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12 septembre 2011 1 12 /09 /septembre /2011 06:24

Crainte d’une récession :

 la bourse peut-elle se tromper ?

 

 

                La bourse est un indicateur avancé assez fiable de la croissance à 6 mois : la corrélation entre les deux est de 0.52 sur la période 1949 / 2011.

        Cependant, si les erreurs véritables et persistantes sur plusieurs mois sont assez rares, la bourse est le royaume de la ‘sur réaction’. Ainsi la chute actuelle serait la projection amplifier d'un déclin réel de la croissance…situation assez traditionnelle en milieu de mandat présidentiel américain.

 

 

       Nos graphiques nous montre l’évolution des cours de la bourse de New- York retardés de 6 mois et celle du PIB des Etats unis.

 

  bopib 49 80

 

 

bopib 81 11

 

 

 

 

 

       Une seule véritable erreur : la sinistrose allant du printemps 2002 au début de 2003 basée sur la préparation de la seconde guerre du golfe. On peut également dénoter un retard à l’allumage en 1958, la croissance démarrant plus tôt que ne l’escomptait la bourse. Malheureusement pourrait-on dire, les autres erreurs sont très faibles, de sorte qu’on peut considérer que la sinistrose actuelle n’est pas sans fondement.

 

      Par contre on percevra sur nos graphiques la traditionnelle tendance de la bourse à la sur réaction. Dans le cadre de notre analyse privilégiant les cycles électoraux, on observera cette sur réaction lors des creux de mi mandat, pointer d’une flèche jaune. 

       Au contraire, l’euphorie trop marquée au début des mandats de reconduction , soulignée d’une flèche bleue, est souvent suivie d’un crash, assez rapidement pour les démocrates (2 ème année : 1966, 1992) plus tardivement pour les républicains (3 ou 4 ème année : 1987, 2008). Le décalage d’un an s’explique par le fait que le premier mandat des républicains étant franchement récessif, il y a plus de marge pour une reprise durable au début du second mandat .

      Les reprises de mi mandat d'alternances républicaines sont souvent trop fortes, en réaction à la baisse de conjoncture trop marquée en début de mandat.  On observe alors souvent un 'mini' crash en 4 éme année ( 1984 notamment).

 

        Les graphiques donnés en annexe  réalisent la synthèse de ces évolutions  : tous mandats confondus (15 cas de 1949 à 2008) , puis pour les seules alternances républicaines ( 4 cas ) , leurs reconductions ( 5 cas) , les alternances démocrates ( 3 cas hors Obama) , et leurs reconductions  ( 3 cas ) .

 

 

    Conclusion

 

 

        Si ce n’était le caractère exceptionnel de la crise actuelle qui peut être systémique , et non relever d’un simple ralentissement conjoncturel assez normal à mi mandat ; notre étude conclurait à la réalité du ralentissement, les erreurs de la bourse étant historiquement rares, mais aussi à une sur réaction disproportionnée.

 

 

                                  Christian Guy -  Septembre 2011

   

 

                                                                         Annexes

   

 

bopib cycle général

  

 

bopib DA

 

 

 

bopib DR

 

 

 

 bopib GA

 

 

 

 

 bopib GR

 

 

 

 

 

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9 septembre 2011 5 09 /09 /septembre /2011 15:09

 

Indicateur avancé de la croissance :

A quand le redémarrage ?

 

 

 

            Résumé              

 

 

        L'indicateur avancé d'un an du PIB qu'est l'arbitrage inflation chômage n'invite guère à l'optimisme......sans laisser cependant entrevoir  une profonde récession.

                 Au delà, la difficulté de l'administration démocrate actuelle à atteindre des niveaux de croissance plus élevés,  que l'arbitrage inflation chômage autoriserait normalement,  est un phénomène assez classique, même si cette incapacité est  actuellement assez prononcée par rapport aux précédantes alternances démocrates.

     

 

 

        

 

       1 ) La croissance potentielle à travers l’arbitrage  inflation / chômage

 

 

        Tout comme nous l’avons fait pour les cours de la bourse, nous présentons un indicateur avancé basé sur l’arbitrage inflation / chômage,

         En effet, la croissance repart quand l’inflation a déjà été maîtrisée alors que le chômage, vestige de la précédente récession, est encore au plus haut. Inversement un chômage faible et une inflation élevée sont les signes avant coureur d’une croissance qui s’essouffle.

       Cet indicateur s’obtient en soustrayant au taux de chômage le taux d’inflation en glissement annuel. Le degré d’avance pour les cours de la bourse était de 6 mois. Les marchés financiers étant eux même en avance de 6 mois sur les évolutions du PIB , on ne sera pas surpris d’obtenir à présent avec ce même indicateur un horizon d’un an , ce qui est particulièrement intéressant.

      On n’est pas loin de l’idée de la notion de ‘croissance potentielle’ définie par l’OCDE, mais ici notre indicateur est plus politico-économique, et plus rudimentaire dans sa conception ….ce qui n’empêche pas de bonnes capacités prédictives.

 

     Les deux graphiques suivants soulignet la bonne corrélation de cet indicateur avancé par rapport au PIB.

 

 

Indi pib histo 1

 

 indic pib histo 2-copie-1

 Pour des raisons de présentation , l'indicateur avancé a été multiplié par 1.72, ce qui ne modifie en rien son coefficient de corrélation

 

 

     Le coefficient de corrélation obtenu est de 0.49 pour l’ensemble de la période 1949 -2011, ce qui peu être qualifié d’assez bon pour une prévision à un an.

 

 

 

 

       2 ) Des capacités prédictives qui augmentent avec l’élévation de l’inflation et du chômage

 

  

      Le tableau suivant nous montre que c’est sous la droite et en milieu de mandat que les meilleures prévisions sont obtenues, car un intense arbitrage inflation – chômage est alors à l’œuvre.

       Inversement les périodes de relative stabilité, c'est-à-dire les premières et dernières années, ou historiquement les mandats de B. Clinton, laissent apparaître des capacités prédictives plus modestes. Elles ont été de 2009 au début 2011 trés bonne sous B. Obama.

 

  indi pib corrélation noir

 

 

 

 

     3) Un arbitrage qui évolue durant le mandat

 

    

       Le graphique suivant nous présente le cycle électoral de cet indicateur conjoncturel à 1 an sur 15 mandats (1949 -2008) .

 

 indi cycle pib mardi

 

 

 

      On observe que la conjoncture est en dessous de ses possibilités en milieu de mandat, c’est la purge post électorale. La croissance est au contraire ‘boostée’ en fin de mandat, élections obligent…

     Cette poussée au-delà de ‘la croissance potentiellement’ autorisée par l’arbitrage inflation chômage est assez générale avant les élections, mais sur l’ensemble du mandat, elle dépend de la conjoncture politique ainsi que le présenteront les graphiques données en annexe.

       On y observera que la gauche lors des alternances peine à atteindre les possibilités de long terme, ce qui ne sera fait qu'en fin de mandat. Le shéma est inverse lors de l'arrivée de la droite au pouvoir : celle-ci  par ses politiques restrictives met un terme  à une croissance dépassant ses possibilité lors de sa première année de mandature. Les débuts de reconductions, qu'il s'agisse de la droite ou de la gauche , vont au contraire au delà des possibilité de long terme. 

 

 

     Quel scénario pour les mois à venir ?

 

 

      Présentons maintenant à l’aide du même indicateur avancé des projections pour la production industrielle, cet indicateur présentant l’avantage d’être calculé mensuellement, alors que le PIB ne l’est que trimestriellement…cela nous permettrad'établir des prévisions plus fines pour l’avenir.

 

 

  indi industielle

                 Pour des raisons de présentations l'indicateurs à été multiplié par 2.18 ce qui ne modifie en rien son coefficient de corrélation

 

     

    Sur la période 2007 -2011,  la corrélation est de 0.63, ce qui est assez satisfaisant.  Si ce n’étaient les doutes sur la solvabilité des Etats, l’arbitrage inflation chômage aurait autoriser un regain de croissance cet automne…le début 2012 incitant moins à l’optimisme…

      

      Conclusion

 

     Deux conclusions peuvent être apportés au terme de notre étude :

     - Le redémarrage tant espéré risque de ne pas être présent avant plusieurs mois, sans qu'on puisse pour autant augurer d'un risque de cassure.

    - sur le plan théorique, les politiques expansionnistes dont la gauche et sensée faire preuve en début de mandat et la droite à la fin, sont fortement à modérer : l'une comme l'autre sont à ces moments précis en dessous de ce que l'équilibre inflation - chômage autorise. En quelque sorte, la gauche peine à rallumer la machine pendant l'essentiel de ses premiers mandats, c'est d'actualité..., et la droite ne renouera avec des politques expansionnistes que lors d'une seconde mandature.

      

 

 

 

                                                           Christian Guy -  Septembre 2011

                                                          Docteur en sciences économiques

                                                               Agrégé de sciences sociales

 

 

 

                                              Annexes

 

indic pib DA

 

 

indi pib DR

 

 

 

 

 indi pib ga

 

 

 

 indi pib GR vrai mardic

 

 

 

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5 septembre 2011 1 05 /09 /septembre /2011 10:01

La fiabilité à éclipse

des enquêtes de conjoncture.

 

La campagne électorale va-t-elle pas altérer la vision qu’ont les acteurs économiques de l’avenir ?

 

 

 

 

     Résumé

 

            La trop forte sensibilité des entreprises aux mouvements conjoncturels, notamment lors de l’enlisement de la relance préélectorale, en fait globalement un indicateur moins fiable que les ménages. Ces derniers voient cependant leurs prévisions perturbée par l’effet euphorisant des campagnes électorales, ce qui ne peut certes qu’agir positivement sur leur comportement.

 

 

 

       Thèse

 

       En cette période d’incertitude sur l’évolution de la conjoncture, les regards sont braqués sur les enquêtes de conjonctures auprès des ménages et des entreprises.

      Celles-ci permettent asses bien de prévoir l’évolution de la production  , le coefficient de corrélation étant de 0.60 avec l’indice de la production industrielle avancé de 6 mois.

      Cependant, notre étude tend à démontrer, au travers de l’exemple des Etats-unis de 1979 à 2011, que globalement l’enquête réalisée auprès des ménages se montre plus fiable que celle effectuée auprès des entreprises.

     C’est à l’extrémité des mandats, 1ére  et 4 éme années, que les enquêtes réalisées auprès des consommateurs se montrent les plus efficaces. Cette période est celle d’une stabilisation sur le plan économique, les entreprises sont déçues par le ralentissement de la reprise préélectorale de 3 éme année et ont tendance à sur réagir. Inversement, les ménages plus placides, sont plus proches de la réalité des évolutions….au détail près qu’ils sont sensibles à l’effet euphorisant des campagnes électorales (‘yes we can’ aux Etats-unis en 2008 ‘‘ensemble tout devient possible’ en France en 2007).

       Inversement, en milieu de mandat, période de forte fluctuation entre la chute de croissance de la seconde année et la reprise de la 3 éme, les entreprises font jeu égal avec les consommateurs dans leurs qualités prédictives .Leur tendances à sur réagir, leur meilleur degré d’information pour elles qui sont à la source de la production, en font un indicateurs assez fiable pour cette période heurtée qu’est le milieu de mandat.

 

 

 

        Démonstration

   

 

        Le document 1 nous montre les évolutions des résultats des enquêtes de conjoncture auprès des ménages et des entreprises, ainsi que l’évolution de la production industrielle avancée de 6 mois. C’est en effet pour ce degré d’avance que les cœfficients de corrélation sont les meilleurs.

 

 

 

opinion Doc 1

 

 

       Les alternances politiques dans un contexte de crise (1980-81, 2008-09) sont l’occasion d’une vive reprise de confiance qui va au-delà de la réalité de la reprise effective 6 mois plus tard. Les ménages se montrent particulièrement sensibles à l’effet euphorisant des campagnes électorales, il existe même un cas, en 1988, ou ils vont jusqu’à prévoir une reprise qui n’arrivera pas, les entreprises étant cette fois là plus réalistes.

 

 

       Le document 2 reprend ces informations, mais sous forme du solde 'opinion des ménages – opinion des entreprises'. Ce solde montre encore de façon plus manifeste l’optimisme élevé des ménages dans les périodes électorales (indiqué d’une flèche jaune) : en décembre 2008, janvier 2009, ils anticiperons une reprise qui sera beaucoup plus tardive que prévue par eux. Le pessimisme des entreprises après le pic de la reprise de 3 éme année (flèches bleues) est assez systématique.

 

 opinion D 2 vrai de vrai

 

 

      Le document 3 présente la synthèse de ces évolutions en fonction du calendrier électoral. La  courbe des ménages est supérieure à celle des entreprises jusqu’au début de la deuxième année et 3 mois avant les élections : c’est l’effet euphorisant des campagnes électorales puis l’impact de l’état de grâce post électoral (lune de miel dans la littérature anglo-saxonne).

      Il est possible qu’un plus grand optimisme des consommateurs ne soit pas sans résultat effectif sur la croissance. Inversement, il serait souhaitable de prévoir des mesures en faveur des entreprises en début de 4 éme année, période où après le pic de la reprise de 3 éme année elles sombrent dans le pessimisme.

 

 

opinion D 3

              1-1 premier mois de la première année de mandat

                     4-11 : 11 éme mois de la 4 éme année, soit le mois des élections.

 

 

      Le document 4 nous donne les coefficients de corrélation entre la production industrielle avancée de 6 mois et l’indice de confiance des chefs d’entreprises et des ménages, chaque fois en progression sur 1 an.  Globalement les enquêtes auprès des ménages présentent des coefficients de corrélation plus élevés,  cela étant encore plus vrai pour celles réalisées à l’extrémité des mandats (1 ère et 4 éme année) . Les entreprises ne font jeu égal avec les ménages que pour les prévisions en milieu de mandat.

 

 

                            corrélation sur l'ensemble des mandats

 

D 4 tout

 

 

 

                           corrélation sur les 4 ème et 1 ère années

 

opinion D4 vrai de vrai

                           

                             corrélation sur les 2 et 3 éme années

 

opinion D 4 2 et 3

 

 

 

      Le document 5 montre les erreurs de prévisions en fonction du calendrier électoral. Nous avons additionné en valeur absolue (afin que les sur et sous estimations s’additionnent au lieu de se neutraliser) les différences entre les résultats d’enquêtes de conjoncture et l’évolution de la production industrielle avancée de 6 mois. Globalement, les erreurs se situent en fin de 3 éme année et sur l’ensemble de la 4 éme, période de stabilisation. Inversement , les périodes de mouvement ( 2 éme et début de 3 éme année) , sont mieux anticipées. En quelque sorte, plus les évolutions sont marquées et plus ménages et entreprises y sont sensibles et savent les prévoir avec justesse.

 

 

 

opi D5

 

 

 

      Le document 6 présente les cycles électoraux des soldes de notre étude :

  -  le solde ‘opinion des ménages – opinion des entreprises’ (en bleu) rappelle l’optimisme plus grand des ménages dans les périodes pré et post électorales perçu dans le graphique historique (document 2).

  - le solde des valeurs absolues des erreurs  (en rouge) montre que c’est à l’extrémité des mandats que les entreprises et surtout les ménages commettent le moins d’erreurs de prévision. 

 

 

   opi doc 6-copie-1

 

 

 

        Conclusion

 

 

               Retenons de cette étude la nécéssité qu'il faudrai prévoir des mesures en faveur des entreprises en fin de relance préélectorale ( début de la 4 éme année) , ainsi que la qualité plus grande des enquêtes en milieu de mandat, lorque les évolutions sont plus heurtées.

       Tout comme on désaisonnalise des séries statistiques, il conviendrait de les ‘dépolitiser’ afin d’enlever le biais statistique qu’occasionnent les élections, notamment par le ‘sur ‘ optimisme des ménages.

 

                                      Christian Guy -  Septembre 2011

                                            Docteur en Sciences économiques

                                                                      Agrégé de sciences sociales

 

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17 août 2011 3 17 /08 /août /2011 13:03

Un modèle économétrique de prévision des performances boursières de l’ensemble d’un mandat.

 

Prévoir les performances boursières de l’ensemble d’une mandature

 

 

           Nous avons souligné à travers le cas des Etats-unis que la corrélation entre l’évolution boursière de la fin de la première année d’un mandat et ce que sera la perforamnce moyenne de l’ensemble du mandat est assez forte.

      Nous reprenons ce constat de façon plus générale.

    

  

         Le tableau 1 présente les coefficients de corrélations des 16 trimestres que compte en général un mandat avec la performance de l’ensemble du mandat. Il est établi à partir des mandats de 22 pays de l’OCDE des années 50 au début de 2010, soit sur 335 mandatures (1) .

 

         Tableau 1 : corrélation entre les trimestres successifs qui composent un mandat et sa performance moyenne.

 

 4 éme tri TAB enfin

      

 

 

        On observe que c’est le 4 ème trimestre de la première année (notée 1-4) qui possède un des coefficients de corrélation les plus élevés. La progression annuelle de la bourse en fin de première année présente en effet une corrélation de 0.57 avec ce qu’elle sera en moyenne sur l’ensemble du mandat. 

 

      Nous procédons à une régression sur les mandats prenant fin avant décembre 1996, soit 257 cas observés.

 

      Tableau 2 : régression sur 257 mandatures des années 50 au début de 2010.

 

4 éme tri reg enfin

       Le R2 obtenu est de 0.30. Nous allons tester la stabilité du modèle : les performances obtenues en fin de mandat sont-elles bien prévues pour la période 1997 – 2010 ?

      La réponse est affirmative, nous obtenons un coefficient de corrélation de 0.59. Les tableaux suivants présentent les prévisions ainsi que les chiffres effectifs.

 

 4 éme tri US..vrai

 

 4 éme G 2

 

  4 éme G 5

 

4 éme G1

 

 

                        Conclusion.

 

        Nous pourrons dans les semaines à venir mettre en œuvre des modèles spécifiques à chaque pays.

       Il nous reste également à mettre en place un modèle de prévision de la fin de la mandature en fonction de son début.

       Un coefficient de corrélation de 0.59 entre les prévisions et les résultats effectifs peut être considéré comme intéressant, surtout par l’ampleur des vérifications qui portent sur 76 mandatures, ce qui écarte la simple portée du hasard.

     Sur le plan théorique, il est logique que la fin de la première année, période ou se prennent les décisions de politiques économiques, possède une capacité prédictive.

     Nous présentons enfin le prévisions pour 5 pays dont les mandats parviendront à terme en 2012 ou 2013.

 

 

 

4 dern prev 12-13

 

 

 

                     Christian Guy – Août 2011

 

(1) : les prévisions portent sur les 4 dernières année en glissement annuel avant le scrutin. Pour les pays ayant des mandats de 4 ans, cas le plus répandu, les prévisions portent bien sur l’ensemble de la mandature. Par contre, pour les pays aux mandatures de 5 ans, les prévisions se limitent aux  4/5 ème du mandat, les 4 dernières années. Pour les mandatures de 3 ans, les prévisions prennent en compte la dernière année de la mandature précédente.

 

 

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8 août 2011 1 08 /08 /août /2011 15:35

 

Elections et bourse en France sous la

 V ème République

 

 

 

           Nous sommes à présent à moins d’un an des élections présidentielles et législatives. Une rétrospective au  travers des  scrutins législatifs et présidentiels survenus depuis 1958 peut nous aider à anticiper les mouvements boursiers qui ne manqueront pas de survenir dans les semaines entourant les échéances de 2012.

 

 

1)  Les élections politiques.

 

         Ce sont celles pour lesquels les résultats des élections ont eu un impact indéniable sur les cours boursiers. Parfois même  l’impact a commencé avant les élections. Les élections de 1978 et de 1981 en sont les deux exemples. La première sera une bonne surprise pour la bourse avec la reconduction surprise de la droite : après des mois de stagnation anxieuse la bourse connaîtra une forte embellie. Le 11 mai 1981 et ses -21 % sont entrés dans les annales du mouvement inverse, d’une bourse atterrée par la victoire d’une gauche qu’elle craignait radicale.

 

 

2) Les alternances de gauche. 

  

         Les ‘socialo-communistes’ avaient en effet de quoi faire peur à la bourse avec leur programme de nationalisation. En 1997, Lionel Jospin et ses 35 heures ne déclenchera certes pas l’enthousiasme de la bourse, une phase de déclin déjà à l'oeuvre s’amplifie  après l’élection, mais on ne peut plus parler d’effondrement . Notons que passée une certaine déception, l’arrivée de la gauche au pouvoir laisse poindre une reprise de l’optimisme…aidée par les mesures de relance. On observait ainsi à partir d’août 1981 une remontée des cours de la bourse, une stabilisation apparaîtra à l’automne 1997.

 

 

3 ) Les reconductions de  gauche.

 

       Nous n’en possédons qu’un seul exemple : la réélection de F. Mitterrand  en 1988. La bourse est alors totalement rassurée, connaissant par expérience le recentrage de la politique de l’hôte de l’Elysée. Sa réélection en mai 1988 se réalisera donc dans un contexte de progression des cours.

 

 

4) Les élections présidentielles .

 

        Si depuis 2002 les présidentielles sont couplées avec les législatives, ce n’était point le cas auparavant.

        Nous avions déjà évoqué par ailleurs le fait que s’il existe bien un cycle législatif en France (ralentissement de la croissance après les élection, relance avant), celui des présidentielles est beaucoup plus ténu.

       Nous en avons ici la confirmation. En effet dans notre étude qui se limite aux mois entourant les élections, nous n’observons pas de mouvement caractéristiques à l’approche des présidentielles ou après. Tout au plus, observe-t-on en 1965 et 1995 une très légère progression des cours saluant la victoire de la droite. Quand aux présidentielles anticipées, de 1969 et 1974, c’est une baisse boursière qu’elles provoqueront, malgré la victoire de la droite. Sans doute la bourse anticipe-t-elle déjà les mesures restrictives qui seront prises les élections passées sans que le phénomène d’inquiétude avant les élections n’est eu le temps, élections anticipées obliges, de constituer des marges de progression inexploitées….à exploiter le scrutin passé.

       Ce qui importe le plus, c’est de percevoir que les élections passées, le mouvement observé avant le scrutin reprend, hausse en 1969, baisse en 1965, 1974, 1995, 2002 et 2007, il n’existe que rarement une inflexion (1968, 1988).

 

 

5 )  Les élections législatives.

 

         Les législatives de 1962, anticipées de quelques mois, de 1967 et 1973 sont les cas les plus proches des modèles étrangers : progression des cours avant, inflexion à l’occasion des élections, baisse ensuite.

        En 1986 et 1993, l’arrivée de la droite donne lieu à une petite progression, mais tout comme les présidentielles,  le scrutin passé,  la tendance à l’oeuvre auparavant reprend ensuite. Il en sera de même en 1968, progression lors de la victoire de la droite  en moins…la bourse n’aime pas l’agitation, les fins de règne et les assemblées introuvables…

 

 

6 ) Que prévoir pour 2012 ?

 

          On l’aura compris, si nous avons  tout d’abord étudié les mois proches les élections pour les Etats-unis, la Nouvelle -Zélande ou la Suisse, des pays aux dates électorales immuables, c’est que le cas français est plus complexe. L’évolution du calendrier électorale (le couplage des présidentielles et des législatives depuis 2002), les transformations politiques (la moindre peur que suscite une gauche recentrée) ainsi que le faible nombre de cas comparables (les élections anticipées de 1969, 1974 voire 1962 et 1997 réduisent le nombre de cas exploitables), tout cela rend difficile les prévisions pour la France.

 

          Disons sans trop surprendre pour 2012 qu’une reconduction de la droite serait saluée, qu’une victoire de la gauche ne déclencherait pas l’enthousiasme. La déception d’une victoire de la gauche en Mai-juin 2012 serait compensée par une légère remontée quelques mois après sous l’influence de mesures de stimulation, mais la gauche en aura-t-elle les moyens ?

 

 

 

Conclusion.

 

 

         Pour les raisons énoncées plus haut, il nous faut être prudent pour les prévisions boursières françaises dans l’environnement des élections. L’histoire politique de la France depuis 1958 ressemble plus à une accumulation d’exceptions qu’à la reproduction à l’identique d’un modèle de scrutin en scrutin.

 

         Malgré ces réserves, on peut dresser 3 tendances :

 

        -  Les élections présidentielles ont peu d’impact sur la bourse, tout juste observe-t-on un sursaut à l’occasion de la victoire de la droite en 1965, 1995, 2002, 2007, sursauts absents lors des anticipées de  1969 et 1974.

       -  La peur de la gauche a marqué certaines élections (1978,1981) mais ensuite on observe une certaine banalisation (forte en 1988, relative en 1997).

      - D’une façon générale, les tendances à l’oeuvre avant les élections reprennent les élections passées (législatives de 1986, 1993, présidentielles de 1965, 1969, 1974, 1995, 2002, 2007). Les véritables cycles électoraux, avec progression de la bourse avant les élections puis chute les élections passées remontent à assez loin : 1962, 1967 ,1973. Il faut y voir certainement la perte d’autonomie dans les politiques économiques, l’ouverture de l’économie. Cependant la concomitance des élections législatives et presidentielles en accroissant les enjeux ne pourraient-elles pas aider à leur retour ? 

        Les élections de 2012 verraient donc une légère progression de la bourse en cas de victoire de la droite, mais un véritable phénomène d’inversion des cours dans l’environnement immédiat des élections comme on l’observe dans d’autres pays est peu probable ou sera très ténu.

       Rappelons que nous nous intéressions ici à l’environnement immédiat, c’est à dire les mois avant et après les élections. Dans d’autres études plus globales sur l’ensemble d’un mandat de 5 ans, nous avons observé des cycles électoraux pour le pouvoir d’achat, l’inflation ou le chômage .

 

 

 

Annexes :

Ensemble des années d'élections nationales 

depuis 1962

 

 

 

 

nota : les verticales rouges signalent les élections 

 

F5 62

     1962 (législatives anticpées) : un cycle classique à l'étranger, hausse avant les élections, baisse après 

  

F5 67      1965 (présidentielles) : la bourse salue la victoire de la droite, puis la tendance à l'oeuvre reprend     

 

 

 

F5 67...

1967 (législatives) : un cycle classique à l'étranger , hausse avant les élections, baisse après 

 

 

F5 68         1968 ( législatives anticipées ) : la bourse n'aime pas l'agitation, la victoire de la droite n'est même pas saluée, par contre la stimulation de l'économie due aux hausses de salaires favorisent la bourse à partir de l'automne  .

 

F5 69

                 1969 (présidentielles anticipées):  les élections anticipées ne provoquent pas de hausse électorale, même en cas de victoire de la droite, là encore la tendance à l'oeuvre reprend après les élections 

 

F5 73

73 (législatives)  : un cycle classique à l'étranger : hausse avant les élections, baisse après 

 

 

F5 74     1974 ( présidentielles anticipées ):  les élections anticipées ne provoquent pas de hausse électorale, même en cas de victoire de la droite, là encore la tendance à l'oeuvre reprend après les élections   

 

 

 

F5 78      1978 ( législatives): nette poussée après la victoire surprise de la droite 

 

F5 81       1981 ( présidentielles et législatives ) : la bourse n'est pas douée pour les prévisions : après avoir craint la victoire de la gauche en 78, elle croyait dans celle de la droite en 81 ...résultat : -21% le 11 mai 81. Les mesures de relance la revigorent un peu après août...un peu comme en 1968 dans la même séquence de relance inflationniste. 

 

F5 86

      1986 ( législatives ): la bourse salue la vitoire de la droite, puis reprend pour quelques mois sa tendance précédante 

   

 F5 88

     1988 ( présidentielles et législatives ) : un des rares cas d'inversion de tendance après les élections, mais n'est-ce pas le fait du hasard ?...en tous cas, la bourse n'a plus peur d'un président de gauche...s'il est reconduit et qu'elle le connait déjà. 

 

 

F5 93       1993 ( législatives ): au coeur de la récession de 1993 , la bourse salue la victoire de la droite...puis retourne à sa baisse 

   

  F5 95 

      1995 ( présidentielles ) : la bourse salue la victoire de la droite, et retourne à sa tendance dégradée par les politiques restrictives pour la mise en place de l'U.E.M.

 

 

F5 97        1997 (législative anticipée) : mauvaise surprise pour la bourse, mais la gauche fait-elle encore vraiment peur..ou n'aura-t-elle fait qu'accélerer une tendance baissière ?  

 

 

F5 2002

     2002 (présidentielles et législatives ) : là encore la bourse salue la victoire de la droite, puis retourne à sa tendance  

 

F 5 2007       2007  (présidentielles et législatives)  : encore un scénario bien connu , un salue de la bourse, et on reprend la tendance... 

 

  

Christian Guy - Août 2011

Docteur en sciences économiques

Agrégé de siences sociales

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15 juillet 2011 5 15 /07 /juillet /2011 17:18

Accidents de la route : le tournant meurtrier….des élections.

 

 

 

           Les nouvelles récentes sont assez mauvaises en matière de sécurité routière : le nombre de décès à 30 jours est repassé au dessus de la barre des 4000 morts par an.

     Sans vouloir relativiser ce sinistre chiffre, rappelons que une hausse des accidents en période préélectorale est assez traditionnelle et qu’à certains égards cela peut être annonciateur d’une reprise de l’activité, celle-ci passant par plus d’échange.

 

 

 

1) Interprétation politico-économique des statistiques de mortalité routière depuis 1973.

 

Nos graphiques 1 et 2 nous montrent l’évolution des décès routiers depuis 1973.

               graphique 1

Route histo 1 

 

               graphique 2

  Route histo 2

 

 

 

       Nous observons que l’économie exerce une influence évidente, car plus d’activité c’est plus de déplacements professionnels et plus de revenu pour les loisirs. Inversement les périodes de récession exercent une influence baissière….à quelque chose malheur est bon.

      Les élections ne sont pas sans conséquence. Avant les élections, le laxisme préélectoral domine, les gouvernements évitent les mesures répressives…la révision en janvier 2011 du dispositif de restitution des points en est un exemple. A cela s’est longtemps ajouté la perspective de l’amnistie. On observe ainsi pour les présidentielles de  1995 et 2002 des évolutions très négatives. Pour les législatives de 1978 ou 1986, c’est le contexte de reprise préélectorale, aidé par le contre-choc pétrolier en 1986, qui explique la hausse très prononcée avant les élections.

      1988 est un exemple intéressant car 3 facteurs se combinent : la reprise préélectorale, la reprise économique internationale, et la perspectives d’une amnistie : cala ne peut que donner une hausse dramatique du nombre des tués. 

      Inversement, les facteurs peuvent se neutraliser : la récession européenne de 1993 efface la reprise préélectorale programmée pour les législatives : la mortalité sur les routes en profitera.

     Après les hausses préélectorales existent les baisses post électorales, générées là encore par la combinaison des deux facteurs : les autorités ne craignent plus la sanction électorales, elles osent prendre des mesures répressives. Les mesures de stabilisation économique traditionnelles les élections passées freinent la croissance et donc le développement des transports. 2002 est un exemple de combinaison de ces deux facteurs, avec la mise en place des radars automatiques, à cela s’ajoute même un troisième qui est la récession internationale de 2001-2003.  

 

 

2) Le cycle électoral des accidents routiers.

 

 

       Notre graphique 3 nous présente la synthèse  des évolutions en suivant la chronologie électorale du début du mandat (première année) à la fin (cinquième année).

 

                           graphique 3

  Route cycle france france

 

      On observe bien une chute post électorale notée en bleue puis une hausse en fin de mandat noté en rouge.

       La courbe bleue prend en compte 10 mandats intègre pour moitié des mandats qui n’ont pas été terminés (1978/81,1986/88, 1993/97) et des mandats présidentiels suivis sur leurs 5 premières années (1974/79, 1995/2000). La courbe voilette ne prend en compte que les mandats législatifs terminés : 1973/78, 1981/86,1988/93,2002/07. 

 

 

3)  Le tournant meurtrier …..des élections.

 

 

      L’adage populaire, statistiquement faux, dit ‘femme au volant, mort au tournant’, on ferait mieux d évoquer le tournant meurtrier ….des élections.

      Le graphique 4 fait la synthèse des 48 mois entourant les élections, 23 avants, et 24 après. Cela sur 11 élections, car on y ajoute celle de 2007……le résultat est sans appel.

 

               graphique 4

 

Route 2 2 ele

 

 

 

 

4) Comment interpréter la hausse actuelle ?

 

         Les cycles électoraux présentés au graphique 3 ont été réalisés sans prendre en compte le mandat entamé en 2007…pourtant le cycle calculé sur 10 mandats repris ici pour les simulations et prévisions présente un coefficient de corrélation de 0.72 avec les évolutions de la période 2007/2011, celui établi sur 5 mandats en ayant un de 0.58.  Cela incite à accréditer la thèse d’une certaine prédictibilité de notre interprétation électorale.

 

                            

 

                            graphique 5

 

Route 07 12

 

 

 

 

      Il faut donc malheureusement en conclure que nous serons dans une période haussière jusqu’à la fin 2012….la prochaine forte baisse sera pour après les élections. Rappelons qu’une reprise économique, qu’on ne peut qu’espérer pour d’autres raisons, viendrait aggraver ces résultats….

 

 

 

 

                     Christian Guy -  juillet 2011

 

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13 juillet 2011 3 13 /07 /juillet /2011 17:25

Mortalité routière : l’explication électorale

                                                                  L'exemple de la Belgique

 

        La Belgique est à la croisée des chemins de l’Europe et donc à la croisée de l’impact des élections sur la mortalité routière. Quelques explications et graphiques pour les incrédules…car rien ne peut sembler plus surprenant que d’expliquer les accidents de la route à l’aide des élections.

 

  belge histo belge 2

   

    Le calendrier électoral n’est pas sans impact sur les accidents routiers. Le graphique suivant nous présente la mortalité routière (décès à 30 jours) par an depuis 1970 en fonction des élections législatives belges.

 

 

        Les élections législatives sont signalées par des barres rouges. On observe une augmentation des accidents en cours de mandat, le summum étant atteint la troisième année du mandat. La reprise de l’activité entraîne plus de transport, que ce soit de marchandise ou de passagers pour le travail et les loisirs. La reprise économique, préélectorale à l’aide de mesure de stimulation,  est en Belgique à son summum dés la troisième année, la crainte de dissolution incitant à ne pas attendre le terme du mandat.  La décélération de l’économie à partir de la quatrième année de mandat provoque une baisse du nombre de tués sur les routes…..le grand nombre de tués en troisième année incite également les gouvernants à prendre des mesures indolores avant les élections pour ne pas être accusés de passivité. Les élections passées, des mesures restrictives tant en terme de croissance (lutte prioritaire contre l’inflation et les déficits)   que dans le domaine de la sécurité routière, sans doute cette fois les plus impopulaires ; concourent à baisser la mortalité routière.

 

       Il est évident que l’importance du fret passant par la Belgique, à destination de l’Allemagne ou de la France, donne une portée au cycle électoral de ces deux pays. Ceux-ci présentant une vie politique plus stable qu’en Belgique, l’activité est donc au plus haut au terme du mandat, soit la quatrième année en Allemagne et la cinquième en France. A cela s’ajoute la durée nécessaire pour que leur croissance exerce un effet d’entraînement sur l’économie belge. Les deux graphiques suivants nous montrent que les élections de ces deux pays coïncident avec une hausse de la mortalité sur les routes belges.

  

belge histo all 2

 

     belge histo Fr 2

 

 

      Il nous manque enfin le plus important, la patrie du cycle électoral…les Etats-unis. C’est dans ce pays que les économistes ont les tout d’abord soulig l’impact des élections sur un certain nombre de données, et bien évidemment sur la croissance. Elle est plus haut l’année précédent les élections…phénomène qui se propage et atteint avec retard d’autres contrées. Ainsi n’est-on pas surpris à l’aide du graphique suivant d’observer qu’un an après les élections américaines, les statistiques de la mortalité routière Belge sont en augmentation, plus de croissance se traduisant par plus de déplacements.

 

 

 

belge histo us 2

 

      Les graphiques suivants résument sur la durée d’un mandat, 4 ans pour la Belgique, l’Allemagne et les Etats-unis, 5 ans pour la France, l’évolution de la mortalité routière en Belgique en fonction du calendrier électoral de chacun de ces pays.

 

Belge belge mandat

                

                  Seuls les mandats entiers ont été pris en compte : 81/85,87/91,91/95,95/99,99/03,03/07.

           Données en progression annuelle

 

 

Belge mandat allemand

                       Mandats pris en compte : 81/85,87/91,91/95,95/99,99/03,03/07

 Belge us mandat

                       Mandats pris en compte : 85/89,89/93,93/97,97/01,01/05

 

 

Belge france mandat

                   Mandats pris en compte 86/88,88/93,93/97,97/02,02/0.

                           Les mandat non terminés expliquent que les valuers de débuts et de fins ne

                           soient pas de même niveau

      

 

 

       C’est le cycle électoral des Etats-unis, connu pour sa régularité et sa force, qui impacte le plus fortement les statistiques belges : son coefficient de corrélation est de 0.62 avec les statistiques de la mortalité routière sur les routes belges. Viennent ensuite l’allemand (0.50), le français (0.31), et enfin le belge (0.21). Plus les élections surviennent à un rythme régulier, (facteur qui handicape la Belgique et la France où on recours à des élections anticipées) , plus le PIB du pays est élevé, (facteur qui ajoute à la force des Etats-unis et l’Allemagne) ; et plus le cycle électoral exerce sont influence.

 

      Mettre en évidence la corrélation entre les accidents routiers et les élections présente un intérêt : permettre la prévision des sinistres en fonction du calendrier électoral……Messieurs les assureurs, à vos calculatrices….

 

 

                                                              Christian Guy -  Juillet 2011

                                                                     Docteur en Sciences économiques

                                                                                                                                                 Agrégé de sciences sociales

 

 

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4 juillet 2011 1 04 /07 /juillet /2011 16:18

 

Vous voulez améliorez vos prévisions boursières de 4 % ?....

introduisez des variables politiques !

 

 

 

 

 

 

 

             Nous présentons un modèle politico économique pour la prévision boursière, ici celle de la place New York.

 

         Nous régressons notre modèle sur la période 1929 – 1992 afin d’établir des prévisions semestrielles pour la période 1993 - 2010.

         Notre objectif est pédagogique. Nous considérons que la transposée de moyennes passées, ou l’analyse graphique, sont les meilleurs moyens de prévoir à l’aide de la théorise du cycle électoral. Cependant, la pratique de la prévision se réalisant avant tout par la modélisation et les régressions….nous nous soumettons en quelque sorte à impératif.

         Dans un article précédant, nous avions souligné à travers la ‘méthode des corrélations’ que des évolutions semestrielles s’effectuent souvent en réaction à d’autres précédentes, et que l’on peut en la matière observer des régularités politiques. Ainsi la façon de réagir du premier semestre d’un nouveau mandat, n’est pas la même que celle du dernier, moins sensible…

 

 

 

I) Présentation du modèle.

 

 

 

        Nous introduisons donc dans notre modèle les évolutions boursières des trois précédents semestres, ainsi que le présente notre Tableau en annexe.

 

 

       Notre tableau nous montre ainsi que la réaction inverse aux évolutions en cours il y a 3 semestres (-18) est significative pour le second semestre (B) de la première année (1). On observera également que le premier semestre de la seconde année (2A)  réagit positivement aux évolutions des semestres précédents…

       A coté de ces variables de réaction, nous avons introduit plus classiquement des variables muettes prenant la valeur 1 pour le semestre concerné. Ainsi le premier semestre de la troisième année (3A) apparaît généralement positif, c’est l’inverse pour le premier de la quatrième année (4A).

 

        En effectuant une régression sur plus de 120 semestres, nous donnons quelque valeur à notre travail. Mais peu de variables apparaissent comme significatives sur une si longue période, nous en obtenons au total 6.

 

 

 

II) comparaison des qualités prévisionnelles.

 

 

        La projection de ce modèle obtient un coefficient de corrélation de 0.25 avec les évolutions à prévoir entre 1993 et 2008. Ce n’est pas élevé, mais nous n’avons jamais prétendu que les variables politique devait remplacer les autres, mais pas totalement inintéressant.

 

 

 

modpo 1 B 

 

    

      En effet, nous avons sur la même période 1929 / 1992 régressé un modèle économique constitué des mêmes données , les cours des 3 précédents semestres, mais sans faire de distinctions politiques. Nous obtenons des projections de meilleures qualités, car le coefficient de corrélation est de 0.32.

 

 

mod po 2 B

 

        

 Cependant si on additionne les prévisions de ces 2 modèles, on aboutit à une corrélation de 0.36….0.4 de mieux, ce n’est pas très conséquent, mais cela souligne qu’en ignorant l’introduction de variables politiques on se prive d’améliorer la qualité des prévisions…0.04 point de corrélation, cela peut se traduire en sommes conséquentes dans des opérations boursières….

        

 mod po 3 B

 

                     

 

 

                                     Christian Guy – Juillet 2011

 

 

 

 

 

                                                              Annexe

 

 

 

                                     tab juin 2011

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27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 13:48

Une nouvelle méthode de prévision boursière :

La méthode des corrélations.

 

  

          Les investisseurs boursiers, un peu à l‘instar du bon sens populaire, aiment à faire des prévisions en fonction d’une situation présente: quand les uns disent noël au balcon, pâques au tison, les autres répondront que janvier indique la tendance annuelle…..

      Quelle est la réalité du bon sens populaire ou plus exactement ici boursier, de ces accumulations d’expériences plus ou moins théorisées ?

       Peut-on vraiment à partir de l’évolution boursière d’un semestre anticiper ce qui se produira dans le suivant ?

      Notre réponse sera qu’en effet en fonction de leur situation dans la chronologie d’un mandat, certains semestres possèdent plus ou moins la capacité à prévoir des évolutions.

       Pour cela, nous découperons les mandats présidentiels américains de 4 ans en 8 semestres, nous tenterons d’établir des correspondances ou corrélations entre eux  à la lumière des 14 mandats accomplis de 1953 à 2009.

 

 

I)  Périodes de retournements et périodes de stabilités.

 

   

             Il existe clairement deux périodes de retournement boursier durant un mandat.

           Le tableau 1 présente les coefficients de corrélations entre un semestre et les suivants.

 

corel T1

 

 

          Dans la première ligne, cinquième colonne, nous observons que le coefficient de corrélation du premier semestre de la troisième année (3 A) de mandat est de -0,57 avec le semestre suivant. Les valeurs observées sont de encore de -0,35 par rapport à l’évolution dans 2 semestres (deuxième ligne) et de -0,46 par rapport à celle à l’œuvre dans 3 semestres (troisième ligne). Nous sommes donc clairement en face d’une période de retournement.

            En plus du milieu de la troisième année, il existe une autre période de retournement, certes un peu moins marquée : le début d’un nouveau mandat. En effet la 8 ème colonne qui présente les coefficients de corrélation du dernier semestre du mandat (4 B) par rapport aux évolutions à 6, 12 et 18 mois, laisse chaque fois apparaître des coefficients négatifs.

            Les retournements de milieu de 3 ème année sont particulièrement marqués lorsque la Droite est au pouvoir (tableau 2) et lors des alternances (tableau 4). Dans ces deux cas, on est alors au début du redémarrage après des débuts de mandats difficiles.

 

 

corel T 2

 

 

corel T 3

 

corel T 4

 

corel T 5

 

           S’il existe des périodes de ruptures, il en existe également de continuité. Ainsi les évolutions à l’œuvre au premier (1 A) et second (1 B) semestre du nouveau mandat sont rarement contredites les semestres suivants, pour calmer tout espoir vain, il s’agit en général de baisse…On observera cette même tendance à la prolongation mais cette fois ci de hausses, lors des débuts de reconduction (Tableau 5).

 

 

II) capacité à prédire à plusieurs semestres.

 

         Notre étude possède également une ambition, le développement de la prévision de moyen terme que nous considérons comme relativement possible à l’aide de la théorie du cycle électoral.

        Nous constatons dans nos divers tableaux que les coefficients de corrélation restent élevés à plusieurs semestres, les coefficients faibles sont épars et non dominant pour les prévisions à long terme. Ainsi  le second semestre de la troisième année (3 B) présente un coefficient de corrélation de 0, 62 pour ses prévisions à 6 semestres. Le semestre 2 A des présidents démocrate affiche des coefficients inverses de 0,40 en moyenne pour des prévisions portant jusqu’à 7 semestres. Le semestre 4 B possède des coefficients de corrélation de valeur proche de 0,90 pour des prévisions à 4 ou 5 semestres.

        Nous pourrions prolonger longtemps ce qui deviendrait une fastidieuse revue de détail. Rappelons cependant que chacun de ces tableaux est fait au minimum à l’aide de 5 mandats (prévisions pour la Gauche), il y en à 9 pour la Droite, 7 pour les alternances et autant pour les reconductions, ce qui donne tout de même une certaine significativité aux statistiques obtenues.

 

 

III) prédire et être prédit.

 

 

 

A) Capacité des semestres à prédire les suivants.

 

 

        Les capacités de prévision des semestres sont-elles équivalentes ? L’avant dernière ligne de chacun des tableaux fait état de la valeur absolue moyenne des coefficients de corrélation. Ainsi 0,29 pour la colonne 1 A signifie que le début du premier mandat possède en moyenne des coefficients de corrélations, parfois inverses, de 0,29. C’est  élevé, il y a donc quelque vérité à prétendre s’aider du début du mandat pour prévoir les évolutions futurs, voire l’ensemble du mandat à venir (tableau 6). Le record est pour 3 B qui monte à 0,30, ce semestre se distinguant rappelons-le par ses capacités à long terme. Par contre les vertus prédictives de 1 B, presque toujours orienté à la baisse, et de 4 A, souvent stagnant sont assez réduites. Globalement ainsi que nous le montre la dernière colonne, les capacités prédictives vont en se déclinant avec le temps sauf pour les prévisions à 3 ou 4 semestres aux coefficients plus élevés qu’à 2, notamment pour les démocrates ou les reconductions : on retrouve ici le cycle des affaires.

 

B) Capacité des semestres à être prédit par les semestres antérieurs.

 

 

         Après la capacité prédictive, intéressons nous à la capacité à être prédit. Nous établissons dans la dernière ligne, les coefficients de corrélations des 8 semestres antérieurs par rapport à un semestre à prévoir. Ainsi dans le tableau 1, nous constatons nous obtenons pour la colonne 4 A  un coefficient de 0,32...c’est le record de ce tableau.  Il faut dire qu’il est une fois encore peu risqué de commettre des erreurs pour un semestre ordinairement assez atone. La gauche, qui aiment à pratiquer des politiques contra cycliques et se montre plus réactive possède globalement des coefficients plus élevés et détient quelque record tant pour la capacité à prédire qu’à être prédit, on observe plusieurs coefficients dépassant les 0,40. De même, les mandats de reconduction  présente globalement des coefficients plus élevés que ceux d’alternance, mais l’opposition est moins nette qu’entre droite et gauche.

 

 

IV) Prévoir l’ensemble d’un mandat.

 

      

         Le tableau 6 nous le montre, pour des statistiques reprenant l’ensemble des mandats depuis 1949, il existe de fortes disparités entre l’aptitude des différents semestres à prévoir l’évolution des mandats. Ainsi que nous l’avions suggéré, les premiers semestres, et singulièrement le premier, constitue un bon indicateur….voilà qui incite à l’optimisme pour la mandature actuelle…nous reprendrons cela dans un prochain article.

 

 

corel T 6

 

 

V) La portée théorique de ces constats.

 

             Mandat de gauche et de reconduction se prêtent donc mieux que ceux de Droite et d’alternance à la prévision par la méthode des corrélations.   C’est heureux, car ce sont justement des mandats moins facilement prévisibles par celle de la transposition linéaire d’expériences passées (voire publication précédente).

          Sur le plan théorique, cela souligne que la Droite part d’avantage de présupposés : elle applique de façon assez systématique les politiques restrictives en début de mandat à des fins de lutte contre l‘inflation, stratégie qui est également la plus opportuniste électoralement car garantissant normalement une fin de mandat expansionniste propre à aider à la réélection. Pour la gauche, l’intervention de l’Etat dans l’économie est quelque chose de plus naturelle. Les Démocrates cherchent à stabiliser sur un sentier d’expansion l’économie en permanence, d’où des coefficients de corrélation plus significatifs, les semestres étant perpétuellement ajustés les uns par rapport aux autres.

          De même, en période de reconduction, où l’idéologie, et souvent les impératifs économiques dans un contexte de croissance fort sont moins forts, la politique cherche d’avantage à s’ajuster ou aléas ponctuels plutôt qu’à appliquer de façon doctrinaire tel ou tel programme de lutte contre l’inflation ou le chômage.

 

 

VI) La mandature de  B. Obama.

 

 

 

           La mandature de B. Obama, qui diverge dans son timing, plus que dans ses formes, des mandats conventionnels d’alternance démocrate, pourrait se prêter à notre analyse par les corrélations. Rappelons que le second semestre de la troisième année (3 B)  qui nous aidera à prévoir la période allant du  1 er juillet 2011 au 31 Décembre 2011 présente un coefficient inverse de 0,60 par rapport aux semestres précédents en tant que  mandat d’alternance, et de  -0,91 en tant que mandat de Gauche….Nous sommes donc probablement en cet été 2011 à une période d’inversion.

 

 

         Conclusion.

 

          Notre méthode des corrélation nous semble donc  particulièrement indiquée lors des mandats de reconductions, ou lorsque les démocrates son aux affaires, ces mandats reproduisant moins systématiquement les expériences précédentes.

         Elle est également propre à aider la prévision lorsque les évolutions s’écartent des évolution attendues, on peut alors espérer qu’à défaut de répéter linéairement des expériences passées, ces évolutions évolueront les unes en réaction des autres.

 

 

                   Christian Guy – juin 2011

               Docteur  en  sciences  économiques

                   Agrégé de sciences sociales

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22 juin 2011 3 22 /06 /juin /2011 15:38

    Existe-t-il un cycle électoral du conflit social ? 

 

 

                  Nous arrivons vers l’année 2012, année de l’élection présidentielle et certains ne manqueront pas de le prévoir, d'un possible troisième tour social.

        Alors qu’en est-il en réalité , que nous apprennent les expériences passées quand aux craintes pour certains, aux espoirs pour d’autres,  d’une forte agitation sociale dans la période électorale ? 

 

 

            I) Il existe bien des ‘troisièmes tours sociaux’…surtout en cas d’alternance politique.

 

 

         A) Taux d’adhésion et conflictualité

 

          Notre étude est basée sur le taux d’adhésion aux syndicats dans 23 pays de l’OCDE. Cet organisme en donne les statistiques annuelles de 1960 à 2008 pour les pays membres .On pourrait objecter que le taux d’adhésion n’est par directement le nombre de conflits. Cependant la première statistique existe de façon standardisée pour de nombreux pays sur une longue période : une étude statistique est d’autant plus fiable qu’elle comporte un grand nombre d’individus.  Les statistiques de la conflictualité ne sont , elles ,  pas standardisées, chaque pays ayant sa propre méthode, et elle couvrent un champ chronologique beaucoup plus retreint.

         Il existe probablement un ’effet’ retard, une montée des conflits, comme en 1968 en France, entraînera un taux d’adhésion au plus haut un an après. Le conflit a rendu populaire l’action syndicale.  Cependant dés l’année de conflit, ici 1968, on observe tout de même une montée de l’adhésion aux syndicats.

 

 

 

        B)  Le cycle électoral de la conflictualité confirme que l’année des élections est celle de la forte mobilisation

 

 

SY tout

 

 

           Notre graphique nous montre l’évolution du taux d’adhésion aux syndicats en glissement annuel, les données sont en différentiel par rapport aux statistiques de l’ensemble de l’OCDE.

          Le taux d’adhésion enregistre une première hausse lors la seconde année du mandat, période traditionnelle de refroidissement de l’activité (PIB). Il faut en effet lutter contre les licenciements. Ainsi  perçoit -on la double conséquence du chômage : à court terme mobilisateur, à long terme démobilisateur car désagrégeant le corps social, incitant au fatalisme et faisant craindre les ‘licenciements sanctions’. La reprise de la croissance la troisième année va de pair …avec une reprise de la conflictualité, l’espoir renaissant, les entreprises renouant avec les profits, il y a ‘du grain à moudre’. Mais c’est la quatrième année qui sera la plus porteuse de revendications car si l’expansion se confirme, elle emmène également à long terme une reprise de l’inflation : chômage en baisse, inflation en hausse, le cocktail est explosif …élection rime bien avec contestation.

 

 

 

       C) Une conflictualité portée par les alternances politiques.

 

 

           Les troisièmes tours sociaux les plus intenses se produisent lors des alternances politiques, et souvent avec un certain retard.

       Examinons tout d’abord la situation lorsque la Droite accède au pouvoir après une défaite de la Gauche.

 

 

 

SY DA 

 

         Les alternances de Droite sont l’occasion d’une forte montée de la conflictualité. Elle entame ses mandats par des mesures particulièrement restrictives. A ce facteur matériel s’ajoute sans doute un facteur psychologique : le monde du travail  considère qu’il a tout à perdre d’une Droite réputée proche du capital, les rancoeurs sont exacerbées par la défaite de la Gauche. La situation devient explosive : c’est  le troisième tour social…il faut montrer les dents…pour ne pas se faire ‘gober tout rond’ ! . L’enlisement dans la dépression va ensuite faire chuter l’adhésion, le fatalisme s’installe. Il faudra attendre la reprise préélectorale pour que la mobilisation reprenne.

  

          Les alternances de Gauche sont également l’occasion d’un troisième tour social.

 

  SY GA bon

         

       

        On a connu en France en 1936 cette situation où le succès électoral de la Gauche donne des ailes à la contestation. S’il existe  par la suite un déclin,  la progression du taux de syndicalisation est tout de même plus élevée sur l’ensemble d’un mandat de Gauche par rapport à ce qu’on observe sous la Droite.   

       Paradoxalement, alors que les salariés ont moins besoin d’être défendus, ils se mobilisent plus lorsque la Gauche est au pouvoir. Cela démontre le poids ‘d’une conscience de classe ‘ pour reprendre le langage marxiste : la période est à un état d’esprit revendicatif qui incite à se mobiliser dans l’entreprise et à soutenir la gauche dans les urnes…nous avons évoqué dans une étude précédente l’impact de ces vagues idéologiques.

        Si on s’interroge sur la situation de la France pour 2012, on constatera donc qu’une victoire de la Gauche pourrai aller de pair jusqu’en 2013 avec une hausse de la conflictualité. Mais que se passera-t-il si la Droite remporte un nouveau mandat ?

        Pour répondre à cette question, présentons les cycles électoraux de l’adhésion aux syndicats lorsque la Droite ou la Gauche sont reconduites.

 

  SY DR V

 

 

         Une reconduction de la Droite en  2012 entraînerait une réaction moins vive que son arrivée aux affaires, il est vrai qu’une reconduction suppose une situation économique correcte , donc moins de ‘soupe à la limace’ à faire passer. Ce n’est qu’en 2014 que la mise en oeuvre plus progressive lors des reconductions que lors des alternances de mesures restrictives par la Droite entraînerait une hausse de la conflictualité.         

          Donnons, pour les impatients de 2017 , ce que donnerai une reconduction de la Gauche...

 

 SY DR

 

 

 

          II) …mais tout dépendra de la conjoncture économique.

      

         Ainsi qu’on l’aura remarqué, notre explication cyclique de l’adhésion aux syndicats est en grande partie due à la concomitance entre le calendrier électoral et les fluctuations du PIB : une dégradation vive tout comme une reprise forte de l’économie favorisent les syndicats, une période d’atonie leur est dommageable.

       Nous pouvons observer cette situation au niveau international mais également par exemple aux Etats-unis.

 

 

 

      A) En l’absence de retournement de l’économie en 2012, pas de reprise de la conflictualité.

 

       Etudions depuis 1960 l'évolution de l'adhésion aux syndicats pour l'ensemble de l'OCDE.

 

  SY Histo

 

           Nous observons que les conflits se développent lors des retournements de conjonctures : la prospérité a donné de l’assurance aux salariés, elle  a éloigné le spectre du chômage. Le ralentissement de la croissance, épuisement des gains de productivité et chocs pétroliers obligent, se fait dans un contexte inflationniste, donc pénalisant pour le pouvoir d’achat alors que les premiers plans sociaux apparaissent : inflation élevée, chômage brusquement en hausse, cela ne peut que favoriser l’adhésion aux syndicats. Les chocs pétroliers en 74,  79,  91 et  2000 sont autant de points de retournement de la conjoncture et de points hauts de l’adhésion aux syndicats.

         Ainsi, une poursuite de la reprise pourrait porter les conflits en 2012, car il y a bien  hausse de ceux –ci lors des précédentes phases d’expansion de 1987 / 1990  1997 /2000 ou 2006 / 2008.

        Un vif retournement pourrai y concourir également. L‘annonce de plans sociaux, et les ultimes rebondissements de la dette grecque n’éloignent pas ce risque, pourrai après la faible décrue du chômage de ces derniers mois, et la reprise de l’inflation alimentée par la hausse des produits de base, favoriser une reprise des conflits.

 

 

 

       B) Economie et élections, les clés de la conflictualité : l’exemple de Etats-unis.

 

 

         Afin de bien illustrer notre propos nous présentons l’exemple des Etats-unis, berceau du cycle électoral....

 

 

SY USA

 

           Nos barres rouges marquent les élections présidentielles tous les 4 ans. Selon le caractère plus ou moins avancé de la reprise électorale, on constatera que c’est en général à cette occasion que l’on observe une progression du taux d’adhésion.

            Nous soulignons également l’impact expansionniste sur le taux d'adhésion des alternances de Droite et de Gauche.

 

 

 

 

                 Conclusion :

 

          2012 étant une année électorale, il faut s’attendre à une adhésion plus grande aux centrales syndicales, car  les mesures de stimulation de l’activité, portent en germe via l’inflation et la lente décrue du chômage les facteurs de la mobilisation.

           Pour 2013, tout dépendra de l’issue des élections. Une victoire de la Gauche, qui aurait été portée par une idéologie plus favorable à la contestation, à la renonciation au fatalisme … se retrouvera dans les  entreprises après s’être perçue dans les urnes.

          Une victoire de la droite inciterait davantage à une accalmie sociale, mais un vif retournement de l’activité, à la hausse comme à la baisse, ne manquerait pas d’attiser les mouvements….or de l’inflation des produits de base aux problèmes de la crise grecque les facteurs ne manquent pas....

          Il faut ajouter à cela le facteur contagion. A l’oeuvre à la fin des années 60 comme le montrait notre graphique 6, il peut très bien à défaut de partir des facultés américaines comme il y a 45 ans , partir cette fois de l’Europe du sud….

          Depuis des décennies on vit dans l’attente d’un nouveau ‘Mai 68’, l’histoire ne se répète pas, surtout dans une situation de désagrégation de la classe ouvrière, d’individualisme de fatalisme et de nihilisme. S’il y a un mouvement ou plutôt des mouvements plus ou moins coordonnés ils seront forcément différents.

          Qu’ils se fassent par les jeunes, véritable variable d’ajustement de la crise depuis 40 ans, alors qu’ils sont au centre de la société sur le plan symbolique, pourrait être logique mais existe-t-il vraiment ‘une jeunesse’ ou pas plutôt des jeunesses…vielle problématique opposant penseurs non marxistes et marxistes….

           De leur capacité à dépasser l'antagonisme d’une catégorie qui se définit plus par ses pratiques culturelles réputées communes que par des origines sociales différentes dépendra leur cohésion et leur force de mobilisation....une montée vertigineuse du taux de chômage des jeunes généralisant le chômage à toute la catégorie et non plus au non diplômés pourrait en être le ciment....

 

 

                                             Christian Guy - Juin 2011

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