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9 mai 2011 1 09 /05 /mai /2011 13:57

Suisse :

 poursuite de la baisse du chômage dans les mois à venir

 

 

 

 

 

            Nous présentons l’évolution du taux de chômage de la Suisse depuis 1975, y compris en différentiel par rapport à l’Europe des 27 grâce au second graphique. 

 

SUSSE U différentiel 

suisse U

 

 

          On observe assez régulièrement une baisse du chômage avant les élections législative. Ainsi même dans un pays en quasi situation de plein emploi,  le chômage reste une variable importante, ou tout au moins la manipulation des revenus et donc de la croissance,  impacte l’évolution de l’emploi.  

         L’effort pour réduire le chômage est d’autant plus important que sa poussée a été conséquente : ainsi les baisses préélectorales de 1983, 1995 ou 1999 sont longues ou prononcées.

         En matière d’emploi on le sait, les capacités de contrôle des autorités publiques ne sont pas élevées, on ne peut inverser une conjoncture internationales dégradées. Ainsi dans les périodes de difficultés de 1991 ou 2003 on observera seulement une stabilisation temporaire. En 1975 les autorités helvétiques, incapables je juguler un problème qui n’était il est vrai que naissant et encore faible,  ont du compter avec un taux de chômage au plus haut lors des élections au troisième trimestre.

        Le graphique suivant nous présente le cycle électoral du chômage suisse sur les 16 trimestres d'une mandature, donc calculé par des moyennes établies sur 8 mandatures entre 1975 et 2007. On observe la baisse régulière, surtout en différentiel à partir du deuxième trimestre de la 3 éme année (3-2), c'est à dire 7 trimestres avant les élections. La remontée du différentiel, les élections passées, survient assez rapidement.

 

suisse cycle u

 

 

           Que peut-on prévoir pour les trimestres à venir ?

 

         Le taux de chômage de la Suisse est bien orienté en différentiel depuis 4 années. En valeur absolue, il baisse depuis plus dune année.

         On peut prévoir une poursuite de ces baisses dans les mois à venir. Passées les élections de 2011 on pourrait craindre une remonté en tous cas en différentiel par rapport à l’Europe des 27. Mais par le passé, les cas de poursuite de la baisse après les élections sont nombreux, d’avantage en valeur absolue que relativement aux évolutions internationales, il est vrai…

 

.

                  Christian Guy – Mai 2011

                 Docteur   en   sciences   économiques

                                   Agrégé de sciences sociales

 

 

 

                  Ces prévisions sont exprimées :

-  en valeurs relatives par rapport aux évolutions mondiales (une hausse prévue signifie une moindre baisse ou une plus forte hausse qu'ailleurs)

-  toutes choses égales par ailleurs  (évènements non prévisibles tels les chocs pétroliers, les crises financières non pris en en compte)

-  la précision visée est semestrielle

 

 

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2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 00:00

Prix  en France: des vagues de hausse qui épargneront la période électorale du printemps 2012

 

 

 

 

 

         Nous présentons l’évolution de l’indice des prix en glissement annuel depuis 1969, en différentiel par rapport aux évolutions dans l’Euroland (17 pays),  en écart à la tendance.

 

 

 

F inf 2 train histo

 

       Dans le cadre de notre étude privilégiant l’influence du calendrier électoral (les élections étant marquées d’une barre verticale rouge) nous percevons un mouvement contradictoire.

Les élections sont l’occasion globalement d’une accélération de l’inflation ainsi que le souligne nos flèches jaunes.

       Cependant à y regarder de plus près,  les évolutions sont plus complexes ainsi que nous le montre ce second graphique faisant la synthèse de 9 élections échues à la date prévues depuis 1969 (1973, 1978, 1981, 1986, 1988, 1993, 1995, 2002, 2007).

 

 

  F inf cy 2

 

 

 

       On observe un premier train de hausse démarrant un an et demi, soit 6 trimestres (T-6), avant les élections d’une durée moyenne de 3 trimestres, la reprise préélectorale de la conjoncture ne pouvant que faire naître des tensions inflationnistes.

       Ce premier train de hausse est interrompu pendant un an à la faveur d’une manipulation électoraliste des prix, la récente décision de bloqués les prix du gaz d’ici juillet 2012 en est un exemple. Cette évolution est soulignée d’une flèche blanche.

       Les élections passées,  la hausse des prix reprend de plus belle, renforcé par un effet de rattrapage après le ‘blocage’ et par des hausses ‘parafiscales (tarifs publics et fiscalité indirecte). Le summum est atteint un an après l’élection (T+4).

       Au-delà, le déclin de la conjoncture survient les élections passées, des politiques restrictives sont mises en œuvre, on s’achemine progressivement vers le creux conjoncturel de mi mandat, l’inflation décline (flèche rouge).

 

 

          Que peut-on prévoir pour les trimestres à venir ?

 

              Nous avons reporté sur le second graphique la chronologie de la période 2010/2015.

        En cette année 2011 nous sommes au cœur du premier train de hausse mais déjà s’esquisse les premières tentatives de manipulation.

D’ici au printemps 2012, en différentiel par rapport aux évolutions européennes, on devrait observer une accalmie au niveau des prix. Ceux-ci réamorceraient une hausse à partir de l’été 2012, pour être à leur apogée au printemps 2013.

        Il faut complexifier l’approche. Longtemps la gauche se caractérisait en début de mandat par un surcroît d’inflation, mais on observera sur notre premier graphique que ce différentiel positif est s’est réduit au gré des 3 expériences successives (1981/86, 88/93, 97/02). Une victoire de la gauche entraînerait une résurgence plus marquée en 2013.

        Certains pourraient considérer que l’heure du contrôle des prix (jusqu'en 1986) , de blocage des prix et des salaires (1982-83) est révolu, que la France n’est plus une économie administrée.

Mais notre premier graphique nous montre bien que pour êtres moins amples, ces mouvements électoralistes restent présents.

        L’après 2012 sera l’occasion de hausse de divers tarifs publiques ou privés, à l’occasion d’augmentation des prélèvements obligatoires, pour être traditionnel, le mouvement sera certainement renforcé dans la prochaine mandature pour éviter une dégradation de la note de la France.

         De plus il reste encore des prix ‘administrés’ comme le montre l’opération ‘prix du gaz’ récente. Les penchants libéraux de l’économie française n’étant valable que lorsque les prix sont faibles, la suppression du contrôle des pris en 1986 en période de contre-choc pétrolier en est la preuve…et le retour aux manipulations actuelles en période de reflation une confirmation…..Au pays de Colbert, chassez le naturel, il reviendra au galop…..

 

 

 

 

                                     Christian Guy – Mai 2011

                                                     Docteur en sciences économiques

                                                                 Agrégé de sciences sociales

 

 

 

Ces prévisions sont exprimées :

-  en valeurs relatives par rapport aux évolutions mondiales (une hausse prévue signifie une moindre baisse ou une plus forte hausse qu'ailleurs)

-  toutes choses égales par ailleurs  (évènements non prévisibles tels les chocs pétroliers, les crises financières non pris en en compte)

-  la précision visée est semestrielle

 

 

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1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 06:47

 

 

 

La crise de la valeur travail…….

 

 

         En 2007 un candidat à la présidentielle avait fait sa campagne sur ‘la crise de la valeur travail’ remuant le vieux thème culpabilisateur selon lequel s’il y a des pauvres…c’est parce qu’ils ne sont pas vraiment incités à travailler (thème de la trappe à inactivité) ….

 

         Depuis 2007…

   -  Le nombre des ‘sans travail’, ou des personnes en sous  activités (temps partiel contraint) a augmenté…la faute à la crise il est vrai.

    -  Ceux qui vivent de leur patrimoine vivent plus confortablement que ceux qui vivent de leur travail comme l’illustre la hausse des inégalités….un évolution entamée depuis le milieu des années 80 …mais que les baisses sur les tranches marginales d’IRPP n’a fait qu’aggraver.

    -  La baisse des droits sur les importantes successions est en train de restaurer une génération de rentiers comme il y a un siècle, de personnes qui n’auront jamais à travailler de leur vie….situation qui va peut-être être atténuée dans les mois à venir.

 

          

       Si donc nombre de ces évolutions légèrement contradictoires avec les valeurs proclamées, ne remontent pas à 2007 ;  constatons que les choses ne se sont , au mieux,  pas inversées….

 

 

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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 11:20

Prix de l’immobilier :

Quel impact peuvent avoir la hausse des taux et du chômage ?

 

 

 

                Les prix de l'immobilier, en croissance moyenne d'1 % par an  en terme réel sur 100 ans  , connaissent à l'évidence depuis 1997 une valorisation historique.

         Pour certain il s'agit d'une bulle qui ne demandera peut-être dans les prochains  mois qu'à éclater. La précédante période de hausse de 1986 à 1990 avait donné lieu à une abisse de 38 % entre 1991 et 1997. si sur 20 ans les prix ont pour l'Insee augmenté de 3.2 % par an, on est donc en terme réel à 1 %, par contre depuis 1997 on est à 11.2 % annuels... Les risques souverains peuvent provoquer un subite retournemenet de la conjoncture qui affecterait également l'immobilier.

         Pour d'autres, des facteurs de long terme ont installé une pénurie qui soutieindra durablement les prix au delà d'une correction passagère.Ainsi la hausse des côut de transport qui incite au retour dans les centres villes ( de l'expansion horizontale à une expansion verticale non encore assumée ),  la décohabitation ( séparation, célibat, garde alternée) ou l'avénement plus temporaire de retraités aisés conservant leur logement principal tout en résidant alternativement dans un espace secondaire ) , tous ces facteurs militent pour l'absence de retournement durable et accentué.

 

          Nous ne nous intérrogerons pas ici sur les évolutions de long terme, mais plus prosaïquement sur celles de court terme.

 

          Nous avons souligné l’existence d’un cycle électoral domaine : en matière de revenu disponible, dans une moindre mesure de cours boursier.

          Dans des articles précédents nous avons étudiés l’existence de ces fluctuations pour les maisons ou les appartements en fonctions des dates d’élection pour les Etats-unis et la France. Un cycle apparaissait, surtout pour les Etats-unis depuis les années 70.

          Grâce aux statistiques de l’OCDE 1 (OCDE, ‘perspectives économiques’ Décembre 2010 ‘prix réels des logements’), nous élargissons notre domaine d’investigation à plus de 15 pays de l’OCDE, sur une période plus restreinte il est vrai allant de 1993 à 2010 pour la plupart des pays. 

 

 

  L france A

 

L usa

 

 

1) Prix de l’immobilier au plus haut aux extrémités du mandat, prix bas en milieu de mandat.

 

 

 

         On sait que les prix de l’immobilier dépendent à long terme de données démographique (taux de natalité), sociologique (évolution de la divortialité, désir d’accession à la propriété), d’évolutions économiques profondes (exode rural), budgétaires et fiscales (prêt bonifiés, aides aux propriétaires bailleurs) …

          Mais il faut ajouter des évolutions de court terme. Si la croissance du PIB est un bon indicateur global, quoique qu’il s’agit autant de la cause que de la conséquence de la bonne santé du secteur du logement, les taux d’intérêt et de chômage soient en fait les explications calées. Or c’est ici que le cycle électoral prend tout son intérêt. Car il s’agit de deux données qui évoluent en fonction du calendrier électoral.

 Après les élections sont mises en place des politiques restrictives de lutte contre l’inflation, surtout lorsque la droite est au pouvoir à fortiori s’il elle y succède à la gauche. La hausse des taux d’intérêt, croissance du chômage qui s’en suit avec un certain décalage ne peuvent que contracter la demande de logement en milieu de mandat.

         Inversement la combinaison de ces deux facteurs à la baisse en fin de mandat, il faut en effet stimuler l’activité pour préparer les élections, ne peut que faire pression à la, hausse sur la demande et par voie de conséquence sur les prix. En troisième année de mandat c’est d’abord la baisse des taux d’intérêt qui agit, et la quatrième année celle du chômage. En effet l’emploi est une donnée retardée de la conjoncture.

         C’est donc en fait le plus souvent au début du mandat suivant que les prix de l’immobilier sont le plus orienté à la hausse ainsi que nous le montre ce graphique représentant l’évolution du PIB et des prix des logements, chaque fois en données réelles en fonction des 4 années de mandat, les mandats de 4 ans étant les plus répandues. Pour les pays connaissant des mandatures de 5 années nous avons confondues la 4 éme et 5 éme année.

        Globalement on obtient un cycle présentant un certain retard par rapport à celui de la bourse, qui elle au contraire anticipe les fluctuations du PIB. Quand la bourse est fortement haussière en début de 3 éme année, le bâtiment est bien orienté en quatrième année …si ce n’est au début du mandat suivant.

 

 

L cycle

 

 

2) Etudes des pays.

 

 

          Nous présentons dans les graphiques suivant l’évolution du prix de logements en soulignant par une flèche jaune les hausses apparaissant en fin de mandat. On observera que nombre d’exceptions existent, y compris en différentiel par rapport aux évolutions mondiales. Il est donc clair que le cycle électoral en matière d’immobilier est peu marqué,particulièrement instable.

         Soulignons que pour les pays de l'Euroland, les taux étant décidés par la BCE. Celà réduit encore plus les fluctuations électorales propres à chaque pays.

         On peut donc penser que les prix immobilier seront de plus en plus éxplicables par le cycle américain, si on souhaite l'expliquer par le cycle électoral...

         La situation actuelle de taux d'intérêt tendanciellement à la hausse et d'un chômage qui ne s'érode que lententement étant caractéristique de milieude mandat d'alternance démocrate (voir notre étude sur l'immobilier américain). 

         Nous avons déjà présenté au début de l'étude les courbes de la France et des Etats-unis.

 nous livrons à présent les prix de l'immobilier des 12 autres pays : australie, Belgique, Canada, Finlande, Italie, Japon, Norvège, Nouvelle-Zélande, Suède, Suisse. Pour les prix en 2011,  2012, ou dans les mois à venir il faut prendre en compte les particularité de ces pays conbinées au cycle électoral des etats-unis.

         Chaque fois on peut compléter l'anaylse par les obersvations qui ont été formulées s'agissant des particularité de chaque cycle électoral. Ainis on obervera par éxemple l'avance du cycle danois, la hausse s'observant dés la 3 éme année, ce qui est caractéristique de pays à mandat précaire, la repise électorale était mise en eouvre plus rapidement de peur d'élections anticipées.

 L austral A

 

 

 L belgique

 

 

 

L canada

 

 

 

L daneamrk

 

 

L finlande

 

 

 

 

L italie A

 

 

L japon

 

 

 

L norvège

 

                

 

L NZ

 

 

 

 

L RU

 

 

 

 

 

L suède

 

 

 

 L suisse

 

 

 

                                              Christian Guy – Avril 2011

                                              Docteur en sciences économiques

                                                     Agrégé de sciences sociales

 

 

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22 avril 2011 5 22 /04 /avril /2011 14:36

Inflation à la hausse dans le monde en 2012  

 

 

 

En 2012, la propagation de la (faible ?) reprise américaine ira de pair avec celle de l’inflation. 

 

   

inf ocde 1 

 

  inf ocde 2 A

        

 

 

 

 

 

         L’inflation mondiale est indirectement d’origine américaine…la reprise américaine alimente des tensions sur les besoins en ressources naturelles diffusant ainsi l’inflation mondiale…..cette régularité historique que l’on observe depuis 1969 la rend d’autant plus prévisible….

  

 

        Les théoriciens se partagent pour savoir si l’inflation est d’origine monétaire (courant monétaristes) ou réelle (courant keynésien). L’actualité nous incite à penser qu’elle est d’origine pétrolière, ou à la base lié à la demande chinoise. Des périodes de tensions sociale (années 70) ont incité à privilégier la piste de tension inflationniste liées à la couse salaire-profit.

       Tranchons net le débat : l’inflation est d’origine électorale …ou plus exactement elle est orientée à la hausse à l’approche des élections présidentielles américaines…c'est-à-dire exactement la période que nous vivons.

 

 

 

         Nous présentons des graphiques représentant l’évolution de l’inflation depuis 1969. Nous le faisons pour 4 zones : les Etats-unis, l’ensemble de l’OCDE, la zone Euro et enfin la France. Chaque fois on reporte également la chronologie des élections présidentielles américaines….autant d’occasion de remarquer que la reprise préélectorale américaine se diffusant à l’ensemble des pays….l’inflation en fait de même…..impossible d’avoir les avantages d’une reprise  sans en subir les inconvénients

 

 

 

1) L’inflation aux Etats-Unis.

 

 

 

 

inf US 1

 

 

infl US 2

 

       

           Sur 10 mandats représentés, 7 possèdent la chronologie suivante : baisse de l’inflation en début de mandat (marquée d’une flèche blanche), les Présidents entamant leur mandature par des politiques restrictives, et hausse en fin de mandat (marquée d’une flèche jaune), les politiques expansionniste de fin de mandat servant à assurer un nouveau succès électoral favorisant l’inflation.

         Ces évolutions sont particulièrement marquées en cas d’alternance républicaine (flèches bleues) car ils privilégient la lutte contre l’inflation. Inversement les alternances démocrates voient une résurgence rapide de l’inflation dés la mi mandat, sous l’impact de leurs politiques expansionnistes de début de mandat (flècherouges).

       

             Trois mandats présentent un scénario inverse. Pour la mandature 1973/77 cela est clairement la conséquence du premier choc pétrolier de 1974-75.  Pour la mandature de 1969/73, on peut l’expliquer par une alternance républicaine particulièrement restrictive après 8 années de domination démocrate. La mandature 1989/93 a elle vu son profil inflationniste transformé par la hausse des cours du pétrole en septembre - octobre 1990 avec la première guerre du golfe.

 

 

2) Transposition aux autres zones.

 

          

 

            Nous appliquons notre chronologie électorale aux évolutions des autres zones. On observe alors que le décalque est presque parfait, car la reprise en œuvre aux Etats-unis se propage au reste du monde avec parfois un décalage dans e temps d'un ou deux trimestres (surtout pour les années 70 ou 80) ou en terme d’intensité (la zone euro étant plus vigilante à présent en matière de hausse des prix).

 

 

 

          On peut observer ici et là quelques différences.

Ainsi la qualification des pays d’Europe pour la zone euro à entraîner un léger relâchement de la discipline monétaire en 1997-97.

          En France, la victoire de la gauche en mai 1981 à entraîner une négligence en matière monétaire.

 

 

inf E 1

 

 inf E 2

 

 

 

inf F 1a

 

 

inf F 2

 

 

2    ) Que peut-on prévoir pour les trimestres à venir ?

 

 

         La baisse de l’inflation dans le contexte récessif qui prévaut lors de l’accession des Démocrates (75/76, 91/92, 07/08) est un phénomène assez traditionnel. La gauche est appelée au pouvoir en période de crise. Ces récessions qui ont favorisées l’alternance politique expliquent que l’inflation est assez basse en début d’alternance démocrate.

        En 2010 /2011  on assiste donc à une remontée de l’inflation de milieu de mandat, un pic de mi-mandat apparaît tout comme cela fût le cas en 1979 ou 1995) .Tous le problème est de savoir si on assiste à un redémarre prononcé de l’inflation un peu comme cela fût le cas de 1979 à 1981 à la fin du mandat de Jimmy carter, ou si la résurgence ne sera que momentané tout comme en 1995 , il n’y aurai alors tout au plus qu’une légère reprise de l’inflation en 2012, hausse bien traditionnelle en fin de mandat.

        Nous avons bien sur le sentiment que la réalité se situera entre les deux : si un choc pétrolier de l’ampleur de celui de 1979/81 n’est peut-être pas d’actualité, on voit mal les prix des matières premières rester aussi ‘sage’ qu’au coeur des années 90…, Si donc une reprise de l’inflation liée aux prémisses de la reprise américaine en 2011/2012 ne faut guère de doute…son ampleur reste l’inconnue.

 

 

 

(1) en écart à la tendance c'est-à-dire par rapport à une moyenne mobile de l’année précédente et de l’année postérieure).

 

 

 

 

                   Christian Guy – Avril 2011

                                      Docteur en sciences économiques

                                                     Agrégé de sciences sociales

 

 

 

                           Ces prévisions sont exprimées :

-  en valeurs relatives par rapport aux évolutions mondiales (une hausse prévue signifie une moindre baisse ou une plus forte hausse qu'ailleurs)

-  toutes choses égales par ailleurs  (évènements non prévisibles tels les chocs pétroliers, les crises financières non pris en en compte)

-  la précision visée est semestrielle

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18 avril 2011 1 18 /04 /avril /2011 11:59

Prix de l’immobilier : la situation américaine peut s’aggraver.

 

 

 

              1) Des fluctuations de prix de plus en plus marquées

 

        Nous présentons tout d’abord les statistiques de l’immobilier aux Etats-unis en évolution réelles puis en annexe en écart à la tendance ( prix rapporté à la moyennes des évolutions sur un moyenne mobile de 2 années, l’années précédentes et l’année suivantes).

 

 immo 1

  immo 2

 

  

            On sait l’importance nouvelle qu’a acquis l’immobilier dans la conjoncture américaine, et par répercussion mondiale.

 Alors que jusque dans les années 60 ainsi que nous le montre nos graphiques les prix de l’immobilier était assez stables, à partir des années 70 les fluctuations sont devenues plus ample, expliquées logiquement par les mouvements de taux d’intérêt et du chômage, le recours au crédit étant assez systématique pour ce bien durable.

           Progressivement la corrélation avec la croissance est devenue de plus en plus forte, l’immobilier étant autant une cause qu’une conséquence du PIB, au point que depuis 1997 l’immobilier est devenu un indicateur avancé de la croissance à 2 trimestres au même titre que les cours de la bourse. On connaît son importance dans la croissance artificielle des années 2003/2008 et dans le retournement depuis 2008.

 

             2) Des évolutions explicables par le cycle électoral

 

  immo cycle 2

 

 

immo cycle 1

 

         Le cycle électoral de l’immobilier se possède une double poussée : une première en début de mandat symbolisée par une flèche verte est liée à la forte croissance post-électorale.

Puis, la conjoncture se dégradant en deuxième année de mandat, l’immobilier est orienté à la baisse du fait de la hausse du chômage et des taux d’intérêt (lutte contre l’inflation).

        Aux politiques restrictives de début de mandature succèdent les politiques expansionnistes en fin de mandat, on observe alors une seconde poussée (symbolisé par une flèche jaune) aidée par la déclin du chômage et la détente sur les taux d’intérêt au fur et à mesure que l’inflation recule.

         En fin de mandat, le déclin du chômage se fait moins fort au fur et à mesure qu’il s’est déjà réduit, le potentiel de baisse des taux d’intérêt est également épuisé, les prix de l’immobilier sont moins orienté à la hausse voire à la baisse (flèche blanche) .

 

 

            3)  Que prévoir pour les trimestres à venir ?

 

 

 

Immo GA 09 13

 

 

       Nous comparons les évolutions de prix de la mandature actuelle, avec les autres alternances démocrates (Kennedy Johnson 1961-65, Carter 1997/81, Clinton 1993/97). On sait que leur point commun est de sonner le redémarrage de l’économie après qu’une crise en fin de seconde où troisième mandature républicaine ait inciter à appeler la gauche au pouvoir.

 

        On observera que le mieux, très relatif, observé fin 2009, début 2010 est conforme aux précédents historiques, et qu’une phase de contraction risque à nouveau de se faire jour.

Comparativement aux autres expériences démocrates, le chômage est monté à des niveau très élevé et surtout à mi du temps à entamer son déclin. Par contre l’arme monétaire a été fortement utilisée à travers la baisse des taux d’intérêt. Donc si par apport aux autres expériences il existe des réserves en matière de baisse du chômage, celles-ci risque d’être annihilées par une remontée des taux d’intérêt….jusqu’à présent contrairement à la BCE, tel n’a pas été la solution retenue par la FED….

       Donc globalement, après le faux – plat de la fin 2010 aidé par une légère décrue du chômage, on voit mal comment les prix resteraient autrement que mal orientés d’ici à fin 2012.

 

 

Christian Guy –Avril 2011

 

 

 

Ces prévisions sont exprimées :

-  en valeurs relatives par rapport aux évolutions mondiales (une hausse prévue signifie une moindre baisse ou une plus forte hausse qu'ailleurs)

-  toutes choses égales par ailleurs  (évènements non prévisibles tels les chocs pétroliers, les crises financières non pris en en compte)

-  la précision visée est semestrielle

 

 

 

 

                                                   ANNEXES

 

immo T 2

                                     

immo T 1

 

 

 

 

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13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 14:21

 

Bourse du Mexique :

 en cas de baisse en 2011, prendre position pour les élections présidentielles et législatives de 2012.

 

 

 

           Notre graphique nous montre l’évolution des cours boursiers depuis 1976, en valeur absolue et en différentiel par rapport à l’indice européen.

 

 

 

Mexique BO

 

        Le cycle électoral du Mexique est original : les élections législatives se tiennent tous les trois ans, les présidentielles tous les six, en même temps que les législatives.

       Cette régularité est en général un élément favorable à la formation du cycle électoral, ce qui est assez le cas ici. C’est en effet avec une bonne régularité que survient une reprise préélectorale matérialisée sur notre graphique d’une flèche jaune.

 

             Que peut-on prévoir pour les trimestres à venir ?

 

        Pour un second mandat, après une longue domination du centre et du centre-gauche, la droite est au pouvoir au Mexique. La reprise des cours à la faveur des élections de 2009 a été assez tardive même en différentiel par rapport à la zone Euro.

         Ce mouvement de reprise est en 2011 terminé, mais les élections de Juillet 2012 qui seront à la fois présidentielles et législatives seront probablement l’occasion d’une reprise préélectorale. Un creux de mi mandat plus accusée nous aurait sans réserve incité à prendre position pour 2012.

 

 

               Christian Guy – Avril  2011

 

            Ces prévisions sont exprimées :

-  en valeurs relatives par rapport aux évolutions mondiales (une hausse prévue signifie une moindre baisse ou une plus forte hausse qu'ailleurs)

-  toutes choses égales par ailleurs  (évènements non prévisibles tels les chocs pétroliers, les crises financières non pris en en compte)

 

 

 

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11 avril 2011 1 11 /04 /avril /2011 10:13

            La bourse de la Turquie

 

 

 

        Notre historique nous présente les cours de la bourse de la Turquie depuis 1987. 

 

 

Turquie bo

 

           Le cycle électoral Turque est assez peu régulier, si  les élections législatives  se tiennent normalement tous les 4 ans, elles peuvent intervenir à des dates modifiées comme en 2002 ou 2007.

          On observe des reprises préélectorales, signalées d’une flèche jaune, mais leur intensité est assez peu régulière.

Si le cycle de la gauche de 1999 à 2002 possède une forme assez classique  (reprise en début de mandat, baisse en fin), le cas des islamistes modérés est d’une nature nouvelle plus difficile à prévoir.

        Cette majorité au pouvoir depuis 2002 s’est caractérisée par un premier cycle très plat, le second entamé en 2007 est de forme plus classique, assimilable à celui d‘un gouvernement de Droite.

 

Que peut-on prévoir pour les trimestres à venir ?

 

         Si on a bien observé un creux de mi mandat en 2009, la reprise de fin de mandat intervenue dés 2010 semble un peu précoce pour des élections qui auront lieu en juin 2011.

         Les potentialités de l’économie et donc de la bourse Turque sont réel en cas de poursuite du processus d’intégration à l’Europe, mais à court terme l’existence d’un premier mouvement de reprise en 2010 incite à penser que le second, si second il y a, sera plus tardif et plus faible qu’à l’habituel. 

 

 

                       Christian Guy – Avril  2011

 

               Ces prévisions sont exprimées :

-  en valeurs relatives par rapport aux évolutions mondiales (une hausse prévue signifie une moindre baisse ou une plus forte hausse qu'ailleurs)

-  toutes choses égales par ailleurs  (évènements non prévisibles tels les chocs pétroliers, les crises financières non pris en en compte)

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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 11:03

La bourse de l’Afrique du sud :

attendre fin 2011 pour jouer les élections de 2013

 

 

 

 

 

        Notre historique nous présente les cours de la bourse de l’Afrique du sud depuis 1976, en données absolues et relatives aux cours européens.

 

AF sud bo

 

 

 

        Il existe à l’évidence sur le plan politique un 'avant' et un 'après' 1990. La période troublée que vivait l’Afrique du sud avant l’abolition de l’apartheid se retrouve dans le caractère assez irrégulier du calendrier électoral. On observe cependant pour les élections qui surviennent à leur terme une reprise préélectorale de la conjoncture et par anticipation des cours boursiers.

        Après 1990, la libération de Nelson Mandela, les changements politiques stabilisent le calendrier électoral. L’arrivée de l’ANC au pouvoir se traduit par la mise en place d’un cycle de gauche : des relances au début ou à mi mandat, des dépressions en fin de mandat. 

 

          Que peut-on prévoir pour les trimestres à venir ?

 

 

         Après les élections d’Avril 2009, l’ANC a entamé un quatrième mandat consécutif. Celui-ci a été caractérisé en son début (2010) par une hausse de la bourse, la gauche débutant ses mandats par des politiques expansionnistes.  Début 2012 nous serons normalement dans le creux de mi mandat.

        Il pourrait donc être opportun d’acheter des trackers sud africain vers cette date pour les revendre en 2013 date des prochaines élections. Cependant, s’agissant de l’Afrique du sud, la volatilité des ressources minérales et autres métaux précieux ne doit pas être oubliée…les risques boursiers en sont plus grands….comme les potentialités de hausse en cette période de tension sur les cours.

 

 

               Christian Guy – Août  2011

 

Ces prévisions sont exprimées :

-  en valeurs relatives par rapport aux évolutions mondiales (une hausse prévue signifie une moindre baisse ou une plus forte hausse qu'ailleurs)

-  toutes choses égales par ailleurs  (évènements non prévisibles tels les chocs pétroliers, les crises financières non pris en en compte)

 

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5 avril 2011 2 05 /04 /avril /2011 19:58

 

Bourse de la Corée :

 prendre position pour avril 2012

 

 

 

         Après un régime militaire de 8 ans, la Corée du sud a renoué avec la démocratie en 1988.

         On observe une forte régularité dans le calendrier électoral, les élections législatives se tenant tous les 4 ans et les présidentielles tous les 5. Si comme souvent ces dernières sont moins sujettes à un cycle électoral, nous les signalons tout de même par une flèche bleue.

 

 

Corée BO

 

        Le cycle législatif de la Corée est semblable à celui de la Suisse….il se caractérise par deux poussées successives. Nous les avons matérialisées des flèches jaunes, la première poussée étant en pointillé.

 

 

                Que peut-on prévoir pour les trimestres à venir ?

 

         Les prochaines législatives se tiendront en Avril 2012, les présidentielles en Décembre de la même année. La concomitance de ces deux échéances laisse augurer d’une forte stimulation de l’activité. En 2011, il est probablement opportun d’acheter pour dénouer fin 2012,  le niveau d’inflation correct n’érodant pas la plus forte appréciation boursière qu’en Europe.

 

 

 

                           Christian Guy – Août 2011

 

                              Ces prévisions sont exprimées :

-  en valeurs relatives par rapport aux évolutions mondiales (une hausse prévue signifie une moindre baisse ou une plus forte hausse qu'ailleurs)

-  toutes choses égales par ailleurs  (évènements non prévisibles tels les chocs pétroliers, les crises financières non pris en en compte)

 

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