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9 mars 2011 3 09 /03 /mars /2011 16:15

Spéculer en bourse à l'aide du cycle électoral : jouer les milieux de mandats dontre les deux extrémités

 

 

 

Résumé : En limitant les investissements boursiers à certaines périodes,  notamment les milieux de mandats, nous pouvons obtenir une amélioration des performances boursières. Dans nos positions jouant la hausse en milieu de mandat , notre étude montre que de 1981 à 2008 (date de la fin de l'étude) un investissement en europe bloqué sur 5 ans ( type PEA ) aurait été systématiquement plus rentable au moment du débloquage que la performance des indices moyens. 

 

 

            La faillite d’un tiers des « hedges founds »(fonds spéculatifs) en 2008, un taux de faillite de 50% en  2009, a rappelé aux amateurs de la « bourse casino », à quel point les arbitrages sont choses risquées.

        Pourtant, il existe une possibilité d’anticipation encore assez méconnue basée sur l’existence d’un cycle électoral à l’oeuvre dans la plus part des économies : les places financières sont en général au plus haut en milieu de mandat, et au contraire au plus bas dans les mois qui entourent les échéances électorales.

        Attestée par une analyse portant sur plus de 50 années et étendue à 23 pays, cette étude pratique n’a d’autre ambition que d’ouvrir une perspective, perspective qui possède également ses limites, mais qui pourra donner lieu à de nombreux approfondissements dont nous évoquerons deux pistes.

 

 

 

             1. La méthode.

 

 

        Le graphique 1 en fin d'étude nous montre l’évolution des cours de la bourse en glissement sur un an pour 23 pays de l’OCDE de 1957 à 2008. Nous suivons les évolutions du premier trimestre qui suit les élections (noté 1-1) au quatrième trimestre de la quatrième année (noté 4-4). Ce trimestre correspondra, dans nombre de pays, à la tenue de nouvelles élections. Nous observons que les cours de la bourse sont au plus haut en milieu de mandat, alors qu’est anticipée la reprise préélectorale du PIB qui aura lieu traditionnellement en fin de mandat. Par contre à proximité directe des élections, les anticipations sont assez négatives, les marchés anticipant déjà le fréquent déclin de la croissance économique en début de mandat suivant. C’est en effet après les élections que les gouvernements choisissent généralement de mettre en œuvre des politiques de lutte contre l’inflation ce qui dégradent à court terme la conjoncture.

Nous décidons à partir de ce graphique de prendre trois positions spéculatives :

-    La position « hausse milieu » consiste à anticiper une hausse de la bourse du troisième trimestre de la deuxième année (noté 2-3) au deuxième trimestre de la troisième année (noté 3-2).

-    La position « baisse extrémité » consiste à anticiper un déclin des cours dans l’environnement direct des élections de 4-3 à 1-2.

-    La position « large milieu » parie sur une hausse de la bourse sur l’ensemble du mandat (de 1-4 à 4-1) sauf aux extrémités, les trois premiers et trois derniers trimestres étant donc exceptés. On réduit les risques en prenant position sur 8 trimestres  alors que les deux cas précédents ne le faisaient que sur 4.

 

 

 

               2.  Résultats.

 

 

 

        Le tableau 1 nous montre année par année de 1957 à 2008 les résultats de nos différentes positions.

 

         Nous avons d’abord dans les deux premières colonnes, l’évolution moyenne des cours pour les 23 pays de l’OCDE de notre étude (noté Bourse 23) et de façon plus restreinte pour  les12 pays appartenants à présent à la zone Euro (noté Euro). En se limitant à la zone Euro, on évite le risque de change. Certes, avant 1997 cette distinction n’avait guère de sens, mais une certaine stabilité des changes existait déjà à travers le Système Monétaire Européen. Ces évolutions boursières par zone sont non pondérées, chaque pays a une égale importance dans le calcul de la moyenne.

        Les troisième et quatrième colonnes donnent a nouveau ces évolutions, mais cette fois en terme réel, c'est-à-dire déduction faîte de l’inflation. On perçoit alors une hausse quasi ininterrompue des cours depuis 1983, alors que les années 70 ont constituées une période d’érosion durable.

 

        L’ensemble des colonnes suivantes rendront compte d’évolutions différentielles : on calcule la différence entre la position qu’on à choisie et l’évolution de l’ensemble des bourses. Ainsi, un chiffre négatif indique une moindre performance par rapport aux évolutions moyennes ce qui peut constituer un échec (positions « hausse milieu » ou « milieu large ») ou un succès (position « baisse extrémité »).

Les colonnes quatre et cinq livrent les résultats de nos positions « hausse milieu ». Nous observons les limites de cette position lorsque les cours chutent, notamment durant les années 70. A cette époque des signes négatifs apparaissants, nos placements ciblés électoralement auraient été moins performants que des placements indifférenciés. Par contre depuis les années 80, cette stratégie s’avére intéressante ainsi qu’en atteste le grand nombre de signes positifs, particulièrement pour la zone Euro.

        Les sixième et septième colonnes nous livrent les résultats d’une présence boursière large sur 10 trimestres, dite « large milieu » dont nous avons indiqué qu’elle avait comme objectif de réduire les risques. En effet si la période basse du cycle se produit assez régulièrement aux extrémités des mandats, la période haute peut se produire dés le début de la seconde année ou n’intervenir qu’à la fin de la troisième. L’objectif de diminution des risques est atteint car l’examen des résultats année par année laisse en effet apparaître plus souvent des signes positifs que lorsque la position était limitée à 4 trimestres. Cette baisse du risque se paye comme souvent en bourse par une moindre rentabilité à long terme ainsi qu’en atteste la performance moyenne donnée en dernière ligne, notablement inférieures à celles enregistrées lorsque les prises de positions sont limitées au seul 4 trimestres de milieu de mandat.

        Les deux dernières colonnes rendent compte de nos positions baissières à l’extrémité des mandats, appelées « baisse extrémité ». Là encore, on observe que les prévisions sont infirmées en cas de baisse de la bourse. Cela est particulièrement vérifié durant les années 70 où confronté à la hausse du chômage beaucoup de gouvernements choisiront d’inverser leur politique traditionnelle en débutant leur mandat par une politique de relance, et non par une de refroidissement, plus adaptée elle à la lutte contre l’inflation. Cette inversion des politiques économiques entraînera logiquement une inversion du cycle électoral boursier.

 

 

 

             3.  Approfondissements.

 

 

           Deux méthodes peuvent être utilisées pour améliorer les résultats :

 

  • ·        La première consiste à tirer les conséquences d’un constat souvent établi précédemment : nos positions s’avéraient inopportunes en cas de baisse en terme réel de la bourse. Certes, l’idéal serait de pouvoir prévoir ce que seront les cours de la nouvelle année. Mais la prévision étant un art difficile, on se contentera dans nos arbitrages de tirer parti du fait que les années baissières comme les haussières ont tendance à se succéder.  Ainsi, on ne prend à présent position qu’à condition que l’année précédente fût haussière. Le tableau 2 nous indique qu’on parvient ainsi à éviter les erreurs commises précédemment durant les années 70. Cette méthode qui oblige à s’abstenir d’intervention boursière certaines années, d’où de nombreuses cases vides, permet d’améliorer assez sensiblement les résultats ainsi que le montre les performances moyennes indiquées en bas de tableau.

 

  • ·        Notre seconde méthode consiste à nous défaire de nos positions qu’au terme de 5 années, dans le cadre par exemple d’un PEA. Les mauvaises surprises d’une année, peuvent être compensées par les bonnes des autres. Il s’agit en quelque sorte du calcul d’une moyenne mobile sur 5 ans. Le tableau 3 nous indique ainsi que la position la plus sure, n’investir que dans la zone euro et sur 10 trimestres (milieu large), est également la plus régulièrement performante depuis 1981. Même au 31 décembre 2008, le PEA ouvert le 1er  janvier 2004 accuserai un surcroît annuel moyen de 3.82 % par rapport à un placement boursier classique. Sur les 27 dernières années, on enregistre 27 années de succès, peu de placements peuvent s’enorgueillir d’une telle performance. Il est vrai qu’elle est à relativiser si on prend la situation plus difficile des années 70. Cependant, on peut faire valoir que les marchés et les régulations évoluant, la prise en compte des années récentes est plus importante que celles de décennies reculées.

 

 

                     Conclusion

 

 

         Nous avons tenu a tester notre méthode sur une longue période historique de 53 années.

Certes en faisant intervenir la période difficile que fut pour les marchés la décennie 70, on limitait la portée de notre méthode dont les résultats sont surtout positifs dans le contexte globalement haussier des 27 dernières années.

         Etudier des phénomènes financiers sur 53 ans peut paraître surprenant tant les mécanismes et contextes évoluent. Cependant,  la prise d’un certains recul au travers d’une mise en perspective historique, aurait peut-être permis aux propriétaires de « hedge-funds » trop confiants dans des modèles mathématiques sophistiqués d’éviter certaines erreurs, plus d’histoire, moins de mathématiques…telle est peut être pour les traders la leçon pour de la crise présente.

 

 

                  Méthode

 

     Les pays aux mandats législatifs de 5 années (Canada, France, Irlande, Italie, Luxembourg, R.U.) voient leurs six derniers trimestres considérés comme l’extrémité finale du mandat et non les seuls deux derniers.

      Les Etats-unis constituent le seul pays pour lequel ce sont les élections présidentielles et non législatives, qui sont prises en compte.

Les élections anticipées ne sont pas prise en compte, sauf pour celles intervenant au cours de la quatrième année pour les pays aux mandats de cinq ans.

Les pays dont les mandats sont de 3 ans (Australie, Nouvelle-zélande, Suède de la période 1970-94) ont une période ‘milieu large’ qui ne dure que 4 trimestres et non 8.

 

Statistiques : O.C.D.E. et O.N.U.

 

 

 

 

AT 1

 

 

AT 2

 

 

AT 3

 

 

AT 4

 

 

 

                        Christian Guy

Docteur en Sciences économiques

Agrégé de Sciences sociales

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7 mars 2011 1 07 /03 /mars /2011 11:52

 

 

Anticipations et élections :

Les élections influencent-elles les anticipations et les comportements des agents économiques ?

                                                 

 

     Résumé  :

              Les inversions de conjoncture sont en partie liées au calendrier électoral. Les ménages surestiment la conjoncture à venir lorsque la gauche parvient au pouvoir, les entrepreneurs dans une moindre mesure se montrent plus confiant lorsqu’il s’agit de la droite.

     Ainsi, tout comme on désaisonnalise les enquêtes de conjonctures, il conviendrait de les « dépolitiser ».

      Par contre, les effets réels de l’euphorie préélectoral, ou de l’état de grâce suivant, n’existent que pour la consommation des ménages et ce de façon très ténue.

 

 

 

            La France s'apprête à connaître une élection majeure en 2007. On peut se demander  si le climat préélectoral, puis l’état de grâce qui s’observe dans les mois suivants la prise de fonction d’un nouveau président, n’auraient pas des impacts psychologiques favorables à la croissance.

       En effet, en plus des mécanismes biens réels de relance mis en place à l’occasion des élections, on peut se demander si une certaine euphorie n’apparaîtrait pas à l’approche des élections, alors que tout  semble « devenir possible » pour reprendre un slogan de cette campagne, euphorie se poursuivant par l’état de grâce « tout nouveau, tout beau » et les effets d’annonces de mesures prises par le nouveau pouvoir en place.

Ainsi, le cycle électoral pourrait rester une réalité économique car le déclin des marges d’actions des gouvernements, serait compensé, fût-ce partiellement,  par le maintien des effets psychologiques.

       Nous établirons tout d’abord dans une première partie que les retournements de conjonctures suivent assez fidèlement le cycle électoral.

Notre seconde partie soulignera que les ménages deviennent plus optimistes à l’occasion des élections et lors de l’arrivée de la gauche au pouvoir. Nous verrons que ce phénomène, de façon moins marquée, peut s’observer pour les entreprises lorsque la droite est au pouvoir

      Notre troisième partie démontrera à l’aide d’une fonction d’investissement pour les entreprises et d’une de consommation pour les ménages, que les effets réels de ses évolutions d’anticipations sont trop momentanés pour avoir de réels impacts.

 

 

 

 

 

     1.  Cycle électoral et retournement de conjoncture.

 

 

 

        L’OCDE en 2002 (OCDE 2002) a publié une étude portant sur 22 pays depuis 1960 où sont distingués les « points de retournements » : des points bas et hauts  établis à partir de l’indice mensuel de la production industrielle et du PIB en valeur trimestrielles.

Nous avons repris la synthèse trimestrielle de cette étude pour 20 pays, au travers du tableau 1. Nous avons réparti ces points bas et hauts en fonction de la chronologie électorale.

         Une mandature comprend en général 4 années, soit au total 16 trimestres : 1-1 signifie le premier trimestre suivant les élections, 4-4 est le dernier trimestre de la quatrième année, il prend en compte plusieurs trimestres lorsqu’il s’agit d’un mandat de 5 ans.

Nous constatons que les statistiques ne sont pas distribuées de façon uniforme.

        La droite commence ses mandats par des politiques de refroidissement, surtout lorsqu’elle succède à la gauche : ainsi 15% des premiers trimestres de sa deuxième année de pouvoir constitue un point bas de la conjoncture. En cas de reconduction, les points bas sont plus tardifs, la politique de refroidissement étant moins vigoureuse.

Inversement la gauche, surtout lorsqu’elle accède au pouvoir, entame ses mandats par des politiques de relance. Le premier trimestre de la seconde année constitue dans 12,82% des cas un point haut. En cas de reconduction le nombre de points hauts est le même que celui de points bas, soit 13,63%.

       Ainsi, les retournements ont généralement lieu en cours de mandat, pour l’essentiel au début des deuxièmes et quatrièmes années. Ils sont plus rares dans la phase d’euphorie du trimestre de l’élection (4-4) ou dans celui de l'état de grâce et des effets d’annonce du pouvoir (1-1).

       Cela nous amène dès à présent à relativiser la portée concrète ou immédiate des impacts psychologiques.

      On observe donc un paradoxe : l’existence de points de retournement en fonction du cycle électoral souligne qu’il n’est pas irrationnel de prendre la chronologie politique  pour prévoir l’avenir. Donc les ménages ont raisons de prévoir une relance lorsque la gauche accède au pouvoir, une récession dans le cas de la droite, mais ils ont tendance à surestimer l’immédiateté de l’impact car il faut prendre en compte les délais d’ajustement de plusieurs mois.

 

 

 

 

    2. Mesure de l’impact psychologique.

 

    A)  Méthode

 

 

        Afin de mesurer les changements psychologiques qui s’établissent à l’occasion des élections, nous avons repris les enquêtes de conjonctures auprès des entreprises et des ménages  (OCDE 2007).

      Ces enquêtes de conjonctures ont pour objectif de prévoir des évolutions à venir. C’est pourquoi nous procédons à une régression de ces indicateurs de confiance sur l’indice de la production industrielle avancé d’un trimestre. Au-delà, la justesse de leurs prévisions est moins bonne, pour l’investissement nous pouvons cependant porter le décalage à deux trimestres.

      Les premières régressions effectuées sans apports de variables politiques (tableaux 2) nous montrent que les anticipations des entreprises sont meilleures que celles des ménages. Les régressions de leurs anticipations sur les résultas effectifs ont de bons R2. Cela est aisément compréhensible du fait de leur niveau d’information économique.

 

      Nous introduisons à présent les variables politiques. Nous cherchons à établir si les enquêtes de conjoncture ne surestiment  pas (valeur positive des dummies politiques) ou sous-estiment pas (valeur négative des dummies politiques) les évolutions avenir. Les régressions sont effectuées sur 1000 à 1600 individus selon l’indicateur, soit pour des mandats moyens de 16 trimestres, un échantillonnage compris entre 85 et 100 mandatures, ce qui permet de donner une certaine significativité à notre étude. A l’évolution chronologique allant du premier trimestre du mandat (1-1) au dernier (4-4) du premier tableau,  nous avons ajouté de façon apparente les distinctions politiques : D pour droite, G pour gauche. Nous distinguons également sommairement les numéros d’ordre des mandats : A pour alternance (il s’agit du premier mandat d’une majorité), R pour reconduction (majorité ayant déjà effectué un premier mandat). La dummy ‘4-4 élection’ prend la valeur « 1 » chaque fois qu’une élection est survenue à son terme légal.

 

               Nous avons procédé à deux types de régressions :

-         Une régression complète avec des valeurs retardées de l’indice de la production industrielle nationale s’échelonnant sur les quatre trimestres (indu pro t-1, t-2, t-3, t-4), la moyenne pour l’Europe (la lettre E apparaît alors) et celle de l’ensemble de l’OCDE  ou du G7 (ces mentions apparaissent alors à coté de la donnée).

-          Une régression simplifiée où seule apparaît la variable que l’on cherche à prévoir, qu’il s’agisses de  l’indice de la production industrielle avancée d’un trimestre (pro indu t+1) ou de l’évolution de l’investissement avancé de deux trimestres (inv. pro T+1). Ces versions simplifiées permettent de mettre davantage en lumière les ‘dummies’ politiques, qui perdent de la significativité lorsqu’on introduit des variables économiques retardées.

 

    

 

   B)  Résultats.

 

 

       Les tableaux 3-A et 4-A  nous donnent  la capacité des entreprises et des ménages à prévoir l’indice de la production industrielle. Deux autres tableaux livrent la capacité des agents à prévoir des évolutions qui leur sont propres : l’investissement pour les entreprises (3-B), la consommation pour les ménages (4-B). Plusieurs enseignements apparaissent à l’issu de la comparaison de ces statistiques:

-Les ménages sont gagnés par l’optimisme préélectoral quelque soit la majorité se représentant (4-4 élect.), alors que les entreprises se montrent plus sélectives, limitant leur optimisme au cas où la droite reconduite se présente à nouveau (DR 4-4 élect.).

- Les ménages semblent être gagnés par un pessimisme durable lorsque la droite accède au pouvoir (DA 1-1, 1-2, 1-3…) alors que les entreprises sont gagnées  par un doute plus fugace lorsqu’il s’agit de la gauche (GA 1-2). 

Soulignons qu’il existe un certain effet d’apprentissage car ces erreurs d’anticipation sont moins présentes à l’occasion des reconductions, les dummies politiques accompagnées d’un R pour reconduction sont beaucoup plus rares dans les tableaux. Les entreprises se font alors moins d’illusion sur la droite et les ménages sur la gauche.

On peut cependant faire apparaître des différences assez durables lorsqu’on soustrait l’indice de confiance des ménages à celui des entreprises, un solde positif indiquant un optimisme plus fort chez les entreprises. Dans le tableau 5, on voit apparaître de façon positive, ce qui est exceptionnel dans notre étude, la dummy « droite » qui est de valeur 1 sur l’ensemble des mandats de droite. Cela concrétise  la dilection des entreprises à son endroit, ou inversement celle des ménages vis-à-vis de la gauche. Les ménages, sensibles à l’arrivée de la gauche au pouvoir (GA 1-1) se montrent plus pessimistes lorsque la gauche reconduite procède à des politiques de refroidissement en début de mandat (GR 1-4, 2-1,2-2).

 

       Le problème des anticipations a été approfondi en économie dans sa relation avec l’inflation. Le fait d’anticiper une reprise de l’inflation pourrait favoriser celle-ci. On peut considérer que la crédibilité des différents partis est différente en la matière, et que la gauche souffre là dessus d’un handicap.

      Les entreprises ne se laissent pas perturber par les considérations politiques (Tableau 5-A). Leurs anticipations sont particulièrement bien corrélées aux évolutions de l’inflation du trimestre suivant.

     Les ménages cumulent « à priori » politique et « rigidité économique » dans leur anticipation de l’inflation. Lorsque la droite accède au pouvoir, ils prévoient plus rapidement que les entreprises, dés le second trimestre ; un déclin de l’inflation… (Tableau 6–B). Mais quand celle-ci décline effectivement, en général lorsque la droite est reconduite, ils continuent à l’estimer élevée (tableau 5-B)

     Dans le Tableau 7, on régresse l’indicateur de confiance des ménages sur un certains nombre de variables économiques et politiques. Il est décomposé en deux parties, distinguant la période 1960/89 et la période 1990/2007. On observe que les R2 ajustés sont sensiblement proches, et que chaque fois les variables politiques  sont présentes. On ne peut donc conclure à une plus grande rationalité des ménages, en tous cas dans leur aptitude à ne pas laisser troubler leur rationalité par des considérations politiques.

 

 3) Réalité des impacts des anticipations.

 

              Notre seconde partie a permis de souligner qu’il existait bien un optimisme plus grand autour des échéances électorales. Mais il nous reste à mesurer si ménages ou entreprises concrétisent cet optimisme par plus de consommation ou d’investissement.

             Le tableau 8 établit des fonctions d’investissement et de consommation à partir des valeurs retardées de ces statistiques nationales (notées Variable), européennes (notées E) ou agrégées au niveau du G7 (notées G7). Ces fonctions sont certes assez rudimentaires, mais ont atteint tout de même des R2 ajustés de 0.59 (fonction d’investissement) et de 0.77 (fonction de consommation).

            Nous constatons à nouveau que les entreprises se montrent beaucoup moins sensibles aux variables politiques. Tout au plus peut-on avec prudence observer un sur -investissement lorsqu’au terme d’un mandat d’alternance de droite, revient l’optimisme après des débuts souvent restrictifs (DA 4-4). On peut aussi déceler une tendance à une reprise de l’investissement une fois que la gauche accédant au pouvoir a développé la panoplie de ses mesures de relance (GA 1-3).

             Les ménages se montrent sensibles aux états de grâce, que l’on observe lorsque la gauche accède au pourvoir (GA1-1) et même lorsque la droite est reconduite (DR 1-1), celle-ci fraîchement réélue annonçant souvent moins des mesures restrictives que lors des alternances.

             Mais, globalement les « student » sont faibles, les variables politiques peu nombreuses. On peut donc douter de la portée effective des changements d’anticipation, qui étaient d’ailleurs dans les tableaux précédents trop ponctuels, limités à un seul trimestre pour avoir des effets réellement durables…Voila qui ne risque pas d’inciter à l’optimisme les responsables politiques qui, en mal d’argumentation, placent leur espoir dans le simple changement d’état d’esprit que provoquerait leur élection…

 

 

 

 


         Conclusion

 

 

       Confirmant un présupposé largement répandu, nous avons établi que les entreprises formulent de meilleures anticipations que les ménages, elles se montrent moins sensibles aux variables politiques. Elles ont cependant une tendance à préférer la droite, et peuvent à l’occasion se laisser gagner par l’optimisme préélectorale. Réalistes, elles semblent même répondre au désir de relance de la gauche, une fois deux trimestres de méfiance passés. Les ménages ont inversement une dilection pour la gauche.  En plus des périodes préélectorales, ils sont assez sensibles aux états de grâce post-électoraux. Cet optimisme, dépassant le seul impact psychologique, peut se concrétiser par une hausse de la consommation.

      Que ce soit pour les entreprises ou les ménages, chaque fois un effet d’apprentissage apparaît, les majorités reconduites sont beaucoup moins victimes ou bénéficiaires des à priori.

       Les ménages font preuve d’une certaine rigidité dans leurs anticipations inflationnistes lorsque la droite est reconduite alors que l’inflation a été largement maîtrisée. Malgré leur préférence pour la droite, les entreprises sont plus réalistes dans leurs anticipations de l’inflation lorsque la droite parvient au pouvoir, alors que les ménages font immédiatement crédit à la droite d’une réduction de l’inflation…non encore effective.

       Notre étude a montré qu’il existait quelques biais politiques dans les enquêtes de conjonctures. Tout comme on désaisonnalise des séries statistiques, il conviendrait de dépolitiser les enquêtes de conjonctures…

 

      Dans une étude précédente, nous observions qu’au déclin des cycles nationaux répondait la montée en puissance du cycle électoral européen. Observons à présent que si nombre d’évolutions à l’œuvre réduisent les marges de manoeuvre des gouvernements, le cycle électoral pourra perdurer du fait du maintien, fût-il faible, de son impact psychologique.

 

 

 

 

 

 

 

 

Abréviations:

 

Droite….droite politique

4-4 élection…trimestre de l’élection.

1-1……..premier trimestre de la première année d’un mandat

3-2……. deuxième trimestre de la troisième année d’un mandat.

D, G …..Droite, Gauche,

A, R ……mandat d’alternance, mandature reconduite.

DA2-3….troisième trimestre d’une seconde année d’une majorité de droite venant d’accéder au pouvoir.

GR 4-4….quatrième trimestre de la quatrième année (trimestre de l’élection) d’une majorité de gauche qui  avait été reconduite.

Ména, indu…indicateur de confiance des ménages, des entreprises.

Indu-ménage….solde des indicateur de confiance, de prévision d’inflation, industriels moins ménages.

Pd indu pro…..indice de la production industrielle en progression annuelle,  moyenne trimestrielle.

Conso pro…..évolution de la consommation privée en progression annuelle,  moyenne trimestrielle.

Inv. pro…….. Évolution de l’investissement en progression annuelle,  moyenne trimestrielle.

Coéf……..coefficient de corrélation linéaire.

Stud…….. student

 

Ressources

 

Statistiques diffusées par l’OCDE dans son portail statistique, valeurs trimestrielles en progression sur 1 an, sauf pour les prévisions de l’inflation où  il s’agit de la balance.

Selon les pays, les enquêtes de conjoncture sont disponibles pour des dates différentes. Nous donnons successivement les dates de début de l’enquête auprès des entreprises, puis auprès des ménages  : Allemagne ( 86,74), Australie ( 67,96) , Autriche ( 86,96) ,  Belgique ( 86 , 95), Canada ( 93,91) , Espagne ( 88,87) , Etats-Unis ( 51,74), France (86,74) , Grèce ( 86,86) , Irlande ( 86,75) Italie ( 85,74) , Japon ( 75,83) , Luxembourg ( 86,03) , Nouvelle-Zélande ( 62,79) , Portugal ( 88,87) , Royaume-Uni ( 86,74) , Suède ( 96,96) , Suisse ( 67,74).

Pour les anticipations d’inflation, elles ne sont données que pour les pays européens, avec démarrage en 1985.

 

 

 

Méthodes :

 

Régressions linéaires par panel sur des variables trimestrielles procédure de sélection automatique des variables auxiliaires par la méthode ‘stepwise’ du logiciel ‘statlab’

Seuls les mandats législatifs, à l’exception des Etats-Unis pour lesquels il s’agit du mandat présidentiel, sont pris en compte. Les mandats de 4 ans sont décomposés en 16 trimestres. Pour les pays ayant, à présent (Australie, Nouvelle-zélande) ou dans le passé (Suède 1970/1994) des mandats de 3 ans, les douze trimestres sont répartis sur 16 unités, les premiers de chaque année comptant double. Pour les pays ayant des mandats de 5 années, les cinq derniers sont compris dans le dernier trimestre noté « 4-4 ». Alors que la variable 4-4 prend en compte toutes les fins de mandats, parfois plusieurs trimestres dans le cas de mandat supérieur à 16 trimestres, la variable « 4-4 élection » ne prend en compte que les trimestres où surviennent des élections. Les élections anticipées ne sont pas prises en compte.

Etude portant su 19 pays de l’OCDE, sur un champs chronologiques allant du premier trimestre de 1960 au deuxième de 2007 selon les disponibilités statistiques.

 

Sources statistiques :

 

  OCDE : portail statistique.

 

 

 

Bibliographie :

 

 

Alésina A ; N Roubini 1992  « Political cycles in OECD economies ». Review of economic studies. 

Drazen, A. 2000 “ The political business cycle   after 25 years “ National bureau of Economic Research Macroeconomic" Annual 2000.

Fair R 1996 « econometrics  and presidential election » Journal of economic perspective 10.

Frey B. F. Schneider 1978 «  An empirical study of politico-economic interaction in the united states »  The review of economics and statistics.60.

Hibbs D. 1977 “Political Parities and Macroeconomic Policy” American Political Science Review, 71 .

Hibbs D. 1994 «  The partisan model of macroeconomic cycles : more theory and evidence for the united states . Economic and politics 6.

Nordhauss William D. 1975 “The political business cycle” Review of economic studies 42 (2)

OCDE 2002. Composite Leading Indicators for Major OECD member economies.

OCDE 2004. Composite Leading Indicators for Major OECD non-member Economies and recently new OECD member countries

 

 

tab 1

 

 

tab 2

 

tab 3

 

 

T 3 B

 

 

Tab 4

 

 

T 4 b

 

 

T 5

 

T 6

 

 

T 7

T 8

             

 

 

 

                                                   Christian Guy

                                   Docteur en Sciences économiques

                                  Agrégé de sciences sociales

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5 mars 2011 6 05 /03 /mars /2011 09:36

 

       

 

Existe-t-il un cycle électoral de l'arbitrage pétrole / dollar ? 

 

 

        Nous présentons des prévisions pour un arbitrage entre le pétrole et le dollar.

 

 

 prétro dol hsito V

 

 

       Cet historique depuis 1982 est réalisé à l’aide de données en glissement annuelle, celle du dollar est cœfficientée par un facteur 10.

       Nous observons une divergence régulière à mi mandat.

    - Le dollar est orienté à la baisse depuis la seconde année afin d’aider la croissance américaine à repartir. Les autorités poursuivent cette pratique sur plusieurs trimestres (flèches jaunes) afin de s’assurer de la pérennité de la reprise, en vue de la relance préélectorale de fin de mandat.

    - Par contre le pétrole est une variable très sensible à la conjoncture, les simples perspectives d’une fin de récession suffisent à entraîner de nouvelles hausses (flèches verstes).

     Notre arbitrage repose sur ce déphasage, cette différence de délai de réaction à la fin de la récession de deuxième année.

      Le déphasage est maximum au deuxième trimestre de la troisième année de mandat ainsi que nous le montre ce graphique.

 

 

pétro dollar mandat

 

 

    Que peut-on prévoir pour les trimestres à venir ?

 

 pétro dollar prev

 

 

       Si nous comparons le début de mandat en 2009 et 2010 par rapports aux statistiques moyennes depuis 1982 , nous observons des évolutions plus marquées, ce qui est logique comparativement à des moyennes, procédure qui lissent forcément les évolutions.

    Cependant, le contexte récessif marqué de 2009 à  rendu plus précoce la chute du dollar et a au contraire reporté la hausse de fin de première du pétrole. Celle-ci déplacée sur la deuxième année a été plus marquée qu’à l’habitude compte tenu du contexte spéculatif de ces dernières années.

     En cette année 2011, nous sommes dans la troisième année de mandat, c’est précisément au deuxième trimestre de cette année, donc d’avril à juin, que le différentiel entre dollar bas et pétrole élevé devrait être à son apogée.

      Par la suite, la reprise du dollar devrait voire réduire le différentiel…il reste cependant une inconnue sur les évolution pétrolière consécutivement aux révolutions dans le monde arabe.  

 

 

 

                                    Christian Guy -  Mars 2011

 

 

                 

            Ces prévisions sont exprimées :

-  toutes choses égales par ailleurs  (évènements non prévisibles tels les chocs pétroliers, les crises financières non pris en en compte)

-  la précision visée est semestrielle

 

 

 

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3 mars 2011 4 03 /03 /mars /2011 08:32

 

       Arbitrage Dow jones / dollar :

 

 

 

 

 

          Les dernières semaines ont connu des mouvements contradictoires sur la bourse: après l’optimisme boursier en fin d’année 2010, a soufflé un vent d’inquiétude avec les hausses pétrolières.

Par ailleurs, l’appréciation actuelle du dollar est à relativiser par rapport au niveau historiquement faible du billet vert.

     Alors, quels repères peuvent nous donnés les expériences politico économiques précédentes pour les semaines à venir, tout en sachant qu’elles ne constituent qu’un élément d’appréciation parmi d’autres ?

 

         1) Dollar et Dow Jones : des évolutions divergentes en 3 éme année de mandat.

 

            L’année 2011 est une troisième année de mandat présidentiel américain, c’est traditionnellement la seule année où il existe un déphasage assez fort entre les cours de la bourse de New York et les fluctuations du dollar ansi que nous le montre le graphique réalisant la synthèse de 10 mandatures depuis 1971 :

 

 

bo dollar us

      

 

     En effet en troisième année, les autorités laissent baisser la monnaie pour aider au redémarrage de l’activité, en prévision des élections présidentielles qui surviendront au terme de la quatrième année, soit pour la mandature actuelle en 2012. Inversement, les marchés boursiers sont sujets marqués par regain d’optimisme puisqu’ils sont dans l’anticipation de la reprise de la croissance pour la quatrième année (reprise pré électorale).

      Par contre, les autres années, la corrélation est positive entre cours de la bourse et évolution du dollar : les débuts de mandat sont dominés par un déclin relatif des deux, liés à une dégradation de l’économie, alors qu’ont enregistre des hausses pour ces deux données la quatrième année, celle de l'élection.

 

        Le graphique suivant permet de percevoir la particularité de la 3 éme année.

 

 dollar dow jones

 

 

       Pour rendre les évolutions plus lisibles, nous avons multiplié par deux les évolutions du taux de change effectif du dollar (parité par rapport à un panier de monnaie, pondérées par leur importance relative dans le commerce extérieur des Etats-unis).

      Comme souvent avec le cycle électoral si les véritables exceptions sont rares, les décalages temporels sont par contre fréquents.

      En effet, parfois ce déphasage apparait dés la seconde année comme en 1974, 1978 et 1982. On observe une tendance à un report vers la fin de mandat de ce décalage qui si en  1995, 1999 ;  il est bien positionné sur la troisième année, en 2004 et 2008, c’est une troisième année bien mur, et même une quatrième année qu’il faudrait évoqué. Il existe des exceptions, ou plus exactement des cas ou plus qu’un déphasage il faudrait parler d’une moindre hausse du dollar tel en 91.

 

             2) Que prévoir pour les trimestres à venir ?

 

 

bo dollar le mandat V

 

 

              Les évolutions normales sur les deux premières années de mandat en 2009 et 2010 ont été vérifiées , même si comme souvent les évolutions ont été plus marqées que ne le prévoient des moyennes sur 10 mandatures.

 

        Ainsi que nous l’avons observé dans une étude précédente, le niveau du dollar est appelé à s’apprécier à partir du second semestre 2011. Nous quitterons en effet progressivement la troisième année de mandat pour nous diriger vers la quatrième. La bourse est déjà globalement ben orientée, si ce n’était des inquiétudes liées aux tensions sur le pétrole et les troubles dans les pays arabes.

       On peut donc considérer que si le déphasage entre dollar bas et bourse haussière est appelé à durer encore dans les mois à venir, à partir de la rentrée 2011 il faudra jouer les deux à la hausse, celle du dollar devenant même plus marqué en 2012 si la reprise économique se confirme.

 

 

 

                                    Christian Guy – Mars 2011.

 

 

 

                     Ces prévisions sont exprimées :

-  en valeurs relatives par rapport aux évolutions mondiales (une hausse prévue signifie une moindre baisse ou une plus forte hausse qu'ailleurs)

-  toutes choses égales par ailleurs  (évènements non prévisibles tels les chocs pétroliers, les crises financières non pris en en compte)

-  la précision visée est semestrielle.

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28 février 2011 1 28 /02 /février /2011 00:00

 L'arbitrage ressouces naturelles contre actions  

 

 

 

 

         Nous présentons un arbitrage opposant le pétrole, l’or et les produits de base d’une part aux actions, ici les valeurs américaine.

 

pétrobase action

 

         L’intérêt est d’opposer les valeurs boursières qui sont en avance sur la   croissance avec d’autres regroupées qui ont un positionnement différent par rapport au cycle de la croissance.

 

            1) Des comportements différents par rapport à la croissance.

 

 

         Les cours de la bourse anticipent d’un trimestre les valeurs du PIB sur la période 1982 – 2010, la corrélation étant de 0.57.

        Les produits de base suivent au contraire les fluctuations de la croissance avec un retard d’un trimestre, la corrélation étant alors de 0.29 pour la période 1982 - 2010.

        L’or à des fluctuations peu régulières par rapport à la croissance. Sur notre période 1982 /2010, le métal précieux apparaît avant tout comme une valeur refuge avec un coefficient de corrélation négatif de -0.44 par rapport à la valeur retardé de la croissance de 3 trimestres. En quelque sorte, l’or est au plus haut trois trimestres avant que la croissance s’installe.

       Le pétrole est corrélé avec la croissance retardée d’un trimestre, ou instantanée, les deux valeurs étant proche (0.149 chaque fois).

 

             2) Les résultats de cet arbitrage.

 

      Notre graphique nous montre l’évolution de l’arbitrage d’un panier qui serait constitué d’une part de pétrole d’or et de produits de bases et d’autre part de valeur du dow jones au cours des 16 trimestres d'un mandat américain. 

 

 

petrorbase mandat

 

      Globalement l’arbitrage est favorable à la bourse dans l’année suivant les élections américaine.

      Mais c’est surtout le décalage qui apparaît en fin de troisième, début de quatrième année de mandat qui est intéressant à exploiter.  A la fin de la troisième année, on observe le retournement rapide de la bourse car elle anticipe un retournement de croissance en fin de mandat. Or cette croissance stimule encore le pétrole, les produits de bases. L’or, en tant que rempart contre une croissance qui devient inflationniste est également haussier. Avant les élections, l’arbitrage devient clairement favorable au pétrole, à l’or et au produit de bases contre le dow-jones.

 

 

     3)  Que peut-on prévoir pour les trimestres à venir ?

 

 

                                             Evolution des 3 ressouces naturelles.

petrorbase actio mandat 2008

 

       Pour 2011, l’évolution en cours de mandat est difficile à prévoir, même si à la fin 2010 des évolutions conformes aux moyennes historique laissait augurer d'un léger rebond en faveur de nos trois réserves naturelles. On peut plus sûrement parié sur un arbitrage favorable au pétrole, or et produits de base en 2012.

 

 

 

                             Christian Guy -  Mars 2011

                                

 

                     Ces prévisions sont exprimées :

-  en valeurs relatives par rapport aux évolutions mondiales (une hausse prévue signifie une moindre baisse ou une plus forte hausse qu'ailleurs)

-  toutes choses égales par ailleurs  (évènements non prévisibles tels les chocs pétroliers, les crises financières non pris en en compte)

-  la précision visée est semestrielle

 

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26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 09:12

   Pib du Luxembourg :

 si l’évolution reste moyenne en 2011 et 2012 la reprise sera pour 2013-2014

 

 

 

 

 

LUX enfin

 

Le cycle électoral du Luxembourg est assez régulier, seuls 2 mandats depuis 1954 ne possèdent pas de reprise préélectorale, et la baisse post électorale est assez systématique.

      L’existence d’une cycle électoral au Luxembourg est intéressant à notée, car cela souligne l’importance des facteurs institutionnels (absence de dissolution) par rapport à des facteurs économique à priori peu favorables à l’existence d’un cycle dans ce pays du fait de sa très forte intégration économique qui lui fait perdre un importante autonomie dans sa politique économique.

 

         Que peut-on prévoir pour les trimestres à venir ?

 

 

       Nous avons présentés pour 2011 et 2012 les prévisions de l’OCDE. Dans l’éventualité ou le niveau de la croissance resterait faible au Luxembourg en cours de mandature, c'est-à-dire en 2011 et 20121, on pourrait anticiper une reprise pour  2013 ou 2014. 2014 est l’année de l’élection législative que le Luxembourg à le bonheur de voir en même temps que les élections européennes…..deux précautions, ou deux reprises préélectorales valent mieux qu’une.

 

                                      Christian Guy -  Février 2011

 

 

                           Annexe : cycle électoral du Luxembourg

 

                         

 

 

                                             LUX mandat

 

  LUX mandat prev

 

                          Ces prévisions sont exprimées :

-  en valeurs relatives par rapport aux évolutions mondiales (une hausse prévue signifie une moindre baisse ou une plus forte hausse qu'ailleurs)

-  toutes choses égales par ailleurs  (évènements non prévisibles tels les chocs pétroliers, les crises financières non pris en en compte)

-  la précision visée est semestrielle

 

 

 

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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 07:51

                                

           

 

 

 

 

          Dans le cadre des formations, deux séances peuvent être proposées.

          La première assez générale intitulé 'le cycle électoral' , est accompagnée de graphiques et d'éxemples historiques,  on en livre ici la trame, elle est  d'une durée de 2 heures.

      Nous pouvons également proposer des séances plus spécifiques  , consacré notamment à la prévision bousière .

 

                                                      contact : previsions.bourse@orange.fr

 

 

 

 

                                                                                  Le cycle électoral

 

 

 

INTRODUCTION

 

Appelé également cycle politico économique. Il consiste :

-          à évaluer l’évolution de la conjoncture économique en fonction des échéances électorales (cf I)

-          à caractériser les résultats, l’inflation, le chômage, la déflation…etc en fonction du gouvernement au pouvoir.

-          en repérant les régularités, on peut tenter de prévoir l’évolution économique d’un pays et internationale au travers du poids de l’économie internationale.

 

I / Les évolutions conjoncturelles

 

A / L’opposition gauche droite

 

1)       Mandat de droite

 

 

 

 

On observe une baisse de croissance au début du mandat car la droite lutte contre l’inflation, le chômage, le déficit budgétaire / de consommation pour limiter les importations. Parvenue au milieu de mandat, on dispose de marge pour opérer une relance électorale.

 

2)       La gauche

 

 

  

La gauche en France est appelée au pouvoir en situation de crise. Elue sur des promesses de relance pour lutter contre le chômage ou les inégalités.

Pour relancer, elle augmente alors les allocations ce qui entraîne une reprise mais creuse encore le déficit extérieur et l’inflation. Au milieu de mandat, elle doit diminuer sa croissance pour rétablir les comptes.

 

Remarque :

-          la gauche se présente au pouvoir dans la pire situation d’où un taux d’échec très élevé aux élections

-          pour atténuer ce problème, la gauche concentre souvent la purge sur la 3ème année afin d’avoir des possibilités de relances pour la 4ème année. Les électeurs ont la mémoire courte. Ils n’évaluent que sur les dernières années. Souvent la gauche adopte le cycle de droite lorsque les facteurs d’atténuation apparaissent.

 

B / Les facteurs amplificateurs

               

1)       La durée des mandats

 

à Plus le mandat législatif est court, plus le cycle sera intense. Ex : Australie, Nouvelle Zélande n’ont que des mandats de trois ans.

à Inversement, les pays ayant des mandats de 5ans sont atténués ou en dent de scie. Ex : France, Luxembourg, Italie…

àDans les pays Anglo-Saxons, (surtout le Royaume Unis, Canada, Irlande etc…) on n’hésite pas à dissoudre les assemblées des la 4ème année si la conjoncture est bonne.

 

2)       Les alternances

 

Lorsque la droite ou la gauche arrivent au pouvoir, les cycles sont très marqués pour 2 raisons :

-          rationnelle : lorsque la droite arrive au pouvoir, elle trouve un environnement très dégradé. Inversement, si la gauche arrive au pouvoir, il y aura du chômage, de la pauvreté, des inégalités etc…

-          irrationnelle : désir de toute nouvelle majorité de faire le contraire de la majorité précédente.

 

3)       Mandats pairs et impairs

 

      Alors que la droite utilise ses mandats d'alternances à des politiques de refroidissment, les seconds mandat en cas de reconduction sont l'occasion de politiques de relance, le troisème mandat voit au contraire un retour aux politiques de refoidissement.

      La gauche suit un enchâinement inverse : le premier mandat est celui de politique de relance , le second de refridissment...                                    

  En quelque sorte, lorsque qu'une  majorité est reconduite, elle corrige d’elle-même les excès de son premier mandat.

 

C / Les facteurs atténuateurs

 

1)       Les coalitions

 

Belgique, Pays bas, … Dans certains pays, les partis gouvernent ensembles. Dans d’autre, un parti domine. Les cycles sont très faibles.

 

2)       Les crises

 

En période de crise, la prévisibilité est difficile. On est tenté de relancer (l’économie entre autre). La droite commencera exceptionnellement par un lancement.

 

3)       L’absence d’alternance

 

Il existe des pays ou la droite est sans cesse au pouvoir. (depuis 1999 en Suisse et 1955 au Japon)

La droite alterne alors elle-même cycle de droite ou de gauche en fonction des vagues idéologiques.

 

II / Les évolutions structurelles

 

A / Selon les pays

 

Il existe des pays de droite : la droite est normalement au pouvoir (Etats-Unis, France, Allemagne, Royaume Uni…) en moyenne.

La gauche n’a été au pouvoir qu’en période de crise.

Ex :          1981 gauche au pouvoir car crise pétrolière. 
                1992 US Clinton au pouvoir.

Lorsque la gauche réussit, elle est remerciée en n’étant pas reconduite. Ex : aux Etats-Unis en 2000

Il existe à l’inverse des pays de gauche (moins nombreux) ex : pays nordiques de l’Europe (Suède, Finlande, Norvège), Canada, Chine…

Remarque : le mot « libéral » n’est synonyme de « droite » qu’en France. En général, plutôt centre gauche.

La droite n’est alors appelée au pouvoir qu’en période de crise.

 

B / Selon les périodes

 

Sur les 25 pays de l’OCDE, le pourcentage de ceux gouvernés par la droite ou la gauche fluctue dans des cycles d’une quinzaine d’années :

 

  La Gauche est au plus haut en  1945  et   1975 , la Droite en 1960     et    1990 .

 

C / Les électorats

 

La droite et la gauche conduisent des politiques partiellement différentes en fonction des intérêts de leurs électorats.

La droite possède un électorat d’indépendants âgés, riches…

La religion (facteur structurant et influant sur le vote), statut (un indépendant vote plus à droite qu’un fonctionnaire), patrimoine sont des facteurs à considérer pour plaire à son électorat.

Vivant de leur épargne, les gens de droite ont plus d’intérêt à lutter contre l’inflation. Hostiles à l’intervention de l’Etat (impôts, tracasseries…)

La gauche possède un électorat de fonctionnaires, de pauvres, de jeunes… Ils sont demandeurs de protection, de droit du travail et favorables à l’intervention de l’Etat (pas d’argent pour payer). Endettés, ils on intérêt à l’inflation.

Ils craignent au contraire le chômage. Entrée dans la vie active. Peu de diplômes.

 

D / Les résultats

 

On retrouve ces différences :

-          faible inflation à droite

-          faible chômage à droite

 

La gauche étant en général appelée en période de crise, elle a une moins bonne croissance.

Très souvent, droite et gauche obtiennent les même résultats mais ont des raisons différentes :

-          Le déficit budgétaire. La droite creuse le déficit. Ex : Bush baisse les impôts ; et la gauche augmente les allocations

-          Le déficit extérieur (le plus grand déficit mondial est détenu par les Etats-Unis). La droite dégrade la compétitivité extérieure en faisant monter la monnaie. La gauche en augmentant les salaires (ou en dévaluant la monnaie par l’inflation)

-          L’investissement : la droite pénalise l’investissement par dégradation de la demande, la gauche par la dégradation des profits.

 

E / Perspectives internationales

 

1)       Les autres élections

 

Ces cycles sont construits en fonction des élections législatives (sauf aux Etats-Unis, en fonction des présidentielles).

Dans les pays assez décentralisés (Allemagne et Espagne), on peut également prendre en compte les élections régionales.

En France, les élections présidentielles et parlementaires influent.

 

2)       Le cycle américain

 

C’est un cycle très régulier qui aide donc à la prévision économique.

L’arrivée au pouvoir de la droite aux Etats-Unis entraîne une récession l’année suivante aux Etats-Unis et dans le reste du monde les deux années qui suivent.

 

3)       Le cycle Européen

 

Il existe un cycle électoral Européen en fonction des élections au parlement Européen. Les élections sans importance politique majeure ont cependant la valeur de test. Chaque pays fait attention, isolement, de ne pas l’aborder en trop faible position. Les cycles Européens s’additionnent d’où un très fort cycle Européen par effet d’aggravation.

 

4)       Le cas de la France

 

La France est à la croisée de plusieurs cycles.

Les années où aucunes élections majeures (2003 ou 2005) n’existent, risquent d’être mauvaises tandis que les années où il y en a beaucoup ( état-unis, Allemgne...) seront meilleures.

On peut également apprécier le poids des élections locales, notamment le cycle municipal, et européennes .

 

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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 17:53

Existe-t-il un cycle électoral des accidents de la route ?   

 

Radars : laxisme avant les élections, sévérité après....

 

 

                   L'actuelle polémique sur les radars rapelle que les décisions politiques se prennent rarement au hasard.....surtout à l'approche des élections . A la traditionnelle, feue ? , amnistie des PV, s'ajoute la plus actuelle polémique sur les radars......  il est clair que les accicents de la route, et leur plus funeste conséquence que sont les déces, suivent une périodicité rythmée par les élections....Exemple à l'aide du cas américain...

        Au delà,  avons ces derniers mois présenté nombre de prévisions économiques et financières à l’aide du cycle électoral.

       Nous souhaitons icisouligner que d’autres domaines sont sensibles à des variations régulières de nature politique.

 

 

 usa accident

 

 

        Ces statistiques des décès montrent une régularité : les accidents sont au plus bas généralement en milieu de mandat alors que la croissance est faible et que le pouvoir à pris des mesures répressives dans le domaine routier.

          Inversement, en fin de mandat la croissance et donc l’activité (transport de marchandise, trajet pour l’emploi retrouvé ou les loisirs à nouveau finançable) sont en augmentation. On peut également considérer qu’un effet euphorisant de la reprise incite à un certain relâchement dans la discipline, la France l’a connu à l’été 1998 après la victoire à la coupe du monde de football. De plus  à quelques mois des élections, il devient électoralement inapproprié de prendre des mesures restrictives, les évolutions sur le permis à point en France en ce début d’année 2011 le rappellent.

          Il existe des exceptions tell les alternances démocrates, qui surviennent après de sévère récession : la reprise de l’activité s’accompagne alors d’une hausse des accidents meurtriers.

 

 

            Que prévoir pour les trimestres à venir ?

 

 

 

        La reprise économique pour la fin de mandat devrait être malheureusement l’occasion d’un redémarrage des sinistres automobiles. Les années 2013 où 2014, début d’un second mandat éventuel des démocrates, pourrait présenter outre atlantique une sinistralité assez importante. Une alternance de Droite en déprimant l’activité inverserait cette prévision....

          Ces raisonnements sont à  transposables à la France, les mois à venir risquent d'être assez négatifs, et ceux d'autant que la Droite au pouvoir en France à une clientelle électorale d'indépendants et de commerciaux, forts utilisateurs d'automobiles, qu'il s'agit de ne pas inquièter professionnellement en risquant, avec le permis à point, de leur faire perdre leur instrument de travail.....si les victimes potentielles de l'écatombe routière ne voterons plus, les bénéficaire de cet élargissement si....

                                           

                        

 

                                           Christian Guy -  Mai 2011

                                                                                               

                                                      Annexes

                                               usa mortalite mandat 

 

 accident D A

 

accident D R

 

accident G A

 

 

 

Ces prévisions sont exprimées :

-  toutes choses égales par ailleurs  (évènements non prévisibles tels les chocs pétroliers, les crises financières non pris en en compte)

-  la précision visée est semestrielle

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22 février 2011 2 22 /02 /février /2011 08:22

            

 

 

            Nous avons au travers de nombreux éxemples soulignés l'apport de l'introduction de variables politiques dans la prévision.

 

 

             Au delà des éxemples financiers, c'est pour toute une série de faits économiques et sociaux que l'on observe l'impact du clandier électoral, et qu'il peut donc être intéressant pour des institutions aussi différentes que des compagnies d'assurance ou des cabinest d'études de faire procéder à la constuction d'un modéle économétrique introduisant un raisonnement politico-économique.

 

           

 

 

                                                          contact : previsions.bourse@orange.fr

 

     

    Ainsi en est-il par exemple pour les accidents de la route qui dépendent à la fois de la conjoncture économique, qui n'est pas sans lien avec les politiques de relance et de refoidsssement, et de l'appication de politiques répressives que les responsables politiques sont plus enclin à utiliser après qu'avant les léections...

    Nous donons à titre d'éxeplue le résultats de notre modéle de prévision, concstruit au trvers de 16 variables politiqes pour la prévision de la mortalité routière en France.

France mortalité routière

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21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 06:20

Couronne norvégienne : hausse possible de la mi 2011 à la mi 2012.

 

 

 

 

                               Notre graphique nous présente les variations du taux de change effectif défini par l’OCDE.

 

 

 

Norvège Tx de change

         

 

 

          La régularité du cycle électoral de change est ici assez moyenne. On observe certes une remontée de la parité en seconde partie de mandat à la faveur de la reprise de la croissance, ce qui est assez classique. Cependant, cette remontée peut être assez précoce, dés la fin de la seconde année ou ne survenir, plus classiquement, qu’en cours de 4 éme année.

         On avait déjà observé s’agissant du cycle de la Norvège en matière boursière un cycle assez perturbé, tant du fait du caractère hétéroclite des coalitions au pouvoir que par l’impact du cours des hydrocarbures. Une autre caractéristique de ce cycle est sa brièveté : des mouvements de hausses et de baisses peuvent être très accentués et limités à 3 trimestres.

  

       Que peut-on prévoir pour les trimestres à venir ?

 

         Le courant de l’année 2011 est probablement une période d’inversion , avec une reprise du mouvement d’appréciation, pour la devise norvégienne. Ce mouvement peut être intense, surtout en cas d’appréciation des hydrocarbures et prendre fin à l’été 2013.  

 

 

(1)  parité de la couronne norvégienne pondérée l’importance des autres devises dans le commerce extérieur de la Norvège)

 

 

                                            Christian Guy -  Aôut 2011

 

 

                                                Annexe

 

 

norvége tx ch mandat

 

 

Ces prévisions sont exprimées :

-  en valeurs relatives par rapport aux évolutions mondiales (une hausse prévue signifie une moindre baisse ou une plus forte hausse qu'ailleurs)

-  toutes choses égales par ailleurs  (évènements non prévisibles tels les chocs pétroliers, les crises financières non pris en en compte)

-  la précision visée est semestrielle.

 

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Présentation Générale

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