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8 septembre 2011 4 08 /09 /septembre /2011 00:00

 

Dette : Les responsabilités de la BCE.

 

 

       La responsabilité de la BCE dans la crise de la dette apparaît double :

 

   A court terme 

 

        Si le niveau de l’endettement a particulièrement augmenté depuis 3 ans, c’est parce que la politique budgétaire expansionniste était la seule véritable arme utilisée de ce coté ci de l’atlantique quand d’autres utilisaient également à plein l’arme monétaire avec des taux d’intérêt et de change bas. Certes, cela n’a pas constitué la recette miracle pour une reprise durable de l’activité, il y avait le précédent nippon, mais outre qu'en 2010 les Etats-unis ont tout de même obtenu une croissance plus élevée que dans l’Euroland, cela revenait au moins à ne pas laisser le poids quasi entier de la relance sur la dette et les générations futures.    

      L’ arbitrage , conscient ou par maladresse,  de la BCE aura été de préférer soumettre le monde en 2011 à une crise de la dette publique, après celle de la dette privée en 2008, plutôt que d’enregistrer une inflation à 3%....qui aurait érodé le stock des dettes de plus. Que la BCE ait continué à vivre dans la hantise de l’inflation avec un PIB négatif restera de sa responsabilité devant l’histoire.

 

      

        A long terme

 

       La politique monétaire durablement restrictive depuis les années 80 explique en partie, la faiblesse de la croissance qui mine les finances publiques par un effet de ciseaux (baisse des recettes fiscales, hausse des besoins sociaux ). Là encore, les facteurs sont multiples tant pour la faiblesse de la croissance (insuffisance de la recherche, de la flexibilité…) que pour la persistance de déficits primaires (électoralisme budgétaire)  et ne relèvent donc pas de la seule responsabilité des getionnaires européens successifs. Mais celle-ci existe tout de même avec des taux d’intérêt réels durablement supérieurs à ceux d’autres zones.

 

 

      En quelque sorte, une institution qui donneuse de leçons sur les rigidités sociales s’est toujours montrée très rigide dans l’utilisation de l’arme monétaire…

 

                                      Christian Guy -  Septembre 2011

 

 

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16 août 2011 2 16 /08 /août /2011 08:20

Les atouts  de Nicolas Sarkozy pour 2012

 

 

      Il sera plus facile à Nicolas Sarkozy de satisfaire ses électeurs qu’à la gauche de mobiliser les mécontents.

 

          La chance de la droite est que son électorat est relativement protégé des évolutions et s'abstient peu : un électorat de retraités, d’indépendants ou de personnes financièrement favorisées vit respectivement à l’écart des problèmes du marché de travail, exerce principalement dans le secteur abrité de la concurrence internationale, ou bénéficie de la hausse des inégalité structurellement à l’oeuvre dans le monde depuis 30 ans. Il peut donc être facilement satisfait de l’action de son candidat et voter à nouveau pour lui en 2012.

        Inversement la gauche, de façon tout aussi caricaturale il est vrai, possède un électorat de jeune, de salariés (notamment fonctionnaires), de personnes peu favorisés.  Cet électorat est miné par le chômage, les pertes de pouvoir d’achat, les privatisations, l’alourdissement de la fiscalité indirecte et les inégalités…

        Mais en voie de désagrégation sociale (la classe ouvrière),  incapable de se mobiliser (les jeunes) ou en proie au ‘chacun pour soi’ et s’étourdissant dans le ‘consumérisme’ (classes moyennes), il s’abstient aux élections ou disparaît dans le vote protestataire…Même lorsque la gauche parvient au pouvoir, elle ne peut que décevoir son électorat aux intérêts si contradictoires avec les évolutions structurelles de la mondialisation.

 

 

 

                     Christian Guy – Août 2011

 

 

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13 août 2011 6 13 /08 /août /2011 10:50

       Les nations :

responsables ou victimes de la pression des marchés ?

 

 

          D’une part, les pays sont responsables de la situation de dépendance dans laquelle ils se sont plongés vis-à-vis des agences de notation et de la pression des marchés. Par leur addiction aux déficits en l’absence d’inflation pour dévaloriser le stock de la dette, ils se sont jetés dans la gueule du loup. Les peuples qui ont voté pour des gouvernements finançant les baisses d’impôts (la droite) ou les hausses de prestations (la gauche) à crédit  doivent assumer leurs choix. Ces déficits primaires étaient censés garantir aux reponsables la réélection et aux électieurs les moyens de vivre au dessus de leurs moyens, aux frais des générations futures en situation de taux d'intérêt réels positifs.

     D’autre part, ils en sont les victimes. Les racines du mal remontent au début des années 80 quand la lutte contre l’inflation a généré des taux d’intérêt réels élevés. En concurrence avec cet investissement sans risque à haut rendement, les entreprises ont proposé aux actionnaires des rémunérations élevées, la pression sur les employés étant d’autant plus facile à exercer que le chômage augmentait. De là, on a observé un déséquilibre dans le partage de la valeur ajoutée, les fonds de pensions sacrifiant hausses de salaires et investissements, facteurs de croissance, pour une rentabilité immédiate. Croissance faible, donc recettes fiscales faibles, le cercle vicieux du déficit était  lancé… A cela s'est ajoutée la crise de 2008 dont la responsabilité des marchés n'est pas à démontrer.

      Il faut toujours rappeler que depuis 30 ans, et à fortiori depuis 3 ans, ce n’est pas à une accélération dans la hausse des dépenses publiques que l’on a assisté, mais à une baisse de la croissance .L’endettement est toujours un ratio exprimé relativement au PIB. Or, de la dégradation de ce ratio, les marchés portent une lourde responsabilité car ils ont été un facteur d'affaiblissement de la croissance : …

    Qu’ils soient en mesure à présent de dicter les solutions à mettre en œuvre souligne une dangereuse analogie avec le pompier pyromane…et ne peut qu’inciter à avoir peur pour l’avenir à l’aune de leur irrationalité et de leur ingratitude vis-à-vis d’Etat qui les ont sauvé en 2008-2009.

 

                 Christian Guy – Août 2011

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10 août 2011 3 10 /08 /août /2011 09:55

Nous sommes en 1789.

 

 

             Cette intitulé polémique a souvent été utilisé, mais il convient malheureusement bien à la situation actuelle.

       Fondamentalement, nos économies souffrent d’un déficit structurel, car tout comme en 1789 ceux qui ont les moyens de payer ne payent pas…

         La mondialisation pousse à une concurrence non entre entreprises mais entre système économique. Les risques de  délocalisation des fortunes et des entreprises empêchent de taxer ceux qui précisément ont vu leurs moyens contributifs augmenter, hausse des inégalités et partage déséquilibré de la valeur ajouté obligent…un peu comme en 1789 on ne fiscalisait pas les plus riches…

         Incapable de faire payer ceux qui en ont les moyens, 250 ans après on continue à vivre d’expédients : hier les assignats,  aujourd’hui les coups de rabot sur les niches fiscales….

 

     Hier c'était le respect de l'ordre social (les privilèges de la noblesse) , aujourd'hui c'est celui de l'ordre économique : la mondialisation

        La droite tente désespérément de trouver des économies sur les budgets sociaux au risque de déclencher une tempête sociale, la gauche de faire croire qu’elle pourra un jour faire payer les riches…

 

 

 

                     Christian Guy – Août 2011

 

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9 août 2011 2 09 /08 /août /2011 08:31

Tous perdants….

 

 

 

              Les républicains ne voulaient pas entendre parler d’une hausse des impôts sur les riches qui grèverait leur pouvoir d’achat, les démocrates ne voulaient pas évoquer une coupe dans les budgets sociaux qui toucheraient les défavorisés…

        Faut d’accord…..un accord qui ne dupait personne….remettre à plus tard l’heure des choix….

       

        Résultats des courses : un crash boursier qui pénalise le pouvoir d’achat des plus riches souvent détenteurs d’actions, une récession sapant les recettes fiscales et donc réduisant les recettes fiscales et par voie de conséquence les budgets sociaux…

 

 

 

                     Christian Guy – Août 2011

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7 août 2011 7 07 /08 /août /2011 09:50

Affaire Lagarde :403 millions d’euros de perdus….pêché véniel !

 

 

            Nicolas Sarkozy avait promis que les ministres seraient évalués, et donc pouvait-on penser sanctionnés, en cas d’échec…

       Il faut croire que la perte de plus de 403 millions d’euros pour le contribuable (285 de réparation, 45 pour préjudice moral et le reste en intérêt)  par suite de la décision, que tout le monde présentait au printemps 2008 comme dangereuse, et qui fût en effet désastreuse, de recourir à l’arbitrage de 3 personnes, grassement payés, ne fût considérée que comme une faute mineure par le locataire de l’Elysée puisqu’il n’y aura aucune sanction…

        Mieux, la responsable aura même droit quelques années après à une promotion au FMI….une façon ‘d’exfiltrer’ un dossier délicat ?...au risque de le mettre sur la place publique internationale avec tous les dommages pour le prestige de la France ?

        Il est vrai que le pouvoir pouvait compter alors sur le silence d’une gauche qui a beaucoup de chose à se faire pardonner sur le dossier Tapie, gauche qui par la suite s’est particulièrement bien signalée avec l’affaire DSK en matière de prestige de la France !

       De plus, les fondements de cette affaire, désir de renvoyer l’ascenseur après le soutien de Tapie en 2007 ou besoin du soutien du centre gauche pour des réformes constitutionnels, apparaissent particulièrement faibles.

      Si les mobiles de la compromission avec l’affairiste, qui visiblement ne porte pas chance à ceux qu’il soutient en politique, semble sans réels fondements, on s’explique tout de même mal l’absence de sanction pour une bévue qui a coûté 403 millions d’euros aux contribuables….ou cela rend plus réceptif à certaines explications …

 

 

 

 

                          Christian Guy – Août 2011

 

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16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 16:04

Les clés de la reprise :

redonner confiance aux ménages américains

 

Prennons garde à ce que les scénarios de 1937 ou 1981 ne se reproduisent pas

 

 

 

 

 

      A l’heure où apparaît des incertitudes sur la pérennité de la reprise, notamment outre atlantique, rappelons que la croissance du PIB repose pour les 2/3, sur la demande des ménages.

       Or, tant que la confiance ne sera pas au rendez-vous, les ménages américains ne quitteront pas la séquence de ‘credit crunch’ entamée au début de la crise en 2007. On sait que les cycles américains sont en grande partie des cycles confiance – endettement - prospérité / peur – désendettement - récession.

      Notre graphique nous présente l’évolution de la capacité de financement des ménages américains depuis 1970 (statistique  de l’OCDE).

 us capa hsito

 

        On constate  que les périodes de récession, lors des chocs pétroliers ou des guerres du golfe, périodes où se conjuguent marasme économique et peur politique, voient une forte remontée du taux d’épargne. Les ménages américains qui se sont excessivement endettés dans la période antérieure de prospérité, entrent dans une période de consommation restrictive et de désendettement. La locomotive de l’économie mondiale patine….

     Inversement, lorsque la confiance revient, un timide amélioration de l’économie redonne confiance, via la baisse du taux de chômage, qui conditionne également outre atlantique la protection sociale d’où son impact conjoncturel encore plus fort qu’en France ; la prospérité prend progressivement de l’ampleur.

      Les périodes de redémarrage sont donc cruciales, une erreur peut faire replonger : en 1937 ou en 1981 des mesures restrictives gouvernementales inopportunes avaient mis un terme à des cycles de  reprises …..On est probablement en cet été 2011 sur la lame de rasoir.

 

      Soulignons que le volet ‘confiance dans le lendemain’ sur lequel repose ce cycle peut également être affecté par la politique.

Nous avons dans une autre étude souligné les effets ‘euphorisants’ des campagnes électorales qui au-delà de mesures techniques de stimulation de l’activité peuvent favoriser les reprises de la croissance lors des élections.

      Notre graphique précédent nous montre clairement que la capacité de financement des ménages est orientée à la baisse lors des années d’élection marquée d’une barre verticale rouge cela se poursuit souvent l’année suivante; parfois il est vrai comme en 1981 ou 1989 , on observe seulement une pause dans un cycle de désendettement.

      L’énoncé (effet psychologique) et les mesures (effet technique) d’expansion aux débuts des alternances démocrates incitent les ménages à se s'endetter, alors que les cures d’austérité mises en place au début des mandats républicains conduisent les ménages américains à se désendetter…

 

 

       Après une remontée en flèche des capacités d’épargne des ménages américains en 2008 - 2009 , ce qui peut être souhaitable à long terme, tout le pari de B. Obama est malgré le niveau encore massif de chômage d’inciter ses compatriotes à consommer….le chalenge est dur car les fins d'alternances démocrates sont traditionnellement marquées par une remontée des capacités de financement. Il est vrai que celle-ci est autant le fait d'un désir des ménages d’assainir leur situations que la conséquence d'un effet de richesse rendant moins nécessaire le recours à l’endettement pour consommer.

       La confiance politique étant, sans doute dans une moindre mesure que l’emploi, une des clée de la reprise le rétablissement de la côte de popularité d’Obama ces derniers mois, tout esprit partisan exclu, ne peut être qu’une bonne nouvelle, tout signe allant dans le sens contraire ne peut qu’inspirer des craintes.

 

 

 

                                Christian Guy – juin 2011

 

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1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 06:47

 

 

 

La crise de la valeur travail…….

 

 

         En 2007 un candidat à la présidentielle avait fait sa campagne sur ‘la crise de la valeur travail’ remuant le vieux thème culpabilisateur selon lequel s’il y a des pauvres…c’est parce qu’ils ne sont pas vraiment incités à travailler (thème de la trappe à inactivité) ….

 

         Depuis 2007…

   -  Le nombre des ‘sans travail’, ou des personnes en sous  activités (temps partiel contraint) a augmenté…la faute à la crise il est vrai.

    -  Ceux qui vivent de leur patrimoine vivent plus confortablement que ceux qui vivent de leur travail comme l’illustre la hausse des inégalités….un évolution entamée depuis le milieu des années 80 …mais que les baisses sur les tranches marginales d’IRPP n’a fait qu’aggraver.

    -  La baisse des droits sur les importantes successions est en train de restaurer une génération de rentiers comme il y a un siècle, de personnes qui n’auront jamais à travailler de leur vie….situation qui va peut-être être atténuée dans les mois à venir.

 

          

       Si donc nombre de ces évolutions légèrement contradictoires avec les valeurs proclamées, ne remontent pas à 2007 ;  constatons que les choses ne se sont , au mieux,  pas inversées….

 

 

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23 décembre 2010 4 23 /12 /décembre /2010 18:17

Au cœur de la crise, le partage de la valeur ajouté.

 

 

            L’économiste Jacques Attali le rappelle, la compression de la part des salaires, au bénéfice de celle des profits, est la raison de fonds de la crise actuelle.

Ainsi souligne-t-il, les ménages américains ont recouru à l’endettement pour soutenir leur consommation. Ajout-on que si dans le monde Anglo-saxon le financement de la demande s’est réalisé par l’endettement privé, dans le modèle Rhénan c’est par l’endettement public qu’il s'est fait. Ainsi a-t-on alimenté des bulles spéculatives sur la gestion de ces dettes privées (les fameux prêts hypothécaires notamment) et à présent sur les dettes publiques (attaques spéculatives sur les dettes souveraines).

       Cela a également alimenté un déphasage entre la sphère réelle et la sphère financière : les actions étant de mieux en mieux rémunérés, partage déséquilibré de la valeur ajouté oblige, la hausse de la bourse n’avait de commun que celle du chômage…et c’est logique puisqu’elle s’en nourrissait : plus le chômage augmente et plus il est aisé de faire pression sur les salaires…

 

        Le seul problème est que si le diagnostic est assez facile à poser, le déséquilibre est plus facile à résoudre.

Si on considère que cet inégale répartition  du partage des gains de productivité est dû :  

 1) au chômage, sans solution depuis 30 ans

 2)  à la dynamique salariale de la mondialisation, qui écarte l’échelle des salaire entre ceux du haut comparés aux plus élevés aux Etats-unis et ceux du bas, comparés aux plus bas en Asie…

 

…on voit mal comment inverser ces évolutions structurelles.

 

         Le monde Anglo-saxon après les taux d’intérêt faibles des années 2001-2005, quand nous recourions aux déficits,  s’est lancé dans un cycle de crédit classique, il traverse une période de ‘credit crunch’. Même lendemain de fête, de l’autre coté de l’atlantique c’est à un ‘credit crunch’ à l’échelle publique que l’on s’attelle par compression des dépenses et hausses des prélèvements….les mêmes qui en 2009 appelaient au secours l’Etat, ne jurent plus que par le moins d’Etat et plus de marché…on s’en remet au marché alors qu’il à prouvé en 2008 son irrationalité et en 2010 son ingratitude…étrange maître à penser !

         Ces retours à l’équilibre par la déflation sont connus, ils avaient été initiés…avec malheur par le président américain Hoover entre 1929 et 1933 et en 1935 avec autant de zéle que de retard en France par le Président du conseil....Pierre Laval….au début de la précédente crise de surproduction à résonance financière…

        1929, 2009, les mêmes maux…….dommage que l’on n’est pas retenu les leçons de l’histoire et que l’on se croit obliger de passer par la case 1929 -33….avant d’aller vers celle d’un nouveau compromis fordo-keynésien, celui-la même qui avait sorti le monde de la crise…avec la seconde guerre mondiale….

 

 

                                           Christian Guy  - Décembre 2010

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