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6 janvier 2011 4 06 /01 /janvier /2011 06:24

Relance O'bama :

Une Europe qui reste à la remorque des Etats-unis...

et de leur plan de relance préélectorale

 

 

 

 

      Le plan de relance annoncée il y a quelques jours par B. Obama, ne doit rien au hasard...à un an des présidentielless américianes.

 Historiquement, ce n'est pas la première fois que l'Europe incapable de relancer évolue dans le sillage du cycle électoral américain...

 A la lumière des expériences passées, quelles pourrait en être les conséquences conjoncturelles pour le vieux monde et singiulièrement la france ?

 

 

 

 

1) Etude historique : 1961 / 2009

 

 

 

         Nos graphiques présentent l’évolution de la croissance du PIB en volume, en glissement sur un an, pour les Etats – unis, l’Euroland et en différentiel, (zone euro – Etats-uis).

 

euro pib histo

 

 euro pib prev

 

   

       

 

                Nous observons qu’entre chaque élections présidentielles américaines (figurée par une verticale rouge) existe en début de mandat un différentiel positif pour la zone euro (les mandats américains débutant généralement par une politique restrictive) , différentiel qui sera souvent au plus haut  lors de la troisième année , avant que n'agisse la reprise préélectorale américaine en quatrième année.  

 

        Nous observons également le déclin historique du décalage entre les fluctuations du PIB des deux cotés de l’atlantique : supérieur à deux trimestres dans les année 60, il est à peine de l'ordre  d'un trimestre dans les années 2000.  Seul le mandat de George bush senior (1989/93) fait exception, car il est marqué par la récession de 1993 en Europe alors que le point bas se situait deux années plus tôt aux Etats-unis.

 

 

 

 

2) Des évolutions à différencier selon la nature du mandat.

 

 

       Le document suivant fait la synthèse de ces mouvements, en reprenant la moyenne établie sur 12 mandats compris entre 1961 et 2009.

 

 

 euro mandat neutre

 

 

      On  observe  des pics conjoncturels européens en terme relatif  au début de la seconde année et en milieu de troisième année, pics présents deux trimestres plus tard en valeur absolue.

 

     On peut être surpris de la présence de deux pics successifs. Cela s'explique par le fait que ce graphique fait la synthèse de l'ensemble des mandats. En fait, il n'existe qu'un seul pic par mandat, positionné à des endroits différents selon sa nature politique.  Les 4 graphiques portés en annexe nous montrent ces positionnement différents.

    

     Ainsi aux alternances républicaines (ou de Droite) caractérisées par une forte récession en début de mandat  (ce qui valorise encore plus le différentiel en faveur de l’Europe), on peut opposer les alternances démocrates (ou de gauche) qui s’inscrivent dans un schéma exactement inverse : le différentiel est défavorable en début de mandat à l’Europe, zone qui est ensuite gagnée par la reprise américaine.

 

 

 

3) Que prévoir pour les trimestres à venir ?

 

 

      Nous avons utilisé les évolutions moyennes enregistrées lors des 3 alternances démocrates de la période 1961/2009 à savoir celles effectuées par Kennedy et Johnson  (1961/65), Carter (1997/81) et Clinton (1993/97).

      Selon ces expériences passées, le différentiel aurait du être en faveur de l'Europe en 2012...les plans de rigeurs et la crise de la dette risque de démentir ces projections.... 

 

        

 

 

       

 

 

                                      Christian Guy – Septembre 2011

 

 

 

 

                                                         Annexes

 

 

 

euro alter D

 

 

 euro D rec

 

 

 

 

 euro GA

 

 

 euro GR

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1 janvier 2011 6 01 /01 /janvier /2011 16:00

 

 

L’arbitrage automobile / immobilier  



 

 

            

               auto, immo, ….deux timing différents...à exploiter en bourse…et à savourer financièrement sans modération.

 

 

 

a-mis histo 2

 

 

 

        1) une rapidité d’ajustement différente

 

 

           Les rapidités d’ajustement à un choc récessif ne sont pas les mêmes selon les secteurs. Le cycle d’un produit semi périssable à ajustement rapide comme l’automobile, n’est pas le même que celui d’un bien durable à ajustement long comme le bâtiment.

Ainsi, de légères reprises de l’activité, ou des mesures de stimulations comme les primes à la casse ou la  baisse des taux d’intérêt, suffisent inciter les ménages à rapidement s’endetter ou à ouvrir leur porte monnaie pour renouveler leurs véhicules ‘au bout du rouleau’.

 

           Par contre, le processus est beaucoup plus lent pour le bâtiment.

 Pour que les ménages acceptent et puissent s’endetter à long terme, il faut que l’horizon financier compte tenu de l’importance sommes empruntées soient dégagé, que le processus de reprise de l’activité soit assez ancien pour qu’on observe une baisse du chômage, (variable conjoncturelle en retard de 2 trimestres sur la croissance).

          A ces variables économiques s’ajoutent des données sociales qui sont les conséquences des mouvements de la croissance à long terme comme la natalité, la formation des couples et la mobilité spatiale.

Troisième donnée qui dissocie le bâtiment de l’automobile : un processus spéculatif, une fièvre immobilière, qui caractérise les fins de cycle de croissance.

 

 

 

      2) A l’intérieur d’un mandat.

 

 

         Examinons à présent ce qui se passe à l’intérieur d’un mandat (cycle interne). Au cycle de 2 ans de l’automobile s’oppose un cycle plus long de 4 ans pour l’immobilier.

        Les premiers trimestres d’un nouveau mandat se réalisent souvent dans un environnement économique dégradée.

Les débuts de mandats de Droite sont marqués par un ralentissement du à ses politiques restrictives, surtout lors des alternances. Ceux de Gauche commencent également souvent dans une situation difficile, souvent antérieure au nouveau mandat, situation difficile qui explique justement l’appel de la gauche par les électeurs.

       Notre graphique nous montre le rapide redressement de l’automobile, dés la seconde année, alors que l’immobilier continue à s’enfoncer dans le marasme. Par contre la 3 éme année sera à nouveau l’occasion d’une chute, alors que la quatrième année verra une amélioration.

     Par contre, pour l’immobilier le déclin entamé en début du mandat mettra deux fois plus de temps à s’arrêter. Le point bas est atteint au milieu de la seconde année alors que les ventes automobiles sont déjà vivement reparties. Le lent redressement immobilier durera  2 années. Le point haut est atteint en fin de troisième année.

En annexe nous publions les distinctions selon la nature du mandat. On observera que tous les mandats connaissent avec régularité la séquence de la double hausse, celui-ci apparaissant un peu plus tôt lors des alternances de droite, compte tenu de la vigueur de la récession qui les caractérisent généralement.

 

 

 

         3) Exploiter ces déphasages entre automobile et immobilier.

 

 

 

auto-mise mandat 

       La courbe bleue présente le solde immatriculation automobiles moins vente immobilières. Ce différentiel évolue en faveur de l’automobile à deux reprises avant la mi mandat, en moyenne du troisième trimestre de la premier année (noté 1-3) au deuxième de la seconde année (notée 2-2). Le second mouvement de différentiel favorable à l’automobile se situe en cours de quatrième année, de son premier trimestre (noté 4-1) au troisième noté 4-3).

 

       4) Historique récents et prévisions.

 

  a-mi prev 2

 

 

 

        Ce graphique nous montre depuis 1987  l’évolution du différentiel automobile – immobilier. Nous observons comme sur le premier de la période 59/87 assez régulièrement les hausses de première moitié de mandat (flèche jaune en pointillé) et de seconde moitié de mandat (flèche jaune plein).

Il existe d’inévitables effets de déports (reprises précoces) ou reports (reprises tardives), l’ampleur des fluctuations est également assez différente selon les cas. Le cycle électoral ne serait plus le cycle électoral sans sa traditionnel instabilité….pas de perspectives de gains sans un minimum de peine…et de risques.

 

 

 

         5) Que prévoir pour les trimestres à venir ?

 

         La première moitié du mandat de Barack Obama a été marqué par un décalage, la très forte chute de l’immobilier ayant été plus prononcée que celles de l’automobile (consulter nos prévisions pour l’automobiles et le bâtiment aux Etats-unis pour 2011 et 2012) ce qui a entraîné un prolongement du mouvement favorable à l’automobiles en 2009, au-delà de la fin de mandat en 2008. La reprise de première moitié apparaît donc avec retard depuis le deuxième trimestre 2010. Elle devrait se prolonger jusqu’à la mi 2011.

De la mi 2011 à la mi 2012 on devrait au contraire voire apparaître un vif redressement au profit de l’immobilier, avant que le placement automobiles ne redeviennent à nouveau plus intéressant en  de la mi 2012 au début de 2013.

               

 

                                                       Christian Guy  - Janvier 2011

            

 

 

                                         contact : previsions.bourse@orange.fr

                                                

 

                                                  Annexe

  

us DA v auto immo

 

 

 

us DA auto immo

 

 

us GR auto immous GA auto immo

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31 décembre 2010 5 31 /12 /décembre /2010 20:02

 

 

Croissance des Etats-unis et de l'économie mondiale

Bilan économique et politique de 2010 et de la décennie 2000.

 

 

bilan 2010

 

 

          Nous reproduisons les variations du PIB des Etats-Unis depuis 1961 (données en glissement annuel).

          Nous les avons expliqués par 4 conjectures politiques : alternances de droite (69/73, 81/85, 2001/05), reconductions de droite (1973/77, 1985/89 ,1989/93, 2005/09), Alternances de Gauche (1961/65, 1977/81, 1993/97, 2009/13) et reconduction de gauche (1965/69, 1997/01).

Nous observons que les alternances républicaines ou de droite sont chaque fois l’occasion d’une récession soulignée par une flèche blanche, celle de 81/82 étant la plus forte, celle de 2001/03 la plus durable.

          Les alternances démocrates ou de gauche sont l’occasion de politique de relance, celle de Clinton (1993/95) apparaissant comme faible et durable, alors que celle de Carter (19977/79)  prolongeait la reprise entamée à la fin du second mandat Républicain. Celle d’Obama est aussi intense que celle de Kennedy, mais elle part d’une situation plus basse, plus critique.

         A la charnière des seconds mandats, qui suppose une croissance fortement positive sans laquelle les électeurs ne peuvent accorder leur confiance, on observe des pics conjoncturels. En général, ils sont avant le début du second mandat pour les Républicains (1972, 1984, 2004) car la récession de début de mandat a enclenché une vive reprise. Au contraire on les observe au début des seconds mandats pour les Démocrates (1965/66, 1997/98). Les fins de seconds mandats sont plus difficiles, souvent l’occasion de crise et de crash boursier (1974, 1987, 2000, 2008).

         Des accidents conjoncturels peuvent apparaître tel les premiers chocs et surtout second choc pétrolier, le premier ayant compromis une situation traditionnellement délicate au milieu de second mandat Républicain (1975). Le président Reagan avait au contraire éviter ce creux grâce au contre-choc de 86. L’absence de refroidissement au milieu du second mandat de Bush junior (2005/06)  période au contraire spéculative dopée par le crédit facile, à former une bulle qui n’était pas qu’immobilière et financière mais aussi en terme de croissance, les trois étant tirés vers le fonds en 2008 d’autant plus intensément que ce fût tardivement.

 

 

 

        Quel bilan faire de la décennie 2000 et de l’année 2010 ?

 

 

 

         C’est pour nous l’occasion d’une certaine satisfaction puisque les rendez-vous traditionnel du cycle électoral ont été respectés. La seconde guerre du golfe en 2003 a entraîné une certaine prolongation de la traditionnelle récession de début d’alternance républicaine, l’affaiblissement de la croissance de milieu de second mandat, occulté un temps comme nous l’avons écrit a été payé au prix fort par la récession de 2008/2009.

         L’année 2010 a bien vu une reprise de début de mandat d’alternance Démocrate, et on peut penser qu’après la pause de mi mandat, la croissance des Etas-unis, de l'Europe et plus particulièrement de la zone euro avec un retard tradtionnel d'une année ou deux ( 83/85, 2003/2005 ) .

         C'est ce que laisse augurer le rapprochement des autres alternances démocrates et notamment celle de Kennedy, mandat dont celui de Barack Obama est le plus proche.

 

 

                                                 Christian Guy - Décembre 2010

 

 

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27 décembre 2010 1 27 /12 /décembre /2010 19:57

CAC 40 / DAX 30

L’arbitrage boursier  France / Allemagne :

  

 

 

France Allemagne

 

 

 

             Nous avons observé que le cycle électoral allemand expliquait peu les évolutions boursières, la reprise préélectorale parfois trop précoce avortant avant qu’un second mouvement haussier apparaisse les élections passées.

          De même, la France n’est pas le meilleur client pour la spéculation boursière sur la base du cycle électoral. La reprise de troisième année cède souvent la place à une chute avant les élections, notamment lorsque la gauche risque de venir aux affaires.

        Il n’était cependant pas inintéressant, pour deux pays de l’Euroland pour lesquels les arbitrages se réalisent sans risque de change, d’observer si quelques prises de positions n’étaient pas possibles. La hausse forte de la bourse de Francfort en 2010, ne va-t-elle pas se répercuter par un effet de rattrapage en 2011 à Paris ?

       Malheureusement aux difficultés propres à l’instabilité du cycle électorales de ces pays s’ajoutent des divergences économiques qui restent notables. La France est un pays dont l’économie repose sur les services, et la demande interne, d’où une meilleure résistance à la récession de 2009.   L’Allemagne est une puissance industrielle exportatrice, d’où dans un premier temps une récession plus forte en 2009, mais par la suite en 2010 un effet de rebond plus net.

       Ainsi les différentiels boursiers entre les pays, s’expliquent nettement par la conjoncture, l’Allemagne profitant des reprises mondiales, la France étant mieux orienté en période de crise.

 

 

              Que prévoir pour les trimestres à venir ?

 

 

 

              Etablir des prévisions sur la base du cycle électoral d’arbitrage entre ces deux pays est donc difficile, ces deux pays étant affectés différemment par les évolutions internationales. L’année 2009 aurait due normalement être défavorable à la France, ce qui n’a pas été le cas du fait de la récession. L’année 2011, devrait être plus favorable à la France, à un an des élections présidentielles, avant que fin 2011 que la peur de l’arrivée de la gauche jette le trouble à la Bourse de Paris.

        Inversement 2012 devrait être plus profitable à l’Allemagne, car on sera dans une troisième année de mandat, période traditionnelle de reprise…

 

 

 

                                           Christian Guy - Décembre 2010

 

 

 

Toutes les prévisions sont exprimées :

-  en valeurs relatives par rapport aux évolutions mondiales (une hausse prévue signifie une moindre baisse ou une plus forte hausse qu'ailleurs)

-  toutes choses égales par ailleurs  (évènements non prévisibles tels les chocs pétroliers, les crises financières non pris en en compte)

-  la précision visée est semestrielle.

 

 

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26 décembre 2010 7 26 /12 /décembre /2010 10:45

Prévisions pour le PIB de la Suisse :

hausse relative pour la fin 2011, début 2012, chute jusqu’à fin 2013 puis reprise en 2014.

 

 

 Suisse PIB

 

           Nous présentons ici les prévisions pour la Suisse pour les années 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.

Le graphique souligne la grande régularité du cycle électoral helvète. Nous l’avions déjà mis en lumière pour nos prévisions boursières. Ce cycle se caractérise par deux poussées par mandat.

        La première, assez classique, mais plus tardive qu’ailleurs, est la reprise préélectorale. Apparaissant en cours de 4 éme année, elle déborde assez souvent sur le début du mandat suivant.

        La seconde, plus spécifique au modèle suisse, se réalise en cours de mandat. Elle vient souvent corriger les insuffisances (elle sera alors forte et précoce) ou les excès (au contraire faible et tardive) de la première.

       Nous les avons notés respectivement 1 et 2 sur le graphique. Nous  avons matérialisé les mouvements électoraux par rapport au différentiel européen par des flèches jaunes, mais on observera qu’elles sont presque tout autant vérifiées en évolutions brutes.

 

        

               Que prévoir pour les trimestres à venir ?

 

          Chaque mandat a ses spécificités, d’où un travail d’interprétation à faire par rapport au modèle épuré.

      La régularité du cycle suisse nous permet de prédire une première hausse du à partir de l’été 2011 (le PIB serait en son maximum mi 2012).  Une seconde se réaliserait au cours du second semestre 2014.

      L’ampleur de ces fluctuations de PIB  est plus difficile à anticiper à plusieurs années. Des effets de rattrapages risquent de se produire car dopée par la croissance allemande, le PIB suisse est en différentiel positif par rapport à l’Euroland depuis plus de 3 années. On peut donc penser que la reprise préélectorale du PIB de la mi 2011 à la mi 2012 sera assez symbolique, sauf si une chute prononcée à lieu en ce début 2011.

         Ces années de surrégime peuvent provoquer une forte chute du PIB suisse par effet de rattrapage de l’été 2012 à l’été 2013. La reprise de mi mandat risque d’en être repoussée à la mi 2014, voire pour son point maximum au de début 2015. 

 

 

 

                                                  Christian Guy - Décembre 2010

 

  

 

Toutes les prévisions sont exprimées :

-  en valeurs relatives par rapport aux évolutions mondiales (une hausse prévue signifie une moindre baisse ou une plus forte hausse qu'ailleurs)

-  toutes choses égales par ailleurs  (évènements non prévisibles tels les chocs pétroliers, les crises financières non pris en en compte)

-  la précision visée est semestrielle.

 

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25 décembre 2010 6 25 /12 /décembre /2010 03:38

Prévisions de la bourse aux Etats-unis :

Des mandats ayant des débuts proches auront-ils des fins proches ?

 

 

 

 

 

 

 

 

         1 ) Méthode des similarités politiques

 

 

          Nous avions jusqu’à présent basé nos prévisions sur la recherche de mandat présentant des similarités politiques. Par exemple, on  prévoit le mandat d’alternance démocrate qu’est celui de Barack Obama (2009/2013) à l’aide des autres mandats d’alternance démocrates qui se sont déroulés depuis 1945. Ce sont donc les mandat de Kennedy (1961/65), Carter (1977/81) et Clinton (1993/97) qui sont pris en compte.

Nous présentons ces prévisions dans ce premier graphique.

 

 us bo mens 3

 

 

 

       2 ) Méthode des similarités économiques

 

 

       Nous inaugurons à présent une nouvelle méthode. En ce début 2011, nous avons franchi le cap de la mi mandat pour Barack Obama. Nous allons donc rechercher les mandats qui présentent des coefficients de corrélations élevés avec notre période de référence 2007/2010 pour les 4 années précédents la mi mandat.

       Deux mandats présentent des cours boursiers  assez similaires. Il s’agit du second mandat d’Harry Truman qui avancé de deux mois possède un coefficient de corrélation de 0.72 pour la période 1951 /54 avec les évolutions de la période de référence,  et de celui entamé par John Fitzgerald Kennedy qui retardé de 7 mois présente un coefficient de corrélation de 0.61 pour la période 1959/62.

        Deux autres mandats sont dans une moindre mesure assez proches : le deuxième de Ronald Reagan retardé de 4 mois (R : 0.61)  et celui de George Bush senior retardé de 7 mois (R : 0. 77).

        Chaque fois, c’est la présence d’une forte chute à la fin du mandat précédent qui rend les rapprochements intéressants

         Nous présentons donc dans un second graphique les résultats obtenus par la projection des évolutions des 2 mandats à forte corrélation en espérant que cette corrélation se retrouvera dans la fin de mandat.

 

 

us bo mens 2

 

          De la similarité sur le plan politique (alternance démocrate) ou de la similarité sur le plan économique (sur les années précédant la projection), quelle est la méthode la plus efficace ?

          Nos simulations historiques montrent une plus grande fiabilité de la première, car la seconde peut conduire aux prévisions de la meilleur qualité comme aux moins fiables.

 

 

 

3 ) Que prévoir pour les trimestres à venir ?

 

         Si la fiabilité statistique de ces deux méthodes peut être différente, remarquons cependant que concernant 2011 et 2012 leurs projections sont assez semblables.

Une réserve pour le début de l’année 2011 : la méthode des similarités économiques n’entrevoit une amélioration que pour le mois d’avril, alors que celle des similarités politiques la perçoit dés la fin 2010.

         On peut cependant faire remarquer que les deux expériences utilisées pour la similarité économiques (49/53, 61/65) sont assez anciennes, issues d’une période ou l’économie et la bourse s’ajustaient plus lentement. D’ailleurs les projections pour 2009 et 2010 trahissent un à deux mois de retard.

         On peut donc comme conseiller de ce porter sur le marché des actions américaines dés le début 2011, les premiers mois (Janvier, Février, Mars) pouvant être sujets à surprises. A partir de mai 2011 et jusqu’ à Avril, Mai, Juin 2012, la bourse américaine devrait être bien orientée.

        A partir de l’été 2012 la situation deviendrait plus incertaine, le début 2013 et surtout la fin pourrait être assez négatif..cela dépendrait en partie du choix des électeurs américains en Novembre 2012….ceteris paribus, (toutes choses égales par ailleurs…), ainsi que le dit la formule prudente dont les économistes aiment à s’entourer…

 

 

 

 

                                      Christian Guy - Décembre 2010.

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23 décembre 2010 4 23 /12 /décembre /2010 18:17

Au cœur de la crise, le partage de la valeur ajouté.

 

 

            L’économiste Jacques Attali le rappelle, la compression de la part des salaires, au bénéfice de celle des profits, est la raison de fonds de la crise actuelle.

Ainsi souligne-t-il, les ménages américains ont recouru à l’endettement pour soutenir leur consommation. Ajout-on que si dans le monde Anglo-saxon le financement de la demande s’est réalisé par l’endettement privé, dans le modèle Rhénan c’est par l’endettement public qu’il s'est fait. Ainsi a-t-on alimenté des bulles spéculatives sur la gestion de ces dettes privées (les fameux prêts hypothécaires notamment) et à présent sur les dettes publiques (attaques spéculatives sur les dettes souveraines).

       Cela a également alimenté un déphasage entre la sphère réelle et la sphère financière : les actions étant de mieux en mieux rémunérés, partage déséquilibré de la valeur ajouté oblige, la hausse de la bourse n’avait de commun que celle du chômage…et c’est logique puisqu’elle s’en nourrissait : plus le chômage augmente et plus il est aisé de faire pression sur les salaires…

 

        Le seul problème est que si le diagnostic est assez facile à poser, le déséquilibre est plus facile à résoudre.

Si on considère que cet inégale répartition  du partage des gains de productivité est dû :  

 1) au chômage, sans solution depuis 30 ans

 2)  à la dynamique salariale de la mondialisation, qui écarte l’échelle des salaire entre ceux du haut comparés aux plus élevés aux Etats-unis et ceux du bas, comparés aux plus bas en Asie…

 

…on voit mal comment inverser ces évolutions structurelles.

 

         Le monde Anglo-saxon après les taux d’intérêt faibles des années 2001-2005, quand nous recourions aux déficits,  s’est lancé dans un cycle de crédit classique, il traverse une période de ‘credit crunch’. Même lendemain de fête, de l’autre coté de l’atlantique c’est à un ‘credit crunch’ à l’échelle publique que l’on s’attelle par compression des dépenses et hausses des prélèvements….les mêmes qui en 2009 appelaient au secours l’Etat, ne jurent plus que par le moins d’Etat et plus de marché…on s’en remet au marché alors qu’il à prouvé en 2008 son irrationalité et en 2010 son ingratitude…étrange maître à penser !

         Ces retours à l’équilibre par la déflation sont connus, ils avaient été initiés…avec malheur par le président américain Hoover entre 1929 et 1933 et en 1935 avec autant de zéle que de retard en France par le Président du conseil....Pierre Laval….au début de la précédente crise de surproduction à résonance financière…

        1929, 2009, les mêmes maux…….dommage que l’on n’est pas retenu les leçons de l’histoire et que l’on se croit obliger de passer par la case 1929 -33….avant d’aller vers celle d’un nouveau compromis fordo-keynésien, celui-la même qui avait sorti le monde de la crise…avec la seconde guerre mondiale….

 

 

                                           Christian Guy  - Décembre 2010

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22 décembre 2010 3 22 /12 /décembre /2010 19:45

Prévisions économiques pour le PIB de la France 

en 2013 et 2014.

 

 

Croissance de la France (production) : stable en 2011, hausse en 2012. Chute en 2013 en cas de victoire de la droite, en 2014 en cas de victoire de la gauche.

 

 

 

 

I) élections françaises et différentiel de croissance par rapport à la zone  Euro

 F dif pib histo

 

 

F pib dif prev

 

       Nos deux premiers graphiques nous indiquent le différentiel de croissance de la France par rapport à la zone Euro (Allemagne, Royaume-uni et Italie seulement pour la période antérieure à 1970). Nous observons qu’avant les élections surviennent assez régulièrement des reprises préélectorales . L’impact va cependant en diminuant à mesure que l’économie s’internationalise et s’intègre à l’Europe. Le déclin de l’impact des élections est manifeste à partir de 1978. Pour déclinant qu’il soit l’impact en reste cependant réel, les dernières échéances de 2002 et 2007 en ont été l’occasion.

 

 

 

2) élections françaises et variation de la croissance du PIB en valeur absolue.

 

 

F pib histo

 

 

F pib prev

 

        Les graphiques suivant nous présentent les performances en matières de croissance du PIB depuis 1950 en valeur absolue et non pas seulement relative.

 

 

       Nous observons que même si l’impact est plus ténu qu’en valeur relative à la croissance européenne, il reste présent. Tout comme en terme de différentiel, nous observons l’impact des alternances, un refroidissement de la croissance lorsque la droite arrive au pouvoir marqué par une flèche blanche, une reprise au contraire à ‘avènement de la gauche illustrée par une flèche rouge.

 

 

 

3) présidentielles américaines et croissance du PIB de la France.

 

 

 

F elec us histo

 

 

F elec us prev

 

       Notre troisième série de graphique souligne l’influence majeure des élections présidentielles américaines sur le PIB de la France.

 

 

       Ainsi, si les élections françaises ne possèdent quasiment plus qu’un impact en terme de différentiel de croissance, les échéances électorales américaines  expliquent notre PIB en valeur absolue.  Il n’y a guère que pour les élections de 1984 …et 1952…que nous ne trouvons pas de concordance forte avec le calendrier électoral américain.  Chaque fois la France conduisait de fortes politiques restrictives, effaçant l’effet stimulateur des échéances américaines (plan Pinay en 52-53, politiques de rigueur en 83 -84).

 

 

 

4 ) Que prévoir pour les trimestres à venir ?

 

 

       On l’aura compris, il faut prendre en compte à la fois les élections française et américaine pour prévoir le PIB de la France en 2011, 2012, 2013 et 2014…..on pourrait également faire entrer en ligne de comptes les élections allemandes ou celles au parlement européen…

      Pour des soucis de simplicité nous nous contenterons des élections américaines et françaises !

      Si l’année 2011 à été en terme de différentiel relativement neutre, nous pronostiquons cependant une poursuite de la reprise américaine avec ces effets stimulateurs 6 mois après pour la croissance française, 2012 verra la conjonction des présidentielles française et américaine…donc a priori 2012 sera une année de reprise. La période allant du second semestre 2013 à la fin 2014 peut être celle d’un refroidissement si les Républicains gagnent aux États-Unis les élections de novembre 2012, et si  Nicolas Sarkozy gagne les résidentielles de 2012.

      L’hypothèse radicalement inverse est celle dune victoire d’Obama en aux Etats-unis et de Strauss-Kahn, Aubry ou royal  en France en 2012. La période  allant de la fin 2012 ou début 2014, et donc l’année 2013 dans son entier, serait une période de prospérité…avec retour de bâton fin 2014 et sur l’année 2015.

    On aura compris que les hypothèses alternatives (victoires  d’Obama aux USA, de Sarkozy en France, ou des Républicains aux USA et de la Gauche en France en 2012), donneraient des schéma intermédiaires….les élections américaines ayant plus d’impact sur la conjoncture Française en valeur absolue, et ces de la France sur nos performances en valeur relative….ainsi, si nous voulons vraiment peser sur notre croissance ,il serait plus utiles de pouvoir voter aux Etats-Unis…

 

 

 

 

                        Christian Guy – Décembre 2011.

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20 décembre 2010 1 20 /12 /décembre /2010 10:24

Prévisions économiques pour l’Espagne en 2011, 2012, 2013.

 

Prévisions de la Bourse de Madrid : risques présents

 sur l’année 2011

remontée possible en 2012 – 2013.

 

 

 bourse espagne

 

 

       Nous présentons nos prévisions à une, deux et trois années pour la bourse d’Espagne.

         

            Le cycle électoral espagnol est d’une régularité moyenne.  Aux problèmes des dissolutions, mais avec 2 en 35 ans cela reste modérée, s’ajoute celui des relations avec la construction européenne qui affecte beaucoup les évolutions espagnoles. La confiance dans  l’économie espagnole est corrélée avec sa capacité à intégrer l’Europe.

L’entrée dans l’union en 1986 a formidablement dopée la bourse madrilène pendant 3 années. L’inévitable chute en 89 supprimera la reprise préélectorale. Même chose 8 ans plus tard, l’intégration un peu surprise à la zone Euro en 1997 a stimulé la bourse sur la première moitié du mandat, provoquant là encore une chute en fin de mandat, supprimant à nouveau la reprise préélectorale.

       Par contre pour les autres mandats, la reprise préélectorale est bien au rendez vous. Commençant dés la troisième année, elle n’est pas perturbée par les 2 dissolutions qui se produisent alors que la reprise est déjà entamée.

 

      Que prévoir pour les trimestres à venir ?

 

       Les incertitudes sur la solvabilité de la dette souveraine n’incitent guère a être optimiste pour la bourse madrilène en 2011. Même en  leur absence, ‘une purge’ de mi mandat était nécessaire puisqu’elle ne s’était pas produite en début de mandat du printemps 2008 à celui de 2010.

       La sortie de l’Espagne de l’Euro serait-elle une si mauvaise chose ? En dévaluant sa monnaie, l’Espagne pourrait conduire un politique budgétaire plus restrictive, la contraction de la demande interne étant compensée par l’expansion de la demande externe. La sortie du SME du Royaume uni en 92 avait enclenché un processus de reprise dés 93, soit un an avant le reste de l’Europe.

       Mais l’Espagne n’est pas le Royaume uni. Il n’était resté qu’une 18 mois dans le SME quand l’Espagne est présente depuis 25  dans l’aventure monétaire européenne. Si le Royaume uni pouvait vivre sans l’Europe, la dépendance de la bourse madrilène vis-à-vis de l’intégration européenne laisse à penser qu’au moins dans un premier temps une sortie de l’Euroland serait sévèrement sanctionnée.

Quelque soit l’issue de ces incertitudes, il semble raisonnable de se tenir à l’écart des actions espagnoles durant le premier semestre 2011. La reprise préélectorale viendrait plus tardivement que d’habitude, en cours de quatrième année soit fin 2011. Présente en 2012, elle déborderait même peut-être sur le début 2013, si elle n’avait commencée qu’en 2012. 

 

 

                                     Christian Guy – Décembre 2010

 

 

Toutes les prévisions sont exprimées :

-  en valeurs relatives par rapport aux évolutions mondiales (une hausse prévue s

Toutes les prévisions sont exprimées :

-  en valeurs relatives par rapport aux évolutions mondiales (une hausse prévue signifie une moindre baisse ou une plus forte hausse qu'ailleurs)

-  toutes choses égales par ailleurs  (évènements non prévisibles tels les chocs pétroliers, les crises financières non pris en en compte)

-  la précision visée est semestrielle.

ignifie une moindre baisse ou une plus forte hausse qu'ailleurs)

 

-  toutes choses égales par ailleurs  (évènements non prévisibles tels les chocs pétroliers, les crises financières non pris en en compte)

-  la précision visée est semestrielle.

 

 

 

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20 décembre 2010 1 20 /12 /décembre /2010 07:00

 

Un modèle de prévision pour l’arbitrage Taux d’intérêt de court terme / taux d’intérêt de long terme de la FED pour 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.

 

 

 

 

 

ict lt modéle

 

        Nous reprenons ici notre habituel modèle de prévisions économétrique (voir prévisions pour les Etats-unis 2010 -2016). Celui-ci est basé sur la distinction en 4 cycles électoraux possibles : alternance républicaine, démocrate, Reconduction républicaine, démocrate.

Notre graphique nous donne les résultats des évolutions passées : les simulations historiques possèdent un coefficient de corrélation de 0.49, il atteint même 0.62 sur la période 1993 / 2010. On peut donc juger ce modèle de prévision comme assez fiable.

        Sur cette base, il est possible de pronostiquer une remontée du rapport taux courts sur taux longs à l’été 2011, peut-être même avant.  Une légère pause environnerait les présidentielles de 2012.

       Une victoire républicaine en 2012 provoquerait globalement des taux courts plus bas, surtout en 2013 et 2014, le début des mandats de la Droite  étant assez récessif. Le rapport attendrait 2015 pour baisser chez les Démocrates…il faut bien enclencher la reprise préélectorale ! . Par contre les taux seraient haussiers en  2016, quelque soit la conjoncture politique  

 

 

 

 

                                                    Christian Guy  - Décembre 2010

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