Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
13 novembre 2010 6 13 /11 /novembre /2010 02:08

Le franc suisse : hausse jusqu’en 2011, déclin en 2012, reprise en 2013-2014, prochain summum en 2015.

 

 

 

franc suisse

 

 

         En cette période où le G20 réuni à Séoul a tenté sans grand succès de régler les désordres monétaires, évoquons une monnaie dont la régularité fait les délices du conjoncturiste, en tous cas de celui qui recours à la théorie du cycle électoral : le Franc suisse.

        Nous avions déjà établi des prospectives politico-économiques pour la Suisse, afin de prévoir les cours de la bourse pour 2011,  2012 et 2013. Mais il faut ajouter aux prévisions boursières celles des parités monétaires car pour un non résident, le taux de change a son importance. La hausse actuelle du franc suisse n’a fait que renforcer l’intérêt d’un placement financier dans la patrie de Guillaume tell.

         Nous étudierons la valeur de la monnaie helvète vis-à-vis du dollar, et plus globalement à travers un panier de monnaie, c'est-à-dire ce que l’OCDE nomme le taux de change effectif (valeur de la monnaie vis-à-vis des autres monnaies pondérées par leurs parts relatives dans le commerce extérieur suisse).

          Il est rare de rencontrer un cycle électoral d’une telle qualité, c'est-à-dire d’une telle régularité, donc d’un tel niveau de prévisibilité. Après un déclin post électoral accentué qui se déroule sur la première année du mandat, on observe une appréciation presque continue de la monnaie sur 28 mois.

          Nous avons indiqué au bas des courbes à quels trimestres postérieurs aux élections se situent les points bas de la parité franc suisse / dollar. Plus ce point apparaît  tardivement, plus le point haut sera lui-même tardif. Parfois même, tel en 2008, il sera reporté après la consultation électorale.

Inversement, l’apparition d’un point bas précoce entraîne une pause dans la hausse, figurée par les flèches blanches sur notre graphique.

 

 

          Que prévoir pour les trimestres à venir ?

 

 

        Le caractère tarif du point bas actuel, apparu seulement au septième trimestre après les élections, laisse augurer d’un point haut lui-même tardif. Il interviendra soit juste pour les élections suisses de l’automne 2011, soit au début de 2012.  C’est à cette seconde hypothèse que nous pensons avant tout car il est probable que la devise américaine n’augmentera qu’une fois bien arrimée la reprise préélectorale du PIB américain.  Le franc suisse après une hausse jusqu’à fin 2011, connaîtra probablement une subite chute au second semestre 2012, puis une lente reprise en 2013-2014.

 

 

                                                                                                     Christian Guy - Novembre 2010

 

 

Toutes les prévisions sont exprimées :

-  en valeurs relatives par rapport aux évolutions mondiales (une hausse prévue signifie une moindre baisse ou une plus forte hausse qu'ailleurs) , 

-  toutes choses égales par ailleurs  (évenements non prévisibles tels les chocs pétroliers, les crises financières non pris en en compte),

-  la précision visée est semestrielle.

 

 

Partager cet article
Repost0
13 novembre 2010 6 13 /11 /novembre /2010 01:50

Cours des produits de base : tension en 2011,

hausse en 2012 - 2013, rechute possible en 2014.

 

 

 base histo 3

 

 

 

base prev 3

 

 

 

      L'actuelle prise de conscience de l'importance  des produits stratégiques ( yttrium, dysprosium...) , qui fait suite aux manipulations de la Chine pour en prendre le contrôle, nous montre qu'après l'arme pétrolière ou l'arme alimentaire des années 70 et 80, les cours et le contrôle des  terres rares seront peut-être parmi les enjeux des années 2010.

    Quels seront les cours du platine ou du chrome, ou plus généralement des matières premières à 1 mois, 2 mois ou 3 mois (décembre 2010, janvier 2011, février 2011)?, quelle sera l'évolution des cours au premier trimetre 2011?. Notre méthode peut malheureusement difficilement répondre à des questions aussi précises, par contre on peut tenter de dégager des perspectives à moyen terme, considérer si on est à un correct point d'entrée pour vendre dans une ou deux années, si on est dans une période de surévaluation qui pourrait fare craindre un crash (ou chute des cours)  en 2011.

     Pour l’étude du marché des produits de bases  nous utiliserons les statistiques des prix pour les industriels américains établis par la réserve fédéral de st Louis. Les prévisions faîtes à l’aide de cet indice pour 2011, 2012, 2013 intègrent  des matières premières aussi différentes que le minerai de fer, la bauxite, le phosphate, le tungstène, le cobalt le cuivre, le nickel ou le manganèse, liste non limitative….

     Le premier graphique nous montre une corrélation évidente entre le calendrier électoral américain et les cours des matières premières . En effet, à l’approche des élections, une reprise de la croissance des Etats-unis, et dans leurs sillages des autres puissances, ne peut qu’exercer un effet inflationniste sur les prix des produits de base notamment pour les métaux ferreux et non ferreux. Les cours agricoles sont eux davantage influencés par les conditions climatiques.

      Les alternances républicaines (flèches  bleues) entraînent une chute des cours, car elles sont l’occasion de politiques de refroidissement. Parfois, il ne s’agit que d’une stabilisation dans une période haussière (1969), alors qu’à d’autres reprises on observe une importante chute (1953, 1982, 2002). Le point bas est en général atteint la seconde année du mandat, le temps que les autres pays entrant en récession, les marchés s’ajustent. Inversement, les alternances démocrates (flèches rouges) étant entamées par des politiques expansionnistes, on observe en leurs débuts une hausse des cours (1962, 1977, 1994) qui durant longtemps se confondent parfois avec la reprise préélectorale.

       Les reprises préélectorales (flèches jaunes) sont particulièrement intenses en fin d’alternances républicaines (56,72-73, 84, 2004,) mais elles s’observent pour toutes les fins de mandats. Elle peuvent être très réduites en cas de hausses déjà fortes en cours de mandat (1976 et le premier choc pétrolier) ou démarrer prématurément en cas de mouvements spéculatifs : en 2007/2008 la chute des bourses incitèrent les spéculateurs à se reporter sur les produits primaires.

 

 

     Que prévoir pour les trimestres à venir ?

 

     Autant nous avons été assez circonspects pour les prévisions des cours de l’or, autant l’évidente corrélation entre fluctuation de la croissance américaine et cours des produits de base peut nous inciter à établir avec moins de risque des projections pour 2011 et 2012. Soulignons cependant que le rôle de locomotive de l’économie américaine en matière de croissance et donc son impact sur les prix des produits primaires, est altéré par  la pression croissante de la demande chinoise.

 

      Les fins de mandats d’alternances démocrates sont normalement marqués par une certaine pause dans la croissance la 3 éme année, avant que ne redémarre l’activité la 4 éme, reprise entraînant les différents pays et cours dans ce mouvement. Cela nous incite à prévoir des années 2012 et 2013 en hausse, si les Etats-Unis réussissent par leur politique monétaire accommodante à relancer leur croissance. Les cours des produits de base en 2014 pourraient être orientés à la baisse, soit en cas de victoire républicaine (traditionnelles politiques de refroidissement des débuts de mandat), soit dans une moindre proportion en cas de reconduction démocrate (possible pause de début de second mandat). On doit être sur cette seconde hypothèse plus prudent. Si on observa une pause en 1997/98 lors du second mandat de Bill Clinton, cela ne fût pas le pas en 65/66 pour celui Lyndon Johnson du fait de l’impact expansionniste du programme militaire de la guerre du Viêtnam.

        On peut introduire un second scénario. En l’absence de redémarrage de la croissance en 2011-2012, la reprise pourrait n’intervenir qu’en 2013-2014. Même un refroidissement républicain n’aurait alors comme en 69-70 qu’un impact mineur sur les cours.

         Plus sûrement, quelque soit la conjoncture politique, les cours des produits de base seront probablement à nouveau orientés à la hausse en 2015 - 2016 à l’approche des élections de 2016.

         Il faut faire preuve de prudence, et ces hypothèses demanderaient à être en permanence actualisées pour prendre en compte les effets de reports et autres accidents conjoncturels. Cependant, pour particulièrement hasardeuses qu’elles soient, ces prévisions des matières premières au delà de 2010 , c'est à dire à 2 , 3 ou 4 ans (ou  de long terme )  sont nécessaires dans un secteur qui a besoin que ses investissements programmés soient mis en route en période prévisible de haute conjoncture afin d’être le plus rapidement rentabilisés . Savoir que la période allant de la fin 2013 au début 2015 risque d’être plus difficile que celle allant de début 2015 à fin 2016 n’est donc pas sans intérêt.

          Pour se résumer, on peut donc considérer que l’on va vers une hausse des matières premières de la fin 2011 à  l’essentiel de l’année 2013, hausse qui prendrait fin en 2014.  

 

 

                                                                Christian Guy – Novembre 2010

 

 

Toutes les prévisions sont exprimées :

-  en valeurs relatives par rapport aux évolutions mondiales (une hausse prévue signifie une moindre baisse ou une plus forte hausse qu'ailleurs) , 

-  toutes choses égales par ailleurs  (évenements non prévisibles tels les chocs pétroliers, les crises financières non pris en en compte),

-  la précision visée est semestrielle.

 

 

  
Partager cet article
Repost0
9 novembre 2010 2 09 /11 /novembre /2010 11:28

Prévision des cours de l’or : Seule une baisse début 2013 est politiquement prévisible

 

 

Gold bon 

 

 

     Lorsque l’on demande à un conjoncturiste d’établir des prévisions, il n’y a qu’un seul domaine ou il  refuse généralement de se risquer : la prédiction des cours de l’or.

       Quels seront les cours du lingot, du Napoléon ou plus généralement de l'once d'or à 2 mois ou 3 mois ?. Notre méthode peut malheureusement difficilement répondre à des questions aussi précises, par contre on peut tenter de dégager des perspectives à moyen terme, considérer si on est à un correct point d'entrée pour vendre dans une ou deux années, dans quelle mesure on est dans une période de surévaluation qui pourrait fare craindre un crash (ou chute des cours)  en 2011.

 

1) De nombreux facteurs d’évolutions.

 

       Ce n’est pas le fait qu’on en connaisse mal les ressorts, mais cela tient au fait que ceux-ci échappent à toutes prévisions de long terme.

       L’or est tout d’abord une valeur refuge lorsque l’économie devient incertaine (effondrement de la bourse en 1987,  en 2007),  ou en cas d’inflation (période des chocs pétroliers).

       Mais c’est historiquement  face à des risques politiques que le métal jaune est connu pour son caractère refuge (invasion de l’afganisthan en 1980, guerre contre l’Irak en 2003).

       A cela s’ajoute des facteurs structurels, qui peuvent agir dans le sens de la hausse telle la pression de la demande depuis 15 ans (usage industriel et essor des classes fortunées dans les pays intermédiaires). Ces évolutions structurelles peuvent aussi avoir fait pression dans le sens de la baisse (vente par les banques centrales de leurs stocks d’or dans les années 90).

       Rappelons enfin que le marché de l’or est rendu instable par son caractère oligopolistique car il existe seulement deux grands pays producteurs : l’Afrique du sud et la Russie. Ceux-ci sont de plus assez incertains sur le plan politique, voire économique. La Russie exposée durant les années 90 aux difficultés de la transition et à la  baisse de l’or noir, se livra à d’importantes ventes de métal jaune, en déprimant ainsi les cours.

       Enfin, comme toute ressource naturelle, il faut prendre en compte la découverte de nouveaux gisements, ce qui est  quasiment  impossible à prévoir.

       On le voit, cela fait beaucoup d’éléments rationnels imprévisibles à long terme, le tout se complexifiant par le caractère en partie irrationnel du recours à une valeur refuge. 

        C’est pourquoi nous ne nous risquerons pas à prévoir les cours des années à venir, mais seulement à exposer certaines corrélations qui ont été observées dans le passé entre la chronologie électorale américaine et les cours de l’or.

 

 

2) l’impact des élections américaines sur les cours de l’or.

 

 

 

       Le graphique nous permet d’observer que les débuts des mandats sont l’occasion d’une baisse des cours, les anticipations en matière d’inflation étant baissières. Cela est particulièrement vrai lorsque la droite américaine accède au pouvoir, car on sait son intérêt pour la lutte contre l’inflation. La seconde partie du mandat connaît au contraire une progression des cours de l’or lorsque les Républicains sont aux affaires, les tensions inflationnistes risquant d’être ravivées par leurs fins de mandats assez  prospères (cycle électoral opportuniste défini par Nordhaus en 1975). Ces faits sont également vérifiés pour les reconductions démocrates. Cependant,  nous devons sur ce dernier point être prudent car nous ne disposons que d’un seul exemple de reconduction démocrate dans notre étude (Clinton, 1997/2001). Dans l’hypothèse actuellement douteuse ou Obama serait parvenu à réduire fortement le chômage en 2012, il se livrerait au début de son second mandat (2013-2014) à une politique moins expansionniste, donc stimulant moins par l’entremise de l’inflation les cours de l’or.

       L’arrivée des démocrates au pouvoir entraîne une poussée de l’or, valeur refuge en face  d’une inflation que la gauche américaine dans son arbitrage de la courbe de Phillips risque d’accepter. Elle est en effet appelée au pouvoir en période de difficulté et privilégie idéologiquement la lutte contre le chômage (cycle partisan de Hibbs, 1977). On observe bien cette hausse au début du mandat de Barack Obama en 2009.

        Il nous est par contre plus malaisé de prévoir la suite. Habituellement, les fins de mandats d’alternances démocrates connaissent, en tous cas  la 3 ème année, une pause dans la croissance. Il y a alors reflux du métal jaune. On l’observe en 95 pour le premier mandat de Bill Clinton. Par contre la fin du mandat de Jimmy Carter fût le théâtre du second choc pétrolier avec une poussée inflationniste. A cela s’ajoutèrent des incertitudes diplomatiques (Iran, Afghanistan) propulsant le métal jaune à ses premiers records.

        Une reprise économique aux Etats-unis en 2011-2012, pourrait favoriser une hausse de l’or, si elle était inflationniste. Mais  cette reprise peut ne pas s’accompagner d’inflation, du fait  du niveau massif de chômage. De plus, une reprise alimenterait le retour de l’optimisme ce qui pourrait inciter les capitaux qui sont allés sur l’or au cours du premier semestre 2010 (Buffet,  Sorros,  Paulson) à revenir en bourse, ces deux éléments joueraient alors dans le sens de la baisse du métal précieux.

 

        Nous sommes donc dans le cas assez surprenant ou il nous est plus facile de prévoir les cours de l’or en en 2013 (en baisse du fait de débuts soit d’un mandat d’alternance républicaine ou soit d’une reconduction démocrate) que de prévoir les cours de l’or en 2011 et 2012.

 

 

 

                                                                                              Christian Guy – Novembre 2010

 

                                         

 

 

Toutes les prévisions sont exprimées :

-  en valeurs relatives par rapport aux évolutions mondiales (une hausse prévue signifie une moindre baisse ou une plus forte hausse qu'ailleurs) , 

-  toutes choses égales par ailleurs  (évenements non prévisibles tels les chocs pétroliers, les crises financières non pris en en compte),

-  la précision visée est semestrielle.

Partager cet article
Repost0
7 novembre 2010 7 07 /11 /novembre /2010 07:27

 

 

Pétrole et élections 

 

 

 

 

pétrole

 

 

 

1) les fondements électoraux des chocs pétroliers.

 

 

          Les cours du pétrole ( ou du gaz ) sont gouvernés par nombre d’éléments, loin de nous l’idée de considérer que cycle électoral américain suffirait à lui seul à en comprendre les évolutions.

Cependant, pour qu’un choc pétrolier apparaisse, il faut qu’en existent les fondements économiques, ce qui suppose une tension préalable entre offre et demande. Cela requiert que  le ‘political business cycle ‘ américain soit au plus haut, ou plus exactement qu’il l’ait  été 6 ou 12 mois auparavant entraînant l’Europe, le Japon, et à présent la Chine  dans son sillage.

         Ce n’est donc pas le fait du hasard si le premier choc pétrolier s’est produit lors du début d’un mandat de reconduction. Il l’aurait pu l’être un an avant, en fin de premier mandat, par contre l’occurrence qu’il se produisit en début de mandat d’alternance républicaine, période traditionnelle de récession était bien faible…donc 72 au lieu de 73 oui, 69 ou 70 ….bien   peu probable.

         Il en est de même pour le second choc de 1979. La gauche entamant ses mandats par des politiques de relance, deux années de relance démocrate pouvait générer la tension nécessaire sur les prix pour rendre possible des nouvelles hausses.

         En 73 ou en 79, des arguments politiques (guerre du kippour), des déséquilibres structurels (disparition d’un grand producteur comme l’Iran) sont venus se greffer sur des évolutions politiquement en germe depuis plusieurs années  (Fondement de l’OPEP en 1960, de l’OPAEP en 1961, conférence d’Alger de 1973) et rendus conjoncturellement possibles par le cycle électoral américain. A présent d’autres facteurs structurels (pression de la demande chinoise), ou conjoncturel (report de la spéculation sur le pétrole après le déclin des bourses entre 2007 et 2008) sont apparus, réduisant peut-être l’impact du cycle américain, mais ne le faisant sans doute pas disparaître

 

 

 2) Forme du cycle du cycle politico pétrolier

 

         Nos flèches blanches nous montrent que les débuts de mandats américains, sont contemporains d’une baisse des prix du baril, celle-ci se produisant souvent en seconde année de mandat, le temps que la décélération américaine ‘contamine’ la demande mondiale et que les marchés s’ajustent.

On peut cependant différencier les mandats d’alternance de ceux de reconduction.

         -  La baisse des cours du pétrole est particulièrement prononcée en cas d’alternance républicaine, (1970, 1982, 2002). Les Démocrates étant  au pouvoir en période de difficulté, donc de PIB faible, le contexte n’est guère plus haussier. Par contre, les fins de mandats démocrates, ou plusieurs années de stimulation s’additionnent, les fins de mandats républicains aux reprises vigoureuses ; voient les cours du ‘crude oil’ ou du ‘brent ’ puissamment orientés à la hausse comme le montre nos flèches jaunes

        -  Les débuts de second mandat, leurs obtentions étant conditionnés par de bonnes performances économiques, sont des périodes de forte demande, donc sujetes à des tensions sur les prix.

        - Le seul troisième mandat consécutif de notre période 1970-2010, celui des Républicains de 1989 à 93  (G. Bush senior), est semblable à un mandat d’alternance, les cycles de croissance étant de 8 ans, la reprise de novembre 1982 cède la place à la récession de juillet 1990. Ce troisième mandat est donc marqué en son milieu par une chute des prix des hydrocarbures. 

            Il faut prendre en compte les inévitables effets de report, nous en observons deux notables:

 - le premier choc pétrolier, qui reportera la chute à la quatrième année en 1976 en lieu et place du milieu de mandat.

- la hausse de la demande chinoise, la tornade katrina qui reporteront à la 3ème année (2007) la baisse prévisible pour 2006.

 

3) Que prévoir pour les trimestres à venir ?

 

           Il est probable qu’en s’acheminant vers la seconde partie de son mandat, Barack Obama finira peut-être par obtenir la reprise tant espérée…  On peut donc prévoir une augmentation du pétrole en 2011-2012. En première analyse, ce serait une perspective économique peu encourageante pour l’OCDE…sauf si on vent bien considérer qu’elle serait la conséquence d’une reprise pour 2011-2012. Sur les marchés spots, on pourrait encore assister à des hausses  de l’or noir en 2013, que les Démocrates soient reconduits ou que les Républicains sortent victorieux des élections présidentielles de Novembre 2012.

            Par contre, les perspectives du marché pétrolier seraient sensiblement différentes pour 2014, selon que se produise une alternance républicaine qui pourrait précipiter un an après le pays dans la récession ou qu’on assiste à une reconduction des Démocrates, ce qui limiterait pour 2014 la chute du pétrole….l’échéance n’en serait très probablement que reportée d’un an.

           Rappelons cependant qu’il faut faire preuve de prudence en matière de prévision des cours pétroliers, car les évolutions géopolitiques sont importantes et l’impact du cycle américain est de plus en plus  altéré par la force de la demande chinoise.

               On sait que les cours du gaz étaient globalement indexés sur ceux du pétrole, jusqu'à ces dernières années car l'exploitation de shiste aux etats-unis àa dégagé de tel potentialité que les cours du gaz en sont déprimé.  Peut-on pour autant prévoir une différenciation dans l'évolution des cours des hydrocarbures à 2, 3 ou 4 ans? ....cela semble présomptueux.

 

 

                                                                                           Christian Guy - Novembre 2010.

                                                                               Docteur en sciences économiques

                                                                                                                                         Agrégé de Siences sociales

 

 

Toutes les prévisions sont exprimées :

-  en valeurs relatives par rapport aux évolutions mondiales (une hausse prévue signifie une moindre baisse ou une plus forte hausse qu'ailleurs) , 

-  toutes choses égales par ailleurs  (évenements non prévisibles tels les chocs pétroliers, les crises financières non pris en en compte),

-  la précision visée est semestrielle.

Partager cet article
Repost0
5 novembre 2010 5 05 /11 /novembre /2010 09:15

Prévisions pour l'économie de la suède en 2013, 2014: 

 

La Bourse de Stockholm : le cap de 2012 étant passé, un pari intéressant

 

 

 

 

suede prev 3

 

 

 

suède histo 2

 

       Parmi les pays de l’OCDE, la Suède constitue un cas privilégié pour établir des perspectives économiques sur la base du cycle électorale. En effet, la prospective est facilitée par le fait que les élections anticipées sont impossibles, on n’en observe qu’une seule en 1970 lors du changement de calendrier électorale. C’est là une seconde originalité de la patrie d’Ikea, de 1970 à 1993 le pays a connu des mandats législatifs de 3 ans, avant de revenir à des mandats de 4 ans.

       Si on observer régulièrement des reprises préélectorales figurées par les flèches jaunes, il se produit souvent des effets de report (1952-54,66-68,78-79, 83-86 96-98,02-04,06-07) lorsque le début de mandat est resté trop longtemps en phase expansionniste. La reprise est alors repoussée au début du mandat suivant, ou si reprise préélectorale il y a bien, elle se fait de façon légère et en deux temps.

 

 

          Que prévoir pour les trimestres à venir ?

 

 

 

          Nous avons bénéficié avec le mandat qui vient de se terminer (2006-2010) d’un exemple parfait du cycle électoral : un déclin régulier en début et milieu de mandat, suivi une forte reprise préélectorale à 18 mois des élections. Il est vrai qu’en alternance de Droite aidait à la réalisation de ce scénario parfait.

          Le caractère exemplaire du cycle précédent fait  qu’il n’existe pas normalement d’effet de report à redouter, et compte tenu de l’intensité assez forte de la reprise préélectorale, il est assez probable que l’on s’achemine en cet automne 2010 vers sa fin.

          Si les élections suédoises d’Octobre 2010 ont  connu un certains retentissement médiatique du fait  du sore élevé de l’extrême droite, il n’y a pas d’alternance politique, le gouvernement conservateur aux affaires depuis 2006 y restera.

           On peut donc prédire de façon assez fiable une chute relative de l’OMX 30 par rapport à l’eurostoxx jusqu’en 2012, puis une reprise par la suite, reprise qui sera à son summum à l’automne 2014.

 

 

                                                                                       Christian Guy – Novembre 2010

 

 

Toutes les prévisions sont exprimées :

-  en valeurs relatives par rapport aux évolutions mondiales (une hausse prévue signifie une moindre baisse ou une plus forte hausse qu'ailleurs) , 

-  toutes choses égales par ailleurs  (évenements non prévisibles tels les chocs pétroliers, les crises financières non pris en en compte),

-  la précision visée est semestrielle.

Partager cet article
Repost0
5 novembre 2010 5 05 /11 /novembre /2010 08:57

 

 

Prévisions pour l'économie de la Grèce en 2011, 2012, 2013, 2014: 

 

La bourse d’Athènes : pari intéressant pour 2013

 

 

 

grèce 2

 

                   Le cycle électoral grecque est d’une certaine régularité, rendant assez aisé le travail du conjoncturiste. Avec la fin du régime des colonels en 1974, une vie politique apaisée et surtout régulière dans son échéancier électoral s’est installée. Conformément à la théorie des cycles politico-économiques, on observe bien avant les échéances prévues une reprise préélectorale (tous les 4 ans, verticales rouges), celles-ci se produisant aux échéances initialement  prévues (pointillés irréguliers) en cas de législatives anticipées (pointillés réguliers).

            Le prévisionniste notera cependant une caractéristique plus poussée qu’ailleurs : la dépression post-électorale. C’est assez régulièrement qu’après chaque élection on tentait des purges plus ou moins rigoureuses (flèches blanches). L’actualité vient nous en rappeler le fondement : la cité du Parthénon n’a jamais brillé pas par sa rigueur financière. Après les soupçons de fraude sur les comptes budgétaires à l’occasion de l’entrée de l’héritière du monde hellénistique dans l’euro, la réalité est apparue à tous à l’occasion de ‘la crise grecque’ du printemps 2010.

 

          Que prévoir pour les trimestres à venir ?

 

          Le premier ministre grecque Georges Papandréou, Angéla Merckel, Nicolas Sarkozy et Dominique Strauss-Kahn sont plus ou moins parvenus à éteindre l’incendie au printemps 2010.

On peut construire un premier scénario optimiste,  (figuré en bleue) d’une reprise de la bourse en 2011 et en 2012. Le MSCI serait alors à son apogée pour les élections du printemps 2013. Ce scénario a notre préférence car les nombreuses entorses aux dogmes financiers de l’Euro consenties ce printemps prouvent que tout ce qui est possible sera fait pour sauver le soldat grecque.

            Cependant à l’impossible nul n’est tenu, et on peut également formuler le scénario négatif d’une rechute tant les problèmes d’endettements souverains sont actuellement d’une grande acuité (scénario représenté en rouge). On bénéficierait alors d’un point d’entrée encore plus intéressant sur la place athénienne.

           Il nous semble cependant que la baisse a déjà été suffisamment intéressante pour permettre une prise de position dés à présent, prise de position haussière qu’il faudrait dénouer au printemps 2013.

 

                                                                                      

 

                                                               Christian Guy  -  Novembre 2010

 

 

 

 

Toutes les prévisions sont exprimées :

-  en valeurs relatives par rapport aux évolutions mondiales (une hausse prévue signifie une moindre baisse ou une plus forte hausse qu'ailleurs) , 

-  toutes choses égales par ailleurs  (évenements non prévisibles tels les chocs pétroliers, les crises financières non pris en en compte),

-  la précision visée est semestrielle.

 

 

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
4 novembre 2010 4 04 /11 /novembre /2010 05:51

 

Cours des obligations en 2011, 2012 et 2013:

T.x. d’intérêt des Etats-unis : vers une pahse haussière ? 

 

 

 

                Pévoir à 1  , 2 , 3 ou 4 ans l'évolution des taux d'intérêt n'est pas sans importance, car on sait que le cours des obligations évoluent de façon inverse aux taux directeurs. Au delà des taux d'intérêt ,ce sont donc les cours des obligations pour 2012 ou 2013 que nous tentons de prévoir.

       La séquence 1, 2, P, tel est l’enchaînement qui semble caractériser la politique de la ‘federal reserve bank’ depuis 46 ans.

 

 

us ict prev

 

 

 

us ict histo

 

 

 

 

       Une première hausse des taux directeurs s’effectue au début du mandat, le point d’inflexion se situant en général 4 à 6 trimestres après les précédentes élections présidentielles (verticale en pointillés noirs sur nos graphiques). L’objectif est de lutter contre l’inflation, de conduire un assainissement financier. Ces politiques sont d’autant plus accentuées que le contexte est inflationniste (premier et deuxième choc pétrolier en 73/74 et 80/81),  ou que la relance par laquelle les démocrates inaugurent leurs mandats lorsqu’ils accèdent au pouvoir se révèle efficace (Carter 1977/78, Clinton 1993/94)  risquant de dégénérer en surchauffe inflationniste.

        Ce premier mouvement de hausse des taux de bases bancaires (noté 1) pèse sur l’activité et doit donc céder la place à mi mandat à une baisse car il convient de préparer les élections et ce d’autant comme nous le rappelle l’actualité, que les élections de mi mandat sont en général désastreuses pour le pouvoir en place. La FED, qui n’a pas à rentrer dans ces considérations électoralistes, en tous cas officiellement, peut tirer parti de la baisse de l’inflation qui accompagne en général la récession de début de mandat pour justifier la baisse de ses taux.

        On parvient alors au troisième point d’inflexion, en général à un an de l’élection, figuré dans nos graphiques en pointillés rouges. La reprise est amorcée, il convient d’augmenter pour la deuxième reprise dans le mandat  (noté 2) les taux d’intérêt de court terme pour qu’une croissance du PIB trop forte ne devienne pas inflationniste.

         Un geste est fait à l’approche des présidentielles, figuré par la lettre P. On cesse la hausse des taux d’intérêt, et ce d’autant qu’à partir du courant de la quatrième année la croissance commence parfois à donner des signes d’essoufflement. Parfois,  cette inflexion n’existe pas lorsque la première hausse a été vigoureuse ou encore récente (2003/04).

 

Que prévoir pour les trimestres à venir ?

 

 

         Un coup d’arrêt de la baisse des taux de la FED est bien apparu au début de l’année 2010. Le premier point d’inflexion a donc été respecté. Cependant les interrogations sur une possible crise en W incitent à penser qu’une véritable hausse est à exclure, et ce d’autant que les tensions inflationnistes, justement en l’absence de reprise, ne sont pas fortes.

        On peut donc prévoir  qu'en cette fin 2011 on serait dans une période de hausse...si ce n'était la situation économique dégradée.... 

 

 

                                                                                Christian Guy – Octobre 2011.

 

 

 

Toutes les prévisions sont exprimées : 

-  en valeurs relatives par rapport aux évolutions mondiales (une hausse prévue signifie une moindre baisse ou une plus forte hausse qu'ailleurs) , 

-  toutes choses égales par ailleurs  (évenements non prévisibles tels les chocs pétroliers, les crises financières non pris en en compte),

-  la précision visée est semestrielle.

 

 

 

Partager cet article
Repost0
3 novembre 2010 3 03 /11 /novembre /2010 18:55

La sensibilité historique du dollar aux élections américaines.

 

 

 

 

      Nous étudions ici ce que l’OCDE nomme ‘le taux de change effectif’, c'est-à-dire la valeur du dollar par rapport à un panier de monnaies, pondérées par leur importance relative dans le commerce extérieur américain.

 

 

dol h 2

 

    Certes, on pourra objecter que la FED conduit une politique indépendante de Washington, mais Ben Bernanque a montré, comme Alan Greenspan et les autres prédécesseurs, qu’il ne reste pas inactif en période de crise. La rigidité ou l’inertie de la BCE, n’a d’égal que la souplesse et la réactivité de la FED. De plus, il existe en fait une ‘diarchie’, à la tête des instances monétaire américaines : si les taux directeurs sont arrêtés par la FED, la valeur du dollar est officiellement de la compétence du gouvernement de Barak Obama.

 

     Notre graphique indique que le dollar monte en fin de mandat (en jaune), lorsque la reprise préélectorale est bien assurée, le boom de l’activité attirant en outre les investisseurs ce qui stimule la demande de dollars.

      Inversement,  en début de mandat, (en vert) on observe une baisse de la devise américaine. Il faut soutenir la demande par le moteur extérieur, car l’activité est mise à mal par des politiques restrictives. Ce caractère contra cyclique de la  politique des taux (d’intérêt et de change) oppose là encore la gestion du dollar à celle de l’euro. Les Etats-unis tentent de lutter ainsi en début de mandat contre les déficits jumeaux (budgétaire et extérieur). Lorsque les assainissements financiers (budget) et monétaire (inflation) sont terminés, on entame la relance préélectorale.

      Il faut différencier ce schéma en fonction de la couleur politique et du numéro d’ordre du mandat. Un mandat d’alternance des démocrates est dominé en son début par un désir de relance. Dans la situation présente ou on évoque plus le risque d’une crise en W que d’une reprise inflationniste, le temps n’est peut-être pas encore venu, bien que l’on soit déjà parvenu au milieu du mandat, de laisser le dollar s’apprécier.

 

 

 

             Que prévoir pour les trimestres à venir ?

 

 

 

dollar prevision

 

 

 

       La situation actuelle d’une reprise qui patine nous rapproche de deux mandats antérieurs : le second mandat de Nixon  (72/76) et l’unique de Bush senior (88/92). La première baisse du dollar étant inopérante, la FED n’avait pas hésité à ‘redoubler le traitement’  6  trimestres plus tard. Cependant, un fait complique notre comparaison : la chronologie était un peu différente car les crises étaient survenues en début de mandat (1973) et au milieu (1990), et non comme ici avant même son commencement (2008).

        Une autre leçon du passé peut être instructive : on observe que le dollar baisse en début de mandat, le point bas se situant en général  au septième trimestre (chiffres en bas de la courbe). Le point bas actuel étant au cinquième trimestre après les élections, on peut le considérer comme un peu précoce,  ce qui nous permet d’envisager un second point bas pour le trimestre 11, soit le troisième trimestre 2011( hypothèse H1 , figurée en violet) .

       On peut formuler une hypothèse H2 (en bleue claire) : une hausse relative jusqu’à la mi 2011, hausse qui gagnerait en force par la suite. C’est justement la vigueur de la reprise qui tranchera entre ces 2 hypothèses, le risque en cet automne 2010 d’une crise en w incite à penser que l’hypothèse 1 est plus probable.

         Prédire les points hauts est chose plus facile. Les chiffres en haut de la courbe nous montrent que ces points hauts sont en général assez voisins de l’élection présidentielle, même si c’est parfois au prix d’une brusque et fulgurante remontée tel entre l’été 2008 et le printemps 2009. Lorsque la remontée préélectorale est interrompue par une chute  (1980, 1996), une seconde remontée post électorale se produit, repoussant le point haut bien au delà de l’élection présidentielle.

 

          On peut donc prévoir une remontée du dollar à partir de l’été 2011, peut-être très rapide si la reprise le permet, avec un point haut début 2013,  un an au delà si la reprise est forte.  Il reste une inconnue s’agissant d’une parité monétaire : l’attitude des autres Banques centrales et singulièrement celle de la BCE. Compte tenu de la traditionnelle apathie de celle-ci, et de son arbitrage inflation – chômage défavorable au second, nous ne l’avons pas fait entrer en ligne de compte ; mais sous le poids d’une reprise poussive les choses peuvent changer.

 

 

 

                                                                                                             Christian Guy – Novembre 2010

 

 

Toutes les prévisions sont exprimées :

-  en valeurs relatives par rapport aux évolutions mondiales (une hausse prévue signifie une moindre baisse ou une plus forte hausse qu'ailleurs) , 

-  toutes choses égales par ailleurs  (évenements non prévisibles tels les chocs pétroliers, les crises financières non pris en en compte),

-  la précision visée est semestrielle.

Partager cet article
Repost0
2 novembre 2010 2 02 /11 /novembre /2010 19:58

 

La bourse de Paris (CAC 40) 1952 – 2013

                   

 Les incertitudes électorales risquent d'entrâiner  une baisse relative de la mi 2011 à mai 2012,

un an de plus en cas de victoire de la gauche

                   

 

                     France prev 

 

 

    

F 52 90 F

 

          Quels seront les cours des actions à la bourse de Paris à 1 mois, 2 mois ou 3 mois (décembre 2010, janvier 2011, février 2011 , mars 2011,ou avril 2011)?, quelle sera l'évolution du cac 40 au premier trimetre 2011?. Notre méthode peut malheureusement difficilement répondre à des questions aussi précises, par contre on peut tenter d'établir des prévisions à moyen terme à 6 mois, un an ou deux ans.

         Par rapport aux autres places, il n'y aurait pas de crash ou crise (c'est à dire forte baisse) à redouter pour le CAC 40 en 2011 ou 2012, mais un déclin relatif.

      

 

          La France n’est pas le pays de prédilection pour les prévisions boursières sur la base du cycle électoral car il existe de fréquentes élections anticipées et la création de l’Euro a renforcé la perte d’autonomie des politiques économiques. Une seule amélioration est à noter : depuis 2002, il existe une  concordance des dates entre élections présidentielles et législatives. La concentration des échéances peut leur donner plus d’impacts conjoncturels.

Nous pouvons distinguer 3 périodes dans les évolutions passées :

-         Sous la IV république et jusqu’au milieu des années 70, il existe un cycle politico-économique classique :

  • Une reprise s’esquisse lors de la quatrième année avant les élections (1955, 1962, 1966, 1972). Cette reprise tient rarement jusqu’au terme de la cinquième année, comme on l’observe pour d’autres pays à mandat de 5 ans (Canada, Irlande, Italie, Luxembourg, R.U.)
  • Le début de l’année suivant les élections est au contraire assez négatif, du fait de la mise en place de mesures d’assainissement (1952, 1959 ,1963). Notons que si les élections anticipées ne peuvent produire par définitions un boom boursier préélectoral, on observe bien par contre une chute post électorale.

 

-         A partir du milieu des années 70 et de la montée en puissance de la gauche, on observe ce qu’on pourrait appeler un « cycle anxiogène » : à la reprise préélectorale de la quatrième année succède une réelle chute et non plus un simple tassement dans les 6 mois précédents les élections.  La réélection surprise de la droite (1978) ou son arrivée au pouvoir (1986) entraîne une vigoureuse reprise, l’arrivée de la gauche une chute : on a en mémoire la baisse de la bourse de 20 % après le fameux 10 mai 1981. Par contre, passé le seuil critique de la première année, les marchés sont rassurés par une politique recentrée de la gauche : une reprise apparaît  (1983, 1998). Observons que dans le cas d’une reconduction  (F. Mitterrand, 1988), le facteur incertitude disparaît, il n’y a pas de dramatisation, donc on n’observe pas de chute post-électorale.

 

-         Une troisième période s’ouvre à partir des années 90. Le début de cette décennie voit une forte réduction de l’amplitude des fluctuations, donc des potentialités de gain à partir du cycle politico-économique. La fin des années 90 accentue la perte d’autonomie des politiques monétaires voire budgétaires, on parvient alors mal à expliquer les fluctuations boursières à partir du calendrier électoral. Tout juste retrouve-t-on la chute préélectorale en 2001/02 ou 2006/07, et une reprise atone lorsque la droite accède au pouvoir (2003) ou est reconduite dans ses fonctions (2008).

 

 

Que prévoir pour les trimestres à venir ?

 

 

Si du fait de la faiblesse des amplitudes, les perspectives de gains peuvent sembler dérisoires, soulignions que pour nous il n’existe pas beaucoup de doute sur le scénario à venir, tant la situation n’est pas vraiment nouvelle.

En effet, le facteur anxiogène de la possible arrivée de la gauche au pouvoir est actuellement renforcé. Si la candidature d’un Dominique Strauss-kahn pourrait ne pas trop inquiéter, les promesses du PS s’agissant des retraites, une sur enchère à gauche avec des personnalités comme Jean-luc Mélenchon ou Benoît Hamont, la montée en puissance d’une Martine Aubry plus orthodoxe au détriment d’une Ségolène Royal plus centriste, tous ces facteurs peuvent inquiéter la bourse. Les marchés en cas de défaite de Nicolas Sarkozy perdraient un responsable dont l’idéologie libérale assumée ne pouvait que les rassurer.

En tout état de cause, la bourse n’aime pas l’incertitude et en la matière elle risque d’être gâté dans les 18 mois à venir. Or dans les arbitrages des marchés pour la France, la crainte de l’accession au pouvoir de la gauche l’a toujours emporté sur le boom préélectoral,  la reprise préélectorale parvenant de toute façon mal à durer jusqu’au terme de la cinquième année.

On peut, après une reprise préélectorale sur le premier semestre 2011, présager une fin d’année 2011 et un début 2012 plus difficile, là encore en différentiel par rapport aux autres pays notamment européens. Ensuite, une victoire électorale de la droite enclencherait une reprise boursière d’autant plus forte qu’elle serait inattendue, un succès de la gauche entraînerait au contraire une chute, qui laisserait place à une reprise fin 2013, une fois les marchés rassurés.

      Soulignons cependant que la forte ouverture de l'économie française, la perte des instruments de politiques économiques budgétaire, monétaire et de change, réduisent d'importance l'impact du cycle électoral sur nos prévisions économiques pour 2012, 2013 et bien évidemment au delà..n'est pas l'économie américaine qui veut !

 

                                           

                                                                                  Christian Guy – octobre 2011

 

                                                                            

 

Toutes les prévisions sont exprimées :

-  en valeurs relatives par rapport aux évolutions mondiales (une hausse prévue signifie une moindre baisse ou une plus forte hausse qu'ailleurs) , 

-  toutes choses égales par ailleurs  (évenements non prévisibles tels les chocs pétroliers, les crises financières non pris en en compte),

-  la précision visée est semestrielle.

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
2 novembre 2010 2 02 /11 /novembre /2010 19:41

 

 

Prévisions pour l'économie de l'Islande en 2011, 2012, 2013, 2014: 

 

La bourse de Reykjavic : Prendre le train en marche

 

 

 

 

Nous observons que tout comme pour le Luxembourg, le cycle électoral est assez fort dans ce pays de 300 000 âmes. Il faut donc aller à l’encontre de l’idée reçue selon laquelle les petits pays manquent d’autonomie dans leur politique économique et ne voient pas leur vie économique ou boursière rythmées par le cycle électoral.

 

 

 

Islande

 

 

La particularité de l’Islande a longtemps été que dans l’année suivant les élections législatives on procédait à des élections présidentielles qui se tenaient également au suffrage universel. Le pouvoir attendait la fin de cette seconde échéance pour mettre en oeuvre les politiques monétaires ou budgétaires restrictives qui refroidissaient la croissance. La relance préélectorale est donc assez durable, on l’observe bien dans les séquences 95/96,99/00, 03/04.

Malheureusement pour la fiabilité de nos prévisions, nous traversons à présent des temps agité. Dés le début 2008 la crise financière latente commence à toucher l’Islande, surexposée par ses nouvelles activités bancaires. Au printemps 2008, le président sortant étant le seul candidat à sa succession pour un quatrième mandat consécutif, on juge non nécessaire de procéder à de nouvelles élections présidentielles, ce qui abrége d’autant les politiques expansionnistes.

A partir de l’automne 2008, la tempête financière s’abat sur l’Islande, provoquant début 2009 des élections législatives anticipées qui voient l’arrivée au pouvoir de la gauche, absente de celui-ci depuis 1991.

La reprise d’une certaine activité financière dans le monde, les mesures prises en Islande, le recours par la gauche, surtout après une longue période d’opposition, à des mesures expansionnistes, aident à une lente reprise depuis le printemps 2009.

              Notre prochain horizon électoral n’est par reporté à 2013 du fait des élections anticipées de 2009, mais reste 2011. Nous avons fréquemment constaté qu’un cycle lancé 4 ans plutôt, même interrompu, parvient tout de même à maturité : on observe à l’occasion des échéances non respecté des éléments de reprises.

 

 

  

 

Que prévoir pour les trimestres à venir ?

  

  

Deux possibilités sont à étudier, l’incertitude portant sur l’année 2011 ;  2012 et 2013 devant être 2 années plus certainement positives.

 

Le scénario négatif pour 2011 (présenté en violet) repose sur 3 risques :

-         la possibilité d’une nouvelle tourmente financière,

-         des mesures expansionnistes qui peuvent atteindrent leur limite

-         le fait que les élections législatives ne sont encore que dans 2 ans.

 

Le Scénario positif (représenté en jaune), auquel nous croyons davantage, verrait une poursuite de la reprise jusqu’à la mi 2011, date initiale des élections, un léger tassement surviendrai par la suite, mais peu accentué car il faudra tout de même une croissance forte pour les présidentielles…à moins qu’on ne décide à nouveau de s’en dispenser. En tous cas, un second mouvement de reprise apparaîtrait pour les législatives de 2013

 

L’année 2014, serait la conséquence de ces deux hypothèses, dans le premier scénario, celui d’une reprise tardive et accentué sur 2013, le déclin ne serait que faible. Dans le second cas, celui d’une bourse dopée depuis 2 années, on pourrait redouter un atterrissage moins doux.

Quelques soit le scénario, il reste s’agissant de l’Islande une inconnue :  ….les cours du poisson, il reste également à trouver des trackers sur l’Islande…..

 

 

 

                                                                       Christian Guy – Novembre 2010

 

 

 

 

 

Toutes les prévisions sont exprimées :

-  en valeurs relatives par rapport aux évolutions mondiales (une hausse prévue signifie une moindre baisse ou une plus forte hausse qu'ailleurs) , 

-  toutes choses égales par ailleurs  (évenements non prévisibles tels les chocs pétroliers, les crises financières non pris en en compte),

-  la précision visée est semestrielle.

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0

Présentation Générale

  • : PREVISIONS ECONOMIQUES ET POLITIQUES - LES GRAPHES NOUS PARLENT
  • : Prévisions économiques et financières de long terme sur plusieurs années basée sur le cycle électoral pour différents pays portant sur plusieurs domaines: bourse, PIB, chômage, Taux d'intérêt, de change.
  • Contact

Pages