Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
19 novembre 2010 5 19 /11 /novembre /2010 12:28

Un modèle économétrique de prévision de l’euro :

élections américaines et allemandes décalées de deux ans : le scénario idéal d’une hausse de l’euro.

  

simul 2

 

 

s pev mod 2 

 

                              Nos projections ont été jusqu’à présent établies par une analyse chartiste des graphiques. Pour incertaines que sont des prévisions à plusieurs années, ces prévisions sur la base du cycle électoral sont de moyens terme et répondent au manque de projections qui existe entre les nombreuses anticipations de court terme  à un voire deux ans, et les évaluation de long terme (PIB potentiel) dépendant d’évolutions structurelles lourdes (démographie, productivité…).

                          Nous pouvons également recourir à la modélisation économétrique. Pour cela, nous procédons à une régression linéaire multiple, en introduisant les 4 années possibles des mandats américains, idem pour les mandats allemands, et les 5 années du cycle législatif européen. Cette régression porte sur le taux de change effectif de l’Euro (OCDE, portail statistique) pour la période 1971 – 1996 (données trimestrielles en progression annuelles) pour des prévisions sur la période 1997/2016, la vérification des prévisions avec les résultats effectifs entre 1997 et 2010 nous permettant d’évaluer l’intérêt de notre modèle.

Le tableau nous montre que ces variables muettes (ou dummies) ont une influence différente : ce sont les élections américaines, (premières et quatrièmes années de mandat) qui exercent l’influence la plus forte, chaque fois dans le sens d’une baisse de l’Euro. L’arrivée d’élections allemandes (le cycle allemand dopant l’activité européenne), ou l’année suivant les élections européennes exercent respectivement des effets secondaires ou faibles.

                       Le premier graphique portant sur la simulation historique confirme les observations précédentes. Cependant en 1972, 1976 et 1980 les élections américaines et allemandes étaient en opposition car elles survenaient aux mêmes dates : elles exerçaient une influence contraire : en 72 c’est principalement l’influence dopante des élections allemandes qui a joué, il faut dire qu’historiquement c’était la période de décrochage du dollar depuis la décision du 15 Août 1971 de suspension de la convertibilité du dollar en or de Richard Nixon. Notons que les élections américaines de Novembre 1972 passées, la hausse des devises européennes sera encore plus significative, ce qui montre que l’année électorale américaines avait tout de même exercée sont influence. En 1976 et 1980, l’influence baissières sur les devises européennes des présidentielles américaines sera encor plus forte, le SME à l’œuvre depuis 1979 renforçant la corrélation entre devise européenne et Mark.

                      Les élections anticipées allemandes du début 1983 vont introduire une rupture : les élections américaines et allemandes sont désormais en complément, c'est-à-dire que les élections allemandes se tenant en milieu de mandat américains, elles viennent renforcer leurs influences haussières sur la parité de l’euro face au dollar. : Ainsi des élections américaine et allemandes décalées de deux ans constituent le scénario idéal d’une hausse de l’euro. Cela est particulièrement manifeste en 1986, 1990, 1994 et 1998, que les élections européennes viennent épauler les allemandes et la hausse devient fulgurante (1994, et dans une moindre mesure 2009).

A partir de  2005 les élections allemandes anticipées d’un an ont un peu troublé un jeu trop parfait pour nos anticipations euro / dollar. Cependant, on observe bien en 2005 (date des élections allemandes anticipées  et fin 2006 (date normales) une hausse de l’euro.

 

 

             Que prévoir pour les trimestres à venir ?

 

                   Le coefficient de notre simulation historique est de 0.11.  Il nous faut donc à nouveau le souligner que le cycle électoral, ou cycle politico-économique ne constitue qu’une explication tout à fait partielle des évolutions économiques. Cependant il à l’intérêt de permettre des prévisions à 1, 2, 3, ou 4 ans, surtout dans ce modèle ou nous n’introduisons pas les couleurs politiques : l’issue des élections américaines de 2012 ou allemande de 2013 n‘interfèrent pas. Il n’y a que le risque de tenue d’élections allemand anticipées, qui peut altérer nos prévisions.

 Le coefficient de corrélation entre les prévisions retardé de 3 trimestres de la période 1997 / 2010 et les cours effectifs est de 0.47, ce qui n’est pas à négliger. On peut prévoir une baisse de l’euro en 2012 avec la survenue des élections américaines. Ensuite la parité euro / dollar serait sujette à un double mouvement de hausse , en 2013 du fait des élections allemandes puis en 2014 avec les élections américaines, ce second mouvement serait plus fort, car en 2014-2015 on serait en milieu de mandat américain.                                                  

 

 

 

            Régression multiples portant sur la période 1971  - 1996   R2 : 0.11

 

 

           toutes les variables muettes sont retenues, mêmes celles ayant un student inférieur à 1.96,

                                            pour compenser l'instabilité du cycle électoral.

tab Euro

 

 

 

 

                                                                               Christian Guy -  Novembre 2010 

 

 

Toutes les prévisions sont exprimées :

-  en valeurs relatives par rapport aux évolutions mondiales (une hausse prévue signifie une moindre baisse ou une plus forte hausse qu'ailleurs) , 

-  toutes choses égales par ailleurs  (évenements non prévisibles tels les chocs pétroliers, les crises financières non pris en en compte),

-  la précision visée est semestrielle.

Partager cet article
Repost0
17 novembre 2010 3 17 /11 /novembre /2010 01:24

 

 

 

Livre sterling : baisse d’ici 2012 , hausse pour 2014.

 

 

 

livre sterling

 

 

 

                     Le graphique est assez évocateur quand à la régularité du cycle électoral concernant le cours de la livre sterling. La devise britannique est assez régulièrement en hausse au voisinage des élections législatives. Elle est dopée par la reprise préélectorale, programmée pour la 4ème  année, année souvent choisie pour dissoudre avec un an d’anticipation la chambre des Communes. Une fois les élections passées, les politiques d’ajustement dépriment l’activité, la banque d’Angleterre laisse ‘filer’ la livre pour éviter une dépression.

               Rappelons que le cycle électoral, mis en lumière par Nordhauss (1975) ou Hibbs (1977), est réputé assez instable : il survient parfois plus tôt, plus tard, est très intense, ou à peine visible.

Si les politiciens maîtrisaient de main de maître les instruments de politiques économiques, surtout en cette période d’ouverture, ils ne perdraient que rarement les élections. Inversement, croire qu’il n’existe aucune tentative pour manipuler la conjoncture, ou que celles-ci sont condamnées à l’échec, est peut-être faire preuve d’angélisme.

               L’utilisation du cycle électoral à des fins de prévisions est donc difficile, il faut sans cesse rectifier les prévisions en appréciant les écarts par rapport aux cycles types. Ainsi observe-t-on des effets de reports lorsque les débuts de mandat n’ont pas connu de baisse de la livre (97/01 et 01/05) la hausse de la livre apparaît au début du mandat suivant. Il faut aussi prendre en compte qu’il peut y avoir l’enchaînement de deux phases de hausses, lorsque le pouvoir a laissé passer la possibilité de dissoudre la 4ème année et attend la 5ème  (91/92).

 

 

            Que prévoir pour les trimestres à venir ?

 

 

             Concernant la valeur à venir de la monnaie britannique, les choses semble assez simple : la cure d’austérité budgétaire de 2011 va être compensé par un décrochage de la livre, on appréciera ici  la capacité du G20 à maîtriser les tempêtes monétaires…. Messieurs les Anglais auront bien tirées les premiers…avec les américains !

             Si la reprise du PIB britannique est embrayée en 2012, on pourra alors observer un remontée de la livre  pour 2014, date prévisionnelle des prochaines élections, si la coalition tenue par David Cameron tient jusque là…

              Ce scénario est assez proche de la séquence 1992/1997 que nous avons entourée sur le graphique , où la livre était sortie du SME après un cous passage, un décrochage qui avait permis au royaume uni de connaître les premiers la reprise en Europe à la suite des Etats-Unis….l’histoire risque de bégayer….

 

 

 

                                                                                          Christian Guy – Novembre 2010

 

 

Toutes les prévisions sont exprimées :

-  en valeurs relatives par rapport aux évolutions mondiales (une hausse prévue signifie une moindre baisse ou une plus forte hausse qu'ailleurs) , 

-  toutes choses égales par ailleurs  (évenements non prévisibles tels les chocs pétroliers, les crises financières non pris en en compte),

-  la précision visée est semestrielle.

 

 

Partager cet article
Repost0
14 novembre 2010 7 14 /11 /novembre /2010 15:11

L’Euro : hausse en 2011, baisse en 2012 et début  2013,

remontée en 2014-2015.

 

 

 

euro

 

               Trois cycles électoraux, exercent de façons plus ou moins fortes leurs influences sur les fluctuations de l’euro.

              C’est cycle électoral américain qui possède l’influence principale : on observe des cycles en v inversés.  L’euro est au plus haut en milieu de mandat américain, lorsque la Fed laisse baisser le dollar, afin de doper une activité chancelante en début de mandat. A mesure que la reprise du PIB des Etats-unis prend de l’ampleur, le dollar augmente et par contre - coup l’euro chute. Soulignions l’existence, à coté de ce scénario, d’un scénario bis ou cycle en M : lorsque la reprise tarde à survenir en milieu de mandat, on assiste à une rechute du dollar et donc à une nouvelle hausse de l’euro. Déjà présent en 1989/93 pour George Bush senior, période de difficulté, ce scénario semble se rééditer dans le mandat actuel d’Obama (2009 – 2013)

              Les élections allemandes ont également une influence, car au delà de notre voisin d’outre Rhin, elles tirent la croissance européenne. Ainsi, avant les élections allemandes observe-t-on une montée de la croissance et donc de la devise européenne, mouvement de poussée figurée par des flèches jaune.

              Enfin, depuis 1979 existent des élections pour le parlement européen. Certes, il n’existe pas d’enjeux véritables, mais tous les gouvernements veulent aborder positivement ce test électoral. Si aucun pays ne relance, tous évitent en tous cas un refroidissement trop marqué en cette année de test. Par effet d’agrégation cela entraîne une certaine stimulation de l’activité, dans l’année suivant les élections, donc également des cours de l’euro.

 

           Que prévoir pour les trimestres à venir ?

 

 

            La difficulté à obtenir un redressement de l’activité outre atlantique a poussé ben Bernanque, patron de la FED, à pratiquer une politique monétaire expansionniste, politique qui va jusqu’à l’été 2011 déprécier le dollar. Nous avons entouré sur le graphique l’autre expérience, celle de 1989-92, qui également marquée par des difficultés économiques avait connu un double plongeon du PIB des Etats-Unis et donc du dollar. Pour nous européen, cela veut dire un double mouvement d’appréciation de l’euro, à l’été 2010 nous sommes entré dans le second.

               Si les perspectives économiques des Etats unis et de l’OCDE s’améliorent en 2011, 2012 ; on observera une appréciation du dollar en 2012, donc une chute de l’euro. Le mandat américain suivant pourrait être de forme plus classique avec une remontée des cours de l’euro en milieu de mandat américain, remontée aidée par les élections allemandes de 2013 et ensuite européennes de 2014. 2015-2016, verraient à nouveau une baisse de l’euro.

 

                                                                              Christian Guy – novembre 2010.

 

 

Toutes les prévisions sont exprimées :

-  en valeurs relatives par rapport aux évolutions mondiales (une hausse prévue signifie une moindre baisse ou une plus forte hausse qu'ailleurs) , 

-  toutes choses égales par ailleurs  (évenements non prévisibles tels les chocs pétroliers, les crises financières non pris en en compte),

-  la précision visée est semestrielle.

 

Partager cet article
Repost0
3 novembre 2010 3 03 /11 /novembre /2010 18:55

La sensibilité historique du dollar aux élections américaines.

 

 

 

 

      Nous étudions ici ce que l’OCDE nomme ‘le taux de change effectif’, c'est-à-dire la valeur du dollar par rapport à un panier de monnaies, pondérées par leur importance relative dans le commerce extérieur américain.

 

 

dol h 2

 

    Certes, on pourra objecter que la FED conduit une politique indépendante de Washington, mais Ben Bernanque a montré, comme Alan Greenspan et les autres prédécesseurs, qu’il ne reste pas inactif en période de crise. La rigidité ou l’inertie de la BCE, n’a d’égal que la souplesse et la réactivité de la FED. De plus, il existe en fait une ‘diarchie’, à la tête des instances monétaire américaines : si les taux directeurs sont arrêtés par la FED, la valeur du dollar est officiellement de la compétence du gouvernement de Barak Obama.

 

     Notre graphique indique que le dollar monte en fin de mandat (en jaune), lorsque la reprise préélectorale est bien assurée, le boom de l’activité attirant en outre les investisseurs ce qui stimule la demande de dollars.

      Inversement,  en début de mandat, (en vert) on observe une baisse de la devise américaine. Il faut soutenir la demande par le moteur extérieur, car l’activité est mise à mal par des politiques restrictives. Ce caractère contra cyclique de la  politique des taux (d’intérêt et de change) oppose là encore la gestion du dollar à celle de l’euro. Les Etats-unis tentent de lutter ainsi en début de mandat contre les déficits jumeaux (budgétaire et extérieur). Lorsque les assainissements financiers (budget) et monétaire (inflation) sont terminés, on entame la relance préélectorale.

      Il faut différencier ce schéma en fonction de la couleur politique et du numéro d’ordre du mandat. Un mandat d’alternance des démocrates est dominé en son début par un désir de relance. Dans la situation présente ou on évoque plus le risque d’une crise en W que d’une reprise inflationniste, le temps n’est peut-être pas encore venu, bien que l’on soit déjà parvenu au milieu du mandat, de laisser le dollar s’apprécier.

 

 

 

             Que prévoir pour les trimestres à venir ?

 

 

 

dollar prevision

 

 

 

       La situation actuelle d’une reprise qui patine nous rapproche de deux mandats antérieurs : le second mandat de Nixon  (72/76) et l’unique de Bush senior (88/92). La première baisse du dollar étant inopérante, la FED n’avait pas hésité à ‘redoubler le traitement’  6  trimestres plus tard. Cependant, un fait complique notre comparaison : la chronologie était un peu différente car les crises étaient survenues en début de mandat (1973) et au milieu (1990), et non comme ici avant même son commencement (2008).

        Une autre leçon du passé peut être instructive : on observe que le dollar baisse en début de mandat, le point bas se situant en général  au septième trimestre (chiffres en bas de la courbe). Le point bas actuel étant au cinquième trimestre après les élections, on peut le considérer comme un peu précoce,  ce qui nous permet d’envisager un second point bas pour le trimestre 11, soit le troisième trimestre 2011( hypothèse H1 , figurée en violet) .

       On peut formuler une hypothèse H2 (en bleue claire) : une hausse relative jusqu’à la mi 2011, hausse qui gagnerait en force par la suite. C’est justement la vigueur de la reprise qui tranchera entre ces 2 hypothèses, le risque en cet automne 2010 d’une crise en w incite à penser que l’hypothèse 1 est plus probable.

         Prédire les points hauts est chose plus facile. Les chiffres en haut de la courbe nous montrent que ces points hauts sont en général assez voisins de l’élection présidentielle, même si c’est parfois au prix d’une brusque et fulgurante remontée tel entre l’été 2008 et le printemps 2009. Lorsque la remontée préélectorale est interrompue par une chute  (1980, 1996), une seconde remontée post électorale se produit, repoussant le point haut bien au delà de l’élection présidentielle.

 

          On peut donc prévoir une remontée du dollar à partir de l’été 2011, peut-être très rapide si la reprise le permet, avec un point haut début 2013,  un an au delà si la reprise est forte.  Il reste une inconnue s’agissant d’une parité monétaire : l’attitude des autres Banques centrales et singulièrement celle de la BCE. Compte tenu de la traditionnelle apathie de celle-ci, et de son arbitrage inflation – chômage défavorable au second, nous ne l’avons pas fait entrer en ligne de compte ; mais sous le poids d’une reprise poussive les choses peuvent changer.

 

 

 

                                                                                                             Christian Guy – Novembre 2010

 

 

Toutes les prévisions sont exprimées :

-  en valeurs relatives par rapport aux évolutions mondiales (une hausse prévue signifie une moindre baisse ou une plus forte hausse qu'ailleurs) , 

-  toutes choses égales par ailleurs  (évenements non prévisibles tels les chocs pétroliers, les crises financières non pris en en compte),

-  la précision visée est semestrielle.

Partager cet article
Repost0

Présentation Générale

  • : PREVISIONS ECONOMIQUES ET POLITIQUES - LES GRAPHES NOUS PARLENT
  • : Prévisions économiques et financières de long terme sur plusieurs années basée sur le cycle électoral pour différents pays portant sur plusieurs domaines: bourse, PIB, chômage, Taux d'intérêt, de change.
  • Contact

Pages