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27 mars 2016 7 27 /03 /mars /2016 08:48

Existe-t-il un cycle électoral de l'or ?

Notre étude permet d’établir des prévisions pour la période 2016-2018 que nous présentons ici.

Or : Une vraie hausse pour 2018 ?

Pour établir ces prévisions, nous avons utilisées les évolutions enregistrées lors des deux doubles mandatures démocrates précédentes (Kennedy-Johnson 1961-1968, Clinton 1993-2000).

Lorsque l’on voit la forte corrélation entre les sept premières années de la présidence Obama et les deux doubles mandatures démocrates précédentes ( 0.59 ) , on constate que l’on dispose d’un instrument de prévisions fiable….Comment expliquer cela ?

  1. Le cycle électoral de l’or

Nous présentons ici un modèle de prévisions de l’or basé sur le cycle électoral présidentiel américain.

Nous avons établi la moyenne de la progression annuelle de l’or pour 6 doubles mandatures présidentielles survenues depuis 1953.

Ont donc été exceptées les présidences de J. Carter (1977-80) et de G. Bush senior (1989-92) qui n’ont pas obtenu de second mandat.

La double mandature républicaine R. Nixon-G. Ford (1969-76) a également été retirée parce-que celle-ci a été très perturbée par la suspension de la convertibilité du dollar en or ( 15 aout 1971) et le premier choc pétrolier.

Les statistiques de la période 1953-67 ont été multipliées par 10, tant les fluctuations des prix de l’or exprimées en dollar étaient faibles en ces temps de parité or-dollar à 35 dollars l’once.

Le graphique suivant nous présente ainsi la forme du cycle de l’or : hausse de mi-mandat, franche pour le premier et plus perturbée pour le second. Le second mandat connait à la fois le point bas du cycle en son début, et le point haut à la fin.

Or : Une vraie hausse pour 2018 ?

II) Comment interpréter ces fluctuations?

Commençons chronologiquement par l'arrivée d'un nouveau président.

L’avènement d’un nouveau président est, à l’exception de 1988, concomitant à une alternance politique : les démocrates ou les républicains perdent la présidentielle précédante car le cycle de 6-7 ans de croissance économique est arrivé à son terme. En effet, l’épuisement du cycle de croissance se fait sentir en fin de seconde mandature par l’arrivées de tensions inflationnistes, renforcées par un chômage bas, celui-ci ayant fortement baissé grâce au cycle de croissance en fin de premier et début de second mandat.

Parfois, cette fin de cycle se fait dans la douleur et la peur. L’or est ainsi tant le refuge des peurs (2008) que des tensions inflationnistes : tout concourt donc à une fin de seconde mandature avec un or au plus haut.

L’arrivé du président suivant et d’un nouveau cycle de croissance avec lui est l’occasion d’un fort retournement de l’or car l’arrêt de la croissance a fini par entrainer une disparition de l’inflation.

Les peurs se sont calmées, et les tensions inflationnistes renaissant assez rapidement avec les démocrates qui, élus avec des promesses de relance de l’activité, relancent vite la croissance et avec elle les risques d’inflations, plus progressivement avec les républicains, plus adeptes des politiques de refroidissement en début de première mandature. Dans les deux cas, il faut attendre le second mandat pour que l’or soit très nettement orienté à la hausse.

Il est donc important d’opposer mandat d’alternance (premier mandat d’un président nouvellement élu) et mandat de reconduction (second mandat) car cette opposition est très valable pour les prévisions de l’inflation et des taux d’intérêt. Plus secondairement, on peut différencier républicains et démocrates ainsi que le montrent le graphique suivant.

Or : Une vraie hausse pour 2018 ?

Le cycle électoral de l’or est donc la combinaison du cycle électoral des taux d’intérêt réels et de celui de l’inflation.

Or : Une vraie hausse pour 2018 ?
Or : Une vraie hausse pour 2018 ?

Dans l’annexe 1, nous produisons les graphiques des cours de l’or, de l’inflation et des taux d’intérêt réels sur la période 1953-2016, afin de se convaincre de la forte corrélation de l’or avec les taux d’intérêt réels (0.33 en donnée inversées) ainsi qu’avec de l’inflation ( 0.45 entre 1953 et mars 2016 ). Rappelons que les taux sont données en négatif en glissement sur un an : + 5 % signifie que le taux d'intérêt réel était de - 5 %. L'or est en effet comparé au placement le moins risqué qui soit le dépôt à intérêt, si celui a un taux réel très rémunérateur, alors le placement en or dont la rentabilité est nul sera délaissé, inversement un taux d'intérêt réel faible voire négatif, pousse à réinvestir dans l'or.

En annexe 2, on observera également l’impact du cycle électoral avec la chute des cours de l’or en fin de premier et surtout début de second mandat , ainsi qu’en cas d’alternance républicaine. Inversement, on observera la force des cours de l’or, suivi d’une rapide chute, en fin de seconde mandature.


Enfin, nous produisons ici des prévisions pour les années 2016-2017-2018 établies non à partir des deux expériences démocrates précédentes comme au tout début, mais en prenant également en compte également les expériences républicaines. Si l’explication de la période 2009-2016 en est moins satisfaisante, par contre les prévisions effectuées par la projection de cinq doubles mandatures pour 2016 et six doubles mandatures pour 2017-2018, et non deux démocrates comme en début d'article seront peut être jugées moins risqués …mais finalement guère différentes des premières.Il est ainsi rassurant de constater que la modification de l'instrument de prévision ne change guère le résultats de celles-ci.

Or : Une vraie hausse pour 2018 ?

Annexe 1 : or, inflation et inégatif du taux d’intérêt réel (1953-2016)

Or : Une vraie hausse pour 2018 ?
Or : Une vraie hausse pour 2018 ?
Or : Une vraie hausse pour 2018 ?

Annexe 2 : Evolution de l'or et événements politico-économiques

Or : Une vraie hausse pour 2018 ?
Or : Une vraie hausse pour 2018 ?
Or : Une vraie hausse pour 2018 ?
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18 mars 2016 5 18 /03 /mars /2016 10:41
2016-2018 prévus par un indicateur avancé à 3 ans testé sur 140 ans

Nous avons testé dans un premier temps un indicateur avancé sur une période de 140 ans, rien de moins, pour le PIB des Etats-unis. Ainsi, sur lé période 1875-2015, il ressort avec un coefficient de corrélation de 0.44 ce qui est correct. Il est obtenu en faisant la soustraction du taux de croissance du PIB retardé de 4 ans au Taux de chômage retardé de 3 ans .

S'il n'apprécie qu'imparfaitement l'ampleur des mouvements, il en prévoit assez bien la survenue. Cette imperfection est assez classiquement due au fait qu'un taux de chômage anormalement élevé provoque souvent ensuite une forte reprise ( nécessite de faire une relance, ou mouvement naturel de l'économie) parfois en effet forte (1933-1936) mais souvent de moindre ampleur (2009-2015).

Sur le plan théorique cet indicateur basé sur le retournement de cycle à 3 ou 4 ans , souligne, s'il en était besoin l'ampleur des phénomène cycliques aux Etats-unis.

Nous donnons enfin des prévisions pour la période 2016-2018 qui sans trop de surprise évoque la fin d'un cycle de croissance, qui entamé en 2009 arrive logiquement à son terme.

2016-2018 prévus par un indicateur avancé à 3 ans testé sur 140 ans
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26 février 2016 5 26 /02 /février /2016 19:52
        Prévision 2016 : anticipation d’un long déclin.

Nous avons dans l’étude précédant soulignée l’intérêt qu’il y a à prévoir les évolutions de l’activité à un an à l’aide du taux d’inflation soustrait au taux de chômage. L’ajout du différentiel des taux à court terme et long terme, plus connu, peu améliorer la situation, même si l’essentiel du travail est réalisé par le premier différentiel.

Malheureusement, il faut dire que les prévisions réalisées ainsi pour 2016 ne sont guère encourageantes, pour les Etats-Unis en tous cas. Voilà qui ne surprendra pas les afficionados du cycle électoral qui savent que les 4 éme année de reconduction ne présage que rarement de bonnes choses. Si les républicains emportent la présidentielle, il conviendra d’attacher ses ceintures pour 2017-2018, avant qu’un fort rebond apparaisse à la fin de cette seconde année…

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23 février 2016 2 23 /02 /février /2016 19:42
                Un indicateur avancé testé sur 95 ans

Nous avions il y a quelques années souligné qu’à côté de la soustraction des taux à court terme de ceux à long terme, il existe un autre indicateur avancé à un an assez robuste. On l’obtient en déduisant l’inflation au taux de chômage. Si on aime les raffinements, on peut même choisir le logarithme du glissement annuel de l’inflation.

                Un indicateur avancé testé sur 95 ans
                Un indicateur avancé testé sur 95 ans

Si l’indicateur obtenu par le différentiel d’intérêt est un bon indicateur à 8-10 mois, le nôtre, par différentiel du taux de chômage et d’inflation, l’est à un an. En additionnant les deux, on obtient des prévisions assez robustes, l’essentiel de l’efficacité venant immodestement de notre indicateur. Il est particulièrement efficace dans les périodes d’arbitrage inflation chômage comme les années 50 ou 70, perd de son efficacité dans les périodes de croissance stable et non inflationniste (années 60). Rappelons que l’indicateur composite avancé de l’OCDE est très fiable, mais à 4-6 mois au maximum. C’est le propos de nos recherches, par ailleurs avec le cycle électoral, de mettre en place des indicateurs très avancés.

Vérifier un indicateur sur une très longue période est nécéssaire car il faut se méfier d’indicateurs très performants sur certaines périodes, qui risquent de l’être moins sur d’autres. Un indicateur que s’est avéré bon pour le service sur 95 ans, a probablement devant lui encore quelques bonnes années de bons et loyaux services.

Voulant vérifier sa précision avec des variables mensuelles, nous avons limité sa vérification à 95 ans, mais les études annuelles que l’on peut pour les Etats-Unis entamer des 1890 confirment ces bons résultats. Il n’y a guère que les guerres, sans mauvais jeux de mots, pour le dérouter de ses bons résultats. Il possède cependant un défaut : si les évolutions en tendance s’avèrent rarement fausses, les niveaux sont souvent mal proportionnés un léger déclin réel peut avait été prévu par une forte baisse et inversement.

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19 février 2016 5 19 /02 /février /2016 10:31
Prévisions du Dow-Jones pour 2016 en fonction des premiers mois.

Dans une précédente étude, nous avons souligné que les deux premiers mois de l’année présentaient d’étroites similitudes avec celle des années 1948,1960,1968,2000 et 2008, également 4éme année de reconduction, et même pour trois d’entre elles de reconduction démocrate.

S’il faut toujours se défier de considérer qu’un début d’année similaire entraine une poursuite des similarités pour les mois restants, le statut commun de ces années, toutes 4éme année de reconduction, autorise cependant à y chercher des éléments de prévisions.

On est d’autant plus tenté de le faire, que si leur début est assez spécifique, des 4émes années d’alternance auraient eu des premiers mois beaucoup plus positifs, elles rejoignent en plusieurs points un constat global des autres expériences :

- Tendance négatives sur l’année des années de reconduction, cas généralement observé à l’exception de 1976 et 1992 très prospères dans leur premiers mois mais faisant suite à des années médiocres ou très accidentées (1974-1975, 1990-1991). Des 4 années d’alternance se signalent au contraire par un trend annule positif ?

- Montagne russe notamment en milieu d’année, permettant d’acheter au plus bas en séparant revendre plus haut, sans jamais oublier que la tendance sera négative, parfois très fortement à l’automne (1960,2000, 2008).

- Une originalité de la 4éme année qui se distingue des autres par un mauvais mois de juillet et un bon mois d’aout. Est-ce la tenue des conventions républicaine et démocrates qui rassurent les marchés ?

Enfin la glissade de septembre- octobre, qui peut cependant être moins forte lorsqu’un démocrate se représente, l’espoir étant permis aux marchés de lui voir lui succéder une républicain…mais de tout cela nous aurons l’occasion de reparler en détail...

Prévisions du Dow-Jones pour 2016 en fonction des premiers mois.
Prévisions du Dow-Jones pour 2016 en fonction des premiers mois.
Prévisions du Dow-Jones pour 2016 en fonction des premiers mois.
Prévisions du Dow-Jones pour 2016 en fonction des premiers mois.
Prévisions du Dow-Jones pour 2016 en fonction des premiers mois.
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16 février 2016 2 16 /02 /février /2016 10:09
Dow Jones prévoir le trimestre suivant en fonction du trimestre précédant

La Bourse : la logique trimestrielle

Premier trimestre à la baisse…second trimestre à la hausse…voilà une maxime qui souffre beaucoup d’exception…sauf précisément pour le second trimestre de la 4 éme année….ce qui est précisément le cas des mois d’avril-mai et juin 2016.

C’est même le record toute catégorie de l’inversion comme nous le montre le graphique suivant établi à partir de 16 mandatures présidentielles américaines depuis 1949. Le coefficient de corrélation de ce 2 éme trimestre de la 4 éme année, not » 4-2 apparait avec le coefficient record de - 0.4.

D’une façon générale, le mandat peut être divisé en plusieurs étapes successives : après une première année assez hésitante, si ce n’est un second trimestre qui confirme le premier (1-2), le contexte devient clairement pro cyclique en deuxième année une fois qu’une orientation a été prise en fin de première année, souvent déclinante.

Attention cependant au troisième trimestre de la deuxième année (2-3) ou des inversions apparaissent souvent, dans les deux sens (haussier ou baissier).

La troisième année est clairement marquée par un contexte de correction successives ou chaque trimestre apparait en opposition avec le précèdent.

Notre 4 éme année actuelle nous permet de profiter de 2 record, inverse’ pour ce deuxième trimestre et au contraire en prolongement du trimestre précédent pour le 4 éme (4-4) par rapport au 3 éme.

Il est particulièrement intéressant d’observer que même lorsqu’on subdivise en 4 cas possible les 16 mandatures qui on courues depuis 1949, pas un seule n’a connu autre chose qu’une inversion de la tendance du premier en ce second trimestre. Pour le quatrième trimestre, que l’on devrait donc jouer en phase avec le troisième, il n’existe qu’une seule exception, le 4 éme trimestre d’alternance, ce qui n’est d’ailleurs pas le cas de ce 4 éme trimestre de 2016

Dow Jones prévoir le trimestre suivant en fonction du trimestre précédant
Dow Jones prévoir le trimestre suivant en fonction du trimestre précédant
Dow Jones prévoir le trimestre suivant en fonction du trimestre précédant
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13 février 2016 6 13 /02 /février /2016 10:24

L’analyse des 4èmes années de mandat démontre qu’elles commencent souvent pas une baisse, surtout lorsqu’il s’agit d’un mandat de reconduction.

2016 est dans cette occurrence, et si nous prédisions une baisse à partir de la fin janvier 2016, elle est en fait survenue des décembre 2016, l’existence d’une « glissade » au premier trimestre n’est pas une surprise.

1948, 1960, 1968, 2000 et 2008, ont connu semblable scénario...le cycle de croissance de 6-8 ans commence à s’épuiser, la 4éme année est globalement baissière mais sujette à des « montagnes russes ». En effet, les nouvelles confirmant la poursuite de la reprise en Europe, qui est toujours affecté avec retard par la reprise américaine, et les signes de fragilité de celle-ci, alternent avant que ces nouvelles ne deviennent vraiment mauvaises passé l’été.

Vers un faible, mais réel, rebond au second trimestre.

Par contre, signe d’espoir, une inversion assez systématique intervient passé le creux de début mars, les graphiques de ces 4 années exemplaires le démontrent sans peine, sans qu’il y ait malheureusement espoir de revenir au niveau antérieur à cette glissade du premier trimestre. Il s’agit souvent d’un « plus haut » qu’on ne retrouvera, pour des reconductions, qu’en 3éme année du mandat suivant. La « glissade » du premier trimestre ayant été particulièrement intense et précoce, dès décembre ; il est même permis d’espérer qu’ont ai déjà connu le plus bas, avant que le véritable redémarrage pérenne n’apparaisse qu’à la mi-mars.

D’une façon générale ainsi que nous le verrons dans une autre étude, les évolutions du premier trimestre de la 4éme année qu’elles aient été haussières ou baissières donnent souvent lieu à inversion au second trimestre.

Vers un faible, mais réel, rebond au second trimestre.
Vers un faible, mais réel, rebond au second trimestre.
Vers un faible, mais réel, rebond au second trimestre.
Vers un faible, mais réel, rebond au second trimestre.
Vers un faible, mais réel, rebond au second trimestre.
Vers un faible, mais réel, rebond au second trimestre.
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5 décembre 2015 6 05 /12 /décembre /2015 09:06
PREVISIONS DE LA BOURSE DECEMBRE 2015- AVRIL 2016
PREVISIONS DE LA BOURSE DECEMBRE 2015- AVRIL 2016

Dans la prolongation de nos travaux sur les prévisions économiques, voici notre analyse de la situation.

Aprés une brève étude rétrospective (2012-2015) nous nous consacrerons à nos prévisions à moyen terme de décembre 2015 à avril 2016.

Constatons tout d’abord que lorsqu’on compare la seconde mandature de Barack Obama à la une seconde mandature démocrate le profil est en partie semblable à la moyenne observée jusqu’alors.

En effet, après une année précédant le second mandat (2012) en dent de scie, la première année du second mandat est en forte progression (2013).

Par contre à partir du milieu de la seconde année (2014) , le profil laisse apparaître quelques divergences. Si le second semestre de la 2 éme année a bien été sujet à turbulences (second semestre 2014) par contre il n’y a pas eu de baisse accusée ou durable. Par conséquent, le potentiel de reprise au premier semestre de la 3 éme année (1 er semestre 2015) était beaucoup plus faible, sauf en Europe, mais nous nous intéressons ici au Dow-Jones.

Comme à l’accoutumé, le second semestre de la 3 éme année est marqué par un crash de plus ou moins grande intensité : 1987, 2007, 2011 sont des exemples récents. On a donc bien eu la forte chute, qui est arrivée assez tôt passé le 20 août, mais cela faisait plusieurs mois que la bourse américaine donnait des signes d’essoufflement.

Que prévoir pour les mois à venir ?

Pour établir nos prévisions, nous prenons appui sur 2 types de bases de données.

La première est constituée par les moyennes observées en 2011-12, 1959-60,1975-76,1999-2000 , car chaque fois ces mandats ont été marqués par une forte chute de la bourse durant l’été de la 3 éme année, 2015 pour nous, et une remontée assez vive à partir d’octobre.

On observe en général une première pause vers la mi-novembre, qui a été bien ténue en 2015, puis vers le 15 décembre. La règle générale est que plus la pause dans la hausse a été absente en octobre et novembre, et plus celle de décembre sera marquée.

Si la bourse se reprenait fortement dans les jours qui viennent, cette reprise ne reposerait pas sur des bases assez fermes, la période de consolidation ayant été trop réduite, et on pourrait avoir une bourse décevante après le 15 décembre.

Inversement des turbulences se poursuivant dans les jours qui viennent, laisserait la place à une vive remontée après le 15 décembre.

A partir de janvier 2016 attention…On entre dans la quatrième année d’un mandat de reconduction, donc dans la fin des fameux cycles de croissance américains de 6 ou 8 ans, les potentialités de hausse sont bien faibles, les risques de baisses assez certains.

On obtient au mieux une bourse en dent de scie, et au pire un déclin sur l’année, avec notamment dans les mois qui viennent un premier trimestre 2016 décevant. Si les premiers jours de janvier sont parfois heureux, il vaut mieux prendre ensuite des positions baissières jusqu’à mi-mars. Un traditionnelle reprise apparaît alors jusqu’à début avril, dont l’intensité est bien sur l’inverse de ce que fût la baisse…..reprise bien éphémère en général, mais cela c’est une autre histoire qu’on évoquera par la suite.

Une seconde base de comparaison est la prise en compte de la seule année 2011 car cette 3 éme année de la première mandature d’Obama s'avère être assez proche de celle de sa seconde mandature ( 2015 ). Elle incite plus à l’optimisme. Mais les 4 émes années de première mandature, alors que se confirme la reprise, sont toujours plus positives que celles de seconde mandature lorsque s’essouffle le cycle de croissance après le summum de la reprise…Avec 5 % de taux de chômage, on est déjà au niveau du taux de chômage naturel américain, ou de ce qui est habituellement considéré outre atlantique comme étant le niveau de plein emploi.. ..

Les tensions inflationnistes ne sont pas loin, et la hausse des taux de la FED prévus dans les jours qui viennent semble attendue favorablement, comme validation de la bonne santé de l’économie américaine.

Cependant, dans un contexte international incertain politiquement mais aussi économiquement, avec une croissance décevante en Europe et dans les Brics, ces hausses de taux risquent d’être considérées dans quels temps comme une politique d’apprenti sorcier avec des conséquences baissières sur la Bourse.

En conclusion

-à court terme, si il y a une reprise très prochainement, la suite sera décevante en décembre,

-à moyen terme il faut partir au début Janvier ou se positionner sur des baissières.

A long terme les quatrièmes années de reconductions sont toujours décevantes ( 2008,2000,1992,1988,..la liste seraient longue) , mais nous en reparlerons d'ici Avril 2016.

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3 novembre 2015 2 03 /11 /novembre /2015 05:52

On connait le paradoxe de la mondialisation en matière de salaire; les hauts salaires ( cadre dirigeants..) s'alignent sur ce qu'il y a de plus élevé dans le monde, arguant qu'il existe un marché international du cadre dirigeants, la France à la recherche de l'excellence devrait donner de la surenchère . Cela, même si le lien entre rémunération des dirigeants et performance de l'entreprise relève de l'histoire de la poule et de l'oeuf: est-ce parce que les dirigeants sont bien payés que l'entreprise est performante ( et pour qui le salarié, l'actionnaire ?, comment, a court terme, a long terme... ) ou est-ce parce que l'entreprise est performante (consommation dynamique..) qu'elle peut se permettre de rémunérer grassement ses dirigeants...On a bien compris que selon que l'on soit dans une perspective libérale ou keynésienne on aura une vision différente de l'histoire de la poule et de l'oeuf...

Par contre, les rémunérations les plus faibles s'alignent sur ce qu'il y a de plus réduit dans le monde...on aura toujours une main d'oeuvre plus économique ailleurs, même la Chine commence à être en proie au dumping salarial, par exemple du vietnam..on scie ainsi la branche sur la quelle on est assis, car si le salaire est un coût c'est également une demande, on comprend mal comment à long terme on pourra éternellement délocaliser dans les pays à bas salires pour vendre avec profits juteux dans les apys à forte consommation...de plus en plus miné par le chômage...donc au pouvoir d'achat déclinant...c'est peut-être à cette limite qu'on, est arrivé depuis l'été 2015, si l'occident n'a plus de croissance, anémiée par les politique déflationniste (merci Madame Merkel ), l'Asie penne à prendre le relait tant son modéle était tourné vers les exportations, et peut elle même être victime du dumping social et monétaire. d'encore plus miséreux qu'elle....l' heure de l'Afrique à-t-elle sonnée ? ..

En quelque sorte si la roue tourne, c'est toujours en faveur du plus misérable, ce qui peut en conforter certains, mais avec la certitude qu'on court ainsi tous vers l'abîme....Moins que jamais la somme des intérêts particuliers n'est égal à l'intérêt général...

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24 septembre 2015 4 24 /09 /septembre /2015 10:28
Prévisions septembre-décembre 2015

Prévisions septembre-décembre 2015

Notre graphique présente en rouge l’évolution moyenne de l’indice dow-Jones en 3 éme année de reconduction américaine, la courbe noire les évolutions quotidiennes (haussière/baissière) cumulées sur 10 jours.

Nous présentons nos prévisions allant de cette mi-septembre à fin décembre 2015.

La bourse oscille actuellement entre le ralentissement chinois, une conjoncture américaine un peu « flapi », une Europe qui tarde à redémarrer, et la bonne volonté des banques centrales, bonne volonté qui va même jusqu’à éveiller la suspicion quant à la vigueur de la reprise…c’est dire si les boursicoteurs ont envie de broyer du noir. La même nouvelle, la non augmentation des taux, aurait pu être interpréter positivement…

Les enseignements du cycle électorale montre en effet que l’automne, comme souvent, peut être sujet à déception, en cette 3 éme année de reconduction de mandat présidentiel américain. Même la traditionnelle reprise de 3 ème année, a été bien morne aux Etats-Unis depuis octobre 2014, si tant est même qu’elle ait existé…ce sera en Europe qu’elle aura été au rendez-vous booster par la politique monétaire accommodante.

Si le décrochement d’août n’a pas été une surprise, il sera survenu une dizaine de jours plus tardivement qu’à l’habitude, par contre la mollesse de la reprise de septembre est décevante. Après le pic du 20 septembre c’est normalement la descente tout « schuss » jusqu’à mi-octobre…il existe parfois une session de rattrapage vers le 29 septembre 2 octobre.

On peut donc garder quelques positions haussières jusqu’à là ; même s’il est déjà temps de jouer le baissier, avec cette réserve qu’avec une baisse qui dépasse largement les 10 % depuis août, le potentiel de baisse n’est peut-être plus très important.

Passé le 20 octobre, le 20 novembre s’il n’y a pas eu de véritable baisse depuis aujourd’hui, on pourra recommencer à jouer haussier…sans oublier de vite quitter le train au début du mois de janvier 2016…mais 2016 c’est une autre histoire…

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