutives. Nous profitons de ce trait pour tenter de prévoir le signe du solde de l’année suivante à l’aide de celui de l’année précédente, c’est ce dont rend compte le tableau 4. Un signe + souligne que l’évolution a été bien prévue, même s’il s’agit par exemple de l’anticipation d’une moindre performance des bourses de droite. Globalement sur les 30 dernières années (1979/2008), on observe un taux d’échec de 22.5%, soit moins d’une année sur quatre.

Le tableau 5 reprend cette logique, mais en moyenne mobile sur 5 ans : on effectue ces arbitrages pendant 5 années, avant d’en retirer les fonds, par exemple par le biais d’un PEA. Le résultat donné est donc la rentabilité moyenne annuelle obtenue au 31 décembre de l’année de sortie après 5 années d’arbitrage. Une mauvaise année est compensée par plusieurs bonnes, on obtient des résultats satisfaisants. Ainsi la dernière colonne rendant compte d’arbitrages dans l’actuelle zone euro, laisse percevoir depuis 1977 des sorties systématiquement positives, soit 32 années consécutives de sorties bénéficiaires pour une rentabilité annuelle moyenne de 7 %. 

 

 

Conclusion.

 

Si vous n’avez rien compris aux explications impénétrables, mais que vous êtes intéressé par les résultats, une solution existe : CCP  20 924 92 D.

 

Votre don est mon seul financement.

 

D’avance merci.

 

 

Méthode

Ce sont les élections législatives, y compris pour la France, qui sont prises en compte.

                       Sources Statistiques : O.C.D.E. et O.N.U.

 

TAB 1

 TAB 1 BIS

 TAB 2

 

TAB 3

TAB 4

 

 

TAB 5

 

GRAPH 6

 GRAPH 7

 

 

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27 mars 2010 6 27 /03 /mars /2010 16:34

 

 

 

 

 

 

Image7

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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