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17 août 2011 3 17 /08 /août /2011 13:03

Un modèle économétrique de prévision des performances boursières de l’ensemble d’un mandat.

 

Prévoir les performances boursières de l’ensemble d’une mandature

 

 

           Nous avons souligné à travers le cas des Etats-unis que la corrélation entre l’évolution boursière de la fin de la première année d’un mandat et ce que sera la perforamnce moyenne de l’ensemble du mandat est assez forte.

      Nous reprenons ce constat de façon plus générale.

    

  

         Le tableau 1 présente les coefficients de corrélations des 16 trimestres que compte en général un mandat avec la performance de l’ensemble du mandat. Il est établi à partir des mandats de 22 pays de l’OCDE des années 50 au début de 2010, soit sur 335 mandatures (1) .

 

         Tableau 1 : corrélation entre les trimestres successifs qui composent un mandat et sa performance moyenne.

 

 4 éme tri TAB enfin

      

 

 

        On observe que c’est le 4 ème trimestre de la première année (notée 1-4) qui possède un des coefficients de corrélation les plus élevés. La progression annuelle de la bourse en fin de première année présente en effet une corrélation de 0.57 avec ce qu’elle sera en moyenne sur l’ensemble du mandat. 

 

      Nous procédons à une régression sur les mandats prenant fin avant décembre 1996, soit 257 cas observés.

 

      Tableau 2 : régression sur 257 mandatures des années 50 au début de 2010.

 

4 éme tri reg enfin

       Le R2 obtenu est de 0.30. Nous allons tester la stabilité du modèle : les performances obtenues en fin de mandat sont-elles bien prévues pour la période 1997 – 2010 ?

      La réponse est affirmative, nous obtenons un coefficient de corrélation de 0.59. Les tableaux suivants présentent les prévisions ainsi que les chiffres effectifs.

 

 4 éme tri US..vrai

 

 4 éme G 2

 

  4 éme G 5

 

4 éme G1

 

 

                        Conclusion.

 

        Nous pourrons dans les semaines à venir mettre en œuvre des modèles spécifiques à chaque pays.

       Il nous reste également à mettre en place un modèle de prévision de la fin de la mandature en fonction de son début.

       Un coefficient de corrélation de 0.59 entre les prévisions et les résultats effectifs peut être considéré comme intéressant, surtout par l’ampleur des vérifications qui portent sur 76 mandatures, ce qui écarte la simple portée du hasard.

     Sur le plan théorique, il est logique que la fin de la première année, période ou se prennent les décisions de politiques économiques, possède une capacité prédictive.

     Nous présentons enfin le prévisions pour 5 pays dont les mandats parviendront à terme en 2012 ou 2013.

 

 

 

4 dern prev 12-13

 

 

 

                     Christian Guy – Août 2011

 

(1) : les prévisions portent sur les 4 dernières année en glissement annuel avant le scrutin. Pour les pays ayant des mandats de 4 ans, cas le plus répandu, les prévisions portent bien sur l’ensemble de la mandature. Par contre, pour les pays aux mandatures de 5 ans, les prévisions se limitent aux  4/5 ème du mandat, les 4 dernières années. Pour les mandatures de 3 ans, les prévisions prennent en compte la dernière année de la mandature précédente.

 

 

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8 août 2011 1 08 /08 /août /2011 15:35

 

Elections et bourse en France sous la

 V ème République

 

 

 

           Nous sommes à présent à moins d’un an des élections présidentielles et législatives. Une rétrospective au  travers des  scrutins législatifs et présidentiels survenus depuis 1958 peut nous aider à anticiper les mouvements boursiers qui ne manqueront pas de survenir dans les semaines entourant les échéances de 2012.

 

 

1)  Les élections politiques.

 

         Ce sont celles pour lesquels les résultats des élections ont eu un impact indéniable sur les cours boursiers. Parfois même  l’impact a commencé avant les élections. Les élections de 1978 et de 1981 en sont les deux exemples. La première sera une bonne surprise pour la bourse avec la reconduction surprise de la droite : après des mois de stagnation anxieuse la bourse connaîtra une forte embellie. Le 11 mai 1981 et ses -21 % sont entrés dans les annales du mouvement inverse, d’une bourse atterrée par la victoire d’une gauche qu’elle craignait radicale.

 

 

2) Les alternances de gauche. 

  

         Les ‘socialo-communistes’ avaient en effet de quoi faire peur à la bourse avec leur programme de nationalisation. En 1997, Lionel Jospin et ses 35 heures ne déclenchera certes pas l’enthousiasme de la bourse, une phase de déclin déjà à l'oeuvre s’amplifie  après l’élection, mais on ne peut plus parler d’effondrement . Notons que passée une certaine déception, l’arrivée de la gauche au pouvoir laisse poindre une reprise de l’optimisme…aidée par les mesures de relance. On observait ainsi à partir d’août 1981 une remontée des cours de la bourse, une stabilisation apparaîtra à l’automne 1997.

 

 

3 ) Les reconductions de  gauche.

 

       Nous n’en possédons qu’un seul exemple : la réélection de F. Mitterrand  en 1988. La bourse est alors totalement rassurée, connaissant par expérience le recentrage de la politique de l’hôte de l’Elysée. Sa réélection en mai 1988 se réalisera donc dans un contexte de progression des cours.

 

 

4) Les élections présidentielles .

 

        Si depuis 2002 les présidentielles sont couplées avec les législatives, ce n’était point le cas auparavant.

        Nous avions déjà évoqué par ailleurs le fait que s’il existe bien un cycle législatif en France (ralentissement de la croissance après les élection, relance avant), celui des présidentielles est beaucoup plus ténu.

       Nous en avons ici la confirmation. En effet dans notre étude qui se limite aux mois entourant les élections, nous n’observons pas de mouvement caractéristiques à l’approche des présidentielles ou après. Tout au plus, observe-t-on en 1965 et 1995 une très légère progression des cours saluant la victoire de la droite. Quand aux présidentielles anticipées, de 1969 et 1974, c’est une baisse boursière qu’elles provoqueront, malgré la victoire de la droite. Sans doute la bourse anticipe-t-elle déjà les mesures restrictives qui seront prises les élections passées sans que le phénomène d’inquiétude avant les élections n’est eu le temps, élections anticipées obliges, de constituer des marges de progression inexploitées….à exploiter le scrutin passé.

       Ce qui importe le plus, c’est de percevoir que les élections passées, le mouvement observé avant le scrutin reprend, hausse en 1969, baisse en 1965, 1974, 1995, 2002 et 2007, il n’existe que rarement une inflexion (1968, 1988).

 

 

5 )  Les élections législatives.

 

         Les législatives de 1962, anticipées de quelques mois, de 1967 et 1973 sont les cas les plus proches des modèles étrangers : progression des cours avant, inflexion à l’occasion des élections, baisse ensuite.

        En 1986 et 1993, l’arrivée de la droite donne lieu à une petite progression, mais tout comme les présidentielles,  le scrutin passé,  la tendance à l’oeuvre auparavant reprend ensuite. Il en sera de même en 1968, progression lors de la victoire de la droite  en moins…la bourse n’aime pas l’agitation, les fins de règne et les assemblées introuvables…

 

 

6 ) Que prévoir pour 2012 ?

 

          On l’aura compris, si nous avons  tout d’abord étudié les mois proches les élections pour les Etats-unis, la Nouvelle -Zélande ou la Suisse, des pays aux dates électorales immuables, c’est que le cas français est plus complexe. L’évolution du calendrier électorale (le couplage des présidentielles et des législatives depuis 2002), les transformations politiques (la moindre peur que suscite une gauche recentrée) ainsi que le faible nombre de cas comparables (les élections anticipées de 1969, 1974 voire 1962 et 1997 réduisent le nombre de cas exploitables), tout cela rend difficile les prévisions pour la France.

 

          Disons sans trop surprendre pour 2012 qu’une reconduction de la droite serait saluée, qu’une victoire de la gauche ne déclencherait pas l’enthousiasme. La déception d’une victoire de la gauche en Mai-juin 2012 serait compensée par une légère remontée quelques mois après sous l’influence de mesures de stimulation, mais la gauche en aura-t-elle les moyens ?

 

 

 

Conclusion.

 

 

         Pour les raisons énoncées plus haut, il nous faut être prudent pour les prévisions boursières françaises dans l’environnement des élections. L’histoire politique de la France depuis 1958 ressemble plus à une accumulation d’exceptions qu’à la reproduction à l’identique d’un modèle de scrutin en scrutin.

 

         Malgré ces réserves, on peut dresser 3 tendances :

 

        -  Les élections présidentielles ont peu d’impact sur la bourse, tout juste observe-t-on un sursaut à l’occasion de la victoire de la droite en 1965, 1995, 2002, 2007, sursauts absents lors des anticipées de  1969 et 1974.

       -  La peur de la gauche a marqué certaines élections (1978,1981) mais ensuite on observe une certaine banalisation (forte en 1988, relative en 1997).

      - D’une façon générale, les tendances à l’oeuvre avant les élections reprennent les élections passées (législatives de 1986, 1993, présidentielles de 1965, 1969, 1974, 1995, 2002, 2007). Les véritables cycles électoraux, avec progression de la bourse avant les élections puis chute les élections passées remontent à assez loin : 1962, 1967 ,1973. Il faut y voir certainement la perte d’autonomie dans les politiques économiques, l’ouverture de l’économie. Cependant la concomitance des élections législatives et presidentielles en accroissant les enjeux ne pourraient-elles pas aider à leur retour ? 

        Les élections de 2012 verraient donc une légère progression de la bourse en cas de victoire de la droite, mais un véritable phénomène d’inversion des cours dans l’environnement immédiat des élections comme on l’observe dans d’autres pays est peu probable ou sera très ténu.

       Rappelons que nous nous intéressions ici à l’environnement immédiat, c’est à dire les mois avant et après les élections. Dans d’autres études plus globales sur l’ensemble d’un mandat de 5 ans, nous avons observé des cycles électoraux pour le pouvoir d’achat, l’inflation ou le chômage .

 

 

 

Annexes :

Ensemble des années d'élections nationales 

depuis 1962

 

 

 

 

nota : les verticales rouges signalent les élections 

 

F5 62

     1962 (législatives anticpées) : un cycle classique à l'étranger, hausse avant les élections, baisse après 

  

F5 67      1965 (présidentielles) : la bourse salue la victoire de la droite, puis la tendance à l'oeuvre reprend     

 

 

 

F5 67...

1967 (législatives) : un cycle classique à l'étranger , hausse avant les élections, baisse après 

 

 

F5 68         1968 ( législatives anticipées ) : la bourse n'aime pas l'agitation, la victoire de la droite n'est même pas saluée, par contre la stimulation de l'économie due aux hausses de salaires favorisent la bourse à partir de l'automne  .

 

F5 69

                 1969 (présidentielles anticipées):  les élections anticipées ne provoquent pas de hausse électorale, même en cas de victoire de la droite, là encore la tendance à l'oeuvre reprend après les élections 

 

F5 73

73 (législatives)  : un cycle classique à l'étranger : hausse avant les élections, baisse après 

 

 

F5 74     1974 ( présidentielles anticipées ):  les élections anticipées ne provoquent pas de hausse électorale, même en cas de victoire de la droite, là encore la tendance à l'oeuvre reprend après les élections   

 

 

 

F5 78      1978 ( législatives): nette poussée après la victoire surprise de la droite 

 

F5 81       1981 ( présidentielles et législatives ) : la bourse n'est pas douée pour les prévisions : après avoir craint la victoire de la gauche en 78, elle croyait dans celle de la droite en 81 ...résultat : -21% le 11 mai 81. Les mesures de relance la revigorent un peu après août...un peu comme en 1968 dans la même séquence de relance inflationniste. 

 

F5 86

      1986 ( législatives ): la bourse salue la vitoire de la droite, puis reprend pour quelques mois sa tendance précédante 

   

 F5 88

     1988 ( présidentielles et législatives ) : un des rares cas d'inversion de tendance après les élections, mais n'est-ce pas le fait du hasard ?...en tous cas, la bourse n'a plus peur d'un président de gauche...s'il est reconduit et qu'elle le connait déjà. 

 

 

F5 93       1993 ( législatives ): au coeur de la récession de 1993 , la bourse salue la victoire de la droite...puis retourne à sa baisse 

   

  F5 95 

      1995 ( présidentielles ) : la bourse salue la victoire de la droite, et retourne à sa tendance dégradée par les politiques restrictives pour la mise en place de l'U.E.M.

 

 

F5 97        1997 (législative anticipée) : mauvaise surprise pour la bourse, mais la gauche fait-elle encore vraiment peur..ou n'aura-t-elle fait qu'accélerer une tendance baissière ?  

 

 

F5 2002

     2002 (présidentielles et législatives ) : là encore la bourse salue la victoire de la droite, puis retourne à sa tendance  

 

F 5 2007       2007  (présidentielles et législatives)  : encore un scénario bien connu , un salue de la bourse, et on reprend la tendance... 

 

  

Christian Guy - Août 2011

Docteur en sciences économiques

Agrégé de siences sociales

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15 juillet 2011 5 15 /07 /juillet /2011 17:18

Accidents de la route : le tournant meurtrier….des élections.

 

 

 

           Les nouvelles récentes sont assez mauvaises en matière de sécurité routière : le nombre de décès à 30 jours est repassé au dessus de la barre des 4000 morts par an.

     Sans vouloir relativiser ce sinistre chiffre, rappelons que une hausse des accidents en période préélectorale est assez traditionnelle et qu’à certains égards cela peut être annonciateur d’une reprise de l’activité, celle-ci passant par plus d’échange.

 

 

 

1) Interprétation politico-économique des statistiques de mortalité routière depuis 1973.

 

Nos graphiques 1 et 2 nous montrent l’évolution des décès routiers depuis 1973.

               graphique 1

Route histo 1 

 

               graphique 2

  Route histo 2

 

 

 

       Nous observons que l’économie exerce une influence évidente, car plus d’activité c’est plus de déplacements professionnels et plus de revenu pour les loisirs. Inversement les périodes de récession exercent une influence baissière….à quelque chose malheur est bon.

      Les élections ne sont pas sans conséquence. Avant les élections, le laxisme préélectoral domine, les gouvernements évitent les mesures répressives…la révision en janvier 2011 du dispositif de restitution des points en est un exemple. A cela s’est longtemps ajouté la perspective de l’amnistie. On observe ainsi pour les présidentielles de  1995 et 2002 des évolutions très négatives. Pour les législatives de 1978 ou 1986, c’est le contexte de reprise préélectorale, aidé par le contre-choc pétrolier en 1986, qui explique la hausse très prononcée avant les élections.

      1988 est un exemple intéressant car 3 facteurs se combinent : la reprise préélectorale, la reprise économique internationale, et la perspectives d’une amnistie : cala ne peut que donner une hausse dramatique du nombre des tués. 

      Inversement, les facteurs peuvent se neutraliser : la récession européenne de 1993 efface la reprise préélectorale programmée pour les législatives : la mortalité sur les routes en profitera.

     Après les hausses préélectorales existent les baisses post électorales, générées là encore par la combinaison des deux facteurs : les autorités ne craignent plus la sanction électorales, elles osent prendre des mesures répressives. Les mesures de stabilisation économique traditionnelles les élections passées freinent la croissance et donc le développement des transports. 2002 est un exemple de combinaison de ces deux facteurs, avec la mise en place des radars automatiques, à cela s’ajoute même un troisième qui est la récession internationale de 2001-2003.  

 

 

2) Le cycle électoral des accidents routiers.

 

 

       Notre graphique 3 nous présente la synthèse  des évolutions en suivant la chronologie électorale du début du mandat (première année) à la fin (cinquième année).

 

                           graphique 3

  Route cycle france france

 

      On observe bien une chute post électorale notée en bleue puis une hausse en fin de mandat noté en rouge.

       La courbe bleue prend en compte 10 mandats intègre pour moitié des mandats qui n’ont pas été terminés (1978/81,1986/88, 1993/97) et des mandats présidentiels suivis sur leurs 5 premières années (1974/79, 1995/2000). La courbe voilette ne prend en compte que les mandats législatifs terminés : 1973/78, 1981/86,1988/93,2002/07. 

 

 

3)  Le tournant meurtrier …..des élections.

 

 

      L’adage populaire, statistiquement faux, dit ‘femme au volant, mort au tournant’, on ferait mieux d évoquer le tournant meurtrier ….des élections.

      Le graphique 4 fait la synthèse des 48 mois entourant les élections, 23 avants, et 24 après. Cela sur 11 élections, car on y ajoute celle de 2007……le résultat est sans appel.

 

               graphique 4

 

Route 2 2 ele

 

 

 

 

4) Comment interpréter la hausse actuelle ?

 

         Les cycles électoraux présentés au graphique 3 ont été réalisés sans prendre en compte le mandat entamé en 2007…pourtant le cycle calculé sur 10 mandats repris ici pour les simulations et prévisions présente un coefficient de corrélation de 0.72 avec les évolutions de la période 2007/2011, celui établi sur 5 mandats en ayant un de 0.58.  Cela incite à accréditer la thèse d’une certaine prédictibilité de notre interprétation électorale.

 

                            

 

                            graphique 5

 

Route 07 12

 

 

 

 

      Il faut donc malheureusement en conclure que nous serons dans une période haussière jusqu’à la fin 2012….la prochaine forte baisse sera pour après les élections. Rappelons qu’une reprise économique, qu’on ne peut qu’espérer pour d’autres raisons, viendrait aggraver ces résultats….

 

 

 

 

                     Christian Guy -  juillet 2011

 

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13 juillet 2011 3 13 /07 /juillet /2011 17:25

Mortalité routière : l’explication électorale

                                                                  L'exemple de la Belgique

 

        La Belgique est à la croisée des chemins de l’Europe et donc à la croisée de l’impact des élections sur la mortalité routière. Quelques explications et graphiques pour les incrédules…car rien ne peut sembler plus surprenant que d’expliquer les accidents de la route à l’aide des élections.

 

  belge histo belge 2

   

    Le calendrier électoral n’est pas sans impact sur les accidents routiers. Le graphique suivant nous présente la mortalité routière (décès à 30 jours) par an depuis 1970 en fonction des élections législatives belges.

 

 

        Les élections législatives sont signalées par des barres rouges. On observe une augmentation des accidents en cours de mandat, le summum étant atteint la troisième année du mandat. La reprise de l’activité entraîne plus de transport, que ce soit de marchandise ou de passagers pour le travail et les loisirs. La reprise économique, préélectorale à l’aide de mesure de stimulation,  est en Belgique à son summum dés la troisième année, la crainte de dissolution incitant à ne pas attendre le terme du mandat.  La décélération de l’économie à partir de la quatrième année de mandat provoque une baisse du nombre de tués sur les routes…..le grand nombre de tués en troisième année incite également les gouvernants à prendre des mesures indolores avant les élections pour ne pas être accusés de passivité. Les élections passées, des mesures restrictives tant en terme de croissance (lutte prioritaire contre l’inflation et les déficits)   que dans le domaine de la sécurité routière, sans doute cette fois les plus impopulaires ; concourent à baisser la mortalité routière.

 

       Il est évident que l’importance du fret passant par la Belgique, à destination de l’Allemagne ou de la France, donne une portée au cycle électoral de ces deux pays. Ceux-ci présentant une vie politique plus stable qu’en Belgique, l’activité est donc au plus haut au terme du mandat, soit la quatrième année en Allemagne et la cinquième en France. A cela s’ajoute la durée nécessaire pour que leur croissance exerce un effet d’entraînement sur l’économie belge. Les deux graphiques suivants nous montrent que les élections de ces deux pays coïncident avec une hausse de la mortalité sur les routes belges.

  

belge histo all 2

 

     belge histo Fr 2

 

 

      Il nous manque enfin le plus important, la patrie du cycle électoral…les Etats-unis. C’est dans ce pays que les économistes ont les tout d’abord soulig l’impact des élections sur un certain nombre de données, et bien évidemment sur la croissance. Elle est plus haut l’année précédent les élections…phénomène qui se propage et atteint avec retard d’autres contrées. Ainsi n’est-on pas surpris à l’aide du graphique suivant d’observer qu’un an après les élections américaines, les statistiques de la mortalité routière Belge sont en augmentation, plus de croissance se traduisant par plus de déplacements.

 

 

 

belge histo us 2

 

      Les graphiques suivants résument sur la durée d’un mandat, 4 ans pour la Belgique, l’Allemagne et les Etats-unis, 5 ans pour la France, l’évolution de la mortalité routière en Belgique en fonction du calendrier électoral de chacun de ces pays.

 

Belge belge mandat

                

                  Seuls les mandats entiers ont été pris en compte : 81/85,87/91,91/95,95/99,99/03,03/07.

           Données en progression annuelle

 

 

Belge mandat allemand

                       Mandats pris en compte : 81/85,87/91,91/95,95/99,99/03,03/07

 Belge us mandat

                       Mandats pris en compte : 85/89,89/93,93/97,97/01,01/05

 

 

Belge france mandat

                   Mandats pris en compte 86/88,88/93,93/97,97/02,02/0.

                           Les mandat non terminés expliquent que les valuers de débuts et de fins ne

                           soient pas de même niveau

      

 

 

       C’est le cycle électoral des Etats-unis, connu pour sa régularité et sa force, qui impacte le plus fortement les statistiques belges : son coefficient de corrélation est de 0.62 avec les statistiques de la mortalité routière sur les routes belges. Viennent ensuite l’allemand (0.50), le français (0.31), et enfin le belge (0.21). Plus les élections surviennent à un rythme régulier, (facteur qui handicape la Belgique et la France où on recours à des élections anticipées) , plus le PIB du pays est élevé, (facteur qui ajoute à la force des Etats-unis et l’Allemagne) ; et plus le cycle électoral exerce sont influence.

 

      Mettre en évidence la corrélation entre les accidents routiers et les élections présente un intérêt : permettre la prévision des sinistres en fonction du calendrier électoral……Messieurs les assureurs, à vos calculatrices….

 

 

                                                              Christian Guy -  Juillet 2011

                                                                     Docteur en Sciences économiques

                                                                                                                                                 Agrégé de sciences sociales

 

 

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4 juillet 2011 1 04 /07 /juillet /2011 16:18

 

Vous voulez améliorez vos prévisions boursières de 4 % ?....

introduisez des variables politiques !

 

 

 

 

 

 

 

             Nous présentons un modèle politico économique pour la prévision boursière, ici celle de la place New York.

 

         Nous régressons notre modèle sur la période 1929 – 1992 afin d’établir des prévisions semestrielles pour la période 1993 - 2010.

         Notre objectif est pédagogique. Nous considérons que la transposée de moyennes passées, ou l’analyse graphique, sont les meilleurs moyens de prévoir à l’aide de la théorise du cycle électoral. Cependant, la pratique de la prévision se réalisant avant tout par la modélisation et les régressions….nous nous soumettons en quelque sorte à impératif.

         Dans un article précédant, nous avions souligné à travers la ‘méthode des corrélations’ que des évolutions semestrielles s’effectuent souvent en réaction à d’autres précédentes, et que l’on peut en la matière observer des régularités politiques. Ainsi la façon de réagir du premier semestre d’un nouveau mandat, n’est pas la même que celle du dernier, moins sensible…

 

 

 

I) Présentation du modèle.

 

 

 

        Nous introduisons donc dans notre modèle les évolutions boursières des trois précédents semestres, ainsi que le présente notre Tableau en annexe.

 

 

       Notre tableau nous montre ainsi que la réaction inverse aux évolutions en cours il y a 3 semestres (-18) est significative pour le second semestre (B) de la première année (1). On observera également que le premier semestre de la seconde année (2A)  réagit positivement aux évolutions des semestres précédents…

       A coté de ces variables de réaction, nous avons introduit plus classiquement des variables muettes prenant la valeur 1 pour le semestre concerné. Ainsi le premier semestre de la troisième année (3A) apparaît généralement positif, c’est l’inverse pour le premier de la quatrième année (4A).

 

        En effectuant une régression sur plus de 120 semestres, nous donnons quelque valeur à notre travail. Mais peu de variables apparaissent comme significatives sur une si longue période, nous en obtenons au total 6.

 

 

 

II) comparaison des qualités prévisionnelles.

 

 

        La projection de ce modèle obtient un coefficient de corrélation de 0.25 avec les évolutions à prévoir entre 1993 et 2008. Ce n’est pas élevé, mais nous n’avons jamais prétendu que les variables politique devait remplacer les autres, mais pas totalement inintéressant.

 

 

 

modpo 1 B 

 

    

      En effet, nous avons sur la même période 1929 / 1992 régressé un modèle économique constitué des mêmes données , les cours des 3 précédents semestres, mais sans faire de distinctions politiques. Nous obtenons des projections de meilleures qualités, car le coefficient de corrélation est de 0.32.

 

 

mod po 2 B

 

        

 Cependant si on additionne les prévisions de ces 2 modèles, on aboutit à une corrélation de 0.36….0.4 de mieux, ce n’est pas très conséquent, mais cela souligne qu’en ignorant l’introduction de variables politiques on se prive d’améliorer la qualité des prévisions…0.04 point de corrélation, cela peut se traduire en sommes conséquentes dans des opérations boursières….

        

 mod po 3 B

 

                     

 

 

                                     Christian Guy – Juillet 2011

 

 

 

 

 

                                                              Annexe

 

 

 

                                     tab juin 2011

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27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 13:48

Une nouvelle méthode de prévision boursière :

La méthode des corrélations.

 

  

          Les investisseurs boursiers, un peu à l‘instar du bon sens populaire, aiment à faire des prévisions en fonction d’une situation présente: quand les uns disent noël au balcon, pâques au tison, les autres répondront que janvier indique la tendance annuelle…..

      Quelle est la réalité du bon sens populaire ou plus exactement ici boursier, de ces accumulations d’expériences plus ou moins théorisées ?

       Peut-on vraiment à partir de l’évolution boursière d’un semestre anticiper ce qui se produira dans le suivant ?

      Notre réponse sera qu’en effet en fonction de leur situation dans la chronologie d’un mandat, certains semestres possèdent plus ou moins la capacité à prévoir des évolutions.

       Pour cela, nous découperons les mandats présidentiels américains de 4 ans en 8 semestres, nous tenterons d’établir des correspondances ou corrélations entre eux  à la lumière des 14 mandats accomplis de 1953 à 2009.

 

 

I)  Périodes de retournements et périodes de stabilités.

 

   

             Il existe clairement deux périodes de retournement boursier durant un mandat.

           Le tableau 1 présente les coefficients de corrélations entre un semestre et les suivants.

 

corel T1

 

 

          Dans la première ligne, cinquième colonne, nous observons que le coefficient de corrélation du premier semestre de la troisième année (3 A) de mandat est de -0,57 avec le semestre suivant. Les valeurs observées sont de encore de -0,35 par rapport à l’évolution dans 2 semestres (deuxième ligne) et de -0,46 par rapport à celle à l’œuvre dans 3 semestres (troisième ligne). Nous sommes donc clairement en face d’une période de retournement.

            En plus du milieu de la troisième année, il existe une autre période de retournement, certes un peu moins marquée : le début d’un nouveau mandat. En effet la 8 ème colonne qui présente les coefficients de corrélation du dernier semestre du mandat (4 B) par rapport aux évolutions à 6, 12 et 18 mois, laisse chaque fois apparaître des coefficients négatifs.

            Les retournements de milieu de 3 ème année sont particulièrement marqués lorsque la Droite est au pouvoir (tableau 2) et lors des alternances (tableau 4). Dans ces deux cas, on est alors au début du redémarrage après des débuts de mandats difficiles.

 

 

corel T 2

 

 

corel T 3

 

corel T 4

 

corel T 5

 

           S’il existe des périodes de ruptures, il en existe également de continuité. Ainsi les évolutions à l’œuvre au premier (1 A) et second (1 B) semestre du nouveau mandat sont rarement contredites les semestres suivants, pour calmer tout espoir vain, il s’agit en général de baisse…On observera cette même tendance à la prolongation mais cette fois ci de hausses, lors des débuts de reconduction (Tableau 5).

 

 

II) capacité à prédire à plusieurs semestres.

 

         Notre étude possède également une ambition, le développement de la prévision de moyen terme que nous considérons comme relativement possible à l’aide de la théorie du cycle électoral.

        Nous constatons dans nos divers tableaux que les coefficients de corrélation restent élevés à plusieurs semestres, les coefficients faibles sont épars et non dominant pour les prévisions à long terme. Ainsi  le second semestre de la troisième année (3 B) présente un coefficient de corrélation de 0, 62 pour ses prévisions à 6 semestres. Le semestre 2 A des présidents démocrate affiche des coefficients inverses de 0,40 en moyenne pour des prévisions portant jusqu’à 7 semestres. Le semestre 4 B possède des coefficients de corrélation de valeur proche de 0,90 pour des prévisions à 4 ou 5 semestres.

        Nous pourrions prolonger longtemps ce qui deviendrait une fastidieuse revue de détail. Rappelons cependant que chacun de ces tableaux est fait au minimum à l’aide de 5 mandats (prévisions pour la Gauche), il y en à 9 pour la Droite, 7 pour les alternances et autant pour les reconductions, ce qui donne tout de même une certaine significativité aux statistiques obtenues.

 

 

III) prédire et être prédit.

 

 

 

A) Capacité des semestres à prédire les suivants.

 

 

        Les capacités de prévision des semestres sont-elles équivalentes ? L’avant dernière ligne de chacun des tableaux fait état de la valeur absolue moyenne des coefficients de corrélation. Ainsi 0,29 pour la colonne 1 A signifie que le début du premier mandat possède en moyenne des coefficients de corrélations, parfois inverses, de 0,29. C’est  élevé, il y a donc quelque vérité à prétendre s’aider du début du mandat pour prévoir les évolutions futurs, voire l’ensemble du mandat à venir (tableau 6). Le record est pour 3 B qui monte à 0,30, ce semestre se distinguant rappelons-le par ses capacités à long terme. Par contre les vertus prédictives de 1 B, presque toujours orienté à la baisse, et de 4 A, souvent stagnant sont assez réduites. Globalement ainsi que nous le montre la dernière colonne, les capacités prédictives vont en se déclinant avec le temps sauf pour les prévisions à 3 ou 4 semestres aux coefficients plus élevés qu’à 2, notamment pour les démocrates ou les reconductions : on retrouve ici le cycle des affaires.

 

B) Capacité des semestres à être prédit par les semestres antérieurs.

 

 

         Après la capacité prédictive, intéressons nous à la capacité à être prédit. Nous établissons dans la dernière ligne, les coefficients de corrélations des 8 semestres antérieurs par rapport à un semestre à prévoir. Ainsi dans le tableau 1, nous constatons nous obtenons pour la colonne 4 A  un coefficient de 0,32...c’est le record de ce tableau.  Il faut dire qu’il est une fois encore peu risqué de commettre des erreurs pour un semestre ordinairement assez atone. La gauche, qui aiment à pratiquer des politiques contra cycliques et se montre plus réactive possède globalement des coefficients plus élevés et détient quelque record tant pour la capacité à prédire qu’à être prédit, on observe plusieurs coefficients dépassant les 0,40. De même, les mandats de reconduction  présente globalement des coefficients plus élevés que ceux d’alternance, mais l’opposition est moins nette qu’entre droite et gauche.

 

 

IV) Prévoir l’ensemble d’un mandat.

 

      

         Le tableau 6 nous le montre, pour des statistiques reprenant l’ensemble des mandats depuis 1949, il existe de fortes disparités entre l’aptitude des différents semestres à prévoir l’évolution des mandats. Ainsi que nous l’avions suggéré, les premiers semestres, et singulièrement le premier, constitue un bon indicateur….voilà qui incite à l’optimisme pour la mandature actuelle…nous reprendrons cela dans un prochain article.

 

 

corel T 6

 

 

V) La portée théorique de ces constats.

 

             Mandat de gauche et de reconduction se prêtent donc mieux que ceux de Droite et d’alternance à la prévision par la méthode des corrélations.   C’est heureux, car ce sont justement des mandats moins facilement prévisibles par celle de la transposition linéaire d’expériences passées (voire publication précédente).

          Sur le plan théorique, cela souligne que la Droite part d’avantage de présupposés : elle applique de façon assez systématique les politiques restrictives en début de mandat à des fins de lutte contre l‘inflation, stratégie qui est également la plus opportuniste électoralement car garantissant normalement une fin de mandat expansionniste propre à aider à la réélection. Pour la gauche, l’intervention de l’Etat dans l’économie est quelque chose de plus naturelle. Les Démocrates cherchent à stabiliser sur un sentier d’expansion l’économie en permanence, d’où des coefficients de corrélation plus significatifs, les semestres étant perpétuellement ajustés les uns par rapport aux autres.

          De même, en période de reconduction, où l’idéologie, et souvent les impératifs économiques dans un contexte de croissance fort sont moins forts, la politique cherche d’avantage à s’ajuster ou aléas ponctuels plutôt qu’à appliquer de façon doctrinaire tel ou tel programme de lutte contre l’inflation ou le chômage.

 

 

VI) La mandature de  B. Obama.

 

 

 

           La mandature de B. Obama, qui diverge dans son timing, plus que dans ses formes, des mandats conventionnels d’alternance démocrate, pourrait se prêter à notre analyse par les corrélations. Rappelons que le second semestre de la troisième année (3 B)  qui nous aidera à prévoir la période allant du  1 er juillet 2011 au 31 Décembre 2011 présente un coefficient inverse de 0,60 par rapport aux semestres précédents en tant que  mandat d’alternance, et de  -0,91 en tant que mandat de Gauche….Nous sommes donc probablement en cet été 2011 à une période d’inversion.

 

 

         Conclusion.

 

          Notre méthode des corrélation nous semble donc  particulièrement indiquée lors des mandats de reconductions, ou lorsque les démocrates son aux affaires, ces mandats reproduisant moins systématiquement les expériences précédentes.

         Elle est également propre à aider la prévision lorsque les évolutions s’écartent des évolution attendues, on peut alors espérer qu’à défaut de répéter linéairement des expériences passées, ces évolutions évolueront les unes en réaction des autres.

 

 

                   Christian Guy – juin 2011

               Docteur  en  sciences  économiques

                   Agrégé de sciences sociales

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22 juin 2011 3 22 /06 /juin /2011 15:38

    Existe-t-il un cycle électoral du conflit social ? 

 

 

                  Nous arrivons vers l’année 2012, année de l’élection présidentielle et certains ne manqueront pas de le prévoir, d'un possible troisième tour social.

        Alors qu’en est-il en réalité , que nous apprennent les expériences passées quand aux craintes pour certains, aux espoirs pour d’autres,  d’une forte agitation sociale dans la période électorale ? 

 

 

            I) Il existe bien des ‘troisièmes tours sociaux’…surtout en cas d’alternance politique.

 

 

         A) Taux d’adhésion et conflictualité

 

          Notre étude est basée sur le taux d’adhésion aux syndicats dans 23 pays de l’OCDE. Cet organisme en donne les statistiques annuelles de 1960 à 2008 pour les pays membres .On pourrait objecter que le taux d’adhésion n’est par directement le nombre de conflits. Cependant la première statistique existe de façon standardisée pour de nombreux pays sur une longue période : une étude statistique est d’autant plus fiable qu’elle comporte un grand nombre d’individus.  Les statistiques de la conflictualité ne sont , elles ,  pas standardisées, chaque pays ayant sa propre méthode, et elle couvrent un champ chronologique beaucoup plus retreint.

         Il existe probablement un ’effet’ retard, une montée des conflits, comme en 1968 en France, entraînera un taux d’adhésion au plus haut un an après. Le conflit a rendu populaire l’action syndicale.  Cependant dés l’année de conflit, ici 1968, on observe tout de même une montée de l’adhésion aux syndicats.

 

 

 

        B)  Le cycle électoral de la conflictualité confirme que l’année des élections est celle de la forte mobilisation

 

 

SY tout

 

 

           Notre graphique nous montre l’évolution du taux d’adhésion aux syndicats en glissement annuel, les données sont en différentiel par rapport aux statistiques de l’ensemble de l’OCDE.

          Le taux d’adhésion enregistre une première hausse lors la seconde année du mandat, période traditionnelle de refroidissement de l’activité (PIB). Il faut en effet lutter contre les licenciements. Ainsi  perçoit -on la double conséquence du chômage : à court terme mobilisateur, à long terme démobilisateur car désagrégeant le corps social, incitant au fatalisme et faisant craindre les ‘licenciements sanctions’. La reprise de la croissance la troisième année va de pair …avec une reprise de la conflictualité, l’espoir renaissant, les entreprises renouant avec les profits, il y a ‘du grain à moudre’. Mais c’est la quatrième année qui sera la plus porteuse de revendications car si l’expansion se confirme, elle emmène également à long terme une reprise de l’inflation : chômage en baisse, inflation en hausse, le cocktail est explosif …élection rime bien avec contestation.

 

 

 

       C) Une conflictualité portée par les alternances politiques.

 

 

           Les troisièmes tours sociaux les plus intenses se produisent lors des alternances politiques, et souvent avec un certain retard.

       Examinons tout d’abord la situation lorsque la Droite accède au pouvoir après une défaite de la Gauche.

 

 

 

SY DA 

 

         Les alternances de Droite sont l’occasion d’une forte montée de la conflictualité. Elle entame ses mandats par des mesures particulièrement restrictives. A ce facteur matériel s’ajoute sans doute un facteur psychologique : le monde du travail  considère qu’il a tout à perdre d’une Droite réputée proche du capital, les rancoeurs sont exacerbées par la défaite de la Gauche. La situation devient explosive : c’est  le troisième tour social…il faut montrer les dents…pour ne pas se faire ‘gober tout rond’ ! . L’enlisement dans la dépression va ensuite faire chuter l’adhésion, le fatalisme s’installe. Il faudra attendre la reprise préélectorale pour que la mobilisation reprenne.

  

          Les alternances de Gauche sont également l’occasion d’un troisième tour social.

 

  SY GA bon

         

       

        On a connu en France en 1936 cette situation où le succès électoral de la Gauche donne des ailes à la contestation. S’il existe  par la suite un déclin,  la progression du taux de syndicalisation est tout de même plus élevée sur l’ensemble d’un mandat de Gauche par rapport à ce qu’on observe sous la Droite.   

       Paradoxalement, alors que les salariés ont moins besoin d’être défendus, ils se mobilisent plus lorsque la Gauche est au pouvoir. Cela démontre le poids ‘d’une conscience de classe ‘ pour reprendre le langage marxiste : la période est à un état d’esprit revendicatif qui incite à se mobiliser dans l’entreprise et à soutenir la gauche dans les urnes…nous avons évoqué dans une étude précédente l’impact de ces vagues idéologiques.

        Si on s’interroge sur la situation de la France pour 2012, on constatera donc qu’une victoire de la Gauche pourrai aller de pair jusqu’en 2013 avec une hausse de la conflictualité. Mais que se passera-t-il si la Droite remporte un nouveau mandat ?

        Pour répondre à cette question, présentons les cycles électoraux de l’adhésion aux syndicats lorsque la Droite ou la Gauche sont reconduites.

 

  SY DR V

 

 

         Une reconduction de la Droite en  2012 entraînerait une réaction moins vive que son arrivée aux affaires, il est vrai qu’une reconduction suppose une situation économique correcte , donc moins de ‘soupe à la limace’ à faire passer. Ce n’est qu’en 2014 que la mise en oeuvre plus progressive lors des reconductions que lors des alternances de mesures restrictives par la Droite entraînerait une hausse de la conflictualité.         

          Donnons, pour les impatients de 2017 , ce que donnerai une reconduction de la Gauche...

 

 SY DR

 

 

 

          II) …mais tout dépendra de la conjoncture économique.

      

         Ainsi qu’on l’aura remarqué, notre explication cyclique de l’adhésion aux syndicats est en grande partie due à la concomitance entre le calendrier électoral et les fluctuations du PIB : une dégradation vive tout comme une reprise forte de l’économie favorisent les syndicats, une période d’atonie leur est dommageable.

       Nous pouvons observer cette situation au niveau international mais également par exemple aux Etats-unis.

 

 

 

      A) En l’absence de retournement de l’économie en 2012, pas de reprise de la conflictualité.

 

       Etudions depuis 1960 l'évolution de l'adhésion aux syndicats pour l'ensemble de l'OCDE.

 

  SY Histo

 

           Nous observons que les conflits se développent lors des retournements de conjonctures : la prospérité a donné de l’assurance aux salariés, elle  a éloigné le spectre du chômage. Le ralentissement de la croissance, épuisement des gains de productivité et chocs pétroliers obligent, se fait dans un contexte inflationniste, donc pénalisant pour le pouvoir d’achat alors que les premiers plans sociaux apparaissent : inflation élevée, chômage brusquement en hausse, cela ne peut que favoriser l’adhésion aux syndicats. Les chocs pétroliers en 74,  79,  91 et  2000 sont autant de points de retournement de la conjoncture et de points hauts de l’adhésion aux syndicats.

         Ainsi, une poursuite de la reprise pourrait porter les conflits en 2012, car il y a bien  hausse de ceux –ci lors des précédentes phases d’expansion de 1987 / 1990  1997 /2000 ou 2006 / 2008.

        Un vif retournement pourrai y concourir également. L‘annonce de plans sociaux, et les ultimes rebondissements de la dette grecque n’éloignent pas ce risque, pourrai après la faible décrue du chômage de ces derniers mois, et la reprise de l’inflation alimentée par la hausse des produits de base, favoriser une reprise des conflits.

 

 

 

       B) Economie et élections, les clés de la conflictualité : l’exemple de Etats-unis.

 

 

         Afin de bien illustrer notre propos nous présentons l’exemple des Etats-unis, berceau du cycle électoral....

 

 

SY USA

 

           Nos barres rouges marquent les élections présidentielles tous les 4 ans. Selon le caractère plus ou moins avancé de la reprise électorale, on constatera que c’est en général à cette occasion que l’on observe une progression du taux d’adhésion.

            Nous soulignons également l’impact expansionniste sur le taux d'adhésion des alternances de Droite et de Gauche.

 

 

 

 

                 Conclusion :

 

          2012 étant une année électorale, il faut s’attendre à une adhésion plus grande aux centrales syndicales, car  les mesures de stimulation de l’activité, portent en germe via l’inflation et la lente décrue du chômage les facteurs de la mobilisation.

           Pour 2013, tout dépendra de l’issue des élections. Une victoire de la Gauche, qui aurait été portée par une idéologie plus favorable à la contestation, à la renonciation au fatalisme … se retrouvera dans les  entreprises après s’être perçue dans les urnes.

          Une victoire de la droite inciterait davantage à une accalmie sociale, mais un vif retournement de l’activité, à la hausse comme à la baisse, ne manquerait pas d’attiser les mouvements….or de l’inflation des produits de base aux problèmes de la crise grecque les facteurs ne manquent pas....

          Il faut ajouter à cela le facteur contagion. A l’oeuvre à la fin des années 60 comme le montrait notre graphique 6, il peut très bien à défaut de partir des facultés américaines comme il y a 45 ans , partir cette fois de l’Europe du sud….

          Depuis des décennies on vit dans l’attente d’un nouveau ‘Mai 68’, l’histoire ne se répète pas, surtout dans une situation de désagrégation de la classe ouvrière, d’individualisme de fatalisme et de nihilisme. S’il y a un mouvement ou plutôt des mouvements plus ou moins coordonnés ils seront forcément différents.

          Qu’ils se fassent par les jeunes, véritable variable d’ajustement de la crise depuis 40 ans, alors qu’ils sont au centre de la société sur le plan symbolique, pourrait être logique mais existe-t-il vraiment ‘une jeunesse’ ou pas plutôt des jeunesses…vielle problématique opposant penseurs non marxistes et marxistes….

           De leur capacité à dépasser l'antagonisme d’une catégorie qui se définit plus par ses pratiques culturelles réputées communes que par des origines sociales différentes dépendra leur cohésion et leur force de mobilisation....une montée vertigineuse du taux de chômage des jeunes généralisant le chômage à toute la catégorie et non plus au non diplômés pourrait en être le ciment....

 

 

                                             Christian Guy - Juin 2011

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9 mars 2011 3 09 /03 /mars /2011 16:15

Spéculer en bourse à l'aide du cycle électoral : jouer les milieux de mandats dontre les deux extrémités

 

 

 

Résumé : En limitant les investissements boursiers à certaines périodes,  notamment les milieux de mandats, nous pouvons obtenir une amélioration des performances boursières. Dans nos positions jouant la hausse en milieu de mandat , notre étude montre que de 1981 à 2008 (date de la fin de l'étude) un investissement en europe bloqué sur 5 ans ( type PEA ) aurait été systématiquement plus rentable au moment du débloquage que la performance des indices moyens. 

 

 

            La faillite d’un tiers des « hedges founds »(fonds spéculatifs) en 2008, un taux de faillite de 50% en  2009, a rappelé aux amateurs de la « bourse casino », à quel point les arbitrages sont choses risquées.

        Pourtant, il existe une possibilité d’anticipation encore assez méconnue basée sur l’existence d’un cycle électoral à l’oeuvre dans la plus part des économies : les places financières sont en général au plus haut en milieu de mandat, et au contraire au plus bas dans les mois qui entourent les échéances électorales.

        Attestée par une analyse portant sur plus de 50 années et étendue à 23 pays, cette étude pratique n’a d’autre ambition que d’ouvrir une perspective, perspective qui possède également ses limites, mais qui pourra donner lieu à de nombreux approfondissements dont nous évoquerons deux pistes.

 

 

 

             1. La méthode.

 

 

        Le graphique 1 en fin d'étude nous montre l’évolution des cours de la bourse en glissement sur un an pour 23 pays de l’OCDE de 1957 à 2008. Nous suivons les évolutions du premier trimestre qui suit les élections (noté 1-1) au quatrième trimestre de la quatrième année (noté 4-4). Ce trimestre correspondra, dans nombre de pays, à la tenue de nouvelles élections. Nous observons que les cours de la bourse sont au plus haut en milieu de mandat, alors qu’est anticipée la reprise préélectorale du PIB qui aura lieu traditionnellement en fin de mandat. Par contre à proximité directe des élections, les anticipations sont assez négatives, les marchés anticipant déjà le fréquent déclin de la croissance économique en début de mandat suivant. C’est en effet après les élections que les gouvernements choisissent généralement de mettre en œuvre des politiques de lutte contre l’inflation ce qui dégradent à court terme la conjoncture.

Nous décidons à partir de ce graphique de prendre trois positions spéculatives :

-    La position « hausse milieu » consiste à anticiper une hausse de la bourse du troisième trimestre de la deuxième année (noté 2-3) au deuxième trimestre de la troisième année (noté 3-2).

-    La position « baisse extrémité » consiste à anticiper un déclin des cours dans l’environnement direct des élections de 4-3 à 1-2.

-    La position « large milieu » parie sur une hausse de la bourse sur l’ensemble du mandat (de 1-4 à 4-1) sauf aux extrémités, les trois premiers et trois derniers trimestres étant donc exceptés. On réduit les risques en prenant position sur 8 trimestres  alors que les deux cas précédents ne le faisaient que sur 4.

 

 

 

               2.  Résultats.

 

 

 

        Le tableau 1 nous montre année par année de 1957 à 2008 les résultats de nos différentes positions.

 

         Nous avons d’abord dans les deux premières colonnes, l’évolution moyenne des cours pour les 23 pays de l’OCDE de notre étude (noté Bourse 23) et de façon plus restreinte pour  les12 pays appartenants à présent à la zone Euro (noté Euro). En se limitant à la zone Euro, on évite le risque de change. Certes, avant 1997 cette distinction n’avait guère de sens, mais une certaine stabilité des changes existait déjà à travers le Système Monétaire Européen. Ces évolutions boursières par zone sont non pondérées, chaque pays a une égale importance dans le calcul de la moyenne.

        Les troisième et quatrième colonnes donnent a nouveau ces évolutions, mais cette fois en terme réel, c'est-à-dire déduction faîte de l’inflation. On perçoit alors une hausse quasi ininterrompue des cours depuis 1983, alors que les années 70 ont constituées une période d’érosion durable.

 

        L’ensemble des colonnes suivantes rendront compte d’évolutions différentielles : on calcule la différence entre la position qu’on à choisie et l’évolution de l’ensemble des bourses. Ainsi, un chiffre négatif indique une moindre performance par rapport aux évolutions moyennes ce qui peut constituer un échec (positions « hausse milieu » ou « milieu large ») ou un succès (position « baisse extrémité »).

Les colonnes quatre et cinq livrent les résultats de nos positions « hausse milieu ». Nous observons les limites de cette position lorsque les cours chutent, notamment durant les années 70. A cette époque des signes négatifs apparaissants, nos placements ciblés électoralement auraient été moins performants que des placements indifférenciés. Par contre depuis les années 80, cette stratégie s’avére intéressante ainsi qu’en atteste le grand nombre de signes positifs, particulièrement pour la zone Euro.

        Les sixième et septième colonnes nous livrent les résultats d’une présence boursière large sur 10 trimestres, dite « large milieu » dont nous avons indiqué qu’elle avait comme objectif de réduire les risques. En effet si la période basse du cycle se produit assez régulièrement aux extrémités des mandats, la période haute peut se produire dés le début de la seconde année ou n’intervenir qu’à la fin de la troisième. L’objectif de diminution des risques est atteint car l’examen des résultats année par année laisse en effet apparaître plus souvent des signes positifs que lorsque la position était limitée à 4 trimestres. Cette baisse du risque se paye comme souvent en bourse par une moindre rentabilité à long terme ainsi qu’en atteste la performance moyenne donnée en dernière ligne, notablement inférieures à celles enregistrées lorsque les prises de positions sont limitées au seul 4 trimestres de milieu de mandat.

        Les deux dernières colonnes rendent compte de nos positions baissières à l’extrémité des mandats, appelées « baisse extrémité ». Là encore, on observe que les prévisions sont infirmées en cas de baisse de la bourse. Cela est particulièrement vérifié durant les années 70 où confronté à la hausse du chômage beaucoup de gouvernements choisiront d’inverser leur politique traditionnelle en débutant leur mandat par une politique de relance, et non par une de refroidissement, plus adaptée elle à la lutte contre l’inflation. Cette inversion des politiques économiques entraînera logiquement une inversion du cycle électoral boursier.

 

 

 

             3.  Approfondissements.

 

 

           Deux méthodes peuvent être utilisées pour améliorer les résultats :

 

  • ·        La première consiste à tirer les conséquences d’un constat souvent établi précédemment : nos positions s’avéraient inopportunes en cas de baisse en terme réel de la bourse. Certes, l’idéal serait de pouvoir prévoir ce que seront les cours de la nouvelle année. Mais la prévision étant un art difficile, on se contentera dans nos arbitrages de tirer parti du fait que les années baissières comme les haussières ont tendance à se succéder.  Ainsi, on ne prend à présent position qu’à condition que l’année précédente fût haussière. Le tableau 2 nous indique qu’on parvient ainsi à éviter les erreurs commises précédemment durant les années 70. Cette méthode qui oblige à s’abstenir d’intervention boursière certaines années, d’où de nombreuses cases vides, permet d’améliorer assez sensiblement les résultats ainsi que le montre les performances moyennes indiquées en bas de tableau.

 

  • ·        Notre seconde méthode consiste à nous défaire de nos positions qu’au terme de 5 années, dans le cadre par exemple d’un PEA. Les mauvaises surprises d’une année, peuvent être compensées par les bonnes des autres. Il s’agit en quelque sorte du calcul d’une moyenne mobile sur 5 ans. Le tableau 3 nous indique ainsi que la position la plus sure, n’investir que dans la zone euro et sur 10 trimestres (milieu large), est également la plus régulièrement performante depuis 1981. Même au 31 décembre 2008, le PEA ouvert le 1er  janvier 2004 accuserai un surcroît annuel moyen de 3.82 % par rapport à un placement boursier classique. Sur les 27 dernières années, on enregistre 27 années de succès, peu de placements peuvent s’enorgueillir d’une telle performance. Il est vrai qu’elle est à relativiser si on prend la situation plus difficile des années 70. Cependant, on peut faire valoir que les marchés et les régulations évoluant, la prise en compte des années récentes est plus importante que celles de décennies reculées.

 

 

                     Conclusion

 

 

         Nous avons tenu a tester notre méthode sur une longue période historique de 53 années.

Certes en faisant intervenir la période difficile que fut pour les marchés la décennie 70, on limitait la portée de notre méthode dont les résultats sont surtout positifs dans le contexte globalement haussier des 27 dernières années.

         Etudier des phénomènes financiers sur 53 ans peut paraître surprenant tant les mécanismes et contextes évoluent. Cependant,  la prise d’un certains recul au travers d’une mise en perspective historique, aurait peut-être permis aux propriétaires de « hedge-funds » trop confiants dans des modèles mathématiques sophistiqués d’éviter certaines erreurs, plus d’histoire, moins de mathématiques…telle est peut être pour les traders la leçon pour de la crise présente.

 

 

                  Méthode

 

     Les pays aux mandats législatifs de 5 années (Canada, France, Irlande, Italie, Luxembourg, R.U.) voient leurs six derniers trimestres considérés comme l’extrémité finale du mandat et non les seuls deux derniers.

      Les Etats-unis constituent le seul pays pour lequel ce sont les élections présidentielles et non législatives, qui sont prises en compte.

Les élections anticipées ne sont pas prise en compte, sauf pour celles intervenant au cours de la quatrième année pour les pays aux mandats de cinq ans.

Les pays dont les mandats sont de 3 ans (Australie, Nouvelle-zélande, Suède de la période 1970-94) ont une période ‘milieu large’ qui ne dure que 4 trimestres et non 8.

 

Statistiques : O.C.D.E. et O.N.U.

 

 

 

 

AT 1

 

 

AT 2

 

 

AT 3

 

 

AT 4

 

 

 

                        Christian Guy

Docteur en Sciences économiques

Agrégé de Sciences sociales

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7 mars 2011 1 07 /03 /mars /2011 11:52

 

 

Anticipations et élections :

Les élections influencent-elles les anticipations et les comportements des agents économiques ?

                                                 

 

     Résumé  :

              Les inversions de conjoncture sont en partie liées au calendrier électoral. Les ménages surestiment la conjoncture à venir lorsque la gauche parvient au pouvoir, les entrepreneurs dans une moindre mesure se montrent plus confiant lorsqu’il s’agit de la droite.

     Ainsi, tout comme on désaisonnalise les enquêtes de conjonctures, il conviendrait de les « dépolitiser ».

      Par contre, les effets réels de l’euphorie préélectoral, ou de l’état de grâce suivant, n’existent que pour la consommation des ménages et ce de façon très ténue.

 

 

 

            La France s'apprête à connaître une élection majeure en 2007. On peut se demander  si le climat préélectoral, puis l’état de grâce qui s’observe dans les mois suivants la prise de fonction d’un nouveau président, n’auraient pas des impacts psychologiques favorables à la croissance.

       En effet, en plus des mécanismes biens réels de relance mis en place à l’occasion des élections, on peut se demander si une certaine euphorie n’apparaîtrait pas à l’approche des élections, alors que tout  semble « devenir possible » pour reprendre un slogan de cette campagne, euphorie se poursuivant par l’état de grâce « tout nouveau, tout beau » et les effets d’annonces de mesures prises par le nouveau pouvoir en place.

Ainsi, le cycle électoral pourrait rester une réalité économique car le déclin des marges d’actions des gouvernements, serait compensé, fût-ce partiellement,  par le maintien des effets psychologiques.

       Nous établirons tout d’abord dans une première partie que les retournements de conjonctures suivent assez fidèlement le cycle électoral.

Notre seconde partie soulignera que les ménages deviennent plus optimistes à l’occasion des élections et lors de l’arrivée de la gauche au pouvoir. Nous verrons que ce phénomène, de façon moins marquée, peut s’observer pour les entreprises lorsque la droite est au pouvoir

      Notre troisième partie démontrera à l’aide d’une fonction d’investissement pour les entreprises et d’une de consommation pour les ménages, que les effets réels de ses évolutions d’anticipations sont trop momentanés pour avoir de réels impacts.

 

 

 

 

 

     1.  Cycle électoral et retournement de conjoncture.

 

 

 

        L’OCDE en 2002 (OCDE 2002) a publié une étude portant sur 22 pays depuis 1960 où sont distingués les « points de retournements » : des points bas et hauts  établis à partir de l’indice mensuel de la production industrielle et du PIB en valeur trimestrielles.

Nous avons repris la synthèse trimestrielle de cette étude pour 20 pays, au travers du tableau 1. Nous avons réparti ces points bas et hauts en fonction de la chronologie électorale.

         Une mandature comprend en général 4 années, soit au total 16 trimestres : 1-1 signifie le premier trimestre suivant les élections, 4-4 est le dernier trimestre de la quatrième année, il prend en compte plusieurs trimestres lorsqu’il s’agit d’un mandat de 5 ans.

Nous constatons que les statistiques ne sont pas distribuées de façon uniforme.

        La droite commence ses mandats par des politiques de refroidissement, surtout lorsqu’elle succède à la gauche : ainsi 15% des premiers trimestres de sa deuxième année de pouvoir constitue un point bas de la conjoncture. En cas de reconduction, les points bas sont plus tardifs, la politique de refroidissement étant moins vigoureuse.

Inversement la gauche, surtout lorsqu’elle accède au pouvoir, entame ses mandats par des politiques de relance. Le premier trimestre de la seconde année constitue dans 12,82% des cas un point haut. En cas de reconduction le nombre de points hauts est le même que celui de points bas, soit 13,63%.

       Ainsi, les retournements ont généralement lieu en cours de mandat, pour l’essentiel au début des deuxièmes et quatrièmes années. Ils sont plus rares dans la phase d’euphorie du trimestre de l’élection (4-4) ou dans celui de l'état de grâce et des effets d’annonce du pouvoir (1-1).

       Cela nous amène dès à présent à relativiser la portée concrète ou immédiate des impacts psychologiques.

      On observe donc un paradoxe : l’existence de points de retournement en fonction du cycle électoral souligne qu’il n’est pas irrationnel de prendre la chronologie politique  pour prévoir l’avenir. Donc les ménages ont raisons de prévoir une relance lorsque la gauche accède au pouvoir, une récession dans le cas de la droite, mais ils ont tendance à surestimer l’immédiateté de l’impact car il faut prendre en compte les délais d’ajustement de plusieurs mois.

 

 

 

 

    2. Mesure de l’impact psychologique.

 

    A)  Méthode

 

 

        Afin de mesurer les changements psychologiques qui s’établissent à l’occasion des élections, nous avons repris les enquêtes de conjonctures auprès des entreprises et des ménages  (OCDE 2007).

      Ces enquêtes de conjonctures ont pour objectif de prévoir des évolutions à venir. C’est pourquoi nous procédons à une régression de ces indicateurs de confiance sur l’indice de la production industrielle avancé d’un trimestre. Au-delà, la justesse de leurs prévisions est moins bonne, pour l’investissement nous pouvons cependant porter le décalage à deux trimestres.

      Les premières régressions effectuées sans apports de variables politiques (tableaux 2) nous montrent que les anticipations des entreprises sont meilleures que celles des ménages. Les régressions de leurs anticipations sur les résultas effectifs ont de bons R2. Cela est aisément compréhensible du fait de leur niveau d’information économique.

 

      Nous introduisons à présent les variables politiques. Nous cherchons à établir si les enquêtes de conjoncture ne surestiment  pas (valeur positive des dummies politiques) ou sous-estiment pas (valeur négative des dummies politiques) les évolutions avenir. Les régressions sont effectuées sur 1000 à 1600 individus selon l’indicateur, soit pour des mandats moyens de 16 trimestres, un échantillonnage compris entre 85 et 100 mandatures, ce qui permet de donner une certaine significativité à notre étude. A l’évolution chronologique allant du premier trimestre du mandat (1-1) au dernier (4-4) du premier tableau,  nous avons ajouté de façon apparente les distinctions politiques : D pour droite, G pour gauche. Nous distinguons également sommairement les numéros d’ordre des mandats : A pour alternance (il s’agit du premier mandat d’une majorité), R pour reconduction (majorité ayant déjà effectué un premier mandat). La dummy ‘4-4 élection’ prend la valeur « 1 » chaque fois qu’une élection est survenue à son terme légal.

 

               Nous avons procédé à deux types de régressions :

-         Une régression complète avec des valeurs retardées de l’indice de la production industrielle nationale s’échelonnant sur les quatre trimestres (indu pro t-1, t-2, t-3, t-4), la moyenne pour l’Europe (la lettre E apparaît alors) et celle de l’ensemble de l’OCDE  ou du G7 (ces mentions apparaissent alors à coté de la donnée).

-          Une régression simplifiée où seule apparaît la variable que l’on cherche à prévoir, qu’il s’agisses de  l’indice de la production industrielle avancée d’un trimestre (pro indu t+1) ou de l’évolution de l’investissement avancé de deux trimestres (inv. pro T+1). Ces versions simplifiées permettent de mettre davantage en lumière les ‘dummies’ politiques, qui perdent de la significativité lorsqu’on introduit des variables économiques retardées.

 

    

 

   B)  Résultats.

 

 

       Les tableaux 3-A et 4-A  nous donnent  la capacité des entreprises et des ménages à prévoir l’indice de la production industrielle. Deux autres tableaux livrent la capacité des agents à prévoir des évolutions qui leur sont propres : l’investissement pour les entreprises (3-B), la consommation pour les ménages (4-B). Plusieurs enseignements apparaissent à l’issu de la comparaison de ces statistiques:

-Les ménages sont gagnés par l’optimisme préélectoral quelque soit la majorité se représentant (4-4 élect.), alors que les entreprises se montrent plus sélectives, limitant leur optimisme au cas où la droite reconduite se présente à nouveau (DR 4-4 élect.).

- Les ménages semblent être gagnés par un pessimisme durable lorsque la droite accède au pouvoir (DA 1-1, 1-2, 1-3…) alors que les entreprises sont gagnées  par un doute plus fugace lorsqu’il s’agit de la gauche (GA 1-2). 

Soulignons qu’il existe un certain effet d’apprentissage car ces erreurs d’anticipation sont moins présentes à l’occasion des reconductions, les dummies politiques accompagnées d’un R pour reconduction sont beaucoup plus rares dans les tableaux. Les entreprises se font alors moins d’illusion sur la droite et les ménages sur la gauche.

On peut cependant faire apparaître des différences assez durables lorsqu’on soustrait l’indice de confiance des ménages à celui des entreprises, un solde positif indiquant un optimisme plus fort chez les entreprises. Dans le tableau 5, on voit apparaître de façon positive, ce qui est exceptionnel dans notre étude, la dummy « droite » qui est de valeur 1 sur l’ensemble des mandats de droite. Cela concrétise  la dilection des entreprises à son endroit, ou inversement celle des ménages vis-à-vis de la gauche. Les ménages, sensibles à l’arrivée de la gauche au pouvoir (GA 1-1) se montrent plus pessimistes lorsque la gauche reconduite procède à des politiques de refroidissement en début de mandat (GR 1-4, 2-1,2-2).

 

       Le problème des anticipations a été approfondi en économie dans sa relation avec l’inflation. Le fait d’anticiper une reprise de l’inflation pourrait favoriser celle-ci. On peut considérer que la crédibilité des différents partis est différente en la matière, et que la gauche souffre là dessus d’un handicap.

      Les entreprises ne se laissent pas perturber par les considérations politiques (Tableau 5-A). Leurs anticipations sont particulièrement bien corrélées aux évolutions de l’inflation du trimestre suivant.

     Les ménages cumulent « à priori » politique et « rigidité économique » dans leur anticipation de l’inflation. Lorsque la droite accède au pouvoir, ils prévoient plus rapidement que les entreprises, dés le second trimestre ; un déclin de l’inflation… (Tableau 6–B). Mais quand celle-ci décline effectivement, en général lorsque la droite est reconduite, ils continuent à l’estimer élevée (tableau 5-B)

     Dans le Tableau 7, on régresse l’indicateur de confiance des ménages sur un certains nombre de variables économiques et politiques. Il est décomposé en deux parties, distinguant la période 1960/89 et la période 1990/2007. On observe que les R2 ajustés sont sensiblement proches, et que chaque fois les variables politiques  sont présentes. On ne peut donc conclure à une plus grande rationalité des ménages, en tous cas dans leur aptitude à ne pas laisser troubler leur rationalité par des considérations politiques.

 

 3) Réalité des impacts des anticipations.

 

              Notre seconde partie a permis de souligner qu’il existait bien un optimisme plus grand autour des échéances électorales. Mais il nous reste à mesurer si ménages ou entreprises concrétisent cet optimisme par plus de consommation ou d’investissement.

             Le tableau 8 établit des fonctions d’investissement et de consommation à partir des valeurs retardées de ces statistiques nationales (notées Variable), européennes (notées E) ou agrégées au niveau du G7 (notées G7). Ces fonctions sont certes assez rudimentaires, mais ont atteint tout de même des R2 ajustés de 0.59 (fonction d’investissement) et de 0.77 (fonction de consommation).

            Nous constatons à nouveau que les entreprises se montrent beaucoup moins sensibles aux variables politiques. Tout au plus peut-on avec prudence observer un sur -investissement lorsqu’au terme d’un mandat d’alternance de droite, revient l’optimisme après des débuts souvent restrictifs (DA 4-4). On peut aussi déceler une tendance à une reprise de l’investissement une fois que la gauche accédant au pouvoir a développé la panoplie de ses mesures de relance (GA 1-3).

             Les ménages se montrent sensibles aux états de grâce, que l’on observe lorsque la gauche accède au pourvoir (GA1-1) et même lorsque la droite est reconduite (DR 1-1), celle-ci fraîchement réélue annonçant souvent moins des mesures restrictives que lors des alternances.

             Mais, globalement les « student » sont faibles, les variables politiques peu nombreuses. On peut donc douter de la portée effective des changements d’anticipation, qui étaient d’ailleurs dans les tableaux précédents trop ponctuels, limités à un seul trimestre pour avoir des effets réellement durables…Voila qui ne risque pas d’inciter à l’optimisme les responsables politiques qui, en mal d’argumentation, placent leur espoir dans le simple changement d’état d’esprit que provoquerait leur élection…

 

 

 

 


         Conclusion

 

 

       Confirmant un présupposé largement répandu, nous avons établi que les entreprises formulent de meilleures anticipations que les ménages, elles se montrent moins sensibles aux variables politiques. Elles ont cependant une tendance à préférer la droite, et peuvent à l’occasion se laisser gagner par l’optimisme préélectorale. Réalistes, elles semblent même répondre au désir de relance de la gauche, une fois deux trimestres de méfiance passés. Les ménages ont inversement une dilection pour la gauche.  En plus des périodes préélectorales, ils sont assez sensibles aux états de grâce post-électoraux. Cet optimisme, dépassant le seul impact psychologique, peut se concrétiser par une hausse de la consommation.

      Que ce soit pour les entreprises ou les ménages, chaque fois un effet d’apprentissage apparaît, les majorités reconduites sont beaucoup moins victimes ou bénéficiaires des à priori.

       Les ménages font preuve d’une certaine rigidité dans leurs anticipations inflationnistes lorsque la droite est reconduite alors que l’inflation a été largement maîtrisée. Malgré leur préférence pour la droite, les entreprises sont plus réalistes dans leurs anticipations de l’inflation lorsque la droite parvient au pouvoir, alors que les ménages font immédiatement crédit à la droite d’une réduction de l’inflation…non encore effective.

       Notre étude a montré qu’il existait quelques biais politiques dans les enquêtes de conjonctures. Tout comme on désaisonnalise des séries statistiques, il conviendrait de dépolitiser les enquêtes de conjonctures…

 

      Dans une étude précédente, nous observions qu’au déclin des cycles nationaux répondait la montée en puissance du cycle électoral européen. Observons à présent que si nombre d’évolutions à l’œuvre réduisent les marges de manoeuvre des gouvernements, le cycle électoral pourra perdurer du fait du maintien, fût-il faible, de son impact psychologique.

 

 

 

 

 

 

 

 

Abréviations:

 

Droite….droite politique

4-4 élection…trimestre de l’élection.

1-1……..premier trimestre de la première année d’un mandat

3-2……. deuxième trimestre de la troisième année d’un mandat.

D, G …..Droite, Gauche,

A, R ……mandat d’alternance, mandature reconduite.

DA2-3….troisième trimestre d’une seconde année d’une majorité de droite venant d’accéder au pouvoir.

GR 4-4….quatrième trimestre de la quatrième année (trimestre de l’élection) d’une majorité de gauche qui  avait été reconduite.

Ména, indu…indicateur de confiance des ménages, des entreprises.

Indu-ménage….solde des indicateur de confiance, de prévision d’inflation, industriels moins ménages.

Pd indu pro…..indice de la production industrielle en progression annuelle,  moyenne trimestrielle.

Conso pro…..évolution de la consommation privée en progression annuelle,  moyenne trimestrielle.

Inv. pro…….. Évolution de l’investissement en progression annuelle,  moyenne trimestrielle.

Coéf……..coefficient de corrélation linéaire.

Stud…….. student

 

Ressources

 

Statistiques diffusées par l’OCDE dans son portail statistique, valeurs trimestrielles en progression sur 1 an, sauf pour les prévisions de l’inflation où  il s’agit de la balance.

Selon les pays, les enquêtes de conjoncture sont disponibles pour des dates différentes. Nous donnons successivement les dates de début de l’enquête auprès des entreprises, puis auprès des ménages  : Allemagne ( 86,74), Australie ( 67,96) , Autriche ( 86,96) ,  Belgique ( 86 , 95), Canada ( 93,91) , Espagne ( 88,87) , Etats-Unis ( 51,74), France (86,74) , Grèce ( 86,86) , Irlande ( 86,75) Italie ( 85,74) , Japon ( 75,83) , Luxembourg ( 86,03) , Nouvelle-Zélande ( 62,79) , Portugal ( 88,87) , Royaume-Uni ( 86,74) , Suède ( 96,96) , Suisse ( 67,74).

Pour les anticipations d’inflation, elles ne sont données que pour les pays européens, avec démarrage en 1985.

 

 

 

Méthodes :

 

Régressions linéaires par panel sur des variables trimestrielles procédure de sélection automatique des variables auxiliaires par la méthode ‘stepwise’ du logiciel ‘statlab’

Seuls les mandats législatifs, à l’exception des Etats-Unis pour lesquels il s’agit du mandat présidentiel, sont pris en compte. Les mandats de 4 ans sont décomposés en 16 trimestres. Pour les pays ayant, à présent (Australie, Nouvelle-zélande) ou dans le passé (Suède 1970/1994) des mandats de 3 ans, les douze trimestres sont répartis sur 16 unités, les premiers de chaque année comptant double. Pour les pays ayant des mandats de 5 années, les cinq derniers sont compris dans le dernier trimestre noté « 4-4 ». Alors que la variable 4-4 prend en compte toutes les fins de mandats, parfois plusieurs trimestres dans le cas de mandat supérieur à 16 trimestres, la variable « 4-4 élection » ne prend en compte que les trimestres où surviennent des élections. Les élections anticipées ne sont pas prises en compte.

Etude portant su 19 pays de l’OCDE, sur un champs chronologiques allant du premier trimestre de 1960 au deuxième de 2007 selon les disponibilités statistiques.

 

Sources statistiques :

 

  OCDE : portail statistique.

 

 

 

Bibliographie :

 

 

Alésina A ; N Roubini 1992  « Political cycles in OECD economies ». Review of economic studies. 

Drazen, A. 2000 “ The political business cycle   after 25 years “ National bureau of Economic Research Macroeconomic" Annual 2000.

Fair R 1996 « econometrics  and presidential election » Journal of economic perspective 10.

Frey B. F. Schneider 1978 «  An empirical study of politico-economic interaction in the united states »  The review of economics and statistics.60.

Hibbs D. 1977 “Political Parities and Macroeconomic Policy” American Political Science Review, 71 .

Hibbs D. 1994 «  The partisan model of macroeconomic cycles : more theory and evidence for the united states . Economic and politics 6.

Nordhauss William D. 1975 “The political business cycle” Review of economic studies 42 (2)

OCDE 2002. Composite Leading Indicators for Major OECD member economies.

OCDE 2004. Composite Leading Indicators for Major OECD non-member Economies and recently new OECD member countries

 

 

tab 1

 

 

tab 2

 

tab 3

 

 

T 3 B

 

 

Tab 4

 

 

T 4 b

 

 

T 5

 

T 6

 

 

T 7

T 8

             

 

 

 

                                                   Christian Guy

                                   Docteur en Sciences économiques

                                  Agrégé de sciences sociales

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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 17:53

Existe-t-il un cycle électoral des accidents de la route ?   

 

Radars : laxisme avant les élections, sévérité après....

 

 

                   L'actuelle polémique sur les radars rapelle que les décisions politiques se prennent rarement au hasard.....surtout à l'approche des élections . A la traditionnelle, feue ? , amnistie des PV, s'ajoute la plus actuelle polémique sur les radars......  il est clair que les accicents de la route, et leur plus funeste conséquence que sont les déces, suivent une périodicité rythmée par les élections....Exemple à l'aide du cas américain...

        Au delà,  avons ces derniers mois présenté nombre de prévisions économiques et financières à l’aide du cycle électoral.

       Nous souhaitons icisouligner que d’autres domaines sont sensibles à des variations régulières de nature politique.

 

 

 usa accident

 

 

        Ces statistiques des décès montrent une régularité : les accidents sont au plus bas généralement en milieu de mandat alors que la croissance est faible et que le pouvoir à pris des mesures répressives dans le domaine routier.

          Inversement, en fin de mandat la croissance et donc l’activité (transport de marchandise, trajet pour l’emploi retrouvé ou les loisirs à nouveau finançable) sont en augmentation. On peut également considérer qu’un effet euphorisant de la reprise incite à un certain relâchement dans la discipline, la France l’a connu à l’été 1998 après la victoire à la coupe du monde de football. De plus  à quelques mois des élections, il devient électoralement inapproprié de prendre des mesures restrictives, les évolutions sur le permis à point en France en ce début d’année 2011 le rappellent.

          Il existe des exceptions tell les alternances démocrates, qui surviennent après de sévère récession : la reprise de l’activité s’accompagne alors d’une hausse des accidents meurtriers.

 

 

            Que prévoir pour les trimestres à venir ?

 

 

 

        La reprise économique pour la fin de mandat devrait être malheureusement l’occasion d’un redémarrage des sinistres automobiles. Les années 2013 où 2014, début d’un second mandat éventuel des démocrates, pourrait présenter outre atlantique une sinistralité assez importante. Une alternance de Droite en déprimant l’activité inverserait cette prévision....

          Ces raisonnements sont à  transposables à la France, les mois à venir risquent d'être assez négatifs, et ceux d'autant que la Droite au pouvoir en France à une clientelle électorale d'indépendants et de commerciaux, forts utilisateurs d'automobiles, qu'il s'agit de ne pas inquièter professionnellement en risquant, avec le permis à point, de leur faire perdre leur instrument de travail.....si les victimes potentielles de l'écatombe routière ne voterons plus, les bénéficaire de cet élargissement si....

                                           

                        

 

                                           Christian Guy -  Mai 2011

                                                                                               

                                                      Annexes

                                               usa mortalite mandat 

 

 accident D A

 

accident D R

 

accident G A

 

 

 

Ces prévisions sont exprimées :

-  toutes choses égales par ailleurs  (évènements non prévisibles tels les chocs pétroliers, les crises financières non pris en en compte)

-  la précision visée est semestrielle

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