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30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 14:19

Bourse : prévoir les fins de mandats 

 

 

Actions et élections :

faut-il jouer les élections de 2012 ? 

 

 

 

Décembre 2012, fin du mandat de B.Obama,  ne serait pas l’apocalypse pour la bourse

 

 

 

   

           Nous avons souligné dans une précédente étude que les mois entourant les élections présidentielles américaines sont globalement une période de stabilisation boursière…..revenons sur ce globalement, nous allons préciser ici les 4 évolutions types que l’on observe dans les mois entourants l’élection présidentielle américaine.

          Les élections américaines ont un mérite : être systématiquement à la date prévue, les élections anticipées étant impossible outre atlantique.

          Constater l’existence de mouvements boursiers réguliers à proximité des élections permet de prendre des positions intéressantes sur le dow jones.Comme à l’habitude pour les Etats-unis, nous étudierons ces évolutions au travers de 4 situations politiques possibles.

 

 

I) Les alternances de Droite : une fête de courte durée….

 

 

  autour DA

 

 

          Qui dit alternance de droite, c’est-à-dire élection en novembre d’un nouveau président républicain faisant suite à une présidence démocrate, dit fin de mandat démocrate. Or les fins de mandats démocrates sont en général haussières. Parfois comme en 1952 ou 2000 la reprise préélectorale démocrate commence certes déjà à marquer le pas. Que l’issue soit incetaine (2000) ou que la victoire républicaine soit acquise d’avance (1980), chaque fois la victoire républicaine est saluée par les cambistes.  Elle le sera même fortement en novembre et décembre 1952, après 20 années de domination démocrate. La plus grande proximité du monde des affaires avec la droite ne se dément pas. L’élection à l’arrachée de novembre 2000, et la dégradation de la conjoncture au tournant de l’année 2001, ne permettront pas à la bourse de connaître une hausse prononcée, mais on observera tout de même une stabilisation, et un petit pic en janvier.

          Mais les réjouissances sont de courte durée. Très vite, les milieux financiers prennent conscience que l’arrivée de la droite au pouvoir signifie la mise en oeuvre de mesures restrictives qui vont mettre à mal la croissance. Ainsi dans un délai de deux mois après l‘installation, vers mars – avril,  la bourse commence à baisser. Est-ce l’épuisement de la relance électorale des démocrates ou la tonalité restrictive des républicains qui explique  ce retournement ? ….probablement les deux. En quelque sorte après la fête, la gueule de bois…

    

 

   

 II) Les alternances démocrates : besoin de changement dans une période négative.

 

 

 

          Pour analyser l’impact d’une victoire démocrate à la suite d’un mandat républicain, il nous faut là encore nous intéresser aux mois précédents les élections. 3 des 4 alternances démocrates intervenues depuis 1953 se sont produites après  8 années de présidences républicaines. Les républicains étaient parvenus au terme d’un cycle de croissance de 6 ou 8 années  qui débute en général avec la reprise de fin de deuxième année du premier mandat. Il en est quasiment de même en 1992 quand Bill Clinton met un terme à 3 mandats républicains consécutifs…

         L’évolution de la bourse est donc après 8 ou 12 année républicaines à l’image de l’économie…..assez déprimée. Soit après 12 ans un nouveau cycle semble poussivement prendre forme (1992), soit au bout de 8 années on n’y est pas encore parvenu, on est même au coeur de la tourmente (2008). En tous cas les mois précédents une alternance démocrate sont au mieux marqués par la stagnation, en général par la baisse de la bourse.

         Après des fins de mandats républicains difficiles, malgré le peu d’appétence de la bourse pour la gauche, même s’il s’agit d’une gauche très modérée pour les démocrates américains, le désir de rupture est important, l’arrivée probable de mesures de stimulation est bien accueillie.

        Ainsi la victoire démocrate est saluée par une hausse, qui ne fait que s’accélérer par la suite. En 2008 - 2009, le caractère très dégradé de la conjoncture limitera le sursaut de la bourse à une simple stabilisation de deux mois, il faudra attendre Avril 2009 pour que les cambistes reprennent vraiment espoir.

        Le cycle électoral atténue ou renforce des évolutions, il ne peut pas les inverser à long terme.

 

 

III) Reconduction républicaine : la bonne nouvelle

 

 

       La reconduction d’un républicain est sans conteste la bonne nouvelle: la bourse n’aime pas l’incertitude et de plus préfère les républicains…

          Au demeurant, si les républicains réussissent à être reconduits, c’est parce que la conjoncture est bonne…. tous ces facteurs accumulés,  cela fait 3 raisons d’être satisfait.

         La bourse est donc stimulée par la reconduction républicaine, alors qu’elle connaissait souvent juste avant la stabilisation observée en quatrième année . Passés ces quelques mois d’euphorie entre novembre et janvier, on observe généralement à nouveau une stabilisation vers mars avril….prise de bénéfice ou nouvelles mesures restrictives de début de mandat républicain obligent.

 

 

IV) Reconduction démocrate : la tuile !

 

 

 

          La plus sûre façon de faire déchanter un boursicoteur dans une période d’euphorie : lui annoncer la reconduction d’un président démocrate….

          A l’instar des reconductions républicaines, celles des démocrates se passent dans un bon climat général, sinon, ce qui relève presque de la lapalissade, il n’y aurait pas de reconduction…

         Notons cependant que la fin d’un premier mandat est souvent plus positive chez les démocrates que chez les républicains. Les alternances républicaines se caractérisent par un fort redémarrage en milieu de mandat , d’où des fins de mandats moins prometteuses. Inversement, les alternances démocrates après un début ‘en trombe’ ont des milieux de mandats plus difficiles, en 2011 nous y sommes, ce qui laisse des potentialités de hausses plus fortes la quatrième année (2012).

         C’est donc dans un contexte positif qu’arrive la mauvaise nouvel d’une reconduction du président démocrate : en novembre 1949, 1964 et 1996 ;  on observera une légère pause, avant que ce petit chagrin oublié, on redevienne plus optimiste. Cet optimisme s’explique par la bonne conjoncture, la certitude qu’en cas de difficulté des mesures de stimulations seront prises, et une reconduction, fût-elle démocrate,  permet au moins d’échapper à l’incertitude.

 

 

Conclusion :  pas d'apocalypse pour décembre 2012 !

 

          A l’heure ou la toile bruisse de prévisions aussi fantaisistes que sinistres sur la fin de l’année 2012, livrons les nôtres, moins fantaisistes on l’espère, en tous cas moins négatives.

        Si les précédents historiques sont respectés, et les hésitations de la bourse en cette troisième année démocrate en laissent la possibilité, les potentialités de hausse de la bourse pourraient être importantes dans la 4 ème année démocrate de 2012.

         Une reconduction des démocrates, après un tassement en novembre - décembre 2012, n’interromprait pas l’ascension de la bourse. Inversement, une victoire de l’élu de leur cœur, un président républicain, donnerait du baume au coeur des cambistes… mais le réveil pourrait être difficile à partir du printemps 2013…..

 

 

 

                       Christian Guy – juin 2011

                    Docteur    en    sciences    économiques

                             Agrégé de sciences sociales

 

 

 

 

                                               

   Annexes: 20 périodes électorales 

depuis 1949  

 

 

 

 

A) Les alternances républicaines

 

 

autour DA

 

 

 

 

autour Ike 1

 

 

 

 autour Nix 1-copie-1

 

 

 

 

autour Reg 1

 

 

 

 

autour Bush jun 1

 

 

 

 

 

 B) Les alternances démocrates

 

 

 

autour GA

 

 

 

 

 autour Ken 1

 

 

 

 

autour carter 1

 

 

 

 

autour clin 1

 

 

 autour obama

 

 

 

 

 

 

 C) Les reconductions républicaines

 

 

 

autour DR

 

 

autour Ike 2

 

 

 

 

autour Nix 2

 

 

 

 

autour Reg 2

 

 

 

 

autour Bush 89

 

 

 

 autour Bush jun 2

 

 

 

 

 

 D) Reconduction démocrate

 

 

 

 

 

 autour GR

 

 

 

 

 autour truma, 48

 

 

 

 

 autour jons 64

 

 

                                             

 

autour clin 2

 

   

                                         Copyright 2011 - tous droits réservés.

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15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 14:11

       Analyse chartise et prévisions boursières :

 une analyse politico économique du dow jones

1953 - 2011        

 

 

 

 

      Nous présentons une méthode de prévision de la bourse américaine (dow Jones industriel) à partir d’une analyse chartiste semestrielle. Les mandats de 4 ans sont découpés en 8 semestres On observera qu’un certain nombre de régularités sont présentes .

 

 

I) Les 6 temps d’un mandat.

 

 

        Nous découpons les mandats en 8 semestres (de 1A pour le premier semestre de la première année du mandat à 4B pour le deuxième semestre de la 4 ème année). Nous portons également sur le graphique l'année antérieure (notée M- ) et celle postérieure (notée M+ ) au mandat étudié.  

            

  Plusieurs 'temps' réguliers sont à abserver.

 

 

 

m tout 53 V

 

 

            

 

 

 

 

1) La pause électorale.

 

      D’une façon générale, les mois qui sont autours de l’élection présidentielle sont l’occasion d’une pause, les cambistes étant dans une relative incertitude. Cette pause est matérialisée d’une flèche bleue sur le graphique.

 

 

2) Le premier semestre : en relation avec l’année précédente.

 

        Le premier semestre (1 A) est en réaction par rapport à la quatrième année du mandat précédent si l’évolution a été excessive (correction).Ainsi, on observera un déclin si l’année précédente  a été fortement haussière. Ceest souvent le cas  en fin de mandat démocrate . Inversement, une forte baisse à la fin d’un mandat républicain provoquera une forte hausse au début du mandat démocrate suivant.

        Par contre, si l’évolution de l’année antérieure au nouveau mandat a été mesurée, le premier semestre du nouveau mandat, voire l’ensemble de la première année, s’inscrira dans la même logique. Ainsi, en cas de faible hausse avant, on assistera à une faible hausse après,  une stagnation entraînera une stagnation ….

 

 

3) la pause de fin de première année.

 

 

      Il est rare que le second semestre de la première année soit positif. Il marque une pause dans les relances démocrates (1961, 1977, 1993, 2009), ou le début du déclin lors des alternances républicaines (1981). Les marchés s’interrogent…et en bourse le doute ne profite pas….

      Une chute prononcée est de mauvaise augure (1929, 1981, 2001). Il est en effet rare qu’une tendance négative en 1B soit infirmée dans le semestre suivant.

Inversement, une poursuite de la hausse lors de ce moment traditionnel de pause est plutôt un bon signe pour la suite, aucun déséquilibre économique est à corriger et ne fait donc craindre à la bourse la mise en place de politiques restrictives. Dans une autre étude, nous évoquons ce semestre 'prédicteur', tant la corrélation entre son évolution et celle de l'ensemble du mandat est forte.

 

 

3)  La timide reprise : 2A.

 

        Le premier semestre de la seconde année de mandat (2A)  marque en général une légère amélioration par rapport à 1B ….mais ici, une hirondelle ne fait pas le printemps, il ne s’agit souvent que d’une pause dans la baisse…Les cambistes sont peut-être stimulés dans un premier temps par l’annonce de mesures restrictives (lutte contre l’inflation) qui montre le sérieux du gouvernement…mais ils ne tarderont pas à constater que les mesures restrictives de début de mandat ont leurs coûts conjoncturels….ce sera pour 2B.

 

 

4)  L’âme du mandat : de 2B à 3A

 

        Du milieu de la deuxième année au milieu de la troisième,  c’est la période centrale qui donnera l’essentiel de sa forme au mandat. C’est aussi la période la plus variable, la conjoncture peut être au plus haut….mais elle est en général au plus bas, c’est le creux de mandat.

        Si le creux est atteint en 2B, on évoquera un creux précoce, le sommet suivant apparaîtra également de façon précoce dés la fin de 3A. Inversement, comme en 2003 du fait de la guerre du golfe, le report du premier événement provoquera celui du second.

       Au début des 30 glorieuses (1949-1960), le milieu du mandat se caractérisait au contraire par une hausse continue grâce à l’expansion de l’économie, inversement la crise de 1929 avait provoqué un déclin continu.

       Cette période centrale est à surveiller de prés en cas de second mandat, car en l’absence de pauses salvatrices (1966, 1998), on risque d’aller vers un crash (1987, 2007-08). En effet, Les seconds mandats sont obtenus grâce à une bonne conjoncture de fin de premier mandat, croissance robuste  qui se poursuit donc au début du second….puis la croissance commence à donner les premiers signes d’essoufflement au milieu du second mandat. Nous sommes alors souvent à la 6 éme année du cycle de reprise. Or les cycles américains sont d’une durée moyenne de 8 ans….juste de quoi obtenir pour une couleur politique un deuxième mandat mais pas ,sauf circonstances exceptionnelles (deuxième guerre mondiale en 1940, contre-choc en 1986 -88), un troisième.

 

 

5)  Les 18 derniers mois : stabilisation.

 

        Du second semestre de la troisième année (3B) au dernier de la quatrième année (4B) nous entrons dans les 18 derniers mois de mandat, une période de stabilisation, voire de consolidation baissière si la hausse a été vigoureuse (1956, 1984). Si le creux et la reprise ont été tardifs, ou en cas de reprise particulièrement forte, la stabilisation ne débute qu’avec la 4 éme année en 4A  (1996, 2004).

       Cette stabilisation peut offrir un profil totalement plat (1951-52, 1943-44), mais le plus souvent, elle présente la forme de 3 oscillations semestrielles, le mouvement centrale (4A) étant en opposition avec les deux extrêmes (3B et 4B). Ainsi, sur notre graphique, les mouvements extrèmes notés en vert foncé vont dans le même sens alors que celui central en vert clair est en opposition par rapport aux 2 autres.

 

 

 

II) Etude de cas

 

         Au travers d’une typologie, nous allons interpréter les différentes mandatures depuis 1953, afin ‘d’apprendre‘ à interpréter toutes les ‘déviations’ par rapport aux formes épurées.

      Le graphique suivant nous présente les 4 cas que nous retiendrons : alternances républicaines ( 4 cas ) , reconductions républicaines ( 5 cas ) , alternances démocrates ( 3 cas ) et reconductions démocrates (2 cas ) .

          

 

m typologie des 4 

       

1) Les Alternances républicaines.

 

 

 

moi DA

 

        Très proche de la forme générale, les alternances républicaines se caractérisent par une dégradation de début de  mandat particulièrement accentuée compte tenu de la dilection de la droite pour la lutte contre l’inflation. 1B ne sera donc qu’une accalmie dans la baisse, et généralement le creux de mandat est rapidement atteint, dés 2 B.

Une exception notoire : le premier mandat de D. Eisenhower, où portée par la croissance des 30 glorieuses, la bourse repartira à la hausse des le début de la seconde année… (1954) mais c’est vraiment l’exception.

       Inversement l’impact récessif des menaces de guerre repoussera la reprise de 3A en 3B pour George bush junior (2003).

 

 

      

2) les alternances démocrates.

 

 

moi GA

 

      Déjà un peu plus éloignées de la forme épurée du cycle électoral, les alternances démocrates se caractérisent par une vive reprise dés le premier semestre de la première année (1A) . Ainsi, elles sont en opposition avec l’année précédente, 4 éme année de reconduction républiciaine généralement déclinante. Les démocrates sont appelés au pouvoir en période de difficulté , et commencent donc leur mandat par une relance.

     On peut cependant noter des différences entre les vives reprises que connaîssent  F.D. Roosevelt ou J. Carter dés 1933 ou 1977, et la reprise beaucoup plus poussive observée sous B. Clinton en 1993. Celle en œuvre sous J.F. Kennedy en 1961 occupe une place intermédiaire. On observera cependant que si chaque fois la pose en 1B est assez bien respectée, les fins de mandat divergent aussi.

 

 

3) Les reconductions républicaines.

 

 

M DR vrai

 

 

     Nous avons souligné la principale préoccupation à leur sujet : l’absence de purge dans la première moitié du mandat risque d’entraîner un crash boursier lorsque la croissance faiblira. Les seconds mandats de D. Eisenhower et R Nixon – G. Ford  échapperont aux crash de fin de mandat ….car ils avaient eu lieu au début : dés 1957 et 1974. Remarquons que le crash de 1929 aura lieu non dés la fin du second mandat, un Marxiste y verrait l’accélération de l’histoire, mais au début du 3 éme, dans la phase délicate de 1 B.

 

 

4) Les reconductions démocrates.

 

 

 moi GR

 

        Nous devons faire preuve de prudence, car en la matière nous disposons que de deux reconductions démocrates après 1953 : celle de 1965 – 69 avec L. Johnson et celle de 1997 – 2001 avec B. Clinton.

        Les débuts de mandats sont expansionnistes, grâce à la nouvelle économie en 1997 – 98, au programme d’armement en liaison avec le conflit de Vietnam en 1965 - 66. Mais une purge en 2B, leur permet de connaître une fin de mandats plus sereine que sous les républicains.

 

 

 

III) Examen de la mandature de B. Obama.

 

 

 

moi obama

 

 

 

         Notre premier graphique nous permet de constater que les ‘temps’ traditionnels d'une alternance démocrate ont été assez bien respectés pour les 26 premiers mois de la mandature 2009 - 2013.

         On observe bien le fort rebond en 1A, inverse de la chute prononcée de la 4 ème année républicaine. La pause de 1B est également présente, par contre la légère reprise de 2A cède ici rapidement la place à un milieu de mandat en  v : baisse jusqu’à l’automne de la deuxième année, reprise ensuite.

 

 

m obam GA 3 autres

 

 

         Ce qui constitue la difficile originalité de la mandature d’Obama par rapport à d’autres mandats démocrates, c’est l’importance de la chute de la 4 ème année qui l’a précédé : les autres présidents démocrates arrivaient en généralement en fonction après des périodes moins difficiles. Cela devrait normalement donner plus de potentiel de hausse pour les années 2011 - 2012.

        Par rapport à la moyenne des autres mandatures comparables, celle d’Obama à connu une reprise de début de mandat plus lente et moins forte en 1 A, le plongeon des marchés dura jusqu’à fin mars 2009, mais on observera une reprise plus intense par la suite. Le creux en cours de deuxième année s’inscrit dans la logique habituelle, par contre la hausse de la bourse en 3A est plus prononcée qu’à l’habitude, un risque de correction est donc présent…mais il est vrai que le potentiel de hausse est également plus élevé, il y a plus de terrain à rattraper depuis le point haut de 2007….mais ne faudra-t-il pas attendre pour cela le début d’un éventuel second mandat ?

 

 

 

                          Christian Guy – juin 2011

                          Docteur en sciences économiques

                                Agrégé de sciences sociales

 

 

 

 

          Annexes : les différentes mandatures

de 1953 à 2009

 

 

A ) Alternances républicaines :

 

 

 m ike 1 

 

moi 69 73

 moi 81 85

 

 

moi 01-05

 

 

 

B) Alternances démocrates

 

 m ken B

 

 

moi 77 81

 

moi 93 97

 

 

 

C ) Reconductions républicaines

 

 

 m ike 2

moi 85 89 moi 89 93

 

moi 05 09

 

moi 97 01

 

D) Reconductions démocrates

 

 

moi 65 69 moi 97 01-copie-1

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27 mars 2010 6 27 /03 /mars /2010 15:35

L’apport du cycle électoral à la prévision économique

                                    

L’exemple des Etats-Unis (1969-2008).

 

 

 

Introduction.

 

 

L’économie américaine bénéficie à certains égards d’une grande régularité dans ses évolutions conjoncturelles : celles-ci sont souvent proches de celles observées plusieurs années auparavant dans une conjecture politique similaire.

L’utilisation d’évolutions passées peut donc constituer une méthode de prévisions assez fiable, et peuvent porter jusqu'à 4 années.

Nos prévisions porteront sur 4 agrégats, le PIB, le chômage, les taux d’intérêt et la bourse.

 

 

1.     Présentations des résultats.

 

 

Nous établissons donc des prévisions pour la période 1969-2008 à l’aide des expériences politiques survenues depuis 1953. Quatre séries statistiques des Etats-unis feront l’objet de prévisions, chaque fois en données trimestrielles exprimées en glissement sur un an. Il s’agit  des cours du Dow Jones, du PIB, des taux d’intérêt à court terme et du taux de chômage. Le tableau 1 nous livre les résultats des corrélations de ces prévisions avec les évolutions effectives.

On observe qu’il est nécessaire de retarder les prévisions de deux trimestres pour obtenir les coefficients les plus élevés. Les variables sont alors suivis du symbole ‘-2’. A mesure qu’elle gagne en importance, l’économie américaine semble évoluer avec plus de lenteur. C’est dés les années 70 que ce phénomène apparaît, de sorte que dés cette période on aurait songé à décaler les prévisions de deux trimestres, ce que nous faisons donc dans la représentation graphique du document 2.

L’horizon de nos prévisions est limité tous les 4 ans par l’incertitude du résultat des élections présidentielle. Si en 2009 nous avons un horizon de 3 ans jusqu’à fin 2012, en 2008 cet horizon était inexistant. Les lignes ‘1 ère année inconnue’ nous indiquent un déclin des performances de nos prévisions, mais ce déclin est moindre que si nous introduisions une incertitude sur la seconde année, car c’est pour celles-ci que les différences selon les conjectures politiques sont importantes.

Un certain nombre d’incidents, sont venus modifier les évolutions effectives par rapport aux prévisions. S’agissant de la bourse ou du PIB, cela peut être dans un sens négatif telle la crise des subb-primes en 2008-09, ou positif comme les effets du contre-choc pétrolier en 1986. Parfois il n’existe qu’un phénomène de retard, c’est ce qu’on observe pour la seconde guerre du golfe qui reportera la reprise de deux trimestres au début de 2003. Enfin, il existe des cas ou le choc ne fera qu’accentuer un ralentissement déjà prévu : on l’observe pour le premier choc pétrolier en 1974-75, lors de la première guerre du golfe en 1990-91 ou à l’occasion de l’éclatement de la bulle Internet’ en 2001-02.

 

 

2.     Approfondissement.

 

Il est possible d’améliorer les prévisions d’une variable en effectuant une synthèse des prévisions réalisées pour les autres. On sait ainsi que la bourse est corrélée positivement au PIB attendu, négativement par rapport au chômage et aux taux d’intérêt. En introduisant les décalages appropriés, on obtient une substantielle amélioration des prévisions. C’est ce que nous indique le document 3  et les courbes du document 4.

 

 

Conclusion.

 

 

Nous avons donc souligné l’existence de récession à l’occasion des alternances républicaines (1969-70, 1981-82, 2001-02). En fin de premier mandat, toutes couleurs politiques confondues, on observe assez régulièrement des reprises. Les mandats de reconduction sont plus difficiles à prévoir, plus l’activité est restée forte en début de mandat et plus la chute risque d’être accentuée

Ainsi, en matière boursière une période de pause est nécessaire en seconde année, en phase avec l’évolution du PIB. Son non respect, particulièrement lors d’un mandat de reconduction, est une ‘anomalie’ qui donne tôt ou tard lieu à un ‘crash’ boursier tel en 1987 ou 2007….deux fins de second mandat républicain.

 

 

                                                       Christian Guy - Décembre 2009

                                                                  Docteur en Sciences économiques.

                                                                       Agrégé de Sciences Sociales.

 

 

 

Sources Statistiques : OCDE Portail Statistique.


 


TAB 1




graph 2

graph 3
graph 4

 
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graph 8

graph 9


tab 10



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Présentation Générale

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