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4 décembre 2016 7 04 /12 /décembre /2016 06:28
Bourse de Zurich : espoir à  partir du Printemps 2017 ?
Bourse de Zurich : espoir à  partir du Printemps 2017 ?

Nous avions déjà évoqué au printemps 2014 la qualité du cycle électoral Suisse, rendant assez aisées en matière boursière les prévisions.

Nous lui ajoutons un indicateur avancé , la parité franc suisse retardée de 6 mois. Ainsi sa corrélation avec les cours effectifs de la bourse de Zurich présente un coefficient de 0.38 depuis 1983. Lorsqu'on ajoute le cycle électoral dont  la corrélation est de 0,41 on atteint 0.87  .

Le cycle électoral Suisse est  depuis 1983 est de forme classique: une période de faiblesse en début de mandature, une montée en deuxième année et une baisse à partir de la troisième.

Ce qui le singularise c'est son avancée, ces évolutions se noteraient plutôt avec 6 mois de retard dans les autres pays. Souvent c'est en fin de deuxième année qu'ont atteint le pic en Suisse, contre le milieu de la troisième en bien des pays. Plus encore, c'est cette cette tendance à connaitre un premier pic dés la fin de la première année, avant une rechute au début de la deuxième, qui  distingue le cycle électoral boursier suisse des autres.

Pour 2017, cette originalité ne sera pas de mise semble-t-il . L'indicateur avancé de 6 mois qu'est la parité franc-suisse semble indiquer une certaine stagnation jusqu'au printemps 2017 tout au moins. Il faudrait sans doute attendre l'été ou plus pour obtenir une hausse boursière à Zurich...toute chose égale par ailleurs...la neutralité de la Suisse n'allant pas jusqu'à la rendre insensible aux fluctuations mondiales !

Bourse de Zurich : espoir à  partir du Printemps 2017 ?
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Published by Christian Guy
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27 novembre 2016 7 27 /11 /novembre /2016 04:14

Gagner par l’abstention.

 

Un constat s’impose pour les présidentielles de ces trente-cinq dernières année en France : à l’exception de 2007, et dans une moindre mesure de 1995 et 1988, on a rarement gagné en entrainant une vive adhésion populaire à un homme ou un projet, mais plus par la déception du camp d’en face, résolut à ce qu’on ne l’y reprendra pas à le faire rêver à des chimères sans lendemain.

Ainsi en est-il des défaites de Giscard d’Estaing en 1981, de celle de Sarkozy en 2012 ou de Jospin en 2002. Chaque fois bien sur d’autres raisons sont venues se greffer, une mauvaise conjoncture notamment sur le plan économique ou un rejet personnel tel en 1981.

Mais chaque fois c’est la démobilisation du camp d’en face qui a assuré la victoire. Cette démobilisation s’explique par la déception des résultats de leur ex-champion, mais aussi par l’assurance que les électeurs de l’ex majorité pensaient avoir que la politique qu’il laisserait passer ne serait pas maximaliste. Ainsi Hollande en 2012, Mitterrand en 1981ont été élu par défaut.

C’est dire qu’il faut réussir la quadrature du cercle, en gros savoir réussir le grand écart entre un programme « ultra » mobilisateur de son électorat au premier tour, et un consensuel pour attirer le centre et rassure les déçus du camp d’en face au second tour.

Au législative de 1986, une droite très remontée après sa défaite de 1981, et historiquement en pleine vague thatchérienne et reaganienne avait ourdi un programme baptisé par leur adversaire « d’ultra libéral »qui l’avait fait passer à deux doigts de la défaite. Certes il y avait la « triche » socialiste consistant à changer de mode d’élection à un an des élections par l’adoption de la proportionnelle pour réduire l’intensité de la défaite. Mais la gauche avait su en plus développer une astucieuse campagne « au secours la droite revient » comparant la droite libérale a un joli loup aux dents bien acérées et longues , ce qui avait failli transformer une victoire facile gagnée à l’avance en défaite.

Il est vrai qu’a une abstention conjoncturelle ( déception des électeurs de Hollande quant à son absence de résultat global) s’ajoute pour la gauche plus spécifiquement une abstention structurelle : dans le cadre d’une mondialisation et d’une Europe libérale il lui est très difficile de conduire sa politique (la droite ayant elle l’écueil traditionnel mais allant en s’émoussant de la rue ou 3 ème tour social tel les grèves de novembre décembre 1995) et surtout son électorat miné par la désindustrialisation et la précarité se démobilise, quand l’électorat de la droite porté par les évolutions ou protégé relativement par ces statuts ( profession libérale, retraité) reste mobilisé.

C’est dire si la droite a beaucoup de carte en ses mains pour 2017. A ces démobilisations structurelles et conjoncturelles  s’ajoute la division de la gauche émiettée en de multiples candidatures, facteur de la division qui joua déjà en sa faveur en 2002 mais contre elle en 1981.

Il lui reste  à éviter l’écueil des primaires qui incitent à radicaliser son programme pour les gagner, ce qu’est en passe de faire Fillon et fit Trump, sans brosser soi-même sa propre caricature qui effarouchera et remobilisera les déçus du camp adverse : c’est passé de justesse pour Trump (celui-ci étant minoritaire en terme de vote populaire, à côté d’une victoire éclatante en terme de grands électeurs ), cela fonctionnera-t-il pour la droite française ?

C . G. 25 novembre 2016

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24 novembre 2016 4 24 /11 /novembre /2016 07:34

 

   Nouveau modèle de croissance, nouveau modèle social.

 

Résumé : On est passée d’une logique « interne » de gauche ou les gains de productivité élevés sont redistribués sous forme de conquêtes sociales , à une logique « externe » libérale où c’est la baisse des prix des produits importés renforcé par la faiblesse de l’inflation interne qui alimentent vaille que vaille l’élévation des niveau de vie.

 

On a beaucoup évoqué le fait que pour la première fois depuis 150 ans les nouvelles générations ne sont plus certaines de vivre mieux que les précédentes , et sont même presque convaincues que pour elles cela sera pire qu’avant.

Les primaires républicaines qui peuvent du point de vue économique et sociale se résumer à une surenchère libérale sont évocatrices du fait que de façon justifiée ou pas, là n’est pas aujourd’hui le débat, l’heure n’est vraiment plus aux conquêtes sociales réglementaires imposées aux entreprises (35 heures, smic..) qui nourrissaient les envolées lyriques des fins de meeting de gauche…

Alors comment alimenter le « mieux être », ou en tous cas faire naitre l’espoir d’un monde meilleur ?

 

L’ouverture des économies crée un dumping social, la « mondialisation heureuse » ne l’est pas socialement pour les salariés des secteurs exposés à la concurrence internationale. C’en est donc fini non point uniquement de la semaine des 2 dimanches comme le disait Paul Reynaud en 1938, mais plus largement de toutes conquêtes se traduisant par une nouvelle réglementation plus contraignante pour les entreprises….sinon elles délocalisent.

Ainsi est-on passée d’une logique « interne » de gauche ou les gains de productivité élevé sont redistribués sous formes de conquêtes sociales , les entreprises y étant contraintes par une législation sociale, c’était le modèle fordo-keynésiens ; à une logique « externe » libérale où en ces temps d’épuisement du progrès technique et des gains des gains de productivité ( la raison à long terme de la fin des 30 glorieuses ) c’est la baisse des prix des produits importés renforcé par la faiblesse de l’inflation interne, toute deux conséquence du dumping sociale née d’une concurrence mondialisée, qui alimentent vaille que vaille l’élévation des niveau de vie.

Le principale problème de ce modèle est que dans ce contexte de concurrence fiscale généralisé qu’il interdit toute redistribution des gains à l’échange entre secteurs gagnants et perdants ( secteur exposé, secteur abrité de la concurrence internationale)  qu’entre catégorie gagnantes ( diplômés urbains, cadre dirigeants, actionnaires et profession libérales) et perdantes (pauvres laborieux ne parvenant même pas à vivre de leur travail à temps partiel subi).

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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 18:46
Trump : les premières semaines en bourse.

A quoi ressembleront les premières semaines boursières de Trump ?

Nous sommes fort heureusement dans un cas assez classique d'une reconduction démocrate, (second mandat d'Obama) qui débouche sur une alternance républicaine. 4 cas ont été observé en 1952, 1968,1980 et 2000. Il est certes vrai que Trump n'est pas un républicain orthodoxe, et présente des mesures de relances..par les baisses d'impôts et les programmes immobiliers..mais rare sont les Présidents à se faire élire sur des programmes d'austérité....

 

Cependant les coupes budgétaires dans les programmes sociaux, le cycle économique démocrate atteignant sa fin en sa 8 éme années, une Fed aux aguets pour augmenter les taux ; sont des points communs entre les expériences passées et l’actuelle laissant à penser que comme souvent la mandature d'alternance républicaine va déboucher sur un ralentissent économique, et par anticipation une chute boursière les premières et surtout  seconde années.

Généralement, c'est à partir de février des premières années que la première salve de mesures commence à inquiéter les marchés quant à la tenue de la conjoncture, malgré les mesures pro buisnes qui prodiguent leurs effets positifs à plus long terme.

Si donc la bourse peut être encore en dent de scie dans les semaines qui viennent, avec peut-être un point bas fin novembre, c'est à la fin de l'hiver que les hostilités commenceraient vraiment...

 

C. G.   9/11/2016

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6 novembre 2016 7 06 /11 /novembre /2016 07:33
Bourse : où en sommes-nous ?

Nous établissons notre traditionnel rapport d'étape.

Occasion comme à chaque fois d'établir un bilan mitigé quand à nos prévisions.

Bilan satisfaisant, 0.66 de coefficient de corrélation  lorsqu'on compare l'évolution de la bourse américaine à l'évolution qu'elle avait suivie lors de l'ensemble des 4 émes années depuis 1952, 0.33 pour une comparaison avec les seules reconductions démocrates . Cela démontre à nouveau qu'en matière de prévision boursière comme en d'autres, plus on est précis et plus on prend des risques.

Bilan moins flatteur justement lorsqu'on compare les évolutions précises par semaines. Il faut être patient pour intervenir en bourses car la glissade prévue dés la mi septembre ne fait qu'arriver à présent...ceux qui sont haussiers peuvent se rassurer en attendant le rallye de fin d'année.

Comment expliquer cette différence par rapport aux évolutions attendues en septembre-octobre ?

 Sans doute que la faible incertitude qu'il y a longtemps eu au sujet des présidentielles américaines conjuguées aux espoir de reprises dans les pays émergent et de remontée du pétrole a inciter à l'optimisme. A présent, à quelques jours de l'échéance finale l'incertitude revient, et la hausse du pétrole est vue comme un handicape pour la croissance des pays riches...ce qui montre que selon ces périodes la bourse peut interpréter la même nouvelles comme favorable ou défavorable. Il est évident que les résultats électoraux de mercredi matin , s'ils ne sont pas trop justes dénoueront momentanément la situation, avec une belle glissade si le candidat républicain, favorable au protectionnisme est élu...cela serai bien la première fois dans l'histoire (voir notre article de début juin) que l'élection d'un républicain ferai trébucher la bourse.

Bourse : où en sommes-nous ?
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4 novembre 2016 5 04 /11 /novembre /2016 06:46

 

Clinton/Trump : Faute de réponses de gauche à la crise, serait-ce une solution de droite…peu libérale qui s’imposerait ?

 

Résumé : l’opposition Clinton-Trump pouvait se résumé à d’un coté la société et l’économie ouverte (flux commerciaux et migratoires) et d’un autre à la fermeture de ceux-ci à des fins de protection. Une réponse de droite au besoin de protection auquel la gauche n’a au contraire des suites de la crise de 1929 globalement pas répondu dans le monde depuis 2008.

 

Plus de libéralisme..la réponse à la crise de 2008.

 

La crise des années 30 consécutive à l’effondrement boursier d’octobre 1929 à court terme, et à plus long terme à un partage salaire/profit déséquilibré débouchant sur une surproduction, avait favorisé la mise en place de régulations «  de gauche » : à court terme par une régulation des marchés financiers et à long terme par la mise en place du régime fordo-keynésien.

 

Deux paradoxes sont à observer depuis 2008.

 

  • Le paradoxe politique : suite  à la crise financière de 2008, la gauche ne fût pas plus que dans d’autres périodes appelée au pouvoir pour apporter ses solutions.
  •  Le paradoxe économique :  lorsque ce fût le cas c’est pour accompagner de façon plus ou moins sociale le « marché », tel aux Etats-Unis avec l’Obama care. Dans aucun cas lorsqu’elle fut au pouvoir, la gauche n’a agit pour remettre en cause les frontières économiques entre marché et Etat.

 

A court terme cela a abouti à une régulation des marchés financiers bien timide, nous en payerons peut-être le prix sous peu. En France ou en Europe du sud cela a induit une dérégulation exacerbée du marché du travail, en France ce fût la fameuse loi travail.

 

Dérégulation des marchés, régulation de la société…

 

La gauche recentrée française, vise la clientèle électorale des minorités, évolution théorisée par Terra Nova. Elle semble avoir abandonné définitivement l’électorat populaire, ou les fragments qu’il en reste au Front National, dont la dénonciation virulente lui sert de légitimité.  

Le besoin de sécurité ne s’étant pas traduit par une régulation renforcée des marchés mais plutôt par une dérégulation de ceux-ci, toute une clientèle électorale demande aujourd’hui plus de régulation de la société.

 

Violence des marchés, violences de la société.

 

Ce besoin de régulation de la société est la conséquence de la dérégulation économique.

On l’a souvent dit, économie de marché rime souvent avec société de marché.  Les violences de l’économie dérégulée, engendrent un coût social  et humain qui se traduit par une hausse de la déviance, une perte des repères. Même si cela n’en constitue pas le seul facteur…l’une des économies les plus dérégulées (Etats-Unis)  n’est-elle pas une des plus violente ?

 

Quelle réponse est proposée ?

 

Une droite extrême cherche à sa manière à répondre à ce besoin de sécurité laissé sans réponse par la gauche.

 

Si le besoin de protection n’a pu trouver une véritable           concrétisation économique à gauche, c’est donc peut-être la droite elle-même, qui répond à ce besoin de sécurité sur son terrain.

Non pas la droite libérale, René Raimond aurait dit « orléaniste », qui avec son recours accru au marché et à l’ouverture  serait loin de calmer les inquiétudes, mais une droite « Bonapartiste » voir « Légitimiste » très méfiante vis-à-vis des apports extérieurs.

 

Clinton-Trump….le débat qui n’a pas eu lieu.

 

Il y avait donc un débat intéressant dans l’opposition Clinton-Trump entre :

  • un centre gauche, en France au dirait les bobos, ouverte officiellement aux apports culturels, migratoires extérieurs, et officieusement au libre-échange économique avec son corollaire de dumping social, les conquêtes de droit et de sécurité ne sont que pour des minorités
  •  une droite, bien peu centrée elle, fermée tant culturellement que commercialement, et où on répond aux soucis de sécurité par la fermeture des frontières, culturelles, migratoires économique….

Ce débat intéressant n’a pas eu lieu. On se sera contenté d’évoquer les propos de corps de garde de l’un et les mails bien peu sécurisés de l’autre….

Christian Guy 4-11-2016

 

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28 octobre 2016 5 28 /10 /octobre /2016 08:34

Economie ouverte, société ouverte….mais pas politique ouverte !

Depuis le milieu des années 80 Droite et gauche ont su se retrouver sur le thème de l’ouverture.

L’ouverture économique libérale, à droite, où rappelons le nom de libéral repose sur l’attachement à la libre entreprise mais également au libre-échange.

Au flux économique « de droite » si on peut dire, s’ajouté les flux humains, de mode de vie, de la gauche. C’est l’attachement de la gauche à l’ouverture des frontières migratoires, d’ailleurs non contraire au libéralisme économique, y compris dans sa forme la plus avancé des libertariens, eux même favorables à une évolution des modes de vie, en tous cas à une grande liberté individuelle en la matière, quand la droite traditionnel pouvait faire coexister une discours libéral sur le plan économique et très ‘collet monté » sur le plan culturel…c était la figure du notaire de province..

Ces convergences entre libéralisme économique de droite et culturelle de gauche ont été synthétisées par la figure du « bobo »

L’ouverture politique, tentative ouverte par F. Mitterrand en 1988, n’a pu trouver sa place dans le scrutin majoritaire. Elle aurait-même plutôt cédé la place à la fragmentation politique avec l’apparition des deux fronts, du Front national et front de gauche, expliquant l’accroissement des inégalités par la mondialisation, l’Europe libérale.

A ne pas (à droite) ou ne plus (à gauche) dénoncer (à droite) ou lutter contre (à gauche) les inégalités de revenus, centre droit (Les Républicains) et centre gauche (le Parti socialiste) sont incapable de lutter contre la marée montante des extrêmes, alors que leur convergence idéologique et de gestion dans les faits sont proches.

Le jeu des institutions de la V république, institut-elles vraiment le fait majoritaire, ou pas plutôt ci le fait fragmentaires ?

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9 octobre 2016 7 09 /10 /octobre /2016 07:43

CIP, CPE, loi travail….Un mauvais calcul politico économique.

On ne s’interrogera pas ici sur l’opportunité économique à long terme de ces mesures, qui reposent sur une ligne de partage entre politique de l’offre (l’emploi précaire et peu rémunéré incite des employeurs hésitants à l’embauche), à politique de la demande (l’emploi précaire incitant à épargner et les faibles salaires empêchant la consommation, dépriment doublement la demande).

On constatera cependant que si des gouvernements libéraux (Balladur et le CPE, De Villepin et le CPE) étaient dans leur rôle, par contre la majorité actuelle est plus que jamais éloignée des principes keynésiens.

Ce qui rapproche de façon étonnant ces mesures distantes de 22 années dans le temps (CIP en 1994, CPE en 2006 et loi travail de 2016) c’est leur proximité dans le calendrier électoral, et leurs mauvais rendements politico économiques.

Chaque fois un pouvoir cherche à un an de la présidentielle inquiète par le coût électoral du niveau élevé du chômage une mesure dans coût budgétaire permettant de baisser le chômage, après au moins une année précédente inactive en matière d’emploi. Chaque fois on s’inspire de la philosophie libérale en choisissant des politiques de l’offre dont l’application met du temps pour être positive comme toutes mesures structurelles opposée à des mesures budgétaires à l’efficacité plus rapides. Mais surtout chaque fois « on se met à dos » une catégorie électorale , les jeunes en 1994 et 2006, les salariés en 2016, ce qui sera d’un coût électorales élevé : Ces maladresses couteront à Balladur la présidentielle, (faible écart entre lui et Chirac au premier tour par défaut des voix des jeunes) , fermeront les routes du pouvoir à De Villepin, quand à la majorité actuelle elle a parachevé sa rupture avec « le peuple de gauche » comme l’aimait à l’appeler Pierre Mauroy.

Ces mesures ont été prise à contretemps, comme toutes mesures néo-classiques elles auraient dues être prise en début de mandature, le bénéfice économique d’une baisse des statistiques du chômage aurait compensé électoralement le coût politique des populations utilisées en variable d’ajustement.

Comme quoi, nos hommes politiques à qui l’on prête le noir dessin de ne faire que des calculs électoraux sordides, ne sont guère doué pour le calcul politico-économiques…

Christian-Guy octobre 2016

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23 septembre 2016 5 23 /09 /septembre /2016 07:50

Modèle majoritaire centrifuge, ou modèle minoritaires centripète ?

Ce qui est bon dans l’ordre politique l’est-il dans l’ordre social ?

Longtemps on a légitimé le phénomène majoritaire, faut-il rappeler la fameuse phrase, un peu méprisante du ministre socialiste Emmanuelli à l’endroit de l’opposition de droite au début des années 80 : « vous avez juridiquement tords car vous êtes politiquement minoritaires ».

Il semble logique quand il y a désaccord dans une société, quitte à ne pouvoir contenter tout le monde, de pouvoir au moins contenter la majorité.

Mais Alexis de Tocqueville avait entrevue les risques de « la tyrannie de la majorité », la majorité ne doit pas légiférer au point de remettre en cause les droits fondamentaux de la majorité.

On pourrait même penser, que si la minorité à réaliser le score de 48 % , 48 % des lois devrait aller dans son sens…cela n’est guère applicable car peu quantifiable et allant trop à l’opposé de majorité qui sont déjà contraintes au quotidien dans l’application de leur programme par le principe de réalité à en abandonner une partie…et à prendre de fait en compte malgré eux les souhaits des opposants…quand la réalité vient sauver la démocratie….

Ce désir de prendre en compte le fait que les minoritaires n’ont pas à être tenus pour quantité totalement négligeable, des citoyens de seconde catégorie, donne lieu à chaque soirée électorale à la généreuse déclaration de la part du vainqueur « je n’oublie pas que 48 % des français ont eu un autre vote et je serai me comporter en Président de tous les Français »..D’ailleurs le président nouvellement élu démission de son parti le lendemain de l’élection.

Ce qui est vrai dans l’ordre politique se retrouve dans l’ordre social.

Nous sommes allé d’une société ou dominait le fait majoritaire, avec quelque part des forces intolérantes mais centrifuges, l’assimilation de population étrangères se réalisant par l’oubli de leur culture, le fameux « nos ancêtres les gaulois » appris par tous sans distinction d’origines, de l’Auvergne à la Martinique, des enfants des maçons italiens à ceux de mineurs polonais en passant par ceux de journaliers espagnols, à une société ou sont reconnus les droits des minorités.

C’est le fameux tournant de 1983 où la gauche par acceptation du marché a remplacé la lutte contre l’exploitation par la lutte contre l’exclusion, la figure de l’ouvrier ayant moins, étant remplacée par cette de minorité, sexuelles, ethniques, religieuse sans droits bafoué par le fait majoritaire. A défaut de pouvoir changer l’économie, il semblait plus réalisable et donc payant électoralement de se fixer de changer la société, à moins que ce ne soit de prendre acte d’évolution sociale, en changeant les lois.. Au moins y-aurait-il un bilan flatteur à présenter en fin de législature, c’est tout a fait ce qui se fera avec Hollande et la loi sur le mariage pour Tous.

Ainsi est-on passé à une société ou la majorité semble quasiment illégitime, qui ne se souvent de la fameuse phrase de la PDG d’Areva, Anne Lauvergeon, disant avec mépris « quand je reçois un cv d’un mâle (I.E.) blanc de 35 ans , il est sur d’être envoyé au panier », les propos inverses auraient immédiatement entrainés des lourdes condamnations à l’intéressée…

Or les pays , en général anglo-saxon ou domine cette vision communautariste d’agrégation d’identité différentes sont en général très inégalitaires sur le plan économique. Il semblerait y avoir un couple reconnaissance de droits des minorités, augmentation des inégalités économiques tant dans les comparaison géographique (synchronique) que dans les évolutions historiques (diachronique) notamment pour la France. Or combien de temps une société peut rester unie alors que la travaille un creusement des inégalités ? Ne reviendra-t-ton pas à des problématiques économique du 19 éme, marxites, coupant la société verticalement, et non plus des problématiques sociales coupant la société horizontalement entre identité différents ? ’N’est-on pas en train de faire de faire de ce modèle de droits des minorités un modèle aux forces centripètes, de désagrégation de la société, certes parce que des communautés différentes sont par définition différentes, mais surtout parce qu’il a y question à se poser sur la réalité du lien social qui existe dans une société à l’échelle des revenus de plus ouverte….outre ouverture de la société ouverte…..

Fragile équilibre a trouvé entre l’intolérance, qui peut aller jusqu’à la négation de droits fondamentaux, d’un modèle majoritaire au forces centrifuges, et modèle constitué d’agrégation de droits de minorités, modèle communautarisme américains, qui n’a jamais brillé par ses capacités à réduire les inégalités.

Finalement après la crainte de Tocqueville quand à la tyrannie de la majorité ne serons nous pas passé à la tyrannie des minorités ?

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4 septembre 2016 7 04 /09 /septembre /2016 10:35
Prévisions boursières pour la fin 2016

Nous avons dans un article précédent comparer 2016 à l'ensemble des 4 émes années de mandat présidentielles américaines. Nous pouvons ici être plus précis.

On sait que 2016 est une année de reconduction démocrates, comme 1968 et 2000, ou ce qui nous positionne asses loin, 1952.

Le premier graphique nous montre que la morphologue générale est assez bien respecté comme nous l'avions vu précédemment, mais le suivant comparant directement à 1968 (Johnson) et 2000 'Clinton) montre que la mi septembre est un point de retournement.

Prévisions boursières pour la fin 2016

Or , cette année 2016 s'est traduite ainsi que précédemment observé par une poussée en juillet forte, après la mi septembre les expériences de 1964 et 2000 invitent à la méfiance...

C. Guy 3 septembre 2016

On observe traditionnellement des forces haussières vers le 5 septembre, baissières vers le 19 , baissières autours du 26 , haussières vers le 4-5 octobre, le point bas étant atteint vers le 10 octobres, tout cela dans ce qui seraient pour nous une tendance générale baissière de 20-9 au 10-10.

C Guy, le 12-9.

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