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29 novembre 2010 1 29 /11 /novembre /2010 05:36

Prévisions pour l’économie de la Russie : reprise pour 2012.

 

En décembre 2010, début 2011 c’est peut-être le moment d’acheter des actions de la bourse de Moscou.

 

 

 

 

Russie PIB

 

 

Russie bourse

 

          Nous établissons à l’aide du cycle électoral des prévisions à un deux ou trois ans, toujours de façon relative aux autres pays. Ainsi une prévision de reprise pour la Russie en 2012 signifie qu’elle sera moins fortement touchée par une crise, ou profitera plus d’une reprise que d’autres pays.

          Pour la Russie, pays soumis aux fluctuations des cours du Pétrole, encore plus qu'ailleurs elles s’entendent ‘toutes choses égales par ailleurs’, ou ‘ceteris paribus’ si on préfère la version latine.

          La Russie, hasard de l’histoire ? , a callé ses dates d’élections  sur celles des Etats-unis…le hasard fait vraiment bien les choses, car ainsi son économie profite de la reprise préélectorale de l’ensemble de l’OCDE dans le sillage de l’économie américaine…il est vrai que les élections russes seraient 6 mois après les américaines plutôt que 6 mois avant, cela seraient encore plus profiatble….

         L’évolution du PIB et de la bourse (Micex en roubles ou RTS en dollars)  laisse apparaître une hausse 6 trimestres avant les élections. Elle prend fin avec celles-ci, parfois le fléchissement intervient même un trimestre auparavant. Notons l’effondrement du PIB et de la bourse qui a fort opportunément attendu la tenue des élections de juin 2008 pur apparaître….

 

         Que prévoir pour les trimestres à venir ?

 

        Toutes choses égales par ailleurs, et en Russie la situation politique est un autre élément à prendre en compte avec le couple rival Poutine  - Medvedev, il semblerait opportun d’acheter des actions russes ou trackers à partir de janvier, février mars 2011, et peut-être même des à présent, pour s’en défaire, si fortune a été faîte au printemps 2012. un réserve, si la chute du PIB a été forte en 2009 , il n’en n’a pas été de même des cours de la bourse de Moscou, ce qui pourrait réduire les potentialité de hausse à l’occasion de la reprise de 2011-2012.

 

 

 

                                                  Christian Guy - Novembre 2010.

 

 

 

Toutes les prévisions sont exprimées :

-  en valeurs relatives par rapport aux évolutions mondiales (une hausse prévue signifie une moindre baisse ou une plus forte hausse qu'ailleurs) , 

-  toutes choses égales par ailleurs  (évenements non prévisibles tels les chocs pétroliers, les crises financières non pris en en compte),

-  la précision visée est semestrielle.

 

 

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28 novembre 2010 7 28 /11 /novembre /2010 08:27

 

L'arbitrage boursier Etats-unis / zone euro subit-il l'influence du cycle électoral ?                         

 

Jouer la bourse américaine en 2011 , les places euopéennes à partir de l'été 2012 et en 2013.

 

 bo us- E histo

bo us - E prev bon 

                         Les performances boursières n'ont pas été à l'avantage de la zone euro ces dernières semaines, et les mois à venir, décembre 2011, janvier, février mars 2012, risquent fort de connaître une amplification de ce décrochage des bourses  d'Europe vis à vis des Etats-unis  C'est ce que, par notre méthode de prévisions à plusieurs mois, voire à plusieurs années ; nous nous risquons à anticiper.

                   Nous avons calculé la différence de performance boursière entre les États-Unis et l’Europe en soustrayant à l’évolution annuelle du Dow –jones celle des bourses européennes, de la zone euro pour la période présente, très proche de l’indice eurostoxx 50.

Sur 14 mandats présidentiels étudiés, on observe pour 12 d’entre eux une différence défavorable à la bourse américaine les deux premières années (flèches rouges orientées vers le bas), car les débuts de mandats sont l’occasion de politiques restrictives. Inversement la différence est favorable à la place américaine en fin de mandat à l’occasion de la reprise pré électorale (flèches jaunes orientées vers le haut).

           Bien évidemment il existe des irrégularités. Les chocs pétroliers profitent relativement à la bourse de new york. En effet, l’économie américaine étant plus réactive on anticipe pour elle un plus rapide rebond. Cela avait joué en 1974, 1980, et l’a probablement fait à nouveau en 2008.

            Parfois le déclin des marchés financiers américains est si faible, que le différentiel reste au bénéfice des Etats-unis, c’est le cas en 1967 (stimulation du programme militaire du Vietnam), 2002 (rattrapage d’une chute trop sévère en 2000), et 2009 (choc pétrolier, relance Obama, meilleure réactivité face à une récession).

Au total deux mandats sont quasiment inverses au cycle normal : 1965/69 et 2001/2005…c’est dire que prendre position dans l’arbitrage boursier Etats-unis / Europe pour 2011, 2012, ne présente que peu de risques…..

 

 

 

            Que prévoir pour les trimestres à venir ?

 

 

              Le mandat de Barack Obama est à rapprocher des autres mandats d’alternances démocrates. En 61/65 ( Kennedy ) , on avait également observé une première hausse en début de mandat , tout comme on l’observe en 2009, lié aux politiques de relance par laquelle les démocrates débutent traditionnellement leur premier mandat. Notons cependant, que ce premier pic ne s’observe pas en 77/81 (Carter) et en 93/97 (Clinton).

             En 2011, nous entrons à présent dans la troisième année du mandat américain qui est traditionnellement une période d’anticipation de la reprise préélectorale, qui en terme de PIB serai effectif en 2012. Il ne fait donc peu de doute pour nous que l’année 2011 sera plus favorable à la bourse américaine (ou moins défavorable) qu’aux places européennes. Les difficultés de la zone euro avec leur crise de la dette à répétition ne fait que renforcer cette anticipation.

            Si cette différence était particulièrement accusée et précoce, on pourrait dés l’été 2012 voir le différentiel des cours boursiers devenir plus favorable aux places européennes. Celles-ci confirmeraient leurs bonnes ou moins mauvaises orientations en 2013 , 2014, période de début de mandat américain, avant d’être à nouveau distancées en 2015 2016…..mais là nous nous avançons beaucoup…un crash ou un choc pétrolier en 2011, 2012, ou 2013, avantageraient la place américaine, plus réactive.

 

 

 

                                                                     Christian Guy – Novembre 2010

 

 

 

                            Toutes les prévisions sont exprimées :

-  en valeurs relatives par rapport aux évolutions mondiales (une hausse prévue signifie une moindre baisse ou une plus forte hausse qu'ailleurs) , 

-  toutes choses égales par ailleurs  (évenements non prévisibles tels les chocs pétroliers, les crises financières non pris en en compte),

-  la précision visée est semestrielle.

 

 

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27 novembre 2010 6 27 /11 /novembre /2010 12:53

 

Prévisions économiques pour la France

 

Inflation : différentiel en baisse à partir de la mi 2011, au plus bas en 2012, hausse en 2013 en cas de victoire de la gauche, en 2014 si victoire de la droite.

 

 

 F infl 60 - 90

 

F infl prev

 

 

             Poursuivant nos prévisions pour la France, nous étudions une autre donnée pour laquelle existe encore un cycle électoral malgré l’intégration monétaire : l’inflation.

            Celle-ci risque fort en décembre 2010, et en  janvier, février, mars 2011  d'être orientée à la hausse et cela sur l'ensemble du  premier semestre 2011 . C'est ce que nous pouvons prédire dans le cadre de notre méthode de prévision à plusieurs mois, voire à plusieurs années......Pourquoi?..c'est ce que nous allons expliquer.

            

 

           Les gouvernements font en sorte de se présenter devant les électeurs avec le rythme le plus bas possible : ainsi observe-t-on sur nos croquis des flèches blanches orientées vers le bas à l’occasion des élections notée E  (élections législatives ou présidentielles non anticipées ou de seulement un an).

           L’évolution de l’inflation au cours du mandat est différente selon la couleur politique, elle progresse rapidement dés la première année lorsque la gauche accède au pouvoir, puis fluctuant en dent de scie, elle sera à nouveau élevée la 3 éme année du mandat. Inversement la droite entamant ses mandat par des politiques restrictives, il faut attendre la deuxième année, puis à nouveau la 4éme pour que des tensions inflationnistes se fassent jour.

            Le cycle électoral de l’indice des prix est bien sur irrégulier, des effets de report, des incidents conjoncturels peuvent se produire. Ainsi, les présidentielles de 1995 perturberont le cycle législatif de la droite, qui en sa deuxième année aurait du connaître une poussée de l’inflation. Le choc pétrolier de 2008 perturbera également le cycle entamé en 2007.

             

           Il est logique d’observer que depuis les années 90 avec l’intégration européenne le cycle électoral joue davantage sur la progression de l’inflation en différentiel par rapport aux autres pays européens (courbe mauve)  que dans son évolution en point sur un an (courbe bleue). Cependant, même pour la seconde, on observe encore une progression de l’indice des prix aux environs des élections (flèches jaunes).

 

 

         Que prévoir pour les trimestres à venir ?

 

 

           Les années 2010 – 2011 sont l’occasion d’un choc para fiscal. Pour réduire le déficit des comptes publics, on procède à des hausses de tarifs publics et de fiscalité indirect tout comme en 1996 lorsqu’il fallait présenté des comptes permettant la qualification de la France pour l’euro. C’est particulièrement le fait de la droite qui privilégie une fiscalité indirecte moins apparemment contraire à ses promesses de baisse d’impôt et affectant moins son électorat. Il est donc probable que jusqu’à l’été  2011, les prix en France continueront à augmenter. Par contre le second semestre 2011 et le premier de 2012, élections présidentielles et législatives en France obligent, seront probablement des périodes de faible inflation.

Ensuite, tout dépend du choix des Français au deuxième tour des présidentielles de 2012.

          L’accession de la gauche au pouvoir, entraînerait une reprise rapide de l’inflation du fait de ses politiques de stimulation. Conformément au scénario en dent de Scie, 2013 et 2015 serait des années inflationnistes, 2014 verrait une chute de l’inflation.

          Une reconduction de la droite verrait le scénario inverse : 2013 et 2015 connaîtrait une faible inflation, 2014 une forte. Quelque soit le président élu en 2012, 2017 serait là encore une année de faible inflation….ceteris paribus…Car bien sur en matière d’inflation de nombreux incidents, au premier desquels un choc pétrolier, peuvent intervenir.

 

 

 

                                                                                         Christian Guy  - Novembre 2010.

 

 

 

 

 

 

Toutes les prévisions sont exprimées :

-  en valeurs relatives par rapport aux évolutions mondiales (une hausse prévue signifie une moindre baisse ou une plus forte hausse qu'ailleurs) , 

-  toutes choses égales par ailleurs  (évenements non prévisibles tels les chocs pétroliers, les crises financières non pris en en compte),

-  la précision visée est semestrielle.

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26 novembre 2010 5 26 /11 /novembre /2010 04:24

                  

                       Prévisions économiques pour la France en   2013, 2014 :

 

Le Chômage en France : hausse jusqu‘à l’été 2011, baisse jusqu’à mai 2012... jusqu'en 2013 en cas de victoire de la gauche ou de forte reprise américaine.

  

 F U grand 52 90

 

 

F chômage 90-14

 

 

 

                  Si après 2 mois de hausse octobre 2010 a vu la baisse de 20 000 du nombre des chômeurs la hausse risque fort de reprendre en décembre 2010, et de se poursuivre en  janvier, février, mars ou avril 2011, plus largement  sur l'ensemble du  premier semestre 2011 . C'est ce que nous nous risquons à prédire dans le cadre de notre méthode de prévision à plusieurs mois, voire à plusieurs années......Pourquoi?..c'est ce que nous allons expliquer.

 

             Nous établissons des prévisions pour le chômage, en considérant avant tout son niveau relatif par rapport aux 16 pays de la zone euro. On aura en effet compris depuis 30 ans de non maîtrise de ce problème qu’en contrôler le niveau absolu est chose difficile.

Par contre les graphiques nous montrent bien que les fluctuations de son niveau relatif à court terme sont bien en partie dépendantes des échéances électorales.

            Plus facilement que pour le PIB, il est possible pour un gouvernement en place de prendre avant les élections des mesures opportunes : radiations massives les mois précédant les élections, mise en place du énième plan pour une catégorie spécifique des usagers de pôle emplois ….tout ce que 30 années de traitement social du chômage nous ont appris en matière de manipulation des statistiques de l’emploi. Par contre les élections passés, les emplois jeunes en ont fait l’expérience douloureuse en 2002, on liquide les mesures sacrifiées sur l’hôtel de l’orthodoxie budgétaire post électorale.

           Il est évident que ce fait là s’observe particulièrement lorsque la droite arrive aux affaires, le chômage augmentant en plus du fait de ces politiques de stabilisation. Ainsi de 1958 à 1986, en passant par 1993 ou 2002, chaque fois l’arrivée de la droite (matérialisée par une flèche bleue) s’est concrétisée par une dégradation des statistiques de l’emploi. 

           Les reconductions de droite en sont moins l’occasion systématique. Comme le montrent les flèches noires, cela survient même souvent. Cependant en 1962, en 1965 ou plus récemment en 2007 il existe des effets de reports signalés par les flèches vertes. On observe que si les trimestres précédents les élections  ont été marqués par une dégradation ou une amélioration trop relative, on ne constate pas alors de dégradation post électorale ou celle-ci ne survient que très tardivement (effet de rattrapage en 2007-2008).

           Inversement fidèle à sa priorité à la lutte contre le chômage, les alternances de gauche (1956, 81, 97) sont marquées par un déclin du chômage. Cependant celui-ci est plus ou moins relatif, rapide et surtout durable. Une exception : 1988 qui verra une notable amélioration en niveau absolue mais une dégradation en niveau relatif.

          L’essentiel du cycle électoral en matière de chômage se joue dans les deux années avant les élections. Si l’année immédiatement antérieure est assez régulièrement l’occasion d’une baisse du chômage, la zone qui se situe entre 8 et 5 trimestres avant les élections est au contraire marquée par une dégradation. Les gouvernements sont attelés à d’autres priorités notamment budgétaires et de lutte contre l’inflation défavorables à court terme à l’emploi. De plus,  laisser le chômage augmenter, afin que la baisse n’en soit par la suite que plus manifeste par la suite, pour cynique qu’elle soit n’est peut-être pas électoralement une mauvaise politique. Il est en effet clair que l’échec généralisé en matière d’emploi des pouvoirs les conduit à relativiser leur capacité.

 

 

 

         Que prévoir pour les trimestres à venir ?

 

          En cette fin 2010, début 2011, nous sommes précisément dans la période traditionnellement négative pour l’emploi, on peut donc pronostiquer une poursuite de la dégradation au printemps et jusqu’à l’été 2011, relativement une fois encore aux autres pays. A partir de l’automne 2011 on entamerait une baisse relative. Cette baisse du chômage pourrait durer opportunément jusqu’à mai 2012. Ensuite une réélection de la droite, marquerait la fin de la période d’amélioration de l’emploi.  La baisse pourrait cependant encore se poursuivre tout comme en 2007 si l’amélioration n‘avait été que très relative, un effet de rattrapage est envisageable suit la reprise américaine devenait forte, compte tenue de la nette dégradation de l’emploi ces dernières années. . Par contre l’arrivée de la gauche au pouvoir en mai 2012, scénario marqué en rouge verrait une poursuite de la baisse relative une année de plus, jusqu’à l’été 2013.

         Il faut cependant être très prudent tant l’échec des gouvernements à contrôler l’emploi a été démonter : lors du second choc pétrolier notamment, la chute relative ne dure qu’un trimestre. Quand à Lionel Jospin, il se montra incapable d’enrayer la dégradation de l’emploi à partir du printemps 2001.

 

       L'incapacité actuelle à frainer la hausse du chômage en cet automne 2011 on ne peut qu'être inquiet de la suite après les présidentielles . Un légér tassement en terme de différentiel risquerait d'être sans lendemain en cas de victoire de la gauche aux présidentielles de 2012 ou d'absence de reprise américaine. 

 

 

                                                       Christian Guy – Décembre 2011  

 

 

Toutes les prévisions sont exprimées :

 

 

 

 

 

 

-  en valeurs relatives par rapport aux évolutions mondiales (une hausse prévue signifie une moindre baisse ou une plus forte hausse qu'ailleurs) , 

-  toutes choses égales par ailleurs  (évenements non prévisibles tels les chocs pétroliers, les crises financières non pris en en compte),

-  la précision visée est semestrielle.



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24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 05:30

            Les origines du cycle électoral……

 

 

 

             Je reçois souvent des questions quand aux origines du cycle électoral, ou cycle politico-économique, sujets d’études peu répandus en France. Il m’est malheureusement impossible de fournir à tous individuellement une réponse détaillée, d’où cette rapide présentation.

 



              L'étude du cycle électoral a surtout été développée aux États -unis à partir des années 1975 (le cycle opportuniste Nordhauss 1975, le modèle partisan Hibbs 1977). On peut  lire la thèse d’Éric Dubois (Université Paris 1, 2005) et la plus ancienne de Françoise Larcher (Paris 1, 1991) rédigées en français et extrêmement exhaustives sur l'état des avancées, la première  thèse proposant également des modèles de prévisions.

            En France des travaux portant sur plusieurs domaines comme le cycle électoral (économie, politique voire historique) ont toujours peu intéressé. Si le débat est plus à l’honneur aux Etats-Unis, il est rapidement devenu assez théorique : On s’interroge sur la rationalité des acteurs, politiciens ou électeurs…. . On a ainsi dérivé vers des querelles de chapelles et autres  débats sur le sexe des anges, aux échafaudages de thèses aussi précaires  que complexes et indémontrables, à l'art pour l'art selon les propres propos de Bruno Frey, autres auteurs de références, toutes dérives théoriques qui ont réduit  la crédibilité pratique de ces travaux.

           En France, le Professeur Jean Dominique Lafay (Paris 1) a aussi beaucoup écrit sur la question, intervenant dans un débat théorique qui est aussi politique. En effet il existe parfois un caractère idéologique à l’étude du cycle électoral, il est utilisé par l'école des choix  Public  (ou  ‘public choice’  de  P. Buchanan G. Tullock)  pour dénoncer la manipulation de l'économie par l'Etat à des fins électoralistes, ce qui justifierait, aux yeux de ces auteurs libéraux de retirer à l’Etat ses instruments d’intervention.  On aura compris au travers des travaux que je présente que mes visées sont beaucoup plus pragmatiques  

        Toute ma démarche a été de débarasser le cycle électoral de sa gangue idéologique et théorique  afin de l'extirper de son isolement universitaire pour en faire un instrument de prévision simple et accessible à tous, avec forcément de nombreuses limites.

         Lors de la crise de septembre 2008 on a regretté l'insuffisante prise en compte des lecons du passés, de la part de spéculateur avident de profits à court terme, espérant que les arbres montaient jusqu'au ciel.  Inversement ici, on étudient des cycles sur plusieurs décénnies pour au delà des la forme générale, déceler quels sont les déformations dont ils peuvent être victimes.

          En effet, Le cycle électoral  me semble constituer une approche intéressante pour la prévision, forcément moyennement fiable à moyen terme. Il peut combler un vide entre  la prévision à court terme déjà très approfondie et celle à long terme déjà développée à travers la croissance potentielle, les cycles de productivité et les projections démographiques.

           Tout le problème est de réinterpréter les déviations constantes qui ne manqueront pas de se produire par rapport aux prévisions, de déterminer quelle est l’intensité de l’effet de report, ou encore quand surviendront les effets de rattrapages…

            A titre personnel, j’ai été convaincu de l’intérêt de cette méthode quand en juillet 2007, m’apercevant que tous les seconds mandats républicains avaient connu un crash, au plus tard la 3 éme année, je vendis à temps mes titres… par la suite j’ai également fait des erreurs (rachat trop rapide en novembre décembre 2008 )….le cycle électoral n’est qu’un des éléments à prendre en compte, il ne doit pas se substituer aux autres, ce n’est pas une martingale boursière  cependant refuser de le prendre en compte serait faire preuve d’un dogmatisme …ou plus exactement d’un angélisme sans borne, en considérant que les politiciens ne tentent pas de manipuler parfois avec quelques succès la conjoncture à l’arrivée d’échéances électorales.

           Sur le plan pratique, j’ai longtemps utilisé les régressions multiples, mais le respect plus ou moins exact de la chronologie enlève à cette méthode beaucoup de son intérêt. Denise Flouzat soulignait déjà que son instabilité est le grand défaut du cycle électoral. Je me réfère à présent une analyse chartiste, certes éloignée de l’académique car adaptée aux spécificités du cycle électoral. Elle permet mieux de prendre en comptes les inévitables décalages.

 

 

 

      Quelles sont les chances de succès d’arbitrage sur la base de ces prévisions ?

 

 

         Tout d’abord, il faut reconnaître que l’ouverture croissante des économies, et singulièrement dans les pays de la zone euro la perte des instruments de politiques économiques, enlèvent beaucoup d’influence aux cycles politico économiques, ce qui ne signifient pas que celle-ci à totalement disparue.

        Dans les limites, soulignons également que l’essentiel des arbitrages portant sur un délai restreint, ils ne peuvent gagner à utiliser cette méthode. De même, je conseille toujours d’acheter en prévoyant une hausse, on peut certes spéculer à la baisse mais les techniques supposent de savoir exactement quand on dénouera la position, ce qui parait risqué avec notre méthode. Chercher une plus forte hausse qu’ailleurs sur un an est le pari le plus précis qu’on puisse faire ici.

          Il convient de prendre plusieurs positions à la fois. ainsi je suis gagnant sur la Suisse, le Canada dont j’avais bien prévu la hausse mais je n’avais pas vu venir celle d’Allemagne, et à ce jour je suis perdant sur le Japon…2 paris réussis, un raté à ce jour, une occasion manquée…on est dans la norme…

          En conclusion j’aimerais citer l’adjoint de Daniel Bouton , l’ex dirigeant de la société général, qui parlant de son supérieur indiquait qu’il était payé cher, très cher même , ce qui était mérité pour une personne qui ne se trompait que 4 fois sur dix…là où le commun des mortels le fait 5 fois sur 10…derrière l’ironie des propos, ceux-ci se teintent de vérité, c’est toujours sur la marge, ici 1/10 éme qu’on fait la différence……et ici son profit.

 

 

 

 

 

                                                                 Christian Guy – Novembre 2010


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21 novembre 2010 7 21 /11 /novembre /2010 16:16

 

Prévisions pour l'économie de l'Italie en 2011, 2012, 2013, 2014:

 

Bourse de Milan : acheter d’ici fin 2011

 

 

milan histo.

 

 

 

Milan Prev

 

                     Si l'Italie ne fait pas partie officelement des PIGS (le i étant pour l'Irande comme nous le montre l'actualité) )  la patrie de Fiat, de la pizza et du bel canto fait par contre bien partie des 'pays du club med' , et les risques d'insolvabilité, ont  affecté légérement sa bourse.

               L’Italie présente l’inconvénient de posséder un mandat législatif long, soit de 5 années. On sait que les mouvements de court terme étant généralement de deux ans (deux ans de baisse et deux ans de reprise), les mandats de 5 ans se prêtent mal à une interprétation politico-économique. Plus exactement, ils connaissent généralement une reprise assez classique la 3éme année, puis après une baisse la 4 éme année, on observe un second mouvement de hausse, la cinquième année, voire pour l’Italie souvent au delà, alors qu’on inaugure la première année du mandat suivant.

             C’est pourquoi nous avons fait figuré les numéros 1 et 2 lors des reprises électorales, le numéro 1 vers la 3éme année, le numéro 2 une ou deux années après.

                Bien évidemment, en cas de dissolution, ce qui a été assez fréquent dans les années 70, 80 alors que le compromis historique et la suprématie de la démocratie chrétienne commençait à se fissurer, on observera qu’un seul mouvement de reprise, noté 1A.  De façon peut-être moins marquée que pour d’autres pays, on constate l’existence d’une légère reprise à l’occasion de l’échéance prévue initialement.

 

        Que prévoir pour les prochains trimestres ?

 

 

               Sans vouloir se livrer aux prédictions d’Elisabeth Teissier pour 2011, sans faire entrer en considération autant d’éléments que le feraient les directions des études économiques de la société générale ou de LCL, nos anticipations  se limiteront comme toujours à la projection des évolutions passées.

               L’an 2011 sera la troisième année de l’an de grâce de l’ère Berlusconi (Acte 3 après 1994/95, 2001/2006 …), comme pour toutes  3éme année d’un mandat, on peut prévoir, une hausse de la bourse de l’Italie fin 2011, une fois disparues les incertitudes sur le niveau d’endettement. C’est notre hypothèse optimiste figuré en bleue et noté H1.

               Si au contraire la crise d’endettement redevient un sujet de préoccupation, on irait de la reprise vers un report sur 2012, soit la quatrième année.

              Au demeurant, si ces reprises étaient d’ampleur restreinte, on pourrait espérer une hausse de la  bourse d’Italie (MIB 30) en fin de cinquième année, ou au début de mandat suivant soit en 2013 ou 2014, ce genre de rattrapage ou effets de reports ayant en effet souvent été observés dans le passé.

 

 

 

 

                            Christian Guy – Novembre 2010.

 

 

 

 

Toutes les prévisions sont exprimées :

-  en valeurs relatives par rapport aux évolutions mondiales (une hausse prévue signifie une moindre baisse ou une plus forte hausse qu'ailleurs) , 

-  toutes choses égales par ailleurs  (évenements non prévisibles tels les chocs pétroliers, les crises financières non pris en en compte),

-  la précision visée est semestrielle.

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21 novembre 2010 7 21 /11 /novembre /2010 03:47

                              

             Prévisions économiques pour la Chine :

même dans les dictautres, il existe un cycle électoral....

 

 

  pib chine 3

chi bo 3 

 

                                  Parmi les pays émergeants, la zone asie et singulièrement la Chine retient l'attention des investisseurs.

                 Aussi extraordinaire que cela puisse paraître, il existe bien un cycle électoral chinois, qu’on pourrait le nommer ‘cycle dictatorial’, quoiqu’il soit bien basé sur un processus électoral : la tenue tous les 5 ans en septembre octobre du congrès du Parti Communiste Chinois. Pour être reconduits les  dirigeants en poste, dernièrement Hu Jintao, se doivent de présenter des résultats flatteurs. Ainsi on observe que le PIB de la Chine est en hausse en 82,87, 92, 2002, 2007 par rapport aux années précédentes. Les années suivantes, on observent au contraire un refroidissement, le creux apparaissant dans l’inter-congrés, un peu comme il se situe en milieu de mandat dans les démocraties occidentales.

           Il y a des exceptions.  Les mauvais résultats en 1988-89, et surtout les événements de Tienanmen en mai-juin  89 provoquèrent dans un premier temps un changement de responsable puis une politique expansionniste en 90-92, d’où notre flèche noire qui figure la poussée de croissance en Chine dans l’après Tienanmen. Le pouvoir, remis en cause cherche à se concilier la population par une amélioration de l’économie. La forme du cycle 92-97 en est contrainte, la fin de mandat connaît une croissance moins forte, les meilleurs résultats sont au début du mandat.

             Il faut se garder de personnaliser le pouvoir politique chinois, mais l’avènement d’un nouveau responsable peut l’inciter, alors que récemment en poste il se sent encore fragile, à rechercher des résultats positifs de court terme. En tous cas, l’accession au pouvoir d’un nouveau  Secrétaire Général du P.C.C. va de paire avec une croissance du PIB de la Chine comme le pointent nos flèches noires pour chaque nomination.

 

   Que prévoir pour les trimestres à venir ?

 

            Nous somme endébut 2011 juste dans l’inter congrès. Il est logique que le pouvoir pense à des politiques d’assainissement face aux tensions inflationnistes actuelles. Après un tassement de la croissance sur le premier semestre 2011 qui en sera la conséquence, on peut s’attendre à une reprise du PIB chinois à partir de la fin 2011, début 2012.

           Notre second graphique nous montre une évolution parallèle de la bourse chinoise avec le PIB, dans les mois qui viennent decembre 2010, janvier, Fevrier, mars ou avril 2011 le CHINA Shanghai COMP dervrait continuer à sous performer. On peut établir une prévision d’une hausse de la bourse chinoise à partir de l’été 2011 ( juin , juillet ou Aôut 2011) , voire début 2012, son niveau record étant pour fin 2012, début 2013. A partir de la mi 2013, début 2014, la croissance chinoise comme la bourse de Shanghai serait au contraire en baisse relative.

Pour nous résumer,  d'ici la mi 2011, il serait peut-être opportun d’acheter des actions chinoises. Au delà ces ont toutes les actions des sociètés  présentes en Chine ou la zone asie comme Lafarge, Alcatel, Air liquide, Areva ou Airbus, Peugeot, mais également l'industrie du luxe comme LVMH ou Dior qui sont à privilégier pour 2011, ou plus largement lors des rebons chinois. 

 

 

                                                                          Christian Guy - Novembre 2010

 

Toutes les prévisions sont exprimées :

-  en valeurs relatives par rapport aux évolutions mondiales (une hausse prévue signifie une moindre baisse ou une plus forte hausse qu'ailleurs) , 

-  toutes choses égales par ailleurs  (évenements non prévisibles tels les chocs pétroliers, les crises financières non pris en en compte),

-  la précision visée est semestrielle.

 

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19 novembre 2010 5 19 /11 /novembre /2010 12:28

Un modèle économétrique de prévision de l’euro :

élections américaines et allemandes décalées de deux ans : le scénario idéal d’une hausse de l’euro.

  

simul 2

 

 

s pev mod 2 

 

                              Nos projections ont été jusqu’à présent établies par une analyse chartiste des graphiques. Pour incertaines que sont des prévisions à plusieurs années, ces prévisions sur la base du cycle électoral sont de moyens terme et répondent au manque de projections qui existe entre les nombreuses anticipations de court terme  à un voire deux ans, et les évaluation de long terme (PIB potentiel) dépendant d’évolutions structurelles lourdes (démographie, productivité…).

                          Nous pouvons également recourir à la modélisation économétrique. Pour cela, nous procédons à une régression linéaire multiple, en introduisant les 4 années possibles des mandats américains, idem pour les mandats allemands, et les 5 années du cycle législatif européen. Cette régression porte sur le taux de change effectif de l’Euro (OCDE, portail statistique) pour la période 1971 – 1996 (données trimestrielles en progression annuelles) pour des prévisions sur la période 1997/2016, la vérification des prévisions avec les résultats effectifs entre 1997 et 2010 nous permettant d’évaluer l’intérêt de notre modèle.

Le tableau nous montre que ces variables muettes (ou dummies) ont une influence différente : ce sont les élections américaines, (premières et quatrièmes années de mandat) qui exercent l’influence la plus forte, chaque fois dans le sens d’une baisse de l’Euro. L’arrivée d’élections allemandes (le cycle allemand dopant l’activité européenne), ou l’année suivant les élections européennes exercent respectivement des effets secondaires ou faibles.

                       Le premier graphique portant sur la simulation historique confirme les observations précédentes. Cependant en 1972, 1976 et 1980 les élections américaines et allemandes étaient en opposition car elles survenaient aux mêmes dates : elles exerçaient une influence contraire : en 72 c’est principalement l’influence dopante des élections allemandes qui a joué, il faut dire qu’historiquement c’était la période de décrochage du dollar depuis la décision du 15 Août 1971 de suspension de la convertibilité du dollar en or de Richard Nixon. Notons que les élections américaines de Novembre 1972 passées, la hausse des devises européennes sera encore plus significative, ce qui montre que l’année électorale américaines avait tout de même exercée sont influence. En 1976 et 1980, l’influence baissières sur les devises européennes des présidentielles américaines sera encor plus forte, le SME à l’œuvre depuis 1979 renforçant la corrélation entre devise européenne et Mark.

                      Les élections anticipées allemandes du début 1983 vont introduire une rupture : les élections américaines et allemandes sont désormais en complément, c'est-à-dire que les élections allemandes se tenant en milieu de mandat américains, elles viennent renforcer leurs influences haussières sur la parité de l’euro face au dollar. : Ainsi des élections américaine et allemandes décalées de deux ans constituent le scénario idéal d’une hausse de l’euro. Cela est particulièrement manifeste en 1986, 1990, 1994 et 1998, que les élections européennes viennent épauler les allemandes et la hausse devient fulgurante (1994, et dans une moindre mesure 2009).

A partir de  2005 les élections allemandes anticipées d’un an ont un peu troublé un jeu trop parfait pour nos anticipations euro / dollar. Cependant, on observe bien en 2005 (date des élections allemandes anticipées  et fin 2006 (date normales) une hausse de l’euro.

 

 

             Que prévoir pour les trimestres à venir ?

 

                   Le coefficient de notre simulation historique est de 0.11.  Il nous faut donc à nouveau le souligner que le cycle électoral, ou cycle politico-économique ne constitue qu’une explication tout à fait partielle des évolutions économiques. Cependant il à l’intérêt de permettre des prévisions à 1, 2, 3, ou 4 ans, surtout dans ce modèle ou nous n’introduisons pas les couleurs politiques : l’issue des élections américaines de 2012 ou allemande de 2013 n‘interfèrent pas. Il n’y a que le risque de tenue d’élections allemand anticipées, qui peut altérer nos prévisions.

 Le coefficient de corrélation entre les prévisions retardé de 3 trimestres de la période 1997 / 2010 et les cours effectifs est de 0.47, ce qui n’est pas à négliger. On peut prévoir une baisse de l’euro en 2012 avec la survenue des élections américaines. Ensuite la parité euro / dollar serait sujette à un double mouvement de hausse , en 2013 du fait des élections allemandes puis en 2014 avec les élections américaines, ce second mouvement serait plus fort, car en 2014-2015 on serait en milieu de mandat américain.                                                  

 

 

 

            Régression multiples portant sur la période 1971  - 1996   R2 : 0.11

 

 

           toutes les variables muettes sont retenues, mêmes celles ayant un student inférieur à 1.96,

                                            pour compenser l'instabilité du cycle électoral.

tab Euro

 

 

 

 

                                                                               Christian Guy -  Novembre 2010 

 

 

Toutes les prévisions sont exprimées :

-  en valeurs relatives par rapport aux évolutions mondiales (une hausse prévue signifie une moindre baisse ou une plus forte hausse qu'ailleurs) , 

-  toutes choses égales par ailleurs  (évenements non prévisibles tels les chocs pétroliers, les crises financières non pris en en compte),

-  la précision visée est semestrielle.

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17 novembre 2010 3 17 /11 /novembre /2010 01:24

 

 

 

Livre sterling : baisse d’ici 2012 , hausse pour 2014.

 

 

 

livre sterling

 

 

 

                     Le graphique est assez évocateur quand à la régularité du cycle électoral concernant le cours de la livre sterling. La devise britannique est assez régulièrement en hausse au voisinage des élections législatives. Elle est dopée par la reprise préélectorale, programmée pour la 4ème  année, année souvent choisie pour dissoudre avec un an d’anticipation la chambre des Communes. Une fois les élections passées, les politiques d’ajustement dépriment l’activité, la banque d’Angleterre laisse ‘filer’ la livre pour éviter une dépression.

               Rappelons que le cycle électoral, mis en lumière par Nordhauss (1975) ou Hibbs (1977), est réputé assez instable : il survient parfois plus tôt, plus tard, est très intense, ou à peine visible.

Si les politiciens maîtrisaient de main de maître les instruments de politiques économiques, surtout en cette période d’ouverture, ils ne perdraient que rarement les élections. Inversement, croire qu’il n’existe aucune tentative pour manipuler la conjoncture, ou que celles-ci sont condamnées à l’échec, est peut-être faire preuve d’angélisme.

               L’utilisation du cycle électoral à des fins de prévisions est donc difficile, il faut sans cesse rectifier les prévisions en appréciant les écarts par rapport aux cycles types. Ainsi observe-t-on des effets de reports lorsque les débuts de mandat n’ont pas connu de baisse de la livre (97/01 et 01/05) la hausse de la livre apparaît au début du mandat suivant. Il faut aussi prendre en compte qu’il peut y avoir l’enchaînement de deux phases de hausses, lorsque le pouvoir a laissé passer la possibilité de dissoudre la 4ème année et attend la 5ème  (91/92).

 

 

            Que prévoir pour les trimestres à venir ?

 

 

             Concernant la valeur à venir de la monnaie britannique, les choses semble assez simple : la cure d’austérité budgétaire de 2011 va être compensé par un décrochage de la livre, on appréciera ici  la capacité du G20 à maîtriser les tempêtes monétaires…. Messieurs les Anglais auront bien tirées les premiers…avec les américains !

             Si la reprise du PIB britannique est embrayée en 2012, on pourra alors observer un remontée de la livre  pour 2014, date prévisionnelle des prochaines élections, si la coalition tenue par David Cameron tient jusque là…

              Ce scénario est assez proche de la séquence 1992/1997 que nous avons entourée sur le graphique , où la livre était sortie du SME après un cous passage, un décrochage qui avait permis au royaume uni de connaître les premiers la reprise en Europe à la suite des Etats-Unis….l’histoire risque de bégayer….

 

 

 

                                                                                          Christian Guy – Novembre 2010

 

 

Toutes les prévisions sont exprimées :

-  en valeurs relatives par rapport aux évolutions mondiales (une hausse prévue signifie une moindre baisse ou une plus forte hausse qu'ailleurs) , 

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-  la précision visée est semestrielle.

 

 

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14 novembre 2010 7 14 /11 /novembre /2010 15:11

L’Euro : hausse en 2011, baisse en 2012 et début  2013,

remontée en 2014-2015.

 

 

 

euro

 

               Trois cycles électoraux, exercent de façons plus ou moins fortes leurs influences sur les fluctuations de l’euro.

              C’est cycle électoral américain qui possède l’influence principale : on observe des cycles en v inversés.  L’euro est au plus haut en milieu de mandat américain, lorsque la Fed laisse baisser le dollar, afin de doper une activité chancelante en début de mandat. A mesure que la reprise du PIB des Etats-unis prend de l’ampleur, le dollar augmente et par contre - coup l’euro chute. Soulignions l’existence, à coté de ce scénario, d’un scénario bis ou cycle en M : lorsque la reprise tarde à survenir en milieu de mandat, on assiste à une rechute du dollar et donc à une nouvelle hausse de l’euro. Déjà présent en 1989/93 pour George Bush senior, période de difficulté, ce scénario semble se rééditer dans le mandat actuel d’Obama (2009 – 2013)

              Les élections allemandes ont également une influence, car au delà de notre voisin d’outre Rhin, elles tirent la croissance européenne. Ainsi, avant les élections allemandes observe-t-on une montée de la croissance et donc de la devise européenne, mouvement de poussée figurée par des flèches jaune.

              Enfin, depuis 1979 existent des élections pour le parlement européen. Certes, il n’existe pas d’enjeux véritables, mais tous les gouvernements veulent aborder positivement ce test électoral. Si aucun pays ne relance, tous évitent en tous cas un refroidissement trop marqué en cette année de test. Par effet d’agrégation cela entraîne une certaine stimulation de l’activité, dans l’année suivant les élections, donc également des cours de l’euro.

 

           Que prévoir pour les trimestres à venir ?

 

 

            La difficulté à obtenir un redressement de l’activité outre atlantique a poussé ben Bernanque, patron de la FED, à pratiquer une politique monétaire expansionniste, politique qui va jusqu’à l’été 2011 déprécier le dollar. Nous avons entouré sur le graphique l’autre expérience, celle de 1989-92, qui également marquée par des difficultés économiques avait connu un double plongeon du PIB des Etats-Unis et donc du dollar. Pour nous européen, cela veut dire un double mouvement d’appréciation de l’euro, à l’été 2010 nous sommes entré dans le second.

               Si les perspectives économiques des Etats unis et de l’OCDE s’améliorent en 2011, 2012 ; on observera une appréciation du dollar en 2012, donc une chute de l’euro. Le mandat américain suivant pourrait être de forme plus classique avec une remontée des cours de l’euro en milieu de mandat américain, remontée aidée par les élections allemandes de 2013 et ensuite européennes de 2014. 2015-2016, verraient à nouveau une baisse de l’euro.

 

                                                                              Christian Guy – novembre 2010.

 

 

Toutes les prévisions sont exprimées :

-  en valeurs relatives par rapport aux évolutions mondiales (une hausse prévue signifie une moindre baisse ou une plus forte hausse qu'ailleurs) , 

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