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6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 08:00

 Mexique :

Les élections législatives et présidentielles de juillet 2012

vont-elle stimuler la bourse mexicaine ?

 

 

 

 

       Il existe d’autres pays de par le monde que la France qui vont présenter la conjonction d’élections présidentielles et législatives en 2012 : tout le monde pensera aux Etats-unis, mais ou pourrait également évoquer le cas du Mexique.

       Nous avons déjà étudié le cycle électoral mexicain, avec son originalité d’élections législatives tous les 3 ans et présidentielles tous les 6 ans.

2012, sera une année potentiellement haussière car  cette double conjonction surviendra.

      Le graphique suivant retrace mensuellement l’évolution en glissement annuel du différentiel boursier Mexique – zone euro depuis 1988. On observe que lors de la double conjonction présidentielles – législatives, la stimulation préélectorale est logiquement encore plus au rendez-vous que lorsque seules surviennent  les législatives.

 

 

Mexique 3

 

       Comme souvent, la reprise préélectorale peut-être quelque peu capricieuse, commençant bien avant, au risque d’être terminée pour les élections (1988 et 2000).

       Actuellement, la hausse du différentiel semble déjà amorcé depuis mars 2011, mais le tassement de ces 3 derniers mois peut certes se poursuivre mais également dégager de nouvelles marges de hausse.

      N’oublions pas que le Mexique dans le cadre de l’Alena est sous influence américaine, l’amélioration de la conjoncture outre-atlantique peut ainsi bénéficier au Mexique. Ce n’est donc pas une double conjonction mais une triple (élections US, législatives et présidentielles mexicaines) qui va se produire, concomitances potentiellement expansionniste si l’exemple de 2000, dernier cas semblable, se reproduit…

      Il n’est peut-être pas encore trop tard pour investir dans la bourse mexicaine, avec normalement un dénouement des positions pour l’automne, plus tard si la reprise s’est fait attendre…

       En jouant hors de la zone euro, on s’expose au risque de change, mais les potentialités en terme de différentiel sont beaucoup plus fortes, tant les différentiels de conjoncture sont devenus, quoiqu’on en dise, beaucoup plus ténus en Europe.

 

                                  Christian Guy – Mars 2012

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 08:26

 

Bourse en 2013 : Existe-t-il un cycle électoral de l’arbitrage boursier

 Etats-Unis/Norvège?

 

 

       Les Etats-Unis et la Norvège présentent un avantage commun : les élections anticipées y sont impossibles. Cela signifie que depuis plus de 60 ans les élections législatives norvégienne surviennent très régulièrement 3 trimestres après les présidentielles américaines.

Une caractéristique qui confère beaucoup de stabilité au différentiel boursier entre ces deux pays.

     

      Ainsi, en calculant la moyenne des évolutions en fonction du cycle électoral américain entre 1957 et 1989, on peut établir des prévisions intéressantes sur notre période teste allant de 1990 à 2011.

       Le document 1 nous montre que nous obtenons ainsi un coefficient de corrélation de 0.38.

 

  USA NO prev

 

       C’est un peu moins que pour les performances enregistrées pour l’Allemagne (0.40 voire 0.43) ou la Suisse (0.54…un record..). Cette moindre performance s’explique par l’impact des cours du pétrole sur ce différentiel. Une hausse des cours comme en 1974, 1980 , 2000 ou encore 2004 entraîne une plus forte valorisation qu’attendue de la place d’Oslo et inversement en cas de chute des cours (1986).

       En annexe nous présentons les évolutions comprises entre 1957 et 1989 qui ont servies à établir les projections.

       

      Le documents 2 nous présentent le cycle électoral de ce différentiel pour les Etats-unis, où sans surprises c’est à l’occasion de l‘amorce de la reprise préélectorale que le différentiel devient particulièrement à l’avantage de ce pays.

 

USA NO cyc us

 

 

       Le cycle électoral de la Norvège (document 3 ) présente un profil atypique, puisque le différentiel lui est défavorable en milieu et fin de mandat, preuve que dans ce différentiel c’est le cycle électoral américain qui commande les évolutions.

 

 

USA NO cyc no

 

                                              Christian Guy – Février 2012

 

 

 

Annexe

 

USA NO histo

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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 10:34

Après un début d’année encourageant, ce que pourrait la Bourse au premier semestre 2012.

 

 

 

 

 

        Nous avons précédemment souligné que le mois de janvier permet assez bien d’augurer de ce que sera les reste de l’année, en 4 éme année de mandature présidentielle américaine telle l’année 2012.

       Au demeurant, après la chute des marchés au second semestre 2011, le premier semestre 2012 pourrait être pour cette raison positif comme le soulignait notre étude ‘la logique semestrielle’.

       Aujourd’hui, nous voudrions détailler plus exactement les scénarii possibles de ces prochains mois aux Etats-unis dans une perspective globalement haussière..en fin d'article nous évoquerons cependant également les profils baissiers.

 

 

       Le graphique suivant nous montre les résultats de notre étude, c'est à dire la synthèse des projections que l'on peut réaliser à partir des mandats où la bourse des Etats-unis était orientée à la hausse en janvier, après une fin d’année précédente décevante.

 

 

 FEV ob

 

 

        Nous nous intéressons plus ici  aux sens des fluctuations mensuelles qu’au niveau absolu obtenu, que nous avons symboliquement porté au plus haut de 2011 (mai 2011), pour un indice 100 en 2005.

       On enregistre normalement une première progression lors des deux premiers mois (première flèche rouge) suivie d’une période de stabilisation, voire de baisse en mars – avril ( flèche jaune ), puis une nouvelle période de hausse à l’approche de la fin du premier semestre ( flèche à nouveau rouge ). Le premier semestre est souvent meilleur que le second, si le denier de l’année précédente (second semestre 2011 ) à été décevant.

      Vient en effet la correction de l’été, (flèche mauve) qui survient en juillet où août, parfois assez violente, limitée à une simple stabilisation, elle augure bien des derniers mois.

      La prévision précise de l’automne n’entre pas dans le champ de notre étude, il faudrait disposer des évolutions  des 6 premiers mois de 2012, mais on peut dire, ce qui n’est pas une surprise, que décembre est généralement marqué par une hausse, surtout si les mois précédents ont été décevants, inversement en cas de forte hausse à l’automne, décembre étant comme juillet ou août en cette 4 ème année un mois de correction.

 

       Trois mandats apparaissent historiquement assez proches de l’évolution observée fin 2011, c'est-à-dire qu'ils présentent une forte chute à partir de l’été, une caractéristique assez peu répandue en fin de 3 ème année : les fins de mandats de R. Nixon (71-72), G. Ford (75 -76) et R. Reagan 2 (87 – 88).

      Chaque fois, pour l’année suivante, nous retrouvons le même scénario, d’une forte hausse sur les 2-3 premiers mois, suivie d’une stabilisation, puis à nouveau d’une hausse légère en fin de premier semestre.

 

 

  FEV nix 1

 

 

  FEVR ford

 

 

  FEV REG 2

 

 

 

 

    Ensemble des 4 émes années haussières.

 

      Nous donnons à présent le profil des fins de mandat haussier, avec quelques commentaires particuliers pour certains mandats s'écartant du shèma général. 

 

 

 

 

FEVR Tru 2

 

 

 

  FEV ike 1

   un mandat trés atypique, en fait aussi interprétable en baissier...cette forme indéterminée se rertouvant dans le profil global de l'année, assez 'étal'.

 

 

FEVR ken

 

 

 FEV jon 2

 

  

  FEVR ford

 

 

FEV carter

 

 un mandat en trés forte hausse la dernière année, même la chutte de l'été n'est pas respectée, par compensation décembre est en baisse.

 

FEV 89 

 

 

 FEV clin 1

 

 

 

 FEV bush 1

 

 

 

Ensemble des 4 ème année baissière.

 

 

Une forte chute en février pourrait nous inciter à nous intéresser aux mandats inaugurés par une baisse en début de 4 ème année…ce qui n’est jamais d’excellente augure.

Ces mandats baissiers en 4 ème année, moins nombreux que les haussiers ,présentent une forme générale  inverse au niveau des flèches rouges, mais la correction - stabilisation de mars avril ( flèches jaunes ) , les baisses de l'été et hausses de décembre ( flèches mauves ) sont conformes au profil haussier.

 

 

 

  FEV tru 1

  Après une trés forte baisse  la hausse est trés vigoureuse dans la phase de correction ( flèches jaune) et se poursuit pous la 2 éme flèche rouge pour une fois en opposition avec la première....un shéma peu banal

 

 

FEV IKE 2

 

 

 

FEV clin 2

 

 

FeV bush 2 

 

 

  Christian Guy - janvier 2012

 

 

 

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23 janvier 2012 1 23 /01 /janvier /2012 09:02

L’agenda boursier 2012

  Les potentialité de la bourse , mois par mois en 2012

 

 

 

 

        Nous présentons les évolutions boursières aux Etats-unis  observées depuis 1928 pour une année semblable à 2012 : l’année de l’élection présidentielle.

       Contrairement à d’autres études, celle-ci s’intéresse aux évolutions en glissement  mensuelle, c'est-à-dire mois par mois.

     

 

      Il est intéressant d’observer que si certains mois s’inscrivent dans le sillage des mois antérieurs, notamment ceux du printemps et de l’automne ; d’autres comme  juillet et août sont au contraire en situation d’inversion. On repaire cela à l’aide des coefficients de corrélation des mois considérés par rapport à ceux qui les précèdent.

 

      Le cas le plus répandu est celui d’une corrélation positive avec les mois immédiatement passés (ils évoluent dans le même sens que les mois précedents) puis négative au dela de 30 mois .  On observe surtout ces corrélations pour les mois de  printemps et d'automne.

 

 

MOIS 1

 

  

MOIS automne

Exemple de lecture : septembre, R-5 0.38 : l'évolution mensuelle du dow jones en septembre de la 4 ème année de mandat présente un coefficient de corrélation de 0.38  avec celle enregistrée en glissement annuel 5 mois auparavant, soit d'avril de la 3 éme année de mandat à avril de la 4 ème année de mandat 

 

    

      Trois mois sont en opposition à cette évolution générale : juillet et août, et dans une moindre mesure février.  Ainsi,  pour les deux premiers cités ; on gagne à inverser les évolutions immédiatement antérieures pour prévoir les nouvelles.

 

MOIS 3 

 

      Deux mois sont assez atypiques : janvier est proche du modèle répandu (corrélation positive puis négative), mais son inversion est plus précoce qu’ailleurs : elle est déja inverse par rapport au 11 ème mois précedent là ou les autres ne présentaient une corrélation inverse que par rapport au 30 ème mois. Cela peut expliquer le caractère prédictif qu’on lui donne souvent : inversant rapidement certaines évolutions, il donne le ‘la’ de la nouvelle année.

      Décembre s’inscrit en  négatif par rapport à l’ensemble des évolutions : c’est vraiment le mois des corrections….en demi teinte contrairement à juillet et août plus violents dans leur réaction.

 

 

MOIS 4

 

      

 

      A coté des réactions par rapport aux mois précédents, il peut être intéressant d’étudier les moyennes, ce que nous présente le graphique suivant. Pour plus de visibilité, les performances les plus hautes et les plus basses ont été divisées par dix, d’où le fait que l’évolution moyenne soit parfois plus forte sur le graphique.

 

 MOIS par mois le V

 

       Si de début d’année débute généralement positivement, avec peu d’écarts, le printemps est plus risqué : avril et mai ont des performances souvent négatives et les différences deviennent fortes entre les performances mensuelles les plus élevées (les meilleurs mois de mai depuis 1928 par exemple) et les plus basses. Juillet et août possèdent les plus fortes potentialités de hausse, alors que la perspective des élections résidentielles, la bourse n’aime pas l’incertitude, donne un automne décevant. Au demeurant, la bourse étant un lieu d’anticipation, elle sait bien que la reprise préélectorale va s’étteindre avec l’avènement des élections…un tour de vis risque  de faire suite aux échéances électorales. Décembre, est comme souvent un mois de progression, et ce d’autant qu’existe un effet de rattrapage après les incertitudes de l’automne.

 

 

 

                             Christian Guy – Janvier 2012 

 

 

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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 10:55

 

 

La fin de mandat de N. Sarkozy

 

     

 

             Nous présentons un nouvel exemple de notre méthode de prévisions de la bourse en fonction des mandats.

        On part du postulat que plus la politique aura été restrictive en début de mandat, et plus les marges d’expansion seront élevés pour la fin du mandat.

     Nous en donnons ici un exemple pour la France.

 

 

France 2

 

 

      Sur ce graphique nous reprenons les 7 mandats législatifs ou présidentiels mené à terme sous la 5 ème république. En bleu figure les performances de la bourse sur les deux dernières années, en rouge l’inverse de ce qui avait été enregistrés lors des deux premiers trimestres du mandat de 5 ans. Beaucoup de mandatures n’ont pas pu être retenues car non conduites à terme, parfois de peu comme en 1962 ou 1997.

     Au total, le coefficient de corrélation est de 0.62.  En différentiel, les deux dernières années de la mandature actuelle pourraient être assez corrects….. 

 

 

 

                            Christian Guy – Novembre 2011

 

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31 octobre 2011 1 31 /10 /octobre /2011 08:11

Réactions boursières d’après sommet :

  La bourse voit-elle juste ?

 

 

       

 

             Nous avons dans notre étude précédente souligné les réactions ‘en dent de scie’ qui caractérisent les marchés financiers à l’occasion des sommets du G8 depuis 1991 : un excès d’optimisme après la conclusion d’un accord souvent de façade le premier jour suivant la fin du sommet (j+1), le pessimisme le lendemain (j+2), et enfin une reprise de l’optimisme après (j+3).

      Nous avons étudié la corrélation de ces trois journées avec les évolutions boursières du trimestre suivant (3 ème trimestre de l’année pour les sommets du G8 qui se tiennent en mai, juin ou juillet) et de l’année suivante (pour le  prochain sommet).

      Nous présentons les coefficients de corrélation.

 

 sommet tableau

 

 

      Clairement, c’est la seconde journée qui malgré son pessimisme semble la plus proche des réelles évolutions futures. La rationalité des marchés serait-elle plus forte dans ses phases de pessimisme que d’optimisme ?

     Toujours est-il qu’ont obtient avec cette seconde journée d’après sommet un indicateur avancé, avec un coefficient de corrélation autour de 0.50 que nous détaillons à présent graphiquement.

 

 sommet tri

 

 

 

sommet an

 

 

 

      C’est donc à nouveau le perpétuel débat sur la rationalité des marchés : certains trouveront qu’à 0.50, ces coefficients vont au delà du simple hasard, d’autres considéreront que si on prend en compte les contre-performances prévisionnelles des premiers et troisièmes jours, le jour où on démontrera la rationalité des marchés n’est pas encore arrivé !

     Le G20 se tenant du mercredi 2 au jeudi 4 novembre 2011, le premier jour d’après sommet sera le vendredi 4, le second jour le lundi 9 novembre….une journée à surveiller de près...

 

 

                  

                                 Christian Guy – Octobre 2011

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21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 09:02

G8 , G20 

 La bourse monte-t-elle à l’occasion des sommets ?

 

 

 

 

 

 

        Nous reprenons l’évolution  du dow-jones dans les 12 jours environnants chacun des sommets du G8 de 1991 à 2011.

 

       Notre premier graphique nous montre une évolution quotidienne assez accidentée de la bourse à l’occasion des sommets….mais pas sans logique.

 

  G7 1 new

 

 

        La bourse n’aime pas l’incertitude, et à 3 jours du sommet elle s’en ressent. Puis viennent les déclarations de bonnes intentions qui la font monter. Le premier jour est au contraire l’occasion de laisser apparaître les dissensions, chacun  se montrant aussi intraitable que maximaliste….Il faut faire monter les enchères. Le deuxième jour on arrive à une solution…..Un accord souvent de façade qui passé la griserie de la bonne nouvelle apparaît dans tout son caractère aussi artificiel que décevant. C’est la déprime post-sommet…qui donnera bien sur lieu à un rattrapage ensuite.

      Il apparaît donc opportun d’acheter à 3 jours du sommet pour revendre lors de sa fin immédiate, mais cette stratégie ne s’encre chaque fois que sur une seule journée. Il est peut-être plus opportun de jouer la bourse à la baisse en achetant un jour ou deux avant le sommet pour dénouer l’opération deux ou trois jours après sa fin. Là, on dispose chaque fois de fenêtres de deux jours.  

 

 

 

      Il convient de différencier le propos en fonction du positionnement du sommet dans la semaine.

 

 

g7 2 new

 

 

     Près d’un tiers des sommets survenus depuis 1991 ont débuté un vendredi, la fin étant un dimanche. A part le premier jour, les cotations n’évoluent donc pas au gré de la progression du sommet. La courbe mauve, enregistre donc en ‘1’ le lundi, jour de reprise des cotations, on le voit fortement orientées à la baisse.

      Par contre si le sommet commence entre le lundi et le jeudi, la bourse peut évoluer au gré des tractations, notre courbe jaune souligne alors la reprise de la confiance au fur et à mesure que l’on se rapproche d’un accord….même si suite à cet accord de façade, le verni ne tardera pas à se craqueler après la fin du sommet.

     Depuis la mise en place du G20, les sommets du G8 ne durent plus que 2 jours au lieu de 3 auparavant. Le plus haut qui apparaît sur la courbe jaune 2 jours après le début du sommet, serait plutôt à porter à présent 1jours après, c'est-à-dire la seconde journée.

     In finé, notre étude porte  sur 21 sommets ce qui lui donne une certaine significativité....mais est-il utile de rappeler que tous dépend des résultats réels du sommet...

      Enfin, optimisme à l'approche immédiate de l'échéance, déprime après....tout cela n'est pas sans nous rappeler le cycle ékectoral..basée sur les comportements humains, la bourse n'est que le reflet des passions humaines : un optimisme sans cesse déçu...

 

 

 

                              Christian Guy – Octobre 2011

 

 

 

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18 octobre 2011 2 18 /10 /octobre /2011 06:19

              La bourse va-t-elle quitter une zone d’incertitude ?

 

 

Bourse : Les projections à 1 an d’un modèle de prévision qui a correctement anticipé 56 % des évolutions depuis 1969

 

       

 

           La principale leçon de la crise entamée en 2008, que l’on semble quelque peu oublier, est la confiance trop forte qui était accordée aux modèles de court terme, où les ‘arbres montaient jusqu’au ciel’, incapables de prévoir les corrections qui viennent tôt ou tard.

      Par opposition, tout notre travail s’est concentré sur la construction de modèles qui ne sont retenus qu’à la condition qu’ils aient démontré leur efficacité sur plusieurs décennies. Qu’ils perdent en précision à court terme compte moins que la qualité des prévisions à moyen terme.

     Un des postulats de notre modèle est que les corrections, formation puis explosion de bulle, ne viennent pas au hasard. Nous avons précédemment souligné les points de vulnérabilité que constituent les mandats de reconduction, les 3 ème années d’alternance démocrate entre autres choses.

 

     Etape finale de notre travail, nous présentons les prévisions d’un modèle ‘global’ reposant sur l’addition d’un modèle politique et d’un modèle économique.

 

    Concernant le modèle politique, son atout est sa portée à plusieurs années. Une fois la nature politique du locataire de la maison blanche connue, son champ chronologique est théoriquement de 4 ans. Les prévisions d’alternances démocrates sont réalisées à l’aide des cas antérieurs d’alternances démocrates de même pour leurs reconductions, les alternances et reconductions républicaines.

 

     Pour le modèle économique, appelé ‘indicateur avancé politisé’, nous prévoyons les 3 premières années d’une mandature par le différentiel chômage – inflation, ce qui limite les capacités prédictives à 6 mois. La 4 ème année de mandat est prévue par un effet de rattrapage : on inverse les cours enregistrés 5,6 et 7 trimestres auparavant ce qui permet des prévisions à 5 trimestre.

 

      Le premier graphique présente les évolutions du modèle politico-économique, le second y ajoute celles établies à l’aide des indicateurs avancés politisés…le tout donnant le modèle ‘global’

 

 

 

 

global 1

 

 

 

globale 2

 

 

 

     Pour le modèle politico-économique, les prévisions postérieures à 2012 sont émises sur la base d’une reconduction d’Obama, cas de la majorité des présidents se représentant. Dans le cadre des prévisions globales, le champ est limité à fin 2012 du fait de la portée plus restreinte des indicateurs avancés économiques.

    On perçoit que d’ici fin 2012, les potentialités de hausse risquent d’aller en déclinant, mais un effet de rattrapage est possible, les cours de ces derniers mois ayant été en dessous de ce qui était historiquement observé.

 

     La force de notre modèle est, au-delà d’expliquer 56 % de la variance sur les 52 dernières années, que les zones de fragilité sont identifiées. S’il est bien entendu incapable de prévoir la crise des subprimes, des dettes souveraines, celles-ci ont d’autant plus de retentissement qu’on entre dans une période de baisse de la croissance, qui en décuple les effets dévastateurs. Ainsi 2008 apparaît bien dans nos simulations historiques comme une zone de fragilité tout comme la période actuelle.

 

 

                       Christian Guy – Octobre 2011

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15 octobre 2011 6 15 /10 /octobre /2011 08:25

Bourse en 2013  : 2 indicateurs avancés valent mieux qu’un !

 

 

 

       Si l’indicateur avancé à 2 trimestres reste mal orienté, celui à 5 trimestres est plus optimiste…modérément….

 

 

           Nous avons déjà présenté deux indicateurs avancés de la bourse de New- york.

      Le premier obtenu par la différence entre le taux de chômage et le taux d’inflation est assez efficace,  mais sa prévision n’est qu’à 2 trimestres.

      Le second obtenu en inversant les tendances des 5, 6, et 7 ème trimestres précédents permet des prévisions à 5 trimestres, ce qui est plus intéressant, mais sur les 20 dernières années sont efficacité est très relative. Les forces correctrices sont moins à l’oeuvre après une forte hausse, ce qui contribue a expliquer la formation de bulles en début de second mandat avions nous précisé alors. 

 

     Choisir un indicateur en fonction de la période du mandat.

 

     D’une façon plus générale, le mécanisme de correction est surtout à l’oeuvre lors de la 4 ème année d’un mandat présidentiel américain.  Les trois premières années évoluent elles en fonction du différentiel chômage – inflation.

     En effet, un niveau élevé de ce différentiel indique une inflation déjà maîtrisée alors que le chômage est encore élevé, signe d’un redémarrage futur. Inversement, une forte inflation et un chômage faible sont l’image d’une croissance qui commence à s’affaiblir en même temps qu’elle devient inflationniste….ce qui diagnostique un ralentissement futur.

 

      Nous avons donc associé conformément aux enseignements du cycle électoral ces deux indicateurs : celui basé sur l’arbitrage inflation chômage pour les 3 premières années de mandat, celui basé sur l’inversion de tendance pour les 4 éme année.

 

 indi politisé 1

 

 

 

 

indi politisé 2

 

 

      Ces deux graphiques montrent sur la période 1949 /2011 une corrélation de 0.35  , ce qui est plus élevé que les indicateurs isolés qui obtiennent respectivement 0.29 pour celui à 2 trimestres et 0.22 pour celui à 56 trimestres que nous présentons en annexe.

 

     2012 étant une quatrième année de mandature présidentielle américaine, nous préférons la prévoir à l’aide de l’indicateur ‘d’inversion de tendance’…Il laisse prévoir qu’il y aurait à moyen terme place à une amélioration mais qui risquerait d’être assez mesuré et peut-être sans lendemain.

 

 

                                          Annexes  

 

 

indi 2 49 80

 

  indi 2 81 12

 

 

 

                         Christian Guy – Octobre 2011

 

 

 

 

 

 

 

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2 octobre 2011 7 02 /10 /octobre /2011 12:32

Bourse :

 Quand les bulles naissent….et éclatent…..

 

 

 

                  

 

               Savoir prévoir leur constitution….et la date de leur éclatement … à l’aide du ‘cycle électoral’

 

 

         A force d’avoir ‘le nez sur le guidon’, on finit par oublier les origines de cette crise : la formation de bulles mobilière et immobilière dans les années 2005-2007.

       Une bulle est par définition un déphasage entre ‘une exubérance irrationnelle’ des marchés et l’évolution de la sphère réelle.

       La bourse étant un indicateur avancé des évolutions de la sphère productive , il est intéressant de retracer son évolution par rapport à l’indice de la production industrielle à 1 trimestre (1921-1948) ou du PIB à 2 trimestres ( 1949 à 2011) qu’elle est censée anticiper, afin d’analyser ces périodes d’excroissance.

 

 

 

bulle 1

 

 

 

bulle 2

 

 

 bulle 3

 

       Nous observons que les 30 dernières années ont vu systématiquement la constitution de bulles lors des mandats de reconductions. Dans le cadre de l’analyse du cycle électoral, on insiste sur le fait que les premiers mandats ont des débuts financièrement difficiles, soit que les difficultés expliquent l’arrivée au pouvoir d’un président démocrate (B. Clinton 93, B. Obama 2009), soit que le ralentissement de l’activité soit causé par la mise en œuvre de politiques restrictives par des républicains (R. Reagan 1981, G. Bush junior 2001).

      Par contre, les mandats de reconduction se déroulent dans une situation plus euphorique….en l’absence de bonnes situations, il n’y aurait précisément pas eu de reconduction !  C’est à ce moment que le déphasage risque de se réaliser…ce qui fût le cas  en 1985 – 87 (reconduction de R. Reagan),  1997 – 98 (reconduction de B.  Clinton),   (2005 – 2007 reconduction de G. Bush junior) et dans une certaine mesure lors de la reconduction d’une présidence républicaine avec l’élection de G. Bush senior (1989 – 90). Chacune de ces reconductions se termina par l’éclatement d’une bulle lors des 2 ème (1990, 1998) et 3 ème année (1987, 2007).

       Pour l’éclatement de la bulle Internet , nous observons  que la résorption du déphasage entre sphère financière et sphère réelle ne remonte pas à 2000,  mais à l’automne 1998, car le PIB ne faiblit qu’au début de l’année 2000.

       A coté de ces ‘bulles majeurs’ des mandats de reconductions, phénomène également observé en 1929, existent des ‘bulles mineurs’ liées à la sur réaction boursière lors des reprises de 3 ème année. Signalées d’une flèche rouge, elles sont beaucoup plus nombreuses, systématiques…et se corrigent plus rapidement. Dans des cas exceptionnels, il peut arriver que l’intensité d’une reprise de la sphère réelle, lorsqu’elle est extrême, soit au contraire sous évaluée, on le discerne avec le boom coréen de 1951.

     Après les bulles majeurs de reconduction et mineurs de 3 ème année, évoquons les ‘bulles d’alternances démocrates’…liées à un reprise de l’optimisme, lorsque les démocrates arrivent au pouvoir dans une situation critique. On les discerne historiquement en 1933 et plus encore en 2009.  faible en 1961, elle jouera même en 1977 en sens inverse. La reprise était déjà à l’œuvre depuis fin 1975, de plus l’arrivée d’un président démocrate faisait sans doute craindre la poursuite de l’inflation.

 

 

 

 

                        Christian Guy – octobre 2011

 

 

 

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