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22 janvier 2011 6 22 /01 /janvier /2011 06:30

 

 

Investissement  en France :

une donnée historiquement stimulée par les élections 

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F invest historique 

 

F invest prév

 

 

                  Nos graphiques nous montrent l’évolution de l’investissement (FBCF) en France depuis 1961, tant en terme absolu qu’en différentiel par rapport à l’Europe des 15.

Il est intéressant d’observer ces fluctuations en complément de nos observations sur la consommation.

            En début de mandat, l’investissement apparaît comme une valeur conjoncturellement retardée. I’investissement ne répond qu’avec retard à la stimulation préélectorale de la consommation, moteur que les gouvernements allument en priorité avant les échéances électorales, le public visé et donc les suffrages à capter étant plus important. …de sorte que si on parle pour la consommation de relance préélectorale il conviendrait d’évoquer pour l’investissement de reprise post électorale. 

 

           Si les milieux de mandat sont généralement marqués par une dégradation de l’activité, par contre la reprise de l’investissement la 3 éme année semble bien constituer le signe annonciateur d’une reprise. La forte amélioration de l’investissement enregistrée depuis le début de  2010 est ainsi une répétition de faits observés en 2000 ou 2005-2006, chaque fois des 3éme ou 4 éme année de mandat.

 

 

            Que prévoir pour les trimestres à venir ?

 

          On devrait donc assister à un maintien de la reprise actuelle jusqu’à l’été 2011, elle pourrait ensuite s’essouffler. Il faudrait attendre la traditionnelle reprise post électorale en 2012 pour atteindre un point haut en 2013. L’année 2014 serait celle d’une dégradation.

          Les résultats des élections de 2012 peuvent avoir quelques incidences. L’arrivée au pouvoir de la gauche soutiendra l’investissement du fait d’une probable stimulation de la demande….mais la situation budgétaire limitera l’ampleur de celle-ci.

           Au demeurant, l’investissement semble moins sujet à des oppositions aussi tranchées que celles qu’on peut opposer entre droite et gauche s’agissant de la consommation dans les fluctuations de début de mandat.

 

 

 

                                                                    Christian Guy – janvier 2011

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21 janvier 2011 5 21 /01 /janvier /2011 06:06

  

 

France, ventes : la consommation, variable clée du cycle électoral 

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 F conso histo

 

 F conso prev 2

 

             Nos graphiques permettent de visualiser le caractère assez systématique des reprises de la consommation avant les élections programmées (nous n’avons pas pris en compte les élections anticipées de plus d’un an). Le summum s’observe généralement dans le semestre suivant les élections. Remarquons cependant qu’avec l’ouverture croissante de l’économie, les variations sont de moins en moins fortes en valeur absolue, elle ne semble jouer de plus en plus qu’en terme relatif (différentiel par rapport à l’Europe).  En 1993, année de récession, il n’y aura même pas de reprise en terme absolu.

 

          Que prévoir pour les trimestres à venir ?

 

 

             L’année 2011 sera sans doute assez médiocre, après des années 2009-2010 stimulées par les mesures contra cyclique et la désinflation. Au contraire la poussée de la fiscalité et la reprise de l’inflation devraient mettre la consommation des ménages en berne. La croissance reposera sur le seul moteur extérieur…dont on sait le rôle mineur qu’il joue sur l’économie française ( ..qui n’est pas l’économie allemande), moteur qui ne sera de plus qu’à demi allumé compte tenu des politiques d’ajustement budgétaire conduites dans l’ensemble de l’Europe.

 

             Par contre 2012 devrait voir une reprise de la consommation, le pic se situant vers l’été. Ensuite une victoire de la Gauche provoquerait un maintien de cette embellie pour un an, les traditionnelles mesure de soutient seraient à l’oeuvre, peut-être atténué par rapport aux précédents historique compte tenue de la situation budgétaire. 2014 serait  une année de baisse. C’est bien sur le scénario inverse qui se produirait en cas de victoire de la Droite en 2012 : politique restrictive entraînant une chute de la consommation en 2013, reprise en 2014.  

 

 

 

                                                                                Christian Guy – Janvier 2011

 

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20 janvier 2011 4 20 /01 /janvier /2011 06:24

 

 

 

PIB de l’Espagne et cours boursiers :

une forte corrélation entre ces deux données laisse espérer un fort rebond une fois que les doutes sur la solvabilité seront levés en 2012-2013.

 

 

 

 Espagne PIB

 

 

         L’Espagne tout comme l’Allemagne possède un cycle électoral en matière de croissance du PIB  de médiocre qualité. Il est en effet peu marqué du fait de l’importance des élections régionales intermédiaires, problème renforcé en Espagne par le caractère tant composite que fragile des coalitions. Aucune majorité ne peut se permettre de vivre plusieurs années consécutives de croissance faible.

        Cependant, on observe bien des reprises de fin de mandat, décalées pour l’Espagne sur la troisième année, caractéristique type des majorités fragiles, qui tel au japon ou en Belgique redoutent des élections anticipées, et souhaitent pouvoir rapidement afficher des résultats flatteurs.  

 

 

       Que prévoir pour les trimestres avenir ?

 

        Il existe des capacités de rebond certain pour l’économie espagnole lorsqu’on compare les évolutions actuelles aux cycles traditionnels de croissance qu’on y observe. L’arrivée en 2011 de la troisième année du mandat entamé en 2008 renforce cette possibilité.

       On pourra cependant faire valoir que la prospérité de l’Espagne de ces dernières années était assez artificielle, ne reposant pas tel l’Allemagne sur des secteurs forts, mais sur une spéculation immobilière.

       Cependant, la corrélation depuis les années 90 entre cours boursier et niveau de croissance apparaît particulièrement élevée. Comme souvent les pays d’Europe du sud connaissent un ajustement tardif par rapport aux fluctuations internationales, ce qui s’était traduit au début de la crise par des différentiels positifs pour l’Espagne en 2008.

      Dés que les risques sur la dette souveraine seront levés, l’incertitude sur cette échéance est certes fortes, la reprise devrait être d’autant plus marquée que le terrain perdu était grand et que le cycle de croissance internationale arrivera avec retard en Espagne vers 2012 -2013.  

 

 

 

                                                                                Christian Guy  - Janvier 2011

 

 

 

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19 janvier 2011 3 19 /01 /janvier /2011 19:17

PIB de l’Allemagne en  2013:

la fête est-elle finie ?

 

 

 

 

 

       On aura vite oublié que la performance remarquable de la croissance allemande en 2010, + 3.6 %, fait suite à une année 2009 désastreuse : -6%  ....les jaloux ne sont pas du même coté du Rhin selon les années, alors quelle sera la situation de l‘année prochaine ?

 

  

ALL pib histor 

 

 

 

      Prévoir la croissance allemande à l’aide du cycle électoral n’est pas chose facile, car on sait que celle-ci à une composante extérieure importante.

       Cependant, il existe une certaine régularité dans la chronologie des élections allemandes, les dissolutions sont rares ce qui aide à la prévision.

Le trait plus spécifique à l’Allemagne est l’importance électorale des länder, dont les élections se déroulent tout au long du mandat législatif. Ainsi, le pouvoir allemand veille à ce que le creux conjoncturel de mi mandat ne soit pas vraiment…. un creux, on observe ainsi une certaine poussée de la croissance à mi mandat, ce qui rejette les points bas, atténués, en première et troisième année du mandat législatif.

 

 

      Que prévoir pour les trimestres à venir ?

 

 

 

 

 

 

      Dopée par le redémarrage des exportations, après avoir été pénalisée de cette dépendance en 2009, l’économie allemande devrait encore jouer ce rôle de locomotive européenne…. elle qui était plutôt habituée au rôle de boulet, accusée qu’elle était de pouvoir se satisfaire, du fait de sa faible natalité, d’une croissance faible.

       L’année 2011 est électoralement importante avec nombre d’échéance locales majeures, par contre on peut s‘attendre à un retournement en fin d’année ou au début de 2012, c’est ce que montre nos prévisions en bleue ciel. Le différentiel pourrait d’autant plus petre défavorable à l’Allemagne que les autres pays européens commenceront peut être à redémarrer pour la mi 2012, fin 2013.

        Nous avons porté à coté du différentiel de croissance celui de la bourse allemande par rapport aux autres places européennes. La survalorisation de la bourse allemande apparaît faible par rapport à sa surperformance en terme de croissance en 2010. On peut donc penser que si la croissance allemande peut perdre de sa superbe en terme de différentiel, la valorisation de sa bourse restera bien orientée, malgré un léger tassement.

 

 ALL PIB previx

 

                                                          Christian Guy  - Janvier 2011

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18 janvier 2011 2 18 /01 /janvier /2011 01:32

La gauche ou un autre candidat de droite en situation favorable pour 2012

Au dessus d’un taux de chômage à 9.1%  l’élection présidentielle n'est pas  gagnable pour Nicolas Sarkozy

 

 

        

      

      Nous présentons une estimation des côtes de popularité en fonction des fluctuations du taux de Chômage, pour les Présidents de la République hors cohabitation depuis 1974 . Les résultats de la régression étant donné dans le tableau 1 de l’annexe.

 

 

 

sarko u histo 

        Nous observons une assez bonne corrélation, celle-ci est de 0.37. Les premiers mois suivants les élections font exceptions, ce sont les traditionnels ‘états de grâce’. Inversement en fin de mandat des effets d’usure, particulièrement fort pour Jacques Chirac au terme de son second mandat, empêchent de profiter des bons résultats.

       Pour les 4 derniers trimestres à courir d’ici 2012, nous avons posé l’hypothèse d’une très forte amélioration de l’emploi, avec une hypothèse d’un chômage à tombant à 7% en 2012 qui donnerait une popularité à 56 %. Ce sont les résultats intermédiaires qui sont intéressants à analyser : Il en ressort que pour un taux de 9.1 %, la popularité monte à 45 %.

 

 

       A l’aide d’une régression portant sur 6 élections présidentielles présentée dans le tableau 2 de l’annexe, nous avons expliqués le score du second tour du candidat portant les couleurs du présidents sortant

(que ce soit lui-même qui se représente ou un autre) en fonction de la popularité au cours du dernier trimestre précédents les élections. La régression fait ressortir un R2 de 0.46.

        Ce modèle, très rudimentaire il est vrai car portant sur 6 élections, a servi à estimer le score du candidat de droite en fonction de 4 hypothèses de popularité. Il en ressort qu'il convient de franchir le seuil de 45 % de confiance pour espérer franchir celui des 50% de voix.

       

 

Quelle conclusion en tirer pour 2012 ?

 

      

        

         A partir du graphique on observera que la popularité actuelle du chef de l’Etats est notablement inférieure à ce que la situation de l’emploi lui permettrait de prétendre. Il existe donc un déficit personnel. Nicolas Sarkozy pourra-t-il redresser cette situation personnelle ?

       L'hypothèse d'un chômage à 9.1 % pour le printemps 2012 n'est pas trés réaliste, mais pas hors de portée pour la Droite. Un autre candidat de Droite pourrait donc profiter de l'embellissement de la conjoncture si Nicolas  Sarkozy conserve son déficit d'image.

      Quand à la gauche, qui ne peut se réjouir des malheurs de la France, elle peut voir dans ce seuil difficilement accessible pour 2012 des chances de gagner les élections...le malheur pour la Droite étant que le taux de 9.1 risque bien de se présenter en 2012...mais plutôt à l'automne...de V. Giscard D'estaing à G. Bush sénior, la liste des présidents non réelus à 6 mois prés va donc peut-être cmpté un hôte de plus......

                             

                                                      Christian Cuy -   Janvier 2011

                                                              

                                            

                                              Annexes

 

Tableau 1 : modèle éconmétrique d'estimation de la popularité en fonction du chômage

 

 

 

 

sarko u modéle

 

 

 

Tableau 2 : score de la majorité au second tour des présidentielles en fonction de la popularité du président du parti sortant.

 

A partir du graphique on Aobservera queTableau  la popularité actuelle du chef de l’Etats est notablement inférieure à ce que la situation de l’emploi lui permettrait de prétendr pouvonAnnexess le dire, mais ce qui sarko TAB Unous apparaît c’est qu’avec un chômage inférieur à 9.1, hypothèse peu plausible mais Christian Guy CCpas inaccessible pour le début de 2012, la Droite à des chances de réélection. Certain pourrait en tirer la conclusion à droite, qu’un autre candidat enregistrant un moindre déficit d’image pourrait tenté sa chance. La gauche pourra voir dans cette estimation, la confirmation de ces chances car si un taux à 9.1 n’est pas inaccessible pour 2012, cela serait plutôt pour la fin de l’année que pour le premier tiers.

 

                                                                                      Christian Guy Janvier 2011

 

 

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16 janvier 2011 7 16 /01 /janvier /2011 14:47

 

 

La gauche gagnante en 2012

 

Elections présidentielles de 2012 : Sarkozy à 48 % en l’absence de franche reprise économique.

 

 

       Résumé : Une faible popularité, un désir de changement, hypothèquent les chances de réélections de Nicolas Sarkozy malgré une opinion favorable aux valeurs de droite et des capacités de rebond économique…..de la réalité de celui-ci dépendra le résultats des présidentielles de 2012, à ce jour compromis pour la Droite.

 

  

  

 

       Nous présentons les résultats de notre modèle de projections électorales en fonction de la popularité du Président de la République prévue pour début 2012.

 

  SARKO G 1

       

 

SArko G 2

     

 

         La première étape du travail consiste à prévoir l’évolution de la popularité de Nicolas Sarkozy pour le premier trimestre 2012…à l’aide des situations politiques (côte de popularité, évolutions idéologiques, besoin d’alternance) et économiques connues deux années auparavant.

 

 

 

           1) des résultats économiques dégradés en 2010, gage d’un rebond en 2012.

 

 

                      Notre modèle montre que plus la situation économique relativement aux autres pays européens est dégradée, et plus la faculté de rebond est importante. Ainsi au premier trimestre 2010 un différentiel de  chômage élevé et d’inflation faible sont des signes de potentiel rebond (notés Dif. dans notre tableau donné en annexe). Il en est de même pour un niveau d’inflation faible par rapport aux deux années précédentes (noté Evo.).

 

 

             2) un esprit favorable à la droite, mais un désir d’alternance et une popularité en berne.

 

          Plusieurs faits sont à prendre en compte sur le plan politique :

 

-         le niveau passé de popularité, une popularité qui a été élevée (notée popularité) est un facteur de rebond, mais une popularité présente faible reste un handicape.

-         Les vagues idéologiques en œuvre dans  23 pays de l’OCDE montrent que l’opinion publique sera proche des valeurs  de droite en 2012.  On sait qu’existe des vagues idéologiques (période ou la droite ou au contraire la gauche sont présentent au pouvoir). Si la droite a connu quelques revers dans les dernières années cela présage de dispositions plus favorables 8 à 12 trimestres plus tard (variables notées DG-8 ou DG -12).

-         A coté des vagues idéologiques droite/Gauche, l’évaluation du besoin d’alternance constitue l’autre variable spécifique à notre modèle. Nous le discernons à travers le taux d’élection parmi les 23 pays de l’OCDE gagné par l’opposition. Nous présageons un besoins élevé de changement pour 2012, ce qui handicapera Nicolas Sarkozy…à moins qu’il ne réussisse comme en 2007 à s’imposer comme l’homme de la rupture…ce qui sera tout de même difficile par rapport à lui même !

 

           3) Evaluation des performances du modèle.

 

              Comme tous modèle de prévision, celui-ci est retenu du fait  de sa capacité à expliquer les évolutions passées (simulation historique) et il est de plus testé sur une période (2002 -2011) pour évaluer ses capacités prédictives.

             L’explication du passé à nécessité l’introduction de variables exogènes (ou dummies)...il ne faut pas en abuser (dummies Trick) car on paye un R2 pour le passé trés élevé par des prévisons très médiocres. Nous les avons cependant utiliser pour prendre en compte la forte hausse de popularité des Présidents lors des cohabitations (noteés coha.). Les états de grâce (lune de miel dans la littérature politique anglo-saxonne) sont notés Etat.

             Les variables exogènes les plus déterminantes pour nos prévisions sont les variables d’usure, deux étant testés ici : l’usure sur l’ensemble du mandat et sur les 3 dernières années, notés respectivement ‘usure sur les mandats ‘ et ’ 3 dernières années’. Elles sont très efficaces, la simulation historique sans variable d’usure possède un R2 de 0.72 alors que celle avec variables monte à 0.80. De même, quand nous testons un modèle de prévision sur la période 2002-2  / 2011-1 , la corrélation entre prévisions et résultats effectifs reste à 0.50 sans variable d’usure alors qu’elle monte à 0.54 avec.  

 

 

 

           4) Prévisions.

 

 

         Cependant l’introduction de ces variables d’usure n’est pas sans conséquence pour nos prévisions pour 2012. Le niveau de popularité de Nicolas Sarkozy (TNS SOFRES) étant à 27% en Janvier 2011,  soit un niveau historiquement faible,  il ne peut  supporter une érosion supplémentaire.

        En retenant le modèle le plus favorable (sans effet d’usure) nous prévoyons une popularité pour Nicolas Sarkozy de 39. 56 % au premier trimestre 2012. Cela peut signifier 35% en janvier  40%  en février et 43. 6%   et 55 % en avril ou mai 2012….tous les espoirs sont permis...mais ne semblent pas trés réalistes.

       Si on s’en tient à un résultat moyen de 39.56, en prenant en compte la corrélation entre second tour du scrutin présidentiel et côte de popularité du premier trimestre du Président sortant présenté dans le tableau 2  cela donne un score de 48 .05 % pour Nicolas Sarkozy au second tour des présidentielles de 2012 …étant entendu que nous retenons le modèle le plus favorable, sans effet d’usure.

      Cela réduit ses chances de réélections, sauf à augurer d’une vive reprise économique. Dans  une prochaine étude nous évaluerons les résultats nécessaires (PIB, chômage, inflation..) à la droite pour qu'elle gagne les présidentielles de 2012.

       Il ne faut enfin pour oublier un facteur personnel à coté de la popularité de Nicolas sarkozy il faudrait prendre en compte celle de son challanger....qui ne se souvient de la reconduction surprise du premier ministre conservateur britannique en 1992 , impopulaire...mais tout de même beaucoup moins que le candidat travailliste.

       Au delà, plus la victoire semblera facile pour les socialistes en 2012, et plus le nombre de candidats 'se bousculant au portillon' sera grand...division affaiblissant d'autant le score de la gauche...le choix en janvier 2011 du PS d'un dépôt de candidature handicapant le candidat de gauche le mieux placé face à Nicolas Sarkozy pour 2012 ( Dominique Strauss-Kahn) .....montre qu'à gauche 'la machine à perdre' est toujours d'actualité...

 

 

 

                                   Christian Guy – Janvier 2011

                                             Docteur en sciences économiques

                                                            Agrégé de sciences sociales

 

 

 

 

 

 

 

                                                             Annexes

 

 

 

Tableau 1 : Les modèles économétriques utilisés.

 

 SARKO TAB 1

 

Tableau 2 : Les scores aux élections de la majorité sortante en fonction de la popularité du candidat sortant au trimestre précédant les électrions.

 

 

Sarko tab 2

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13 janvier 2011 4 13 /01 /janvier /2011 18:06

 

Taux d’intérêt de la Suisse : hausse dés l’été  2011 et sur l’année 2012,

 baisse en 2013.

 

 

    1) Evolution des taux d’intérêt réel.

 

 

 suisse i réel B

 

          Notre graphique nous présente les mouvements des taux d’intérêt réel  à court terme de la Suisse.

        Nous observons une baisse des taux  l‘année précédent les élections, puis une hausse de ceux-ci une fois les échéances électorales passées. La baisse permet de stimuler l’activité avant la fin du manda alors que la hausse qui lui fait suite aide ‘à réparer les dégâts’, c’est à dire à conjurer les tensions inflationnistes qui pourraient naître du cycle électoral. Les flèches en jaune matérialisent ce double mouvement.

Rappelons que lorsque les taux réels sont déjà tombés très bas, sauf à envisager une rémunération réelle négative, ils ne peuvent que remonter. Ainsi les élections de 2007 ont été l’occasion d’une anomalie, le mouvement ayant été l’inverse de l’habituel.

 

 

 

 

 

   2) Evolution nominale et en différentiel par rapport à la zone Euro.

 

 suisse i histo

 

 

 

suisse i prévisions

 

       Ces deux graphiques plus détaillés soulignent les éventuels décalages, qui ne manquent jamais de se produire avec le cycle électoral.

      Ainsi, si la remontée des taux se produit souvent directement après les élections  (on l’observe en 1999 en 2007), elle se réalise parfois un peu avant, si l’activité était déjà assez forte ou que la conjoncture était inflationniste comme en 1979 ou 1983. Inversement, une activité qui tarde à repartir incitera les autorités à attendre quelques mois après les élections pour entamer la remontée des taux tel en 1975

     Nous observons que le différentiel par rapport à la zone Euro suit ces fluctuations de façon assez proche.

 

 

    3) Que prévoir pour les trimestres à venir ?

 

 

 

       Le niveau déjà très faible des taux ne peut déboucher que rapidement sur une remontée. On dira que ce phénomène est général en ce premier semestre 2011, mais ont peut considérer qu’il sera plus élever en Suisse, laissant apparaître un différentiel positif dés fin 2011 ou au plus tard au premier semestre 2012.

      En terme réel  (déduction faîte de l’inflation) la hausse est probablement déjà à l’oeuvre. Il faudrait attendre la fin 2013 ou la début 2014 pour qu’une baisse devienne d’actualité.

 

 

 

 

                                                                             Christian Guy – Janvier 2011

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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6 janvier 2011 4 06 /01 /janvier /2011 06:24

Relance O'bama :

Une Europe qui reste à la remorque des Etats-unis...

et de leur plan de relance préélectorale

 

 

 

 

      Le plan de relance annoncée il y a quelques jours par B. Obama, ne doit rien au hasard...à un an des présidentielless américianes.

 Historiquement, ce n'est pas la première fois que l'Europe incapable de relancer évolue dans le sillage du cycle électoral américain...

 A la lumière des expériences passées, quelles pourrait en être les conséquences conjoncturelles pour le vieux monde et singiulièrement la france ?

 

 

 

 

1) Etude historique : 1961 / 2009

 

 

 

         Nos graphiques présentent l’évolution de la croissance du PIB en volume, en glissement sur un an, pour les Etats – unis, l’Euroland et en différentiel, (zone euro – Etats-uis).

 

euro pib histo

 

 euro pib prev

 

   

       

 

                Nous observons qu’entre chaque élections présidentielles américaines (figurée par une verticale rouge) existe en début de mandat un différentiel positif pour la zone euro (les mandats américains débutant généralement par une politique restrictive) , différentiel qui sera souvent au plus haut  lors de la troisième année , avant que n'agisse la reprise préélectorale américaine en quatrième année.  

 

        Nous observons également le déclin historique du décalage entre les fluctuations du PIB des deux cotés de l’atlantique : supérieur à deux trimestres dans les année 60, il est à peine de l'ordre  d'un trimestre dans les années 2000.  Seul le mandat de George bush senior (1989/93) fait exception, car il est marqué par la récession de 1993 en Europe alors que le point bas se situait deux années plus tôt aux Etats-unis.

 

 

 

 

2) Des évolutions à différencier selon la nature du mandat.

 

 

       Le document suivant fait la synthèse de ces mouvements, en reprenant la moyenne établie sur 12 mandats compris entre 1961 et 2009.

 

 

 euro mandat neutre

 

 

      On  observe  des pics conjoncturels européens en terme relatif  au début de la seconde année et en milieu de troisième année, pics présents deux trimestres plus tard en valeur absolue.

 

     On peut être surpris de la présence de deux pics successifs. Cela s'explique par le fait que ce graphique fait la synthèse de l'ensemble des mandats. En fait, il n'existe qu'un seul pic par mandat, positionné à des endroits différents selon sa nature politique.  Les 4 graphiques portés en annexe nous montrent ces positionnement différents.

    

     Ainsi aux alternances républicaines (ou de Droite) caractérisées par une forte récession en début de mandat  (ce qui valorise encore plus le différentiel en faveur de l’Europe), on peut opposer les alternances démocrates (ou de gauche) qui s’inscrivent dans un schéma exactement inverse : le différentiel est défavorable en début de mandat à l’Europe, zone qui est ensuite gagnée par la reprise américaine.

 

 

 

3) Que prévoir pour les trimestres à venir ?

 

 

      Nous avons utilisé les évolutions moyennes enregistrées lors des 3 alternances démocrates de la période 1961/2009 à savoir celles effectuées par Kennedy et Johnson  (1961/65), Carter (1997/81) et Clinton (1993/97).

      Selon ces expériences passées, le différentiel aurait du être en faveur de l'Europe en 2012...les plans de rigeurs et la crise de la dette risque de démentir ces projections.... 

 

        

 

 

       

 

 

                                      Christian Guy – Septembre 2011

 

 

 

 

                                                         Annexes

 

 

 

euro alter D

 

 

 euro D rec

 

 

 

 

 euro GA

 

 

 euro GR

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1 janvier 2011 6 01 /01 /janvier /2011 16:00

 

 

L’arbitrage automobile / immobilier  



 

 

            

               auto, immo, ….deux timing différents...à exploiter en bourse…et à savourer financièrement sans modération.

 

 

 

a-mis histo 2

 

 

 

        1) une rapidité d’ajustement différente

 

 

           Les rapidités d’ajustement à un choc récessif ne sont pas les mêmes selon les secteurs. Le cycle d’un produit semi périssable à ajustement rapide comme l’automobile, n’est pas le même que celui d’un bien durable à ajustement long comme le bâtiment.

Ainsi, de légères reprises de l’activité, ou des mesures de stimulations comme les primes à la casse ou la  baisse des taux d’intérêt, suffisent inciter les ménages à rapidement s’endetter ou à ouvrir leur porte monnaie pour renouveler leurs véhicules ‘au bout du rouleau’.

 

           Par contre, le processus est beaucoup plus lent pour le bâtiment.

 Pour que les ménages acceptent et puissent s’endetter à long terme, il faut que l’horizon financier compte tenu de l’importance sommes empruntées soient dégagé, que le processus de reprise de l’activité soit assez ancien pour qu’on observe une baisse du chômage, (variable conjoncturelle en retard de 2 trimestres sur la croissance).

          A ces variables économiques s’ajoutent des données sociales qui sont les conséquences des mouvements de la croissance à long terme comme la natalité, la formation des couples et la mobilité spatiale.

Troisième donnée qui dissocie le bâtiment de l’automobile : un processus spéculatif, une fièvre immobilière, qui caractérise les fins de cycle de croissance.

 

 

 

      2) A l’intérieur d’un mandat.

 

 

         Examinons à présent ce qui se passe à l’intérieur d’un mandat (cycle interne). Au cycle de 2 ans de l’automobile s’oppose un cycle plus long de 4 ans pour l’immobilier.

        Les premiers trimestres d’un nouveau mandat se réalisent souvent dans un environnement économique dégradée.

Les débuts de mandats de Droite sont marqués par un ralentissement du à ses politiques restrictives, surtout lors des alternances. Ceux de Gauche commencent également souvent dans une situation difficile, souvent antérieure au nouveau mandat, situation difficile qui explique justement l’appel de la gauche par les électeurs.

       Notre graphique nous montre le rapide redressement de l’automobile, dés la seconde année, alors que l’immobilier continue à s’enfoncer dans le marasme. Par contre la 3 éme année sera à nouveau l’occasion d’une chute, alors que la quatrième année verra une amélioration.

     Par contre, pour l’immobilier le déclin entamé en début du mandat mettra deux fois plus de temps à s’arrêter. Le point bas est atteint au milieu de la seconde année alors que les ventes automobiles sont déjà vivement reparties. Le lent redressement immobilier durera  2 années. Le point haut est atteint en fin de troisième année.

En annexe nous publions les distinctions selon la nature du mandat. On observera que tous les mandats connaissent avec régularité la séquence de la double hausse, celui-ci apparaissant un peu plus tôt lors des alternances de droite, compte tenu de la vigueur de la récession qui les caractérisent généralement.

 

 

 

         3) Exploiter ces déphasages entre automobile et immobilier.

 

 

 

auto-mise mandat 

       La courbe bleue présente le solde immatriculation automobiles moins vente immobilières. Ce différentiel évolue en faveur de l’automobile à deux reprises avant la mi mandat, en moyenne du troisième trimestre de la premier année (noté 1-3) au deuxième de la seconde année (notée 2-2). Le second mouvement de différentiel favorable à l’automobile se situe en cours de quatrième année, de son premier trimestre (noté 4-1) au troisième noté 4-3).

 

       4) Historique récents et prévisions.

 

  a-mi prev 2

 

 

 

        Ce graphique nous montre depuis 1987  l’évolution du différentiel automobile – immobilier. Nous observons comme sur le premier de la période 59/87 assez régulièrement les hausses de première moitié de mandat (flèche jaune en pointillé) et de seconde moitié de mandat (flèche jaune plein).

Il existe d’inévitables effets de déports (reprises précoces) ou reports (reprises tardives), l’ampleur des fluctuations est également assez différente selon les cas. Le cycle électoral ne serait plus le cycle électoral sans sa traditionnel instabilité….pas de perspectives de gains sans un minimum de peine…et de risques.

 

 

 

         5) Que prévoir pour les trimestres à venir ?

 

         La première moitié du mandat de Barack Obama a été marqué par un décalage, la très forte chute de l’immobilier ayant été plus prononcée que celles de l’automobile (consulter nos prévisions pour l’automobiles et le bâtiment aux Etats-unis pour 2011 et 2012) ce qui a entraîné un prolongement du mouvement favorable à l’automobiles en 2009, au-delà de la fin de mandat en 2008. La reprise de première moitié apparaît donc avec retard depuis le deuxième trimestre 2010. Elle devrait se prolonger jusqu’à la mi 2011.

De la mi 2011 à la mi 2012 on devrait au contraire voire apparaître un vif redressement au profit de l’immobilier, avant que le placement automobiles ne redeviennent à nouveau plus intéressant en  de la mi 2012 au début de 2013.

               

 

                                                       Christian Guy  - Janvier 2011

            

 

 

                                         contact : previsions.bourse@orange.fr

                                                

 

                                                  Annexe

  

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31 décembre 2010 5 31 /12 /décembre /2010 20:02

 

 

Croissance des Etats-unis et de l'économie mondiale

Bilan économique et politique de 2010 et de la décennie 2000.

 

 

bilan 2010

 

 

          Nous reproduisons les variations du PIB des Etats-Unis depuis 1961 (données en glissement annuel).

          Nous les avons expliqués par 4 conjectures politiques : alternances de droite (69/73, 81/85, 2001/05), reconductions de droite (1973/77, 1985/89 ,1989/93, 2005/09), Alternances de Gauche (1961/65, 1977/81, 1993/97, 2009/13) et reconduction de gauche (1965/69, 1997/01).

Nous observons que les alternances républicaines ou de droite sont chaque fois l’occasion d’une récession soulignée par une flèche blanche, celle de 81/82 étant la plus forte, celle de 2001/03 la plus durable.

          Les alternances démocrates ou de gauche sont l’occasion de politique de relance, celle de Clinton (1993/95) apparaissant comme faible et durable, alors que celle de Carter (19977/79)  prolongeait la reprise entamée à la fin du second mandat Républicain. Celle d’Obama est aussi intense que celle de Kennedy, mais elle part d’une situation plus basse, plus critique.

         A la charnière des seconds mandats, qui suppose une croissance fortement positive sans laquelle les électeurs ne peuvent accorder leur confiance, on observe des pics conjoncturels. En général, ils sont avant le début du second mandat pour les Républicains (1972, 1984, 2004) car la récession de début de mandat a enclenché une vive reprise. Au contraire on les observe au début des seconds mandats pour les Démocrates (1965/66, 1997/98). Les fins de seconds mandats sont plus difficiles, souvent l’occasion de crise et de crash boursier (1974, 1987, 2000, 2008).

         Des accidents conjoncturels peuvent apparaître tel les premiers chocs et surtout second choc pétrolier, le premier ayant compromis une situation traditionnellement délicate au milieu de second mandat Républicain (1975). Le président Reagan avait au contraire éviter ce creux grâce au contre-choc de 86. L’absence de refroidissement au milieu du second mandat de Bush junior (2005/06)  période au contraire spéculative dopée par le crédit facile, à former une bulle qui n’était pas qu’immobilière et financière mais aussi en terme de croissance, les trois étant tirés vers le fonds en 2008 d’autant plus intensément que ce fût tardivement.

 

 

 

        Quel bilan faire de la décennie 2000 et de l’année 2010 ?

 

 

 

         C’est pour nous l’occasion d’une certaine satisfaction puisque les rendez-vous traditionnel du cycle électoral ont été respectés. La seconde guerre du golfe en 2003 a entraîné une certaine prolongation de la traditionnelle récession de début d’alternance républicaine, l’affaiblissement de la croissance de milieu de second mandat, occulté un temps comme nous l’avons écrit a été payé au prix fort par la récession de 2008/2009.

         L’année 2010 a bien vu une reprise de début de mandat d’alternance Démocrate, et on peut penser qu’après la pause de mi mandat, la croissance des Etas-unis, de l'Europe et plus particulièrement de la zone euro avec un retard tradtionnel d'une année ou deux ( 83/85, 2003/2005 ) .

         C'est ce que laisse augurer le rapprochement des autres alternances démocrates et notamment celle de Kennedy, mandat dont celui de Barack Obama est le plus proche.

 

 

                                                 Christian Guy - Décembre 2010

 

 

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