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14 décembre 2010 2 14 /12 /décembre /2010 00:47

Inde , Bourse de Bombay: acheter en 2011, début 2012, pour revendre en 2013 et 2014.

 

 

Inde historique

 

 

INDE BO prévisions

 

            Dans la première démocratie du monde (714 millions d’électeurs) les élections à la chambre basse (chambre du peuple ou Lok Sabha) ont lieu tous les 5 ans. Cependant, des dissolutions peuvent survenir : par exemple en 1991, 1999. Fait plus rare, il peut y avoir prolongation pour une année, reconductible, du mandat législatif.  Ainsi la législature 1971/ 1977 dura 6 ans.

            On observe un déclin des cours de la bourse dans l’année voire les deux années suivant les élections, puis une reprise en fin de mandat. Celle-ci intervient généralement pour la quatrième, ou la cinquième année. Nous avons porté en haut de chaque hausse de la bourse de Bombay (Bombay stock exchange limited , BSE) l’année du mandat ou elle s’observait.

           Il existe des irrégularités, dues à des dissolutions (1980) ou à des reprises positionnée en fait en début de mandat suivant (1985). Fin 81 et fin 85, les pics sont en effet bien situés en fin de quatrième année ou début de cinquième année, mais si on prend comme base de départ les mandats précédents entamés respectivement en 1977 et 1980. Autre irrégularité, la hausse une troisième année en 1974 est liée au choc inflationniste particulièrement fort en Inde.

 

             Que prévoir pour les trimestres à venir ?

 

            Les dernières élections à la chambre basse se sont tenues en Avril 2009. Le creux conjoncturel, relativement aux performances habituelles de l’Inde de ces dernières années, est donc fin 2010, début 2011. On se dirige donc actuellement vers une reprise, qui serait en son maximum pour 2013. C’est donc en 2011 qu’il convient probablement de procéder à des achats d’actions indiennes afin de les revendre pour  2013. On attendrait 2014 pour les revendre si la hausse n’a été que très lente.

 

 

                                             Christian Guy – Décembre 2010.

 

 

 

 

Toutes les prévisions sont exprimées :

-  en valeurs relatives par rapport aux évolutions mondiales (une hausse prévue signifie une moindre baisse ou une plus forte hausse qu'ailleurs)

-  toutes choses égales par ailleurs  (évènements non prévisibles tels les chocs pétroliers, les crises financières non pris en en compte)

-  la précision visée est semestrielle.

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12 décembre 2010 7 12 /12 /décembre /2010 05:58

Perspectives économiques pour Israël en 2011,2012, 2013 : Bourse de Tel- Aviv, PIB, Production industrielle

 

 

 

 Israël industrie

 

 

Israël PIB 

 

Israël bourse

 

 

           Les échéances électorales en Israël sont assez irrégulières, un mode de suffrage proportionnel rendant des coalitions composites fragiles. Ainsi les deux dernières élections législatives en 2006 et 2009 ont chaque fois été anticipées d’un an. Cela peut inciter à la longue les autorités à être prudentes en positionnant la relance préélectorale dés la fin de la deuxième année du mandat.

        A cela s’ajoute une certaine instabilité dans les majorités portées au pouvoir : l’arrivée de la gauche (Travaillistes) en 1992 et 1999, a chaque fois été entrecoupée par celle de la Droite (Likoud) en 1996 et 2001. Un nouveau parti du centre est apparu (Kadima), présent au pouvoir à partir de 2006, il s’y maintiendra dans le cadre d’une coalition avec la Droite après les élections de Février 2009.

       Il faut également souligner une particularité Israélienne : le recours à des élections du Premier Ministre au suffrage direct, soit en même temps que l’Assemblée (Knesset, en 1996 et 1999) soit de façon isolée (2001).

 

        Nos graphiques montrent à coté des traditionnelles reprises préélectorales qui se retrouvent parfois positionnées au début du mandat suivant en cas de dissolution (1990) un impact assez fort de la coloration politique sur la conjoncture de début de mandat : L’arrivée de la gauche entraîne une reprise assez rapide de la production industrielle et de la Bourse de Tel-aviv, plus lentement du PIB, cet effet de retard étant traditionnel. Inversement l’arrivée de la droite se traduit par une dépression assez subite de l’activité, le centre ayant un impact incertain.

 

 

           Que prévoir dans les trimestres à venir ?

 

        Les derniers indicateurs soulignent la présence à l’automne 2010 d’une reprise de l’industrie par rapport aux évolutions européennes. On peut considérer que cette reprise intervient un peu tôt pour une reprise préélectorale de 3 éme année. . S’agira-t-il d’une reprise avortée, auquel cas le véritable mouvement de hausse n’interviendra qu’à partir de 2012, ou d’une reprise précoce ou lente et progressive ? Il est encore difficile de se prononcer à l’heure actuelle.

        On ne peut donc conseiller une position à prendre sur le TA-100 index ( cours de la bourse israëlienne) avant qu’au printemps 2011 se dégage une évolution plus claire. Disons que si on achète en ce moment, il faudra être prêt à assumer une chute, pour une revente profitable qu’à compter de 2012.  

 

 

                                                              Christian Guy – Décembre 2010.

 

 

 

 

 

Toutes les prévisions sont exprimées :

-  en valeurs relatives par rapport aux évolutions mondiales (une hausse prévue signifie une moindre baisse ou une plus forte hausse qu'ailleurs)

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11 décembre 2010 6 11 /12 /décembre /2010 16:23

Taux d’intérêt aux Royaume-uni :

 forte baisse en 2011- 2012 , hausse vigoureuse  2013-2014 , au-delà si les élections sont repoussés à 2015.

 

 

 RU ILT Historique

 

 

 

RU ILT prévisions

         

 

  Autant il existe des prévisions que nous ne pouvons faire qu’avec circonspection sur la base du cycle électoral, autant la régularité qui caractérise les taux d’intérêt de la Banque d’Angleterre dans leur mouvement électoral nous permet d’établir des prévisions avec un seuil de confiance assez élevé.

          L’historique depuis 1960 nous montre que c’est régulièrement en 3 éme année de mandat alors que se dessine la reprise préélectorale (notée 3 sur le graphique). On sait que le pouvoir britannique choisit en cas de sondages difficiles d’aller au terme du mandat et de ne pas dissoudre la quatrième année, on observe alors un second mouvement de hausse à l’occasion des élections de cinquième année  notée 5.

          Lors des alternances,  notamment de droite, l’arme monétaire est fortement utilisée, le taux d’intérêt réel fortement baissier vient compenser un tour de vis budgétaire particulièrement stricte.

 

         Que prévoir pour les trimestres à venir ?

 

         L’arrivée au pouvoir de la coalition conservatrice libérale conduite par David Cameron, conduira probablement à une forte chute des taux d’intérêt réel. On peut présager pour 2013, troisième année du mandat au contraire une forte hausse. Si les élections se tenaient en 2014 alors l’année 2015 connaîtrait une chute des taux. Dans l’hypothèse ou le gouvernement anglais mal placé dans les sondages choisissait d’attendre l’année 2015 pour la tenue des élections il faudrait s’attendre à une nouvelle hausse des taux fin 2014 début 2015.

 

                                                

                                                     Christian Guy - Décembre  2010.

 

 

  

Toutes les prévisions sont exprimées :

-  en valeurs relatives par rapport aux évolutions mondiales (une hausse prévue signifie une moindre baisse ou une plus forte hausse qu'ailleurs)

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8 décembre 2010 3 08 /12 /décembre /2010 19:42

Taux d’intérêt en France et dans la zone Euro : 

 la triple sensibilité aux élections américaines, européennes et allemandes 

 

 

 

 

 

 

 

 

           

 

ilt euro et us

 

 

 

 

            Nous présentons sur le premier graphique l’évolution des taux d’intérêt réels . Pour ceux des Etats-unis, on observe  la hausse  puis la baisse lors des élections présidentielles américaines (mouvements figurés en jaune, en général deux trimestres avant les élections).  Le même phénomène s’observe pour les taux européens à l’occasion des élections allemandes (figurés en vert) et dans la foulée des élections au parlement européen (figuré en bleue). 

           Tous ces cycles ne se reproduisent pas avec régularité. La forte reprise des années 99-2000 a incité la FED à reporter le cycle à l’année suivante. Inversement, les récessions de 1974-75 et 1980 l’avaient poussé à baisser dés le début ou le milieu des mandats les taux, les fins de mandat ne pouvant être alors que l’occasion de fortes hausses. Concernant l’Allemagne, la tenue d’élections anticipées en 1983 et 2005 a rendu aussi breves que ténues ces fluctuations électorales.

           Soulignons que jusqu’en 1980 et à partir de 2005, on observe un phénomène de double conjonction, non pas soleil /  lune (!) , mais élections américaines  / élections allemandes. Ces élections conjuguent leurs effets de baisse puis de hausse. Lorsque ce télescopage chronologique est renforcé par des recésions qui incitent les autorités monétaires à des politiques expansionnistes (1974-75, 1980, 2008) les mouvements de baisse puis de hausse prennent une ampleur élevée.

          La dissolution allemande de 1982 en interrompant un mandat à mi parcours, a fait disparaître pendant 23 ans ce phénomène de double conjonction. Celle de 2005, a réintroduit une certaine proximité dans les dates des élections, elles ne sont à présent plus distantes que d’une seule année.

 

 

 

 

 

 

i lt differentiel

 

 

             Le deuxième graphique nous montre le différentiel entre les taux d’intérêt réels longs de la zone Euro et ceux des Etats-Unis, une donnée positive soulignant des taux plus élevés dans l’Euroland. Cette donnée permet mieux de matérialiser les évolution au cours des mandats, alors que le graphique précédent ne nous rendait compte que des mouvements dans l’environnement immédiat des élections.

         On  observe qu’à une séquence ‘ hausse du différentiel européen en début de mandat présidentiel américain - baisse en fin de mandat’ , a succédé depuis le début des années 90 un mouvement inverse.

         Les élections allemandes et secondairement européennes sont l’occasion d’une hausse du différentiel d’intérêt de l’Euroland.

 

 

 

               Que prévoir dans l'avenir ?

 

                 En terme relatif, ou plus exactement de différentiel, la zone Euro et donc la France connaîtraient un différentiel de taux d’intérêt positif fin 2012, début 2013, puis à nouveau et plus fortement à partir de 2014, chaque fois à quelques mois des échéances électorales allemandes puis européennes. 

                         Il faudrait cependant prendre en cimpte une inconnue de taille: le risque souverain , qui pése sur les taux de long terme.  

 

 

 

                                                   Christian Guy – septembre 2011

 

 

 

 

 

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5 décembre 2010 7 05 /12 /décembre /2010 11:54

 

Bulles immobilières et finacières : quand une bulle éclate, l'autre ne tarde pas à la suivre... 

 

 

 

  usa bati histo vrai

 

 

 usa mise - 90

 

            On sait le rôle qu’a jouer l’immobilier dans la crise américaine : l’effondrement des mises en chantier à partir de 2006,  la spéculation effrénée des ‘subprimes’ qui propagea  la crise réelle à la sphère financière.

 

            Pour étudier dans quelle mesure l’évolution de la bourse est justifiée, on la compare souvent avec celle du PIB avancé de un ou deux trimestres, donnée que les marchés financiers sont censés anticiper.

En fait, nous observons ici que les mises en chantier sont un indicateur encore plus performent, car si le coefficient de corrélation entre le PIB à deux trimestres et la bourse des Etats-unis est de 0.33  sur la période 1956/2010, le coefficient pour les mises en chantier monte à 0.49, avec en plus aucun retard.

           Ainsi, les mises en chantier constituent un bon indicateur instantané de la justesse de l’évolution des cours boursiers, afin d’évaluer les risques de formation de bulles en cas de déphasage…bulles qui tôt ou tard (la date est plus difficile à prévoir) éclatent. Nous observons ainsi que de 2004 à 2007 l’écart a été grandissant entre ces deux grandeurs, ce qui ne pouvait que donner lieu à correction, ce qui se fit douloureusement de l’été 2007 à l’automne 2008.

           Le déphasage entre sphère financière et sphère réelle peut se faire dans le sens inverse : ainsi en 2001-2003 la dépression de la bourse apparaît comme exagérée par rapport à la bonne tenue du bâtiment. C’est pourquoi nous avons positionnée une flèche jaune vers le haut, anticipation d’une future correction haussière de la bourse, ce qui fût chose faite en 2003-2004.

          Depuis l’automne 2008 les deux courbes évoluent outre atlantique dans le même sens, ce qui prévient la formation de nouvelle bulle ,tout juste note-t-on une surrection de la sphère financière assez traditionnelle.

 

            Nous observons qu’entre 1956 et 1998, le cycle électoral dans le bâtiment est assez régulier. Il est assez proche du cycle électoral traditionnel : après une dépression en début - milieu de mandat, on observe une expansion à partir de la seconde moitié. Ce cycle est par contre de forme beaucoup plus perturbée à partir des années 90. Seule la chute intervenant à la charnière du nouveau mandat marquée par une flèche blanche continue à intervenir immuablement.

 

 

          Que prévoir pour les trimestres à venir ?

 

 

           Il est évident qu’il faudrait prendre en compte beaucoup d’éléments tels que les taux d’intérêt, l’évolution du chômage, pour anticiper justement les mises en chantier….mais alors les prévisions ne seraient qu’à quelques trimestres. Nos anticipations ne sont basées que sur la duplication des cycles observés, lors d’une alternance de gauche pour la période 2011/12; à l’occasion des seconds mandats Démocrates ou des mandats d’alternances Républicains pour 2013/2016.

           La traditionnelle reprise du bâtiment en début de mandat démocrate (signalée par le sigle GA) à la faveur des politiques de relance à bien été au rendez-vous en 2009 et  fin 2010, en 2011 nous sommes dans le creux de mi mandat.

           2012 serait normalement une année de reprise de l’immobilier, reprise qui marquerait une pause à l’automne 2012, les incertitudes politiques incitant à attendre quelles seront les mesures annoncées par le pouvoir sortant des urnes en Novembre 2012 concernant le bâtiment. Alors qu’un second mandat Démocrate verrait une nouvelle reprise du marché immobilier, il serait au contraire orienté à la baisse en cas de victoire républicaine, leurs mandats d’alternance débutant par des politiques restrictives.  

 

 

                                                                           Christian Guy - Novembre 2011.

 

 

 

         Toutes les prévisions sont exprimées :

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3 décembre 2010 5 03 /12 /décembre /2010 12:30

Immobilier 2013 : la forte baisse peut être pour après les présidentielles de 2012 

 immobilier

   

 

                      Les faibles taux d'intérêt pour les crédits immobiliers en 2011 et 2012 ont dopé depuis 2010 le marché de la pierre...cette bulle immobilière va-t-elle se poursuivre?

             Notre graphique illustre l’évolution de l’immobilier ancien pour l’ensemble de la France de 1965 à 2010. Nous donnons également de 1971 à 2004 la différence par rapport aux évolutions enregistrées aux Etats-unis, en Grande Bretagne et en Allemagne.

On sait que les prix de l’immobilier constituent plutôt une variable retardée de la conjoncture. Autant les actions reflètent une anticipation de la conjoncture à un ou deux trimestres, autant les prix de l’immobilier, l'activité dans le bâtiment, attendent que le chômage baisse et la croissance reparte pour être à nouveau orienté à la hausse.

           Par rapport aux cycles électorales cela le logement en fin de processus : ce n’est que l’année de l’élection voire l’année suivante qu’on observe sur notre graphique une hausse du coût du logement indiquée par la flèche jaune, puis sa chute post-électorale.

          Les élections ne peuvent tout inverser. Ainsi en 1993, la déprime de l’activité immobilière n’a pas connue de pause. De même après 10 années de hausse immobilière (1997/2007), on a observé une amorce de déclin à partir de 2008…il est vrai entamée plutôt dans d’autres pays qui n’avaient pas d’échéances électorales en 2007.

        Parfois les hausses ne sont qu’en niveau relatif, par rapport aux 3 autres pays, tel en 1981 -82.

 

          Que prévoir pour les trimestres à venir ?

 

         Il faut être prudent tant les ressorts du foncier sont multiples (nombre des ménages, taux de chômage, d’intérêt..). Cependant une fois encore sont caractère retardé par rapport aux fluctuations de la bourse et du PIB, incite à anticiper une baisse pour après les présidentielles...un petit peu avant en cas de victoire de la droite, un petit peu après en cas de victoire d’une gauche qui entame plus volontiers ses mandats par des politiques expansionnistes….dans la mesure des moyens de politiques économiques qui restent à la France…c'est-à-dire pas grand-chose.

 

 

                               Christian Guy - Décembre 2010.

 

 

 

Toutes les prévisions sont exprimées :

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3 décembre 2010 5 03 /12 /décembre /2010 04:08

 

Prévisions économiques pour le Brésil

 

PIB et Bourse de Sao-Poulo :  Après le creux de 2012 acheter en 2013 pour revendre en 2014. 

 

 

 

brésil pib

 

 

brésil bourse

 

       Le Brésil possède un cycle électoral de 4 ans, conformément à la durée des mandats présidentiels définie par la constitution de 1988.

       On observe cependant de fréquents effets de reports (ou retards) dés lors que le milieu de mandat n’a pas connu le creux conjoncturel traditionnel. Il se produit pour le premier mandat du Président Lula, qui comme souvent pour un mandat d’alternance de gauche, est marqué par une relance de début de mandat, ce qui repousse la reprise préélectorale au début de mandat suivant.

 

         Que prévoir dans les trimestres à venir ?

 

        Pour le second mandat de Lula  (2006-2010), c’est plutôt le décalage inverse que l’on peut observer : pour le PIB et le bovespa (indice de la bourse de Sao –Paulo) la reprise préélectorale s’est produite tôt dés  la fin de la 3 ème année, elle semble déjà à l’automne 2010 terminée.

       Est-ce pour autant qu’il faut se défier d’un placement au Brésil ?

       On semble bien être parvenu en cette fin d’année 2010 au point bas de la reprise préélectorale.

       Si la Droite avait gagné les élections de cet automne, on aurait pu redouter une chute de début de mandat au début 2011, mais la reconduction de la gauche peut laisser augurer une reprise, ses mandats étant souvent inaugurés par des mesures expansionnistes. Le mandat 2006-2010 avait déjà donné lieu à un second mouvement de reprise boursière post électorale. De plus en matière de croissance du PIB, les milieux de mandats sont souvent assez dynamiques.

       Si on a raté le coche en 2010 sur le brazil stock exchange, une séance de rattrapage est peut être en gestation…concernant une bourse ayant un différentiel toujours positif par rapport à l’Europe on ne risque pas grand chose a essayer…

        Pour les amateurs de sécurité, il vaut mieux passer son tour et attendre fin 2013 et la montée vers des cours qui devraient être au plus haut en 2014, dates des prochaines présidentielles. Pour ceux qui aiment jouer les marchés à la baisse 2012 ne devrait pas être une année positive pour le Brésil et sa présidente Dilma Roussef.

 

 

                                                                  Christian Guy - Décembre 2010.

 

 

 

 

 

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1 décembre 2010 3 01 /12 /décembre /2010 18:35

Le différentiel d’inflation droite/gauche comme indicateur avancé de Conjoncture.

 

 

 

Résumé : On peut prévoir l’évolution du taux de chômage à un an et au-delà, à l’aide du différentiel d’inflation entre gouvernements de droite et de gauche.

Mots clés : prévisions économiques, différentiel d’inflation, cycle électoral , droite et gauche.

Nomenclature Journal of Economic literature : H11

 

 

indic avancé graph

 

 

Introduction.

 

 

Nous présentons dans cette étude un indicateur conjoncturel avancé : le différentiel d’inflation entre la droite et la gauche. On observera qu’il constitue avec 5 trimestres d’avances une bonne anticipation des évolutions moyenne du chômage de 22 pays de l’OCDE.

Pour s’assurer de la fidélité de cet indicateur, nous le testerons sur  40 années de 1969 à 2008.

 

 

 

1) Construction de l’indicateur.

 

 

Nous avons calculé les résultats obtenus par les gouvernements de droite et de gauche en matière d’inflation.

Ces calculs sont effectués pour 22 pays de l’O.C.D.E. (19 jusqu’en 1975 date à partir de laquelle l’Espagne, la Grèce et le Portugal sont pris en compte). Chaque fois, on soustrait les statistiques moyennes obtenues par les gouvernements de gauche à  celles obtenues par ceux de droite. Ainsi, au premier trimestre de 2002 les  gouvernements de droite au pouvoir ont obtenus une inflation sur un an de 1.9 % en glissement annuel, alors que ceux de gauche ont enregistré un taux de  2.48 %, ce qui donne un solde de - 0,58 %.

 

 

2) Recherche du décalage approprié.

 

 

Nous avons ensuite étudié les coefficients de corrélations de ce différentiel avec la croissance sur un an du taux de chômage de ces 22 pays en données non pondérées. Nous faisons varier dans le tableau le décalage de un à huit trimestres d’avances. On observe dans le Tableau que ce sont pour les prévisions à 5 trimestres que le coefficient de corrélation est le plus élevé. Il est encore satisfaisant pour les prévisions à 8 trimestres

 On augmente encore l’importance de la corrélation lorsqu’on divise le différentiel d’inflation par le niveau de celle-ci, afin de gommer les fortes fluctuations que cet indice a connu dans le temps. Cette modification apparaît dans la seconde colonne du tableau sous le vocable ‘recalculé’.

Le graphique  nous montre la capacité de cet indicateur à prévoir les évolutions du chômage à 5 trimestres. Nous avons modifié le différentiel recalculé  en le multipliant par 50 pour mieux en souligner visuellement la corrélation.

 

 

3) Interprétation.

 

 

Les pays où la droite est au pouvoir  présentent du fait de sa faible appétence pour les politiques contra cyclique une certaine avance conjoncturelle. Au contraire la gauche atténue et retarde les fluctuations. Ainsi les pays gouvernés par la droite connaissent déjà une croissance au plus haut, souvent inflationniste ; alors que les pays gouvernés par la gauche entament seulement un cycle de reprise accompagné d’une faible inflation.

A ce premier aspect s’ajoute le fait que la droite est idéologiquement assez sensible à l’inflation,  les tensions inflationnistes dans les pays où elle est au pouvoir provoquent rapidement la mise en œuvre de politique de refroidissement. Quelques trimestres après un pic d’inflation, la croissance décline, d’où par la suite une hausse du chômage.

 

 

 

4)    Analyse de la situation présente.

 

 

Il arrive que notre indicateur soit erroné, ainsi en 1978 où en 2002 il prévoyait une baisse du chômage qui ne s’est pas produite.  On constate que si les mouvements sont en général assez bien prévus, l’intensité des fluctuations est mal appréciée : les prévisions de baisse du chômage sont exagérées à la fin des années 80 et 90.

Par contre, notre indicateur prévoit bien  la brusque récession apparût à l’automne 2008 qui prit beaucoup de conjoncturistes de surprise.  Notre méthode n’a certes pas anticipé la crise des ‘subbprimes’. Mais le choc pétrolier de 2007/2008 a généré un surcroît d’inflation auquel les gouvernements de droite ne pouvaient qu’être sensibles.

La comparaison entre les prévisions et les évolution effectives laissent apparaître une anomalie : en 2006/2007 on observe une baisse du chômage alors qu’une hausse était prévue. On observe logiquement en 2009-2010 un effet négatif de rattrapage, avec un maintient de la hausse du chômage, quand qu’une baisse était au contraire attendue.

 

 

Conclusion.

 

 

Le différentiel droit-gauche en matière d’inflation constitue donc un indicateur avancé intéressant, et ce d’autant que nous l’avons testé sur une longue période.

  

                                                                                        Christian Guy

                                                                         Docteur en Sciences économiques

                                                                 Agrégé de Sciences économiques et sociales 

 

Source statistiques : OCDE, portail statistique.

Liste des 22 pays : Allemagne, Australie, Autriche, Belgique, Canada, Danemark, Espagne, Etats-Unis, Finlande, France, Grèce, Italie, Irlande, Japon, Luxembourg, Norvège, Nouvelle-zélande, Pays-bas, Portugal, Royaume-uni, Suède, Suisse.

 

                                                                                

 

 

  indictauer avance tab

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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29 novembre 2010 1 29 /11 /novembre /2010 05:36

Prévisions pour l’économie de la Russie : reprise pour 2012.

 

En décembre 2010, début 2011 c’est peut-être le moment d’acheter des actions de la bourse de Moscou.

 

 

 

 

Russie PIB

 

 

Russie bourse

 

          Nous établissons à l’aide du cycle électoral des prévisions à un deux ou trois ans, toujours de façon relative aux autres pays. Ainsi une prévision de reprise pour la Russie en 2012 signifie qu’elle sera moins fortement touchée par une crise, ou profitera plus d’une reprise que d’autres pays.

          Pour la Russie, pays soumis aux fluctuations des cours du Pétrole, encore plus qu'ailleurs elles s’entendent ‘toutes choses égales par ailleurs’, ou ‘ceteris paribus’ si on préfère la version latine.

          La Russie, hasard de l’histoire ? , a callé ses dates d’élections  sur celles des Etats-unis…le hasard fait vraiment bien les choses, car ainsi son économie profite de la reprise préélectorale de l’ensemble de l’OCDE dans le sillage de l’économie américaine…il est vrai que les élections russes seraient 6 mois après les américaines plutôt que 6 mois avant, cela seraient encore plus profiatble….

         L’évolution du PIB et de la bourse (Micex en roubles ou RTS en dollars)  laisse apparaître une hausse 6 trimestres avant les élections. Elle prend fin avec celles-ci, parfois le fléchissement intervient même un trimestre auparavant. Notons l’effondrement du PIB et de la bourse qui a fort opportunément attendu la tenue des élections de juin 2008 pur apparaître….

 

         Que prévoir pour les trimestres à venir ?

 

        Toutes choses égales par ailleurs, et en Russie la situation politique est un autre élément à prendre en compte avec le couple rival Poutine  - Medvedev, il semblerait opportun d’acheter des actions russes ou trackers à partir de janvier, février mars 2011, et peut-être même des à présent, pour s’en défaire, si fortune a été faîte au printemps 2012. un réserve, si la chute du PIB a été forte en 2009 , il n’en n’a pas été de même des cours de la bourse de Moscou, ce qui pourrait réduire les potentialité de hausse à l’occasion de la reprise de 2011-2012.

 

 

 

                                                  Christian Guy - Novembre 2010.

 

 

 

Toutes les prévisions sont exprimées :

-  en valeurs relatives par rapport aux évolutions mondiales (une hausse prévue signifie une moindre baisse ou une plus forte hausse qu'ailleurs) , 

-  toutes choses égales par ailleurs  (évenements non prévisibles tels les chocs pétroliers, les crises financières non pris en en compte),

-  la précision visée est semestrielle.

 

 

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28 novembre 2010 7 28 /11 /novembre /2010 08:27

 

L'arbitrage boursier Etats-unis / zone euro subit-il l'influence du cycle électoral ?                         

 

Jouer la bourse américaine en 2011 , les places euopéennes à partir de l'été 2012 et en 2013.

 

 bo us- E histo

bo us - E prev bon 

                         Les performances boursières n'ont pas été à l'avantage de la zone euro ces dernières semaines, et les mois à venir, décembre 2011, janvier, février mars 2012, risquent fort de connaître une amplification de ce décrochage des bourses  d'Europe vis à vis des Etats-unis  C'est ce que, par notre méthode de prévisions à plusieurs mois, voire à plusieurs années ; nous nous risquons à anticiper.

                   Nous avons calculé la différence de performance boursière entre les États-Unis et l’Europe en soustrayant à l’évolution annuelle du Dow –jones celle des bourses européennes, de la zone euro pour la période présente, très proche de l’indice eurostoxx 50.

Sur 14 mandats présidentiels étudiés, on observe pour 12 d’entre eux une différence défavorable à la bourse américaine les deux premières années (flèches rouges orientées vers le bas), car les débuts de mandats sont l’occasion de politiques restrictives. Inversement la différence est favorable à la place américaine en fin de mandat à l’occasion de la reprise pré électorale (flèches jaunes orientées vers le haut).

           Bien évidemment il existe des irrégularités. Les chocs pétroliers profitent relativement à la bourse de new york. En effet, l’économie américaine étant plus réactive on anticipe pour elle un plus rapide rebond. Cela avait joué en 1974, 1980, et l’a probablement fait à nouveau en 2008.

            Parfois le déclin des marchés financiers américains est si faible, que le différentiel reste au bénéfice des Etats-unis, c’est le cas en 1967 (stimulation du programme militaire du Vietnam), 2002 (rattrapage d’une chute trop sévère en 2000), et 2009 (choc pétrolier, relance Obama, meilleure réactivité face à une récession).

Au total deux mandats sont quasiment inverses au cycle normal : 1965/69 et 2001/2005…c’est dire que prendre position dans l’arbitrage boursier Etats-unis / Europe pour 2011, 2012, ne présente que peu de risques…..

 

 

 

            Que prévoir pour les trimestres à venir ?

 

 

              Le mandat de Barack Obama est à rapprocher des autres mandats d’alternances démocrates. En 61/65 ( Kennedy ) , on avait également observé une première hausse en début de mandat , tout comme on l’observe en 2009, lié aux politiques de relance par laquelle les démocrates débutent traditionnellement leur premier mandat. Notons cependant, que ce premier pic ne s’observe pas en 77/81 (Carter) et en 93/97 (Clinton).

             En 2011, nous entrons à présent dans la troisième année du mandat américain qui est traditionnellement une période d’anticipation de la reprise préélectorale, qui en terme de PIB serai effectif en 2012. Il ne fait donc peu de doute pour nous que l’année 2011 sera plus favorable à la bourse américaine (ou moins défavorable) qu’aux places européennes. Les difficultés de la zone euro avec leur crise de la dette à répétition ne fait que renforcer cette anticipation.

            Si cette différence était particulièrement accusée et précoce, on pourrait dés l’été 2012 voir le différentiel des cours boursiers devenir plus favorable aux places européennes. Celles-ci confirmeraient leurs bonnes ou moins mauvaises orientations en 2013 , 2014, période de début de mandat américain, avant d’être à nouveau distancées en 2015 2016…..mais là nous nous avançons beaucoup…un crash ou un choc pétrolier en 2011, 2012, ou 2013, avantageraient la place américaine, plus réactive.

 

 

 

                                                                     Christian Guy – Novembre 2010

 

 

 

                            Toutes les prévisions sont exprimées :

-  en valeurs relatives par rapport aux évolutions mondiales (une hausse prévue signifie une moindre baisse ou une plus forte hausse qu'ailleurs) , 

-  toutes choses égales par ailleurs  (évenements non prévisibles tels les chocs pétroliers, les crises financières non pris en en compte),

-  la précision visée est semestrielle.

 

 

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