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17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 09:22

Prix de l’immobilier :

Les taux d'intérêt bas peuvent-ils soutenir les prix ?

 

 

                Les prix de l'immobilier, en croissance moyenne d'1 % par an  en terme réel sur 100 ans  , connaissent à l'évidence depuis 1997 une valorisation historique.

         Pour certain il s'agit d'une bulle qui ne demandera peut-être dans les prochains  mois qu'à éclater. La précédante période de hausse de 1986 à 1990 avait donné lieu à une abisse de 38 % entre 1991 et 1997. si sur 20 ans les prix ont pour l'Insee augmenté de 3.2 % par an, on est donc en terme réel à 1 %, par contre depuis 1997 on est à 11.2 % annuels... Les risques souverains peuvent provoquer un subite retournemenet de la conjoncture qui affecterait également l'immobilier.

         Pour d'autres, des facteurs de long terme ont installé une pénurie qui soutieindra durablement les prix au delà d'une correction passagère.Ainsi la hausse des côut de transport qui incite au retour dans les centres villes ( de l'expansion horizontale à une expansion verticale non encore assumée ),  la décohabitation ( séparation, célibat, garde alternée) ou l'avénement plus temporaire de retraités aisés conservant leur logement principal tout en résidant alternativement dans un espace secondaire ) , tous ces facteurs militent pour l'absence de retournement durable et accentué.

 

          Nous ne nous intérrogerons pas ici sur les évolutions de long terme, mais plus prosaïquement sur celles de court terme.

 

          Nous avons souligné l’existence d’un cycle électoral en de multiple domaine : en matière de revenu disponible, dans une moindre mesure de cours boursier.

          Dans des articles précédents nous avons étudiés l’existence de ces fluctuations pour les maisons ou les appartements en fonctions des dates d’élection pour les Etats-unis et la France. Un cycle apparaissait, surtout pour les Etats-unis depuis les années 70.

          Grâce aux statistiques de l’OCDE 1 (OCDE, ‘perspectives économiques’ Décembre 2010 ‘prix réels des logements’), nous élargissons notre domaine d’investigation à plus de 15 pays de l’OCDE, sur une période plus restreinte il est vrai allant de 1993 à 2010 pour la plupart des pays. 

 

 

 

 

 

 

 

1) Prix de l’immobilier au plus haut aux extrémités du mandat, prix bas en milieu de mandat.

 

 

 

         On sait que les prix de l’immobilier dépendent à long terme de données démographique (taux de natalité), sociologique (évolution de la divortialité, désir d’accession à la propriété), d’évolutions économiques profondes (exode rural), budgétaires et fiscales (prêt bonifiés, aides aux propriétaires bailleurs) …

          Mais il faut ajouter des évolutions de court terme. Si la croissance du PIB est un bon indicateur global, quoique qu’il s’agit autant de la cause que de la conséquence de la bonne santé du secteur du logement, les taux d’intérêt et de chômage soient en fait les explications calées. Or c’est ici que le cycle électoral prend tout son intérêt. Car il s’agit de deux données qui évoluent en fonction du calendrier électoral.

 Après les élections sont mises en place des politiques restrictives de lutte contre l’inflation, surtout lorsque la droite est au pouvoir à fortiori s’il elle y succède à la gauche. La hausse des taux d’intérêt, croissance du chômage qui s’en suit avec un certain décalage ne peuvent que contracter la demande de logement en milieu de mandat.

         Inversement la combinaison de ces deux facteurs à la baisse en fin de mandat, il faut en effet stimuler l’activité pour préparer les élections, ne peut que faire pression à la, hausse sur la demande et par voie de conséquence sur les prix. En troisième année de mandat c’est d’abord la baisse des taux d’intérêt qui agit, et la quatrième année celle du chômage. En effet l’emploi est une donnée retardée de la conjoncture.

         C’est donc en fait le plus souvent au début du mandat suivant que les prix de l’immobilier sont le plus orienté à la hausse ainsi que nous le montre ce graphique représentant l’évolution du PIB et des prix des logements, chaque fois en données réelles en fonction des 4 années de mandat, les mandats de 4 ans étant les plus répandues. Pour les pays connaissant des mandatures de 5 années nous avons confondues la 4 éme et 5 éme année.

        Globalement on obtient un cycle présentant un certain retard par rapport à celui de la bourse, qui elle au contraire anticipe les fluctuations du PIB. Quand la bourse est fortement haussière en début de 3 éme année, le bâtiment est bien orienté en quatrième année …si ce n’est au début du mandat suivant.

 

 

 

 

 

2) Etudes des pays.

 

 

          Nous présentons dans les graphiques suivant l’évolution du prix de logements en soulignant par une flèche jaune les hausses apparaissant en fin de mandat. On observera que nombre d’exceptions existent, y compris en différentiel par rapport aux évolutions mondiales. Il est donc clair que le cycle électoral en matière d’immobilier est peu marqué,particulièrement instable.

         Soulignons que pour les pays de l'Euroland, les taux étant décidés par la BCE. Celà réduit encore plus les fluctuations électorales propres à chaque pays.

         On peut donc penser que les prix immobilier seront de plus en plus éxplicables par le cycle américain, si on souhaite l'expliquer par le cycle électoral...

         La situation actuelle de taux d'intérêt tendanciellement à la hausse et d'un chômage qui ne s'érode que lententement étant caractéristique de milieude mandat d'alternance démocrate (voir notre étude sur l'immobilier américain). 

         Nous avons déjà présenté au début de l'étude les courbes de la France et des Etats-unis.

 nous livrons à présent les prix de l'immobilier des 12 autres pays : australie, Belgique, Canada, Finlande, Italie, Japon, Norvège, Nouvelle-Zélande, Suède, Suisse. Pour les prix en 2011,  2012, ou dans les mois à venir il faut prendre en compte les particularité de ces pays conbinées au cycle électoral des etats-unis.

         Chaque fois on peut compléter l'anaylse par les obersvations qui ont été formulées s'agissant des particularité de chaque cycle électoral. Ainis on obervera par éxemple l'avance du cycle danois, la hausse s'observant dés la 3 éme année, ce qui est caractéristique de pays à mandat précaire, la repise électorale était mise en eouvre plus rapidement de peur d'élections anticipées.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                              Christian Guy – fevrier 2013

                                              Docteur en sciences économiques

                                                     Agrégé de sciences sociales

 

 

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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 10:02

Bourse :

 Quand les bulles naissent….et éclatent…..

 

 

 

                  

 

               Savoir prévoir leur constitution….et la date de leur éclatement … à l’aide du ‘cycle électoral’

 

 

         A force d’avoir ‘le nez sur le guidon’, on finit par oublier les origines de cette crise : la formation de bulles mobilière et immobilière dans les années 2005-2007.

       Une bulle est par définition un déphasage entre ‘une exubérance irrationnelle’ des marchés et l’évolution de la sphère réelle.

       La bourse étant un indicateur avancé des évolutions de la sphère productive , il est intéressant de retracer son évolution par rapport à l’indice de la production industrielle à 1 trimestre (1921-1948) ou du PIB à 2 trimestres ( 1949 à 2011) qu’elle est censée anticiper, afin d’analyser ces périodes d’excroissance.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

       Nous observons que les 30 dernières années ont vu systématiquement la constitution de bulles lors des mandats de reconductions. Dans le cadre de l’analyse du cycle électoral, on insiste sur le fait que les premiers mandats ont des débuts financièrement difficiles, soit que les difficultés expliquent l’arrivée au pouvoir d’un président démocrate (B. Clinton 93, B. Obama 2009), soit que le ralentissement de l’activité soit causé par la mise en œuvre de politiques restrictives par des républicains (R. Reagan 1981, G. Bush junior 2001).

      Par contre, les mandats de reconduction se déroulent dans une situation plus euphorique….en l’absence de bonnes situations, il n’y aurait précisément pas eu de reconduction !  C’est à ce moment que le déphasage risque de se réaliser…ce qui fût le cas  en 1985 – 87 (reconduction de R. Reagan),  1997 – 98 (reconduction de B.  Clinton),   (2005 – 2007 reconduction de G. Bush junior) et dans une certaine mesure lors de la reconduction d’une présidence républicaine avec l’élection de G. Bush senior (1989 – 90). Chacune de ces reconductions se termina par l’éclatement d’une bulle lors des 2 ème (1990, 1998) et 3 ème année (1987, 2007).

       Pour l’éclatement de la bulle Internet , nous observons  que la résorption du déphasage entre sphère financière et sphère réelle ne remonte pas à 2000,  mais à l’automne 1998, car le PIB ne faiblit qu’au début de l’année 2000.

       A coté de ces ‘bulles majeurs’ des mandats de reconductions, phénomène également observé en 1929, existent des ‘bulles mineurs’ liées à la sur réaction boursière lors des reprises de 3 ème année. Signalées d’une flèche rouge, elles sont beaucoup plus nombreuses, systématiques…et se corrigent plus rapidement. Dans des cas exceptionnels, il peut arriver que l’intensité d’une reprise de la sphère réelle, lorsqu’elle est extrême, soit au contraire sous évaluée, on le discerne avec le boom coréen de 1951.

     Après les bulles majeurs de reconduction et mineurs de 3 ème année, évoquons les ‘bulles d’alternances démocrates’…liées à un reprise de l’optimisme, lorsque les démocrates arrivent au pouvoir dans une situation critique. On les discerne historiquement en 1933 et plus encore en 2009.  faible en 1961, elle jouera même en 1977 en sens inverse. La reprise était déjà à l’œuvre depuis fin 1975, de plus l’arrivée d’un président démocrate faisait sans doute craindre la poursuite de l’inflation.

 

 

 

 

                        Christian Guy – Fevrier 2013

 

 

 

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12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 09:59

Bourse : quels mois permetent vraiment de prévoir la performance de l’année ?

 

 

     Parmi les à priori boursiers, il en existe un qui à la peau dur : l’idée selon laquelle les performances de janvier permettraient de prévoir celle de l’année. Comme toutes les idées reçues, il n’y a pas de fumée sans feu….mais elle comporte des exceptions…prévisibles.

 

 

 

1) Il existe bien une relation entre les performances boursières de janvier et celle de l’année.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

      Les deux graphiques précédents permettent de s’en convaincre, la relation entre performance du mois de janvier et de l’année ( en glissement annuel pour le mois de décembre ) existe s’agissant de la bourse de New York, laissant apparaître un coefficient de corrélation 0.33 de 1928 à 2011 et même de 0.48 de 1945 à 2011.

      Lorsqu’il existe un retournement en cours d’année comme en 1973, 1982, 1987 ou 2003, les capacités prédictives sont altérées. La chute de 2008 fût particulièrement bien annoncée par son mois de janvier, par contre la stagnation boursière de l’année 2011 outre-atlantique fût mal prévue ainsi.

 

 

2) le mois de janvier permet de prévoir les performances des 1 ères et 4 èmes années, celles des 2 éme et 3ème sont prévues à l’aide des mois d’avril et mai.

 

       Mais les capacités prédictives du mois de janvier ne sont pas d’égale ampleur. Elles sont fortes pour les premières et dernières années d’un mandat présidentiel  américain, inexistantes pour celles de milieu de mandat. C’est ce que nous montre le tableau suivant.

 

 

Tableau : coefficients de corrélation obtenus par les prévisions selon les  les mois utilisés.

 

 

 

      Elles sont à ce point faibles pour les 2 èmes et 3 èmes années, qu’il est nécessaire de choisir pour elles d’autres ‘mois prédicteurs’,

malheureusement plus avancés dans l’année que sont respectivement les mois d’avril et mai. Les graphiques suivants permettent d’apprécier la qualité des prévisions ainsi obtenues, particulièrement conséquentes pour la quatrième année, satisfaisantes pour les 2 èmes et 3 èmes années après correction.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

3)Explications.

 

 

     Les 2 émes et 3 émes années sont des années de retournement. Les États-Unis entrent généralement en récession durant la 2 ème année et en sortent en 3 ème, le schéma étant inverse pour les alternances démocrates (2009/2013). Ces changements en cours d’année enlèvent les capacités prédictives de janvier. Inversement, les 2 extrémités de mandat étant plus neutres, elles suivent le flux des années immédiatement antérieures et sont assez stables, janvier possède alors de meilleures capacités prédictives.

 

      Le graphique suivant permet d’observer que la 4 éme année est assez mal prévue par les mois de printemps. Par contre, les mois de juin et juillet sont toutes années de mandat confondues généralement d’assez bons prédicteurs…mais n’est-ce pas déjà un peu tard ?

 

 

 

 

 

Conclusion.

 

     2012 étant une  quatrième année de mandat présidentiel américain, nous pouvons nous considérer comme chanceux, car c’est l’année la mieux prévue par son mois de janvier.

     Cependant,  pour une quatrième année comme 2012, nous pouvons porter attention non seulement ou mois de janvier, mais également plus secondairement au mois passé de décembre et à celui à venir de février. Alors, les régressions effectuées sur les cas historiques font monter les capacités prédictives du modèle à 0.85 ….

 

 

Annexes :  Capacités prédictives des différents mois selon l'année du mandat

 

  

 

 

                              Christian Guy – Fevrier 2013

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10 février 2013 7 10 /02 /février /2013 06:53

Prévisions  2013 : L’arbitrage boursier Etats-unis France.

 

 

 

 

           On connaît la régularité du cycle électoral des Etats-unis (élections présidentielles). On ne peut en dire autant de celui de la France, perturbé historiquement tant par nombre d’élections anticipées (dissolutions législatives, démissions ou décès présidentiels) que par ce double rythme qu’a longtemps généré l’absence de concordance chronologique entre présidentielles et législatives jusqu’en 2002.

 

        Pour prévoir le différentiel boursier Etats-unis – France, il vaut donc mieux s’aider du seul cycle américain.

        On obtient alors un profil assez proche de celui de l’allemand, réalisé comme dans l’étude portant sur notre voisin sur les évolutions observées entre 1957 et 1989.

 

 

 

        Le cycle présente une légère différence seulement à la fin : la rechute de la rentabilité différentielle de la bourse américaine est moins forte en 4 ème année dans l’arbitrage vis à vis de la France, sans doute du fait que notre économie étant plus mue par la consommation intérieure que l’allemande, nous bénéficions moins de la reprise internationale.

 

       Cependant, comme pour l’Allemagne, en projetant les évolutions moyennes observées entre 1957 et 1989, on obtient un assez correct coefficient de corrélation : 0.30. Prévoir l’arbitrage bourse des Etats-unis – bourse de la France à l’aide du cycle électoral aurait donc été une stratégie payante entre 1990 et 2011. 

      Il faut s'attendre, d'ici fin 2012 à une érosion du différentiel  en faveur des Etats-unis, sans doute plus tardivement que prévu du fait des difficultés actuelles en Europe, et du retard que cette année les Etats-unis dans leur cycle électoral.

 

 

 

 

       En annexe, nous donnons les évolutions historiques (1957-1989  ayant servies à nos prévisions. 

 

                                           

 

                                Christian Guy – Février 2012

 

 

Annexe

 

 

 

 

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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 08:42

        Etats-Unis : quel est le poids de la politique sur la conjoncture ?

 

 

        C’est devenu un lieu commun que d’indiquer que les Etats européens ne contrôlent plus leur conjoncture.

     Qu’en est-il outre-atlantique ? On observera que les variables politiques continuent à expliquer largement les fluctuations, ce qui contribue à les rendre prévisibles.

 

          Notre modèle.

 

    Nous construisons notre modèle en deux étapes.

 

         L’étape politique.

 

      Nous établissons comme nous l’avons déjà souvent fait des prévisions en fonction de caractéristiques politiques selon nos 4 cas traditionnels : les alternances démocrates passées servent à prévoir les alternances démocrates suivantes, de même pour les reconductions, et nous en faisons de mêmes pour les 2 cas ou les républicains sont au pouvoir.

      Nous établissons ces prévisions pour un indicateur conjoncturel synthétique prenant en compte les cours de la bourse, de l’indice de la production industrielle et le négatif de l’évolution du chômage. Ces 2 dernières variables sont retardées de 2 mois, car l’obtention de statistiques précisent à leurs sujets est souvent plus lent. Toutes ces statistiques sont en glissement sur 1 an.

     Avec ce modèle politique, on obtient des prévisions déjà intéressantes, car pour la période 1990/2012-3 établie à l’aide de la période 1953/89 on obtient un coefficient de corrélation de 0.43 entre les prévisions et les résultats. Même chose lorsqu’on établit des simulations pour la période 1953/89 à l’aide des données existantes de 1990 à 2012-3 : le coefficient de corrélation est de 0.41.

 

                L’étape économique

 

       Dans un second temps on tente d’expliquer les résidus à l’aide de l’arbitrage inflation/chômage. On sait qu’un chômage élevé alors que l’inflation est au plus bas est traditionnellement annonciateur d’une reprise. Nous donnons en annexe les modèles établis à l'aide de variable retadées d'au moins 10 mois pour donner aux prévisions une avance intéressantes.

On ajoute les erreurs prévues à nos premières prévisions.

On obtient alors une amélioration de la qualité de prévision : le coefficient de corrélation passe de 0.43 à 0.49 pour la période 1990/2012-3 et de 0.41 à 0.52 pour 1953/1989.

 

       Mais, ce qui est le plus intéressant, c’est que si on procède inversement, d’abord l’arbitrage inflation/chômage, puis ensuite les résidus expliquer par le cycle électoral, les résultats des prévisions sont plus mauvais….CQFD quand au primat du politique sur l’économique outre atlantique.

 

 

       Prévisions pour 2012.

 

       Pour les statiques portant dur la fin de 2012, on observera que la reprise aux États-Unis sera plus forte pour le second semestre.

       Au-delà des prévisions pour notre indicateur synthétique, on notera la bonne qualité des prévisions qu’on peut en déduire pour les cours de la bourse, l’indicateur de la production industrielle, voire le chômage à travers le tableau. Sur le graphique, la conjoncture effective à partir d'avril à décembre 2012 a été calculée en 'acquis', simulant une croissance mensuel de zéro à partir d'avril 2012.

 

A1

 

 

A2

 

 

 

a51

 

                                                                                                        Annexe

 

 

A4-1

 

 

 A4-2

 

 

 

                                    Christian Guy – Mai 2012

 

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20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 11:00

Prévisions économiques en 2013 :

Existe-t-il un cycle électoral de l’arbitrage boursier

Etats-Unis/Suisse ?

 

 

 

        Etats-Unis et Suisse sont deux ‘bons clients’ pour qui prétend s’aider du cycle électoral pour tenter de prévoir des évolutions économiques : les élections anticipées y sont impossibles.

       On a donc d’autant plus de chance de voir répéter les évolutions à l’identiques : c’est très régulièrement alors que les américains sont à cinq trimestres de leurs élections présidentielles que se déroulent les législatives en Suisse.

 

 

       Nous présentons dans le document 1 une projection du différentiel boursier Etats-Unis – Suisse depuis 1990 à l’aide des évolutions moyennes observées de 1957 à 1989.

 

  USA suisse prev

 

 

       On obtient un coefficient de corrélation très satisfaisant puisqu’il est de 0.54. Le différentiel favorable aux Etats-unis survenant tous les quatre ans à l’occasion des élections est d’une grande régularité, à l’exception de 2007-2008….anomalie qui aurait gagné à être interprétée par les contemporains comme un signe annonciateur…

       On observe d’autres erreurs de prévisions : celles liées à l’avance de conjoncture américaine : lors des récessions de 1974-75, 1980-81-82 ou 2011, le creux est plus marqué en suisse car déjà passé outre atlantique.

Début 2010, le différentiel a également été plus favorable qu’anticipé aux Etats-unis,  les alternances démocrates débutant souvent comme en 1977 par un politique de relance.

 

      On peut donc établir une synthèse des cycles électoraux américain et suisse dans leurs différentiels boursiers au travers des documents 2 et 3.

On remarquera le peu de différence qui existe entre les moyennes calculées entre 1957 et 1989 qui ont servies à établir les projections et celles entre 1957 et 2011, preuve de la bonne stabilité de ces cycles électoraux.

 

USA suis cycl us 

 

USA suis cy suisse 

 

       Ces cycles électoraux se caractérisent par une remontée du différentiel à mi mandat, une fois la purge passée alors que s’annonce la reprise préélectorale. Il est permis de penser qu’à travers le cycle suisse on étudie plus l’inverse du cycle américain décalé de 11 trimestres que l’inverse…

 

       En annexe, nous donnons les évolutions de la période 1957-1989 qui ont servies à établir les projections.

 

                                                     Christian Guy – Février 2012.

 

 

                                                  Annexe

 

 

USA suisse histo

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18 août 2011 4 18 /08 /août /2011 10:52

Prévision des performances de l’ensemble d’un mandat à l’aide de son début.

 

Prévoir le PIB de l’ensemble d’un mandat

 

 

 

 

 

         Nous reprenons nos exemples de prévision des performances enregistrées sur les 4 dernières années avant les élections, soit la durée moyenne d’un mandat.

        Après l’avoir fait pour la bourse, nous le faisons à présent pour la croissance du PIB.

        Comme souvent, compte tenu de son caractère moins instable, les prévisions pour le PIB sont de meilleure qualité que celle de la bourse. Comme pour cette dernière, nous les réalisons en différentiel par rapport au niveau européen.

        Le tableau suivant nous montre les statistiques du modèle utilisé, régressé sur la période 1950 -1996.

 

 pib mandat reg

 1-1 : premier trimestre de la première année du mandat

 1-4 : dernier trimestre de la première année du mandat

     

 

      Les graphiques soulignent l’assez bonne corrélation entre le niveau de croissance à prévoir et les résultats obtenus pour la période allant de 1997 au  début de 2010.

 

 

 PIB us...

 

 PIB G 2

         

 

PIB G 3

 

 

           Conclusion

 

        Nous avons également développé par ailleurs avec succès un modèle pour prévoir les performances de deux dernières années d’un mandat en fonction de la première, tâche qui s’était révélée ardue pour la bourse où nos prévisions ne portaient comme ici  que sur les performances de l’ensemble d’un mandat déjà entamé. Nous en rendront compte dans une prochaine étude.

 

                           Christian Guy – Août 2011

 

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22 avril 2011 5 22 /04 /avril /2011 14:36

Inflation à la hausse dans le monde en 2012  

 

 

 

En 2012, la propagation de la (faible ?) reprise américaine ira de pair avec celle de l’inflation. 

 

   

inf ocde 1 

 

  inf ocde 2 A

        

 

 

 

 

 

         L’inflation mondiale est indirectement d’origine américaine…la reprise américaine alimente des tensions sur les besoins en ressources naturelles diffusant ainsi l’inflation mondiale…..cette régularité historique que l’on observe depuis 1969 la rend d’autant plus prévisible….

  

 

        Les théoriciens se partagent pour savoir si l’inflation est d’origine monétaire (courant monétaristes) ou réelle (courant keynésien). L’actualité nous incite à penser qu’elle est d’origine pétrolière, ou à la base lié à la demande chinoise. Des périodes de tensions sociale (années 70) ont incité à privilégier la piste de tension inflationniste liées à la couse salaire-profit.

       Tranchons net le débat : l’inflation est d’origine électorale …ou plus exactement elle est orientée à la hausse à l’approche des élections présidentielles américaines…c'est-à-dire exactement la période que nous vivons.

 

 

 

         Nous présentons des graphiques représentant l’évolution de l’inflation depuis 1969. Nous le faisons pour 4 zones : les Etats-unis, l’ensemble de l’OCDE, la zone Euro et enfin la France. Chaque fois on reporte également la chronologie des élections présidentielles américaines….autant d’occasion de remarquer que la reprise préélectorale américaine se diffusant à l’ensemble des pays….l’inflation en fait de même…..impossible d’avoir les avantages d’une reprise  sans en subir les inconvénients

 

 

 

1) L’inflation aux Etats-Unis.

 

 

 

 

inf US 1

 

 

infl US 2

 

       

           Sur 10 mandats représentés, 7 possèdent la chronologie suivante : baisse de l’inflation en début de mandat (marquée d’une flèche blanche), les Présidents entamant leur mandature par des politiques restrictives, et hausse en fin de mandat (marquée d’une flèche jaune), les politiques expansionniste de fin de mandat servant à assurer un nouveau succès électoral favorisant l’inflation.

         Ces évolutions sont particulièrement marquées en cas d’alternance républicaine (flèches bleues) car ils privilégient la lutte contre l’inflation. Inversement les alternances démocrates voient une résurgence rapide de l’inflation dés la mi mandat, sous l’impact de leurs politiques expansionnistes de début de mandat (flècherouges).

       

             Trois mandats présentent un scénario inverse. Pour la mandature 1973/77 cela est clairement la conséquence du premier choc pétrolier de 1974-75.  Pour la mandature de 1969/73, on peut l’expliquer par une alternance républicaine particulièrement restrictive après 8 années de domination démocrate. La mandature 1989/93 a elle vu son profil inflationniste transformé par la hausse des cours du pétrole en septembre - octobre 1990 avec la première guerre du golfe.

 

 

2) Transposition aux autres zones.

 

          

 

            Nous appliquons notre chronologie électorale aux évolutions des autres zones. On observe alors que le décalque est presque parfait, car la reprise en œuvre aux Etats-unis se propage au reste du monde avec parfois un décalage dans e temps d'un ou deux trimestres (surtout pour les années 70 ou 80) ou en terme d’intensité (la zone euro étant plus vigilante à présent en matière de hausse des prix).

 

 

 

          On peut observer ici et là quelques différences.

Ainsi la qualification des pays d’Europe pour la zone euro à entraîner un léger relâchement de la discipline monétaire en 1997-97.

          En France, la victoire de la gauche en mai 1981 à entraîner une négligence en matière monétaire.

 

 

inf E 1

 

 inf E 2

 

 

 

inf F 1a

 

 

inf F 2

 

 

2    ) Que peut-on prévoir pour les trimestres à venir ?

 

 

         La baisse de l’inflation dans le contexte récessif qui prévaut lors de l’accession des Démocrates (75/76, 91/92, 07/08) est un phénomène assez traditionnel. La gauche est appelée au pouvoir en période de crise. Ces récessions qui ont favorisées l’alternance politique expliquent que l’inflation est assez basse en début d’alternance démocrate.

        En 2010 /2011  on assiste donc à une remontée de l’inflation de milieu de mandat, un pic de mi-mandat apparaît tout comme cela fût le cas en 1979 ou 1995) .Tous le problème est de savoir si on assiste à un redémarre prononcé de l’inflation un peu comme cela fût le cas de 1979 à 1981 à la fin du mandat de Jimmy carter, ou si la résurgence ne sera que momentané tout comme en 1995 , il n’y aurai alors tout au plus qu’une légère reprise de l’inflation en 2012, hausse bien traditionnelle en fin de mandat.

        Nous avons bien sur le sentiment que la réalité se situera entre les deux : si un choc pétrolier de l’ampleur de celui de 1979/81 n’est peut-être pas d’actualité, on voit mal les prix des matières premières rester aussi ‘sage’ qu’au coeur des années 90…, Si donc une reprise de l’inflation liée aux prémisses de la reprise américaine en 2011/2012 ne faut guère de doute…son ampleur reste l’inconnue.

 

 

 

(1) en écart à la tendance c'est-à-dire par rapport à une moyenne mobile de l’année précédente et de l’année postérieure).

 

 

 

 

                   Christian Guy – Avril 2011

                                      Docteur en sciences économiques

                                                     Agrégé de sciences sociales

 

 

 

                           Ces prévisions sont exprimées :

-  en valeurs relatives par rapport aux évolutions mondiales (une hausse prévue signifie une moindre baisse ou une plus forte hausse qu'ailleurs)

-  toutes choses égales par ailleurs  (évènements non prévisibles tels les chocs pétroliers, les crises financières non pris en en compte)

-  la précision visée est semestrielle

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3 avril 2011 7 03 /04 /avril /2011 06:40

Fiscalité 2013 -2016 dans l'OCDE

  

 

          Nos graphiques présentent l’évolution des TGPO (fiscalité rapporté au PIB) pour les Etats –unis et 23 pays de l’OCDE (non pondérés) de 1951 à 2012

 (prévisions de l’organisme OCDE pour les années 2011 et 2012). Ces statistiques sont présenté en glissement annule en point.

 

 T histo 51

 

  T histo fin 

 

 

          On perçoit un cycle électoral assez net pour les états-unis. Le début de mandat est marqué par une stabilisation, voire une baisse des prélèvements obligatoires, du fait de la dégradation de l’économie et de politique expansionniste passant par une déclin de la pression fiscale surtout lors des mandatures républicaine.

          Au contraire, les fins de mandats sont marquées par une hausse du TGPO, la reprise du PIB générant des recettes fiscales. En annexe, nous différencions le cycle électoral du TGPO selon 4 situations politiques.

Prévoir le TGPO des États-Unis n’est pas inutile pour prévoir celui de l’ensemble de l’OCDE car depuis 1995 les deux TGPO évolue assez parallèlement, le cœfficient de corrélation étant de 0.72 de 1995 à 2012.

 

 

            Que peut-on prévoir pour les années à venir ?

 

         Nous avons reprise notre modèle traditionnel de prévision. Nous projetons les expériences passées pour prévoir l’évolution d’un mandat.

Ainsi l’alternance démocrate qu’est l’actuelle mandature de Barack Obama est prévue à l’aide des autres cas correspondant à savoir celles de Kennedy et Johnson (1961/65), Carter (1977/81) et Clinton (1993/97).

         Là encore nos prévisions sont assez fidèles, le cœfficient de corrélation depuis 1995 étant de 0.19, pour des prévisions qui peuvent être réalisées jusqu’à 4 années. Le cœfficient est plus fort encore pour la prévision de l’ensemble de l’OCDE, nous obtenons un R de 0.41 entre nos prévisions et les résultats effectifs pour la période postérieure à 1995.

 



 

T us prev

 

 

 

 

T ocde prev

 

 

 

 

          Que ce soit les Démocrates qui emportent un nouveau mandat  ou que l’on soit dans le cas d’une alternance républicaine, l’évolution sera assez proche pour les pays de l’OCDE, une montée faible et constante de la pression fiscale.

         Par contre, pour les États-Unis une alternance républicaine se traduirait par une forte chute de la pression fiscale en 2014 avant un vif rebond, la reconduction démocrate serait au contraire l’occasion d’un déclin continue du TGPO ainsi que le montre les graphiques suivant.

 

 

 

T DA

 

 

 

T DR

 

 

 

T GA

 

  

T GR

 

 

                       

 

 

                               Christian Guy – Avril 2011

 

 

 

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27 mars 2011 7 27 /03 /mars /2011 18:51

France : Les hausses massives d’impôts attendront 2013…..

 

 France TGPO

 

      

           Ce graphique permet de visualiser l’évolution du taux global de prélèvement obligatoire ou TGPO (ensemble des recettes fiscales rapporté au PIB) depuis 1950 en France et sa différence par rapport à 23 pays de l’OCDE. Chaque fois ces statistiques sont données en glissement en point sur un an. Nous avons également intégré pour 2011 et 2012 les prévisions de l’OCDE.

 

       Nous observons que depuis le milieu des années 70, période qui avaient connu une forte augmentation des prélèvements obligatoires, le thème est devenu plus sensible auprès de l’opinion publique, un cycle électoral des impôts est donc apparu.

 

          Les prélèvements sont à la baisse avant les élections (flèches jaunes) et à la hausse les échéances passées (flèches blanches). Il faut préciser que l’effet mécanique d’une contraction de l’activité la première année d’un nouveau mandat rapporté à un afflux de recettes fiscales due au titre de l’année faste de l’élection (effet de retard) renforce ce mécanisme de baisse puis de hausse.

 

        Le graphique suivant fait la synthèse des mandats  et avant (51/56, 59/62,62/67, 69/73) et après 1973 (73/78,81/86,88/93, 93/97, 97/02,02/07,07/12) permet de percevoir la différence.

 

 

 

TGPO 1973 .... 

 

 

     Le mandat de Nicolas Sarkozy s’inscrit dans une logique de droite, c’est ce que nous permet de percevoir la comparaison de la mandature 2007/2012 avec 3 autres mandatures de la Droite (1973/81, 1993/97, 2002/2007).

 

 

 TGPO d g prev

 

 

 

        

           Que peut-on prévoir pour les années à venir ?

 

 

        Ce n’est un secret pour personne qu’une forte hausse de la fiscalité sera au rendez-vous pour 2013.

        A partir de là, il peut y avoir des différences politiques entre une Droite privilégiant une fiscalité indirecte plus neutre (à la recherche de la fameuse ‘flat tax’) et une gauche privilégiant une fiscalité directe et progressive plus juste.

        Il faut pour ce rapport qu’est le TGPO prendre en compte la modulation de la politique économique, la gauche privilégiant les politiques expansionnistes en début de mandat….relance qui risque d’être très relative en 2013-2014. Par opposition, la Droite n’hésitera pas à imposer dés le début de la mandature une politique restrictives.

        Ainsi si le sort de l’année post électorale qu’est 2013 est scellée d’avance, une hausse massive de la fiscalité rapportée au PIB est à prévoir, l’année 2014 sera différente selon la couleur politique. Les recettes fiscales rapportées à un PIB plus élevé entraîneraient mécaniquement un TGPO plus bas en cas de mandature de Gauche, avec un fort retour de bâton en 2015, les impôts augmenterait en 2014 et baisseraient en 2015 en cas de victoire de la Droite.

       Ainsi, si remplir sa déclaration d’impôt 2010 ou 2011 restera encore un acte facile, les impôts 2012 et 2013 risquent d’être plus difficile si la Droite est reconduite, les hausses d’impôt massives seraient surtout pour 2013 et 2015 en cas de victoire de la Gauche.  

 

 

 

 

                             Christian Guy – Mars 2011

 

 

 

                       Ces prévisions sont exprimées :

-  en valeurs relatives par rapport aux évolutions mondiales (une hausse prévue signifie une moindre baisse ou une plus forte hausse qu'ailleurs)

-  toutes choses égales par ailleurs  (évènements non prévisibles tels les chocs pétroliers, les crises financières non pris en en compte)

-  la précision visée est semestrielle

 

 

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