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15 janvier 2017 7 15 /01 /janvier /2017 07:09

 

 

     Le protectionnisme : faisons le point.

 

A quelques jours de l’investiture de Donald Trump, revenons sur ce qui a fait sur le plan économique l’originalité de ses propositions : le recours au protectionnisme.

Cet argument électoral peut être né d’une analyse fine de la carte électoral, l’idée que les « sweeping states, Etats qui pouvaient faire basculer l’élection étaient en proie à des délocalisations. Mais au-delà de l’opportunisme électoral, il reste une proposition discutée sur le plan économique.

Cette thématique est certes inhabituelle pour des républicains attachés en période de prospérité au libéralisme économiques, libéralisme qui par ses principes repose sur la libre entreprise et le libre-échange. Historiquement, si les républicains ont été parfois isolationnistes sur le plan diplomatique contrairement aux démocrates, ils ne l’étaient pas sur le plan économique, le « grand old party » étant le parti du « big business », à présent on dirait « pro business ».  Cependant au début de la crise de 1929, l’apathie du pouvoir républicain face au phénomène, le fameux « laisser faire laisser passer» ne fût démenti que par le recours au protectionnisme tarifaire du président Hoover. Déjà la crise était prétexte aux entorses au dogme libéral.

Cette malheureuse initiative  protectionniste donna lieu à une surenchère mondiale durant toute les années 30 , jugée à présent très sévèrement par les économistes. Le protectionnisme déboucha sur des guerres commerciales, aggravées par des dévaluations en cascade initiées par l’Angleterre en 1931. Il ne resta que la France à prolonger l’orthodoxie libérale, jusqu’en 1936 tout au moins, pour son plus grand malheur, il ne faut jamais respecter les règles du jeu quand tout le monde triche !

 

On a retenu de ce recours généralisé au protectionnisme durant les années 1930 le fait que l’on privait l’économie du progrès technique et des rendements d’échelle qu’entraîne la pression de la concurrence internationale, ce qui empêchait les gains de pouvoir d’achat qui alimentent ordinairement à long terme la croissance. Progressivement la croissance est anesthésiée. Pour un bénéfice immédiat et ponctuel, quelques secteurs dangereusement menacés par la concurrence étant sauvés, on se prive à long terme des vertus générales du libre-échange, telle une bonne allocation des facteurs au niveau international, chacun évitant les productions dans lequel il est inefficace. On évite ainsi  les « goulets d’étranglement » qui bloquent la croissance lorsqu'on essaye de tout faire seul. Imaginons nos entreprises handicapées par des ordinateurs français d'un autre temps ou nos voitures roulant au gazogène….

Mais A. Smith lui-même avait déjà remarqué qu’entre un bénéfice général à long terme, si général et disséminé que personne n’en n’a vraiment conscience, et un coût immédiat et concentré sur quelques victimes, qui ne manqueront pas de manifester tapageusement, le pouvoir ne manquera pas de donner raison aux seconds plutôt qu’aux premiers.

Il existe un paradoxe dans la thématique du protectionnisme, elle est assez populaire dans l’opinion publique, alors qu’il est par contre assez difficile, voire impossible, de trouver des économistes favorables à son application générale et durable. Est acquis l’échec des stratégies autocentrées des pays en développement des années 60-70: la Chine a commencé à décoller une fois qu’elle a accepté de s’insérer dans le commerce international, ses recettes à l’exportation lui permettant de financer des achats d’équipement. Il n’y a qu’un protectionnisme ponctuel et ciblé, le fameux protectionnisme éducateur ou défensif, qui trouvent une justification théorique : on protège un secteur précis le temps qu’il rattrape son retard. C’est ce que le fît l’automobile japonaise de 1955 à 1975…le protectionnisme définitif abouti lui à la Traban…voiture produite par l’Allemagne de l’est de 1961 à 1989…sans modification et sans qu’il ne soit prévu quelques évolutions…

Au-delà du retard technologique, le recours au protectionnisme provoque d’autres coûts. On y perdrait en pouvoir d’achat : qui a envie de payer son textile 'made in France' 3 fois plus cher ?  Cependant, on y gagnerait en emploi, plus précisément en emploi non qualifié, des secteurs à faible valeur ajouté ne seraient plus victimes de la concurrence des pays à bas salaires. C’est là que l’on trouve que la France et d’autres ont fait avec la mondialisation le choix du chômage pour sauvegarder le pouvoir d’achat.

On a certainement à partir du début des années 80 sous-estimé le coût en emploi de la mondialisation, d’où son emballement à partir des années 90…On a un peu signé trop facilement des accords de libre échange (Uruguay-round) ou admis au sein de l’Europe des pays à niveau de vie radicalement différent ( Europe de l’est en 2004) dont on pensait que la faible productivité et le retard technologique suffiraient à nous mettre à l’abris de leur concurrence redoutable. L’idée du «redéploiement » , thème fort des années 80, était que les emplois non qualifiés perdus dans les secteurs à faible valeur ajouté que nous abandonnions à la concurrence des pays à bas salaires, seraient compensés par le développement des hautes technologies (aérospatiale, armement..). Comme souvent les erreurs, elle n’a pas été totale : il est exact qu’avec l’argent que les pays en développement gagnent en exportant des produits à faible valeur ajouté ils nous achètent des hautes technologies ; ce n’est pas aux américains qui savent très bien en faire eux-mêmes que l’on va vendre des avions, des centrales atomiques, des terminaux téléphoniques, des trains ou des armes, mais plutôt aux chinois ou aux indiens. Cependant, progressivement ces pays nous rattrapent, peut-être plus vite que nous le pensions, et ce d’autant que les ventes sont sous condition de transferts technologiques. Leur rattrapage en productivité et en technologie se réalise certainement plus vite que la vitesse à laquelle se renouvelle et se développe de nouvelles technologies pour lesquelles ils ne nous menacent pas encore à moyen terme. De plus, on a surestimé les retombées en emploi crées par ces secteurs à forte valeur ajouté : un équivalent en prix n’est pas un équivalent en emploi. Pour un airbus à 500 millions d’euros ayant créé 500 emplois fortement rémunérés, combien d’emplois perdus, peut-être 5000, par l’importation de 500 000 chemises à 10 euros ? Peut-être pensait-on que le dynamisme du marché intérieur, relayé par les hausses de pouvoir d’achat rendues possibles par les importations peu coûteuses compenserait le solde négatif du libre-échange en matière d’emploi, mais dans l’inflexion néo-libérale actuelle, ces emplois de service à la personne, de restauration et autres activités touristiques se sont avérés mal rémunérés, précaires et en temps partiel subit. La disparition du prolétaire de la sidérurgie à donnée naissance aux pauvres laborieux de chez Mac-do…le premier votait communiste, le second s’abstient…ou vote Trump et Le Pen !

On a sacrifié certains secteurs (le textile pour l’aviation) certains bassins d’emploi (Valenciennes pour Toulouse) certaines populations (les personne peu qualifiés pour les très qualifiés), certaines catégories: le secteur abrité profitant des prix bas importés (profession libéral artisans et commerçants, fonctionnaires), au détriment du secteur exposé à la concurrence internationale, et à ses affres de compression de personnel et salarial. Tout cela nécessiterait que les catégories gagnantes compensent leurs bénéfices d’un approvisionnement à prix bas par des transferts à destination des perdants. Mais la mondialisation a cela de tristement remarquable qu’elle empêche la réparation de ses propres dégâts : toute augmentation des prélèvements entraîne des risques de délocalisation des entreprises, des fortunes, sans parler de la fuite des cerveaux…

Comme tous les phénomènes économiques, la mondialisation compte donc des gagnants et des perdants. On est loin de la «mondialisation heureuse » promise par A. Minc….pour qui elle représente des d’opportunités à l’exportation quand les marchés européens stagnent. David Ricardo lui-même, le chantre du libre-échange, indiquait que certains pays y gagneraient plus que d’autres, le Royaume unis plus que la France par exemple, et que certaines catégories, la paysannerie anglaise, y perdrait quand d’autres, le secteur industriel y gagnerait. Enfin, il évoquait le fait que toute concurrence entraîne une harmonisation de la rémunération des facteurs, dit en terme moins élégants, cela signifie que quand les salaires des pays plus pauvres monteraient ceux des plus riches baisseraient….On est donc vraiment , même sur le plan théorique, bien loin de la présentation « heureuse » de la mondialisation faite par ceux qui ont financièrement intérêt à son approfondissement quand celle-ci aboutit à une protection sociale et une redistribution toujours plus faible.

Cependant, si le libre-échange a été payé au prix fort par les pauvres des pays riches, elle a par contre en 30 ans permis de sortir plus d’un milliard d’être humain de la pauvreté : le libre-échange entraîne une réduction des inégalités au niveau international, (les Pib des pays qui s’insèrent s’est rapproché de celui des pays riches) mais une augmentation des inégalités à l’intérieur des pays. Certes, en Chine, le nouvel ouvrier vie moins dans la misère que lorsqu’il était paysan, mais c’est bien peu par rapport aux fortunes des quelques maoïstes reconvertis, avec succès dans l’aventure entrepreneuriale, finalement il n’y a pas qu’en France que cela s’est produit ! Dans les pays riches, les salariés des secteurs abrités profitent de la baisse des prix des produits importés, les entreprises de hautes technologies  voient dans nos concurrents des clients, les hauts revenus profitent des baisses d’impôts nées de la concurrence fiscale...il y a donc bien , même chez nous des gagnants d'un libre échange anarchiquement conduit...

Car le consommateur est à côté de l’actionnaire le grand gagnant de la mondialisation . Il bénéficie avec les importations de plus de choix, la pression concurrentielle extérieure permet une amélioration de la qualité et des prix plus bas. Cependant, il ne doit pas oublier qu’on ne peut consommer que sur la base des revenus que l’on a gagné par son activité. Le consommateur du samedi qui achète des produits turques, tunisiens ou chinois,pourrait-il le faire longtemps s’il est le licencié de la semaine, ou qu’il voit son salaire pressuré par cette concurrence, quand ce n’est pas ses impôts augmentés pour payer les dégâts sociaux du libre échange (le chômage et son cortège de délinquance, d’addiction à l’alcool, aux stupéfiants.) ? A quoi cela sert-il de payer ses produits 10 % moins chers, si c’est pour payer 10 % d’impôts en plus ?

Il faut dire que face à la mondialisation, la France n’a pas choisi la stratégie gagnante.

Quand les allemands ont choisi la compétitivité produit ( oubliera-t-on longtemps que dans l’automobile allemande les salaires sont supérieurs aux français et le temps de travail pas supérieur) en France on tente la compétitivité prix. Stratégie désespérée, car outre qu’il parait illusoire de s’indexer sur les salaires de certains pays en développement, il y a certains éléments dès la compétitivité prix que nous ne maîtrisons pas, telle la monnaie, avec un euro qui sur 17 année a plutôt été une monnaie sur évaluée que sous-évaluée.

Etre favorable à la protection de l’environnement, des hommes (protection sociale) implique d’été favorable au protectionnisme commerciale, les deux premières protections sont conditionnées par la  troisième car imposer à nos entreprises des coûts environnementaux (marché des quotas d’émissions, réglementation ) sociaux (cotisation sociales) sans les protéger des pays qui ne le pratiquent pas, expose aux pertes d’emplois. Il ne faut pas oublier que nous  sommes avec l'extension du libre échange de plus en rarement dans une concurrence entre entreprises (oui au sein de l’UE avec les pays ayant les mêmes exigences) mais de plus en plus souvent dans une concurrence entre systèmes économiques, et qu’en la matière c’est le moins disant qui l’emporte.

Plus largement l’Europe a généralisé depuis 30 ans un modèle de croissance basé sur la compétitivité extérieur. On baisse ses salaires, sa protection sociale (mais pas sa monnaie..) pour gagner en compétitivité. Ce faisant, on déprime son marché intérieur, ce qu'on espère compenser par des gains sur les marché extérieur. Stratégie qui serait gagnante si il n’y avait que quelques pays ou passagers clandestins, à faire ainsi. Mais si cette stratégie est généralisée à l’ensemble de l’UE, il est illusoire d’exporter plus chez un voisin qui déprime également son marché intérieur. Ainsi l’Europe devient–elle le boulet de la croissance mondiale, quand les Etats-Unis en reste la dernière locomotive aidée par les facilités que lui donne le dollar en matière de déficit de la balance des paiements. Que l'on pense au fait que l’U.E. compte plus d’habitants que les Etats-Unis mais que l’on continue à attendre d’outre atlantique la croissance montre à quel point l’Europe, emprisonnée dans ses stratégies de de downsizing, est incapable d’initier une croissance interne !

Ne s’agit-il pas également d’une recherche mal comprise de la compétitivité ? On a déjà évoqué ici l’erreur d’un modèle français recherchant la compétitivité prix quand c’est le modèle allemand de la compétitivité produit qui s’est avéré fructueux avec son rang de premier exportateur industriel mondial. La nouvelle théorie du commerce international souligne que c’est du développement du marché intérieur que vient la compétitivité. Une consommation dynamique favorise la création d’entreprise, des innovations sont rentabilisées grâce aux l’économie d’échelle nées d’un commerce intérieur prospère, innovations aidées par les aides de l’Etat et autres commandes publiques, dans des pays (Etats-Unis et Japon) où ne sévit pas la commission de la concurrence et l’application rigide de ses principes de la « concurrence libre et non faussée ». Le produit étant enfin mature technologiquement et ses coûts abaissés, (pensons ici là la compétitivité du cinéma américain rentabilisé sur 320 millions de spectateur quand le français ne l’est que sur un marché de 30) peut être avec succès exporté. On concilie ainsi compétitivité prix et produit. L’Etat et le consommateur sont ici à la base de la compétitivité, on est loin du modèle européen actuel ou le moins d’Etat (baisser la protection sociale, chasser les dépenses et services publiques) et le sacrifice de la consommation intérieure (baisser les salaires) apparaissent comme l’horizon indépassable de la compétitivité extérieure.

En Europe, on est du reste dans un modèle où c’est le commerce extérieur rendu possible par des exportations facilité par la compétitivité prix, qui doit tirer la croissance du PIB. Ne s’agit-il pas plutôt de passer à un modèle keynésien ou c’est la croissance interne qui par l’importation, l’importation des uns étant l’exportation des autres, qui entraîne le développement de commerce international ?

 

Un seul point fait consensus entre les économistes : il existe une forte corrélation entre commerce international et croissance. Du sens de la relation vient le débat, dans le modèle actuel c’est le commerce qui doit tirer la croissance, d’où les politiques de libéralisation des échanges et de compression des masses salariales, le pays étant allé le plus loin étant le vainqueur. Succès individuel, échec collectif. Ne s’agirait-il pas plutôt de s’intéresser à l’autre causalité où c’est la croissance des marchés intérieurs qui entraîne le développement du commerce international ?  En tout cas, la stagnation de celui-ci ces dernières années en même temps que la croissance faiblit, montre qu’on est peut être parvenu au bout de la première logique. Si le protectionnisme systématique, durable, n’est pas une solution, on se prive du progrès technique et des rendements d’échelles grand pourvoyeurs de croissance à long terme et pour lesquels la pression de la concurrence international est un aiguillon nécessaire, il est probable qu’on est allé trop loin et surtout trop vite dans la libéralisation Pas le "free Trade", mais le "fair Trade" disent parfois nos amis d'outre-atlantique. Avant de refaire le monde, commençons tout au moins par l’Europe, par une harmonisation sociale et fiscale. Une fois encore ce n’est pas l’extension du libre-échange qui est une erreur, mais sa réalisation sans harmonisation préalable….alors elle ne profite pas à tous. Alors oui, si on est pour la protection des personnes (protection sociale), de l’environnement ( protection environnementale ) , il faut être pour le protectionnisme…sinon, on est la victime de ceux qui pratiquent les dumpings sociaux, environnementaux et monétaires….comme tous les jeux, le libre-échange ne vaut le coup d’être joué que si tout le monde respecte les règles, là comme ailleurs il y a prime aux tricheurs….qui a dit que l’économie était chose morale ?

 

C. G. 15-1-2017

 

 

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Published by Christian Guy - dans BILLET D'HUMEUR
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7 janvier 2017 6 07 /01 /janvier /2017 15:49

DAX : la bourse allemande vers un repli au premier semestre 2017 ?

 

Nous présentons nos prévisions pour l’Allemagne, pays où le cycle électoral a longtemps été marqué.

Existe-t-il un cycle électoral de la bourse allemande ?

Le premier semestre 2017 devrait être, comme par ailleurs, marqué par un repli des cours, la place allemande résistant peut-être mieux qu'en d'autres contrés, années électorale oblige.

 

 

I ) Le cycle électoral allemand.

 

Le cycle électoral est moins marqué et surtout moins prévisible qu’avant le début des années 2000.

Jusque en 2005, on observait un cycle de droite très classique, marqué par un refroidissement en début de mandature et une relance à la fin. La surprise venait non du mouvement général, mais de certaines irrégularités dans le « timing ». Défaut qu’on observe parfois aussi outre atlantique, une récession trop marquée en début de mandat génère une reprise très forte en milieu, un déclin boursier s’observera alors déjà en fin de mandat. La bourse étant en avance sur la sphère réelle, et la perception par les électeurs de la réalité prenant en général 6 mois, cela est sans conséquences électorales fâcheuses.

Le cycle de la gauche, les sociaux-démocrates, laisse plus facilement place à une relance en début de mandature, très ponctuelles (en 2000 et 2004) ou plus forte et progressive (1977-79). Parfois même, elle passe quasiment inaperçue (1970) ou n’existe tout simplement pas (1972-1976).

La situation depuis 2005 est plus complexe pour des raisons politiques (présence de grande coalition en 2005-2009 et 2013-2017 réunissant droite et gauche, rejetant le centre dans l’opposition) ou pour des raisons économiques, la forte reprise en 2010-11 suite à la dépression de 2009 ayant provoquée un début de mandature expansionniste.

On est donc depuis 2005 en face de cycle assez anormaux, proche d’un cycle de gauche, avec une phase d’expansion sur l’essentiel de la mandature et une chute au deux tiers avant une modeste reprise finale. Il est vrai que les scintillements actuelles de l’économie allemande opposées aux déboires des autres économies confrontées à une régulation européenne qui ne leur convient pas, quand celle-ci est taillé sur pièce pour l’Allemagne, peuvent expliquer ces sur-performances assez durable.

Ainsi, alors que l’Allemagne a été la championne de l’indépendance de la banque centrale, cela ne lui a pas empêché pendant longtemps d’avoir un fort cycle électoral, la puissance de la politique budgétaire devant compenser la neutralité (théorique ?) de la politique monétaire. Le statut de la B.C.E. , qui doit prendre en compte la situation de l’ensemble des pays de la zone, et non celle de la seule Allemagne, peut également expliquer que le cycle électoral soit à présent moins marqué.

Au total, les prévisions via le cycle électoral sont donc moins simple qu’auparavant, comme pour l’ensemble des pays de la zone du fait de la perte de la souveraineté monétaire et dans une large mesure budgétaire, de sorte que on ne peut guère que déduire par la logique que le temps est venu d’une légère reprise , fût-ce seulement en différentiel par rapport aux autres pays, après des années 2014-2015 favorables et une année 2016 en demi-teinte.

 

 

  II )Les indicateurs avancés.

 

Par contre, la situation est bien meilleure au regard de la qualité des prévisions par des indicateurs avancés. Ceux-ci, là encore comme on l’observe souvent au sein de la zone Euro, sont de plus en plus opérants. Ainsi les résultats de nos deux indicateurs traditionnels que sont le différentiel de taux d’intérêt à court et long terme, ainsi qu’un indicateur qui nous est plus particulier de différentiel inflation /chômage donnent de bons résultats avec des coefficients de corrélations de .

On peut en faire la synthèse en les réunissant dans un indicateur double. Là encore, les simulations historiques sont encourageantes avec un coefficient de corrélation de 0.23 pour celle en différentiel d'intérêt, de 0.26 pour celle en différentiel inflation chômage, soit de 0.37 lorsqu'elles sont additionnées en double prévisions pour la période 1961-2016.

On peut donc considérer que ces prévisions à 12 mois sont assez fiable, elles vont en plus toute dans le même sens, celui d’un déclin au premier semestre 2017.

Par contre les simulations historiques nous indiquent que ces indicateurs pour être de bonne qualité pour les évolutions lourdes, sont assez inefficaces pour prévoir des fluctuations de court terme, certes effacées par la suite. On peut ainsi se consoler de ce qui est tout de même une réelle limite pour qui entend se livrer à la spéculation, en se disant que lorsque le marché va pendant quelques-mois contre la tendance lourde prévue assez justement par nos indicateurs, la correction viendra tôt ou tard. Il faut alors faire preuve de la plus grande qualité en spéculation : savoir attendre et ne pas céder à la panique d’un marché qui va jour après jours contre ses positions. Qui n’a pas déjà de désespoir vendu des positions perdantes, pour constater quelques mois après qu’il aurait suffi d’attendre ? Il est vrai que dans une bourse qui opère des arbitrages à la seconde près, attendre plusieurs mois c’est long, et certains préfère «se couper un bras » que d’attendre…

 

Conclusion.

En utilisant les indicateurs avancé on peut prévoir un léger déclin de la place financière en valeur absolue au premier semestre 2017,  l'étude du cycle électoral invite plutôt lui à envisager  différentiel légèrement positif par rapport aux autres places.

Existe-t-il un cycle électoral de la bourse allemande ?

Un coefficient de corrélation de 0.36 pour la période 1961-90, soit légérement inférieur à ce qu'obtenu pour la période plus récente de 0.38. Plus le cycle électoral perd de on influence et plus les indicateurs avancé prennent de l'importance.

Existe-t-il un cycle électoral de la bourse allemande ?

La période 1961-1990 est une période où le cycle électoral , notamment de droite impliquait fortement la conjoncture boursière avec ses baisses en début de mandat, marquée d'une flèche bleue, et ses hausses en fin, marquée d'une flèche rouge. Lorsque la gauche est au pouvoir (entre 1969 et 1982) on assiste à l'occasion a de timide relance en début de mandature, notamment en 1977-79.

Existe-t-il un cycle électoral de la bourse allemande ?

A partir de 2006 la prévisions à partir du cycle électoral devient beaucoup plus difficile, avec l'avènement d'un nouveau cycle, qui fait en gros un peu penser à un cycle de droite "émoussée".

Existe-t-il un cycle électoral de la bourse allemande ?

L'étude du différentiel boursier de l'Allemagne par rapport à l'Europe laisse apparaître également les traditionnelles baisse en début de mandat et remontée en fin, même si là encore depuis 2002 les choses sont mois simples.

Existe-t-il un cycle électoral de la bourse allemande ?
Existe-t-il un cycle électoral de la bourse allemande ?

Les prévisions à l'aide du différentiel d'intérêt ont tendance à gagner en efficacité à partir de 1997...la conséquence de l'avénement de l'euro avec à cette date la fixation irrévocable des taux de change ?

Existe-t-il un cycle électoral de la bourse allemande ?

Mouvement inverse pour le différentiel inflation chômage, sa pertinence comme indicateur avancé semble s'émousser légérement ces dernières années, même s'il ne faut pas être impressionné par le décalage vers le haut de la courbe, une simple correction avec des valeurs d'erreurs retardées suffirait à l'enlever.

Longtemps le cycle électoral allemand à été d'un grand  clacissisme : refroidissement en début de période, relance à la fin, la gauche ne brillant pas outre-Rhin par l'ampleur de ces relances de début de mandature...son cycle ressemble fortement à celui de la droite....l'économie sociale de marché est un dogme bien répandu....

Existe-t-il un cycle électoral de la bourse allemande ?
Existe-t-il un cycle électoral de la bourse allemande ?

Le nouveau cycle électoral apparu depuis 2005..même s'il faut éviter des conclusions hâtives lorsqu'on a que trois mandatures de recul et que des situations exceptionnelles ( grandes coalitions en 2005-09 et 2013-17 et crise en 2009 exigeant une politique de relance en 2010-11) peuvent ponctuellement l'expliquer. Au demeurant,ce cycle politico-économique garde logiquement une forme générale de cycle de droite, chose en effet logique avec l à la tête du pouvoir une chancelière CDU-CSU.

 

 

C.G. 7 janvier 2017

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22 décembre 2016 4 22 /12 /décembre /2016 14:05
Bourse du Luxembourg : une opportunité à partir de 2017 ?
Bourse du Luxembourg : une opportunité à partir de 2017 ?

Nous avons déjà souligné par le passé la régularité du cycle électoral au Luxembourg, Ce cycle législatif est de cinq années. C'est surtout son début, systématiquement déclinant ainsi que le marque les flèches oranges et la fin, systématiquement haussier comme le marque les flèches  vertes qui sont d'une grande régularité. Comme souvent les cycles de 5 années, ils s'étirent en longueur et on un milieu de mandat plus incertains. Ce cycle est bien sur pas d'une régularité absolue, les mandatures terminées en 2009 et 1979 le démontre.

Cependant le différentiel par rapport aux statistiques du reste de l'Europe en fait tout de même un cycle assez intéressant.Facile a mettre en évidence en matière de production industrielle, on peut également le percevoir , pour le différentiel boursier par rapport à l'Europe.

Bourse du Luxembourg : une opportunité à partir de 2017 ?

La régularité boursière que l'on peut observer à l'aide du nouvel indice introduit en 1999, est moindre qu'en matière industrielle, peut-être perturbé par les amples mouvements des valeurs banquères, mais elle existe tout de même.

On Voit que depuis juin 2014, dates des précédantes échéances électorales, l'indice est ) la baisse, en différentiel par rapport à l'Europe, et pourrait donc présenté des opportunité intéressantes dans les années à venir.

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14 décembre 2016 3 14 /12 /décembre /2016 16:33
Prévision du Dow-jones à 22 mois

Toujours à la recherche d'indicateur avancé de long terme, nous en présentons un obtenu en faisant le négatif des évolutions françaises et japonaises. Testés sur 20 ans les résultats ne sont pas mauvais pour un indicateur avancé à 22 mois, puisque le coefficient de corrélation est de 0.57.

On peut bien sur s'interroger sur ce qui relève du hasard, ou du caractère particulier des bourses française et japonaise par rapport au cycle américain. Les prévisions pour la période 1985-95 étant de moins bonnes qualité avec un coefficient de corrélation de 0.28.

On constatera cependant qu'il confirme le creux de début 2017 anticipé par notre autre modèle testé lui sur une plus ample période (1927-2016)

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9 décembre 2016 5 09 /12 /décembre /2016 16:32
Prévisions boursière à 18 mois 1927-2018

Nous présentons des prévisions à 18 mois de la bourse de New-York.

Comme toujours, nous ne recherchons pas un indicateur qui est brillé sur une courte période historique, dix ou vingt ans, mais qui est fait ses preuves sur près d'un sciécle.

Ainsi avons nous testé notre indicateur constitué de données financières et d'emplois de 1927 à 2018. Bien sur, si les résultats avaient été particulièrement mauvais pour les dernières décennies nous ne l'aurions pas retenus, considérant qu'il n'était plus appétant pour la régulation actuelle, mais point n'est le cas. La dernière période où ces capacité prédictives ont été mises en défaut à été le tout début des années 2000, depuis 2003 il présente un coefficient de corrélation avec les évolutions effectives de 0.46. Historiquement on est entre 0.20 et 0.35 selon les périodes.

On constatera que pour le début de l'année 2017 il n'est guère optimiste, les choses s'arrangerait en fin d'année.....Il resterait à modéliser l'impact d'évolution de Court terme, ces évolutions de long terme ne sont que des sous - jacents....

Prévisions boursière à 18 mois 1927-2018
Prévisions boursière à 18 mois 1927-2018
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4 décembre 2016 7 04 /12 /décembre /2016 06:28
Bourse de Zurich : espoir à  partir du Printemps 2017 ?
Bourse de Zurich : espoir à  partir du Printemps 2017 ?

Nous avions déjà évoqué au printemps 2014 la qualité du cycle électoral Suisse, rendant assez aisées en matière boursière les prévisions.

Nous lui ajoutons un indicateur avancé , la parité franc suisse retardée de 6 mois. Ainsi sa corrélation avec les cours effectifs de la bourse de Zurich présente un coefficient de 0.38 depuis 1983. Lorsqu'on ajoute le cycle électoral dont  la corrélation est de 0,41 on atteint 0.87  .

Le cycle électoral Suisse est  depuis 1983 est de forme classique: une période de faiblesse en début de mandature, une montée en deuxième année et une baisse à partir de la troisième.

Ce qui le singularise c'est son avancée, ces évolutions se noteraient plutôt avec 6 mois de retard dans les autres pays. Souvent c'est en fin de deuxième année qu'ont atteint le pic en Suisse, contre le milieu de la troisième en bien des pays. Plus encore, c'est cette cette tendance à connaitre un premier pic dés la fin de la première année, avant une rechute au début de la deuxième, qui  distingue le cycle électoral boursier suisse des autres.

Pour 2017, cette originalité ne sera pas de mise semble-t-il . L'indicateur avancé de 6 mois qu'est la parité franc-suisse semble indiquer une certaine stagnation jusqu'au printemps 2017 tout au moins. Il faudrait sans doute attendre l'été ou plus pour obtenir une hausse boursière à Zurich...toute chose égale par ailleurs...la neutralité de la Suisse n'allant pas jusqu'à la rendre insensible aux fluctuations mondiales !

Bourse de Zurich : espoir à  partir du Printemps 2017 ?
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27 novembre 2016 7 27 /11 /novembre /2016 04:14

Gagner par l’abstention.

 

Un constat s’impose pour les présidentielles de ces trente-cinq dernières année en France : à l’exception de 2007, et dans une moindre mesure de 1995 et 1988, on a rarement gagné en entrainant une vive adhésion populaire à un homme ou un projet, mais plus par la déception du camp d’en face, résolut à ce qu’on ne l’y reprendra pas à le faire rêver à des chimères sans lendemain.

Ainsi en est-il des défaites de Giscard d’Estaing en 1981, de celle de Sarkozy en 2012 ou de Jospin en 2002. Chaque fois bien sur d’autres raisons sont venues se greffer, une mauvaise conjoncture notamment sur le plan économique ou un rejet personnel tel en 1981.

Mais chaque fois c’est la démobilisation du camp d’en face qui a assuré la victoire. Cette démobilisation s’explique par la déception des résultats de leur ex-champion, mais aussi par l’assurance que les électeurs de l’ex majorité pensaient avoir que la politique qu’il laisserait passer ne serait pas maximaliste. Ainsi Hollande en 2012, Mitterrand en 1981ont été élu par défaut.

C’est dire qu’il faut réussir la quadrature du cercle, en gros savoir réussir le grand écart entre un programme « ultra » mobilisateur de son électorat au premier tour, et un consensuel pour attirer le centre et rassure les déçus du camp d’en face au second tour.

Au législative de 1986, une droite très remontée après sa défaite de 1981, et historiquement en pleine vague thatchérienne et reaganienne avait ourdi un programme baptisé par leur adversaire « d’ultra libéral »qui l’avait fait passer à deux doigts de la défaite. Certes il y avait la « triche » socialiste consistant à changer de mode d’élection à un an des élections par l’adoption de la proportionnelle pour réduire l’intensité de la défaite. Mais la gauche avait su en plus développer une astucieuse campagne « au secours la droite revient » comparant la droite libérale a un joli loup aux dents bien acérées et longues , ce qui avait failli transformer une victoire facile gagnée à l’avance en défaite.

Il est vrai qu’a une abstention conjoncturelle ( déception des électeurs de Hollande quant à son absence de résultat global) s’ajoute pour la gauche plus spécifiquement une abstention structurelle : dans le cadre d’une mondialisation et d’une Europe libérale il lui est très difficile de conduire sa politique (la droite ayant elle l’écueil traditionnel mais allant en s’émoussant de la rue ou 3 ème tour social tel les grèves de novembre décembre 1995) et surtout son électorat miné par la désindustrialisation et la précarité se démobilise, quand l’électorat de la droite porté par les évolutions ou protégé relativement par ces statuts ( profession libérale, retraité) reste mobilisé.

C’est dire si la droite a beaucoup de carte en ses mains pour 2017. A ces démobilisations structurelles et conjoncturelles  s’ajoute la division de la gauche émiettée en de multiples candidatures, facteur de la division qui joua déjà en sa faveur en 2002 mais contre elle en 1981.

Il lui reste  à éviter l’écueil des primaires qui incitent à radicaliser son programme pour les gagner, ce qu’est en passe de faire Fillon et fit Trump, sans brosser soi-même sa propre caricature qui effarouchera et remobilisera les déçus du camp adverse : c’est passé de justesse pour Trump (celui-ci étant minoritaire en terme de vote populaire, à côté d’une victoire éclatante en terme de grands électeurs ), cela fonctionnera-t-il pour la droite française ?

C . G. 25 novembre 2016

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24 novembre 2016 4 24 /11 /novembre /2016 07:34

 

   Nouveau modèle de croissance, nouveau modèle social.

 

Résumé : On est passée d’une logique « interne » de gauche ou les gains de productivité élevés sont redistribués sous forme de conquêtes sociales , à une logique « externe » libérale où c’est la baisse des prix des produits importés renforcé par la faiblesse de l’inflation interne qui alimentent vaille que vaille l’élévation des niveau de vie.

 

On a beaucoup évoqué le fait que pour la première fois depuis 150 ans les nouvelles générations ne sont plus certaines de vivre mieux que les précédentes , et sont même presque convaincues que pour elles cela sera pire qu’avant.

Les primaires républicaines qui peuvent du point de vue économique et sociale se résumer à une surenchère libérale sont évocatrices du fait que de façon justifiée ou pas, là n’est pas aujourd’hui le débat, l’heure n’est vraiment plus aux conquêtes sociales réglementaires imposées aux entreprises (35 heures, smic..) qui nourrissaient les envolées lyriques des fins de meeting de gauche…

Alors comment alimenter le « mieux être », ou en tous cas faire naitre l’espoir d’un monde meilleur ?

 

L’ouverture des économies crée un dumping social, la « mondialisation heureuse » ne l’est pas socialement pour les salariés des secteurs exposés à la concurrence internationale. C’en est donc fini non point uniquement de la semaine des 2 dimanches comme le disait Paul Reynaud en 1938, mais plus largement de toutes conquêtes se traduisant par une nouvelle réglementation plus contraignante pour les entreprises….sinon elles délocalisent.

Ainsi est-on passée d’une logique « interne » de gauche ou les gains de productivité élevé sont redistribués sous formes de conquêtes sociales , les entreprises y étant contraintes par une législation sociale, c’était le modèle fordo-keynésiens ; à une logique « externe » libérale où en ces temps d’épuisement du progrès technique et des gains des gains de productivité ( la raison à long terme de la fin des 30 glorieuses ) c’est la baisse des prix des produits importés renforcé par la faiblesse de l’inflation interne, toute deux conséquence du dumping sociale née d’une concurrence mondialisée, qui alimentent vaille que vaille l’élévation des niveau de vie.

Le principale problème de ce modèle est que dans ce contexte de concurrence fiscale généralisé qu’il interdit toute redistribution des gains à l’échange entre secteurs gagnants et perdants ( secteur exposé, secteur abrité de la concurrence internationale)  qu’entre catégorie gagnantes ( diplômés urbains, cadre dirigeants, actionnaires et profession libérales) et perdantes (pauvres laborieux ne parvenant même pas à vivre de leur travail à temps partiel subi).

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Published by Christian Guy - dans BILLET D'HUMEUR
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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 18:46
Trump : les premières semaines en bourse.

A quoi ressembleront les premières semaines boursières de Trump ?

Nous sommes fort heureusement dans un cas assez classique d'une reconduction démocrate, (second mandat d'Obama) qui débouche sur une alternance républicaine. 4 cas ont été observé en 1952, 1968,1980 et 2000. Il est certes vrai que Trump n'est pas un républicain orthodoxe, et présente des mesures de relances..par les baisses d'impôts et les programmes immobiliers..mais rare sont les Présidents à se faire élire sur des programmes d'austérité....

 

Cependant les coupes budgétaires dans les programmes sociaux, le cycle économique démocrate atteignant sa fin en sa 8 éme années, une Fed aux aguets pour augmenter les taux ; sont des points communs entre les expériences passées et l’actuelle laissant à penser que comme souvent la mandature d'alternance républicaine va déboucher sur un ralentissent économique, et par anticipation une chute boursière les premières et surtout  seconde années.

Généralement, c'est à partir de février des premières années que la première salve de mesures commence à inquiéter les marchés quant à la tenue de la conjoncture, malgré les mesures pro buisnes qui prodiguent leurs effets positifs à plus long terme.

Si donc la bourse peut être encore en dent de scie dans les semaines qui viennent, avec peut-être un point bas fin novembre, c'est à la fin de l'hiver que les hostilités commenceraient vraiment...

 

C. G.   9/11/2016

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6 novembre 2016 7 06 /11 /novembre /2016 07:33
Bourse : où en sommes-nous ?

Nous établissons notre traditionnel rapport d'étape.

Occasion comme à chaque fois d'établir un bilan mitigé quand à nos prévisions.

Bilan satisfaisant, 0.66 de coefficient de corrélation  lorsqu'on compare l'évolution de la bourse américaine à l'évolution qu'elle avait suivie lors de l'ensemble des 4 émes années depuis 1952, 0.33 pour une comparaison avec les seules reconductions démocrates . Cela démontre à nouveau qu'en matière de prévision boursière comme en d'autres, plus on est précis et plus on prend des risques.

Bilan moins flatteur justement lorsqu'on compare les évolutions précises par semaines. Il faut être patient pour intervenir en bourses car la glissade prévue dés la mi septembre ne fait qu'arriver à présent...ceux qui sont haussiers peuvent se rassurer en attendant le rallye de fin d'année.

Comment expliquer cette différence par rapport aux évolutions attendues en septembre-octobre ?

 Sans doute que la faible incertitude qu'il y a longtemps eu au sujet des présidentielles américaines conjuguées aux espoir de reprises dans les pays émergent et de remontée du pétrole a inciter à l'optimisme. A présent, à quelques jours de l'échéance finale l'incertitude revient, et la hausse du pétrole est vue comme un handicape pour la croissance des pays riches...ce qui montre que selon ces périodes la bourse peut interpréter la même nouvelles comme favorable ou défavorable. Il est évident que les résultats électoraux de mercredi matin , s'ils ne sont pas trop justes dénoueront momentanément la situation, avec une belle glissade si le candidat républicain, favorable au protectionnisme est élu...cela serai bien la première fois dans l'histoire (voir notre article de début juin) que l'élection d'un républicain ferai trébucher la bourse.

Bourse : où en sommes-nous ?
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Published by Christian Guy - dans PREVISION ECONOMIQUE
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