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9 août 2011 2 09 /08 /août /2011 08:31

Tous perdants….

 

 

 

              Les républicains ne voulaient pas entendre parler d’une hausse des impôts sur les riches qui grèverait leur pouvoir d’achat, les démocrates ne voulaient pas évoquer une coupe dans les budgets sociaux qui toucheraient les défavorisés…

        Faut d’accord…..un accord qui ne dupait personne….remettre à plus tard l’heure des choix….

       

        Résultats des courses : un crash boursier qui pénalise le pouvoir d’achat des plus riches souvent détenteurs d’actions, une récession sapant les recettes fiscales et donc réduisant les recettes fiscales et par voie de conséquence les budgets sociaux…

 

 

 

                     Christian Guy – Août 2011

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8 août 2011 1 08 /08 /août /2011 15:35

 

Elections et bourse en France sous la

 V ème République

 

 

 

           Nous sommes à présent à moins d’un an des élections présidentielles et législatives. Une rétrospective au  travers des  scrutins législatifs et présidentiels survenus depuis 1958 peut nous aider à anticiper les mouvements boursiers qui ne manqueront pas de survenir dans les semaines entourant les échéances de 2012.

 

 

1)  Les élections politiques.

 

         Ce sont celles pour lesquels les résultats des élections ont eu un impact indéniable sur les cours boursiers. Parfois même  l’impact a commencé avant les élections. Les élections de 1978 et de 1981 en sont les deux exemples. La première sera une bonne surprise pour la bourse avec la reconduction surprise de la droite : après des mois de stagnation anxieuse la bourse connaîtra une forte embellie. Le 11 mai 1981 et ses -21 % sont entrés dans les annales du mouvement inverse, d’une bourse atterrée par la victoire d’une gauche qu’elle craignait radicale.

 

 

2) Les alternances de gauche. 

  

         Les ‘socialo-communistes’ avaient en effet de quoi faire peur à la bourse avec leur programme de nationalisation. En 1997, Lionel Jospin et ses 35 heures ne déclenchera certes pas l’enthousiasme de la bourse, une phase de déclin déjà à l'oeuvre s’amplifie  après l’élection, mais on ne peut plus parler d’effondrement . Notons que passée une certaine déception, l’arrivée de la gauche au pouvoir laisse poindre une reprise de l’optimisme…aidée par les mesures de relance. On observait ainsi à partir d’août 1981 une remontée des cours de la bourse, une stabilisation apparaîtra à l’automne 1997.

 

 

3 ) Les reconductions de  gauche.

 

       Nous n’en possédons qu’un seul exemple : la réélection de F. Mitterrand  en 1988. La bourse est alors totalement rassurée, connaissant par expérience le recentrage de la politique de l’hôte de l’Elysée. Sa réélection en mai 1988 se réalisera donc dans un contexte de progression des cours.

 

 

4) Les élections présidentielles .

 

        Si depuis 2002 les présidentielles sont couplées avec les législatives, ce n’était point le cas auparavant.

        Nous avions déjà évoqué par ailleurs le fait que s’il existe bien un cycle législatif en France (ralentissement de la croissance après les élection, relance avant), celui des présidentielles est beaucoup plus ténu.

       Nous en avons ici la confirmation. En effet dans notre étude qui se limite aux mois entourant les élections, nous n’observons pas de mouvement caractéristiques à l’approche des présidentielles ou après. Tout au plus, observe-t-on en 1965 et 1995 une très légère progression des cours saluant la victoire de la droite. Quand aux présidentielles anticipées, de 1969 et 1974, c’est une baisse boursière qu’elles provoqueront, malgré la victoire de la droite. Sans doute la bourse anticipe-t-elle déjà les mesures restrictives qui seront prises les élections passées sans que le phénomène d’inquiétude avant les élections n’est eu le temps, élections anticipées obliges, de constituer des marges de progression inexploitées….à exploiter le scrutin passé.

       Ce qui importe le plus, c’est de percevoir que les élections passées, le mouvement observé avant le scrutin reprend, hausse en 1969, baisse en 1965, 1974, 1995, 2002 et 2007, il n’existe que rarement une inflexion (1968, 1988).

 

 

5 )  Les élections législatives.

 

         Les législatives de 1962, anticipées de quelques mois, de 1967 et 1973 sont les cas les plus proches des modèles étrangers : progression des cours avant, inflexion à l’occasion des élections, baisse ensuite.

        En 1986 et 1993, l’arrivée de la droite donne lieu à une petite progression, mais tout comme les présidentielles,  le scrutin passé,  la tendance à l’oeuvre auparavant reprend ensuite. Il en sera de même en 1968, progression lors de la victoire de la droite  en moins…la bourse n’aime pas l’agitation, les fins de règne et les assemblées introuvables…

 

 

6 ) Que prévoir pour 2012 ?

 

          On l’aura compris, si nous avons  tout d’abord étudié les mois proches les élections pour les Etats-unis, la Nouvelle -Zélande ou la Suisse, des pays aux dates électorales immuables, c’est que le cas français est plus complexe. L’évolution du calendrier électorale (le couplage des présidentielles et des législatives depuis 2002), les transformations politiques (la moindre peur que suscite une gauche recentrée) ainsi que le faible nombre de cas comparables (les élections anticipées de 1969, 1974 voire 1962 et 1997 réduisent le nombre de cas exploitables), tout cela rend difficile les prévisions pour la France.

 

          Disons sans trop surprendre pour 2012 qu’une reconduction de la droite serait saluée, qu’une victoire de la gauche ne déclencherait pas l’enthousiasme. La déception d’une victoire de la gauche en Mai-juin 2012 serait compensée par une légère remontée quelques mois après sous l’influence de mesures de stimulation, mais la gauche en aura-t-elle les moyens ?

 

 

 

Conclusion.

 

 

         Pour les raisons énoncées plus haut, il nous faut être prudent pour les prévisions boursières françaises dans l’environnement des élections. L’histoire politique de la France depuis 1958 ressemble plus à une accumulation d’exceptions qu’à la reproduction à l’identique d’un modèle de scrutin en scrutin.

 

         Malgré ces réserves, on peut dresser 3 tendances :

 

        -  Les élections présidentielles ont peu d’impact sur la bourse, tout juste observe-t-on un sursaut à l’occasion de la victoire de la droite en 1965, 1995, 2002, 2007, sursauts absents lors des anticipées de  1969 et 1974.

       -  La peur de la gauche a marqué certaines élections (1978,1981) mais ensuite on observe une certaine banalisation (forte en 1988, relative en 1997).

      - D’une façon générale, les tendances à l’oeuvre avant les élections reprennent les élections passées (législatives de 1986, 1993, présidentielles de 1965, 1969, 1974, 1995, 2002, 2007). Les véritables cycles électoraux, avec progression de la bourse avant les élections puis chute les élections passées remontent à assez loin : 1962, 1967 ,1973. Il faut y voir certainement la perte d’autonomie dans les politiques économiques, l’ouverture de l’économie. Cependant la concomitance des élections législatives et presidentielles en accroissant les enjeux ne pourraient-elles pas aider à leur retour ? 

        Les élections de 2012 verraient donc une légère progression de la bourse en cas de victoire de la droite, mais un véritable phénomène d’inversion des cours dans l’environnement immédiat des élections comme on l’observe dans d’autres pays est peu probable ou sera très ténu.

       Rappelons que nous nous intéressions ici à l’environnement immédiat, c’est à dire les mois avant et après les élections. Dans d’autres études plus globales sur l’ensemble d’un mandat de 5 ans, nous avons observé des cycles électoraux pour le pouvoir d’achat, l’inflation ou le chômage .

 

 

 

Annexes :

Ensemble des années d'élections nationales 

depuis 1962

 

 

 

 

nota : les verticales rouges signalent les élections 

 

F5 62

     1962 (législatives anticpées) : un cycle classique à l'étranger, hausse avant les élections, baisse après 

  

F5 67      1965 (présidentielles) : la bourse salue la victoire de la droite, puis la tendance à l'oeuvre reprend     

 

 

 

F5 67...

1967 (législatives) : un cycle classique à l'étranger , hausse avant les élections, baisse après 

 

 

F5 68         1968 ( législatives anticipées ) : la bourse n'aime pas l'agitation, la victoire de la droite n'est même pas saluée, par contre la stimulation de l'économie due aux hausses de salaires favorisent la bourse à partir de l'automne  .

 

F5 69

                 1969 (présidentielles anticipées):  les élections anticipées ne provoquent pas de hausse électorale, même en cas de victoire de la droite, là encore la tendance à l'oeuvre reprend après les élections 

 

F5 73

73 (législatives)  : un cycle classique à l'étranger : hausse avant les élections, baisse après 

 

 

F5 74     1974 ( présidentielles anticipées ):  les élections anticipées ne provoquent pas de hausse électorale, même en cas de victoire de la droite, là encore la tendance à l'oeuvre reprend après les élections   

 

 

 

F5 78      1978 ( législatives): nette poussée après la victoire surprise de la droite 

 

F5 81       1981 ( présidentielles et législatives ) : la bourse n'est pas douée pour les prévisions : après avoir craint la victoire de la gauche en 78, elle croyait dans celle de la droite en 81 ...résultat : -21% le 11 mai 81. Les mesures de relance la revigorent un peu après août...un peu comme en 1968 dans la même séquence de relance inflationniste. 

 

F5 86

      1986 ( législatives ): la bourse salue la vitoire de la droite, puis reprend pour quelques mois sa tendance précédante 

   

 F5 88

     1988 ( présidentielles et législatives ) : un des rares cas d'inversion de tendance après les élections, mais n'est-ce pas le fait du hasard ?...en tous cas, la bourse n'a plus peur d'un président de gauche...s'il est reconduit et qu'elle le connait déjà. 

 

 

F5 93       1993 ( législatives ): au coeur de la récession de 1993 , la bourse salue la victoire de la droite...puis retourne à sa baisse 

   

  F5 95 

      1995 ( présidentielles ) : la bourse salue la victoire de la droite, et retourne à sa tendance dégradée par les politiques restrictives pour la mise en place de l'U.E.M.

 

 

F5 97        1997 (législative anticipée) : mauvaise surprise pour la bourse, mais la gauche fait-elle encore vraiment peur..ou n'aura-t-elle fait qu'accélerer une tendance baissière ?  

 

 

F5 2002

     2002 (présidentielles et législatives ) : là encore la bourse salue la victoire de la droite, puis retourne à sa tendance  

 

F 5 2007       2007  (présidentielles et législatives)  : encore un scénario bien connu , un salue de la bourse, et on reprend la tendance... 

 

  

Christian Guy - Août 2011

Docteur en sciences économiques

Agrégé de siences sociales

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7 août 2011 7 07 /08 /août /2011 09:50

Affaire Lagarde :403 millions d’euros de perdus….pêché véniel !

 

 

            Nicolas Sarkozy avait promis que les ministres seraient évalués, et donc pouvait-on penser sanctionnés, en cas d’échec…

       Il faut croire que la perte de plus de 403 millions d’euros pour le contribuable (285 de réparation, 45 pour préjudice moral et le reste en intérêt)  par suite de la décision, que tout le monde présentait au printemps 2008 comme dangereuse, et qui fût en effet désastreuse, de recourir à l’arbitrage de 3 personnes, grassement payés, ne fût considérée que comme une faute mineure par le locataire de l’Elysée puisqu’il n’y aura aucune sanction…

        Mieux, la responsable aura même droit quelques années après à une promotion au FMI….une façon ‘d’exfiltrer’ un dossier délicat ?...au risque de le mettre sur la place publique internationale avec tous les dommages pour le prestige de la France ?

        Il est vrai que le pouvoir pouvait compter alors sur le silence d’une gauche qui a beaucoup de chose à se faire pardonner sur le dossier Tapie, gauche qui par la suite s’est particulièrement bien signalée avec l’affaire DSK en matière de prestige de la France !

       De plus, les fondements de cette affaire, désir de renvoyer l’ascenseur après le soutien de Tapie en 2007 ou besoin du soutien du centre gauche pour des réformes constitutionnels, apparaissent particulièrement faibles.

      Si les mobiles de la compromission avec l’affairiste, qui visiblement ne porte pas chance à ceux qu’il soutient en politique, semble sans réels fondements, on s’explique tout de même mal l’absence de sanction pour une bévue qui a coûté 403 millions d’euros aux contribuables….ou cela rend plus réceptif à certaines explications …

 

 

 

 

                          Christian Guy – Août 2011

 

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4 août 2011 4 04 /08 /août /2011 17:11

Elections et bourse en Suisse   

 

 

 

         Tous les 4 ans se tiennent les élections législatives en Suisse. Il est donc intéressant d’étudier les évolutions présentes sur les dernières mandatures pour analyser dans quelle mesure existent des opportunités boursières pour cet automne.

       La phase électorale de la Suisse est assez proche du modèle standard.

       Une hausse de la bourse dans les mois précédents les élections cède progressivement le pas à un ralentissement : on anticipe la fin de la relance préélectorale. Ce qui est plus particulier à la suisse est qu’après un premier pic vers février de l’année de l’élection (première flèche jaune), on observe après un tassement une seconde reprise de moindre ampleur vers août (signalée en mauve). Les élections et les mois qui suivent sont l’occasion d’un tassement fort des cours (deuxième flèche jaune) : on anticipe la mise en place de mesures restrictives les élections passées. Il faudra attendre le printemps suivant (troisième flèches jaunes) pour que les cours montent à nouveau.

      Exceptionnellement le second pic (août) est plus élevé que celui de février : c’est alors de bonne augure, après la chute liée aux élections, on pourra observe une reprise des cours. C’est pourquoi nous marquons d’une barre hachurée jaune l’évolution future que décrit les 2 pics de février et d’août, celle-ci étant généralement supérieure même. 

 

 

           Que prévoir pour les mois à venir ?

 

 

  SN 11 vrai

 

 

        Rappelons que nos prévisions portent sur le différentiel par rapport au cours européens, nous faisons donc abstraction dans nos projections 2011 -2012 de la tempête boursière actuelle.

Le graphique montre les évolutions que l’on peut prévoir à l’aune de l’expérience des 12 élections survenues depuis 1963 et reproduites en annexe.

Globalement après, un maximum en août ou septembre, on peut redouter un fléchissement des cours relatifs d’ici cet automne 2011, fléchissement qui peut survenir dés à présent. Ce ne serait qu’au printemps 2012 que l’achat de trackers suisse redeviendrait intéressant.

 

 

  

 

            Annexe : les élections législatives en Suisse

depuis 1963.

 

 

suis 63

 

 suis 67

 

 suis 71

 

  suis 75

 

 

 

suis 79

 

  

suiss 83

 

   SN 87

 

 

   SN 91

 

 

SN 95 

  SN99

 

 

 SN 03

 

 

 

SN 07 

 

 

                             Christian Guy – Août 2011.

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3 août 2011 3 03 /08 /août /2011 13:48

Les prochaines échéances électorales  

Novembre 2011 :  Elections législatives en Nouvelle-Zélande

 

  

 

il est peut-être déjà trop tard pour bénéficier de la hausse  préélectorale

 

 

 

 

        Tous les 3 ans se tiennent les élections législatives en nouvelle - Zélande. Il est donc intéressant d’étudier les évolutions présentes sur les dernières mandatures pour analyser dans quelle mesure existent des opportunités boursières pour cet automne.

       Alors que jusqu’à présent nous tentions de prévoir les évolutions sur l’ensemble d’un mandat, nous nous concentrons maintenant  sur la période électorale.

       Les graphiques en annexe font en effet état des évolutions dans les mois proches des élections. On retrouve assez classiquement une hausse préélectorale marquée d’une première flèche jaune qui prend fin généralement 2 à 3 mois avant les élections. Le mois des élections, et plus encore les suivants, sont l’occasion d’une baisse. La relance préélectorale est terminée et des mesures restrictives de début de mandat sont annoncées. L’effet récessif de ces mesures passées, on observe au printemps suivant les élections une reprise de la bourse signalée d’une 3 ème flèche jaune.

              Soulignons que peut de différences apparaissent selon la couleur politique. Tout au plus retrouve-t-on le phénomène traditionnel d'une reprise de la bourse plus rapide à l'occasion d'une victoire de la droite, saluée par les marchés, que lors de celle de la gauche, il faut alors attendre plusieurs mois pour que le plan de relance commence à faire sentir ses effets boursiers. 

 

 

         Que prévoir pour l’automne 2011 ?

 

 

  NZZ 2011

 

 

 

       A l’été 2011, il est peut-être déjà trop tard pour bénéficier de la reprise préélectorale entamée depuis le printemps. Au demeurant, nous avons observé dans l’étude précédente que les prévisions portant sur l’ensemble de la mandature 2008/2011 montrait que l’actuelle avait déjà atteint le maximum de ses potentialités.

       D’ici cet automne, on entrera tôt ou tard dans la période de déclin post-électoral, on pourrait donc jouer la bourse néo-zélandaise à la baisse. Il faudrait attendre le printemps 2012 pour atteindre à nouveau une période de hausse.

 

 

 

 

 

 

Annexes :

les élections législatives en Nouvelle – Zélande

 depuis 1969

 

 NZ 69

  

NZ 72

  

 

NZ 75

 

 NZ 78

 

 

  NZ 81-copie-1

 

 

 

  NZZ 84

 

 

 

  NZZ 87

 

  

  NZZ 90

 

  

 NZZ 93

 

 

  NZZ 96

 

 

  NZZ 99

 

 

 

 

 NZZ 2002

 

 

 

 

NZZ 2005

 

 

 NZZ 2008

 

 

 

                                   Christian Guy – Août 2011.

 

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1 août 2011 1 01 /08 /août /2011 15:08

Prévoir les performances boursières sur l’ensemble d’un mandat à l’aide de son début

 

Bourse de la Nouvelle - Zélande : des années décevantes

 

 

 

 

       Tout comme nous l’avons fait pour les Etats-unis, nous poursuivons nos projections boursières pour l’ensemble d’un mandat, en fonction d’une de ses périodes, ici le 6 ème trimestre du mandat.

 

       Le Tableau suivant fait état du coefficient de corrélation au carré (R2) entre les 12 trimestres que compte une mandature législative en Nouvelle-Zélande et la performance de l’ensemble du mandat auquel elle appartient. Cette étude porte sur les 16 mandatures de 3 ans terminées depuis 1960.

 

 

NZ corrélation 

   Exemple de lecture : (1-1) premier trimestre de la première année,  (2-2) deusième trimestre de la deuxième année , soit le 6 éme trimestre du mandat.

 

       On observe la forte corrélation des  le 6 éme trimestres (en glissement sur 1 an) avec la performance en moyenne annuelle des 3 années d’un mandat ( R2 : 0.62).

       Le graphique suivant illustre cette forte corrélation entre les 6 ème trimestres et ce que sera la performance de l’ensemble du mandat . Pour la 17 ème mandature (2008 – 2011), qui se terminera en novembre 2011, nous avons porté les statistiques moyennes des 3 dernières années de Mai 2008 à Mai 2011, non comprises dans le calcul du R2, le mandat n'étant pas terminé.

 

NZ 6 histo 

 

       La conséquence de cette forte corrélation est importante : cela signifie que dés le milieu de la seconde année on peut se faire une idée de ce que sera la performance de l’ensemble du mandat. Selon que l’on soit déjà au dessus ou au dessous de la performance moyenne prévue, on peut savoir s’il est intéressant au non de ce portée sur le marché néo-zélandais pour la fin de la mandature.

 

       Nous procédons à une régression sur les 12 premiers mandats terminés entre 1960 et 1993 pour vérifier les qualités prédictives de notre modèle. Le tableau suivant nous présente les résultats de la régression effectuée. Nous observons une bonne capacité à prévoir les 5 mandats terminés après 1993, à savoir en 1996,1999 ,2002 ,2005 et 2008 ( R2 : 0.98 ).

 

 NZ 6 tableau vrai

 

 

 

 

NZ 6 modéle

 

       Les prévisions ne sont pas optimistes pour la mandature qui se termine en novembre 2011 car les  prévisions ne sont pas éloignées de ce qui est déjà enregistré à ce jour. Il n’existe donc guère de potentialité de hausse de cet été  à novembre 2011. On pourra seulement objecter que  la Nouvelle-Zélande possède un cycle électoral assez régulier, ce qui laisse l’espoir d’un petit redémarrage d’ici cet automne…mais l’heure n’est pas au grand optimisme.

 

 

     Conclusion :

 

          Sur le plan théorique, comment expliquer cette forte influence des milieux de mandat ?

         Nous savons ques les deux extrémités sont en général assez atones, ou surtout assez semblables de mandat en mandat: baisses les élections passées, hausses avant les élections. Il est donc assez logique que l'étape de la seule incertitude restante passée, le milieu de mandat ; on puisse déjà juger si un mandat a dejà donné 'toutes ses potentialités', ou si d'autres progressions sont encore possibles.

 

Christian Guy – Août 2011.

 

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29 juillet 2011 5 29 /07 /juillet /2011 08:37

Le modèle norvègien :

 une démocratie vraiment apaisée ?

  

 

      

 

 

        Les évènements dramatiques récents ont été l’occasion de rappeler à la fois que tous les pays pouvaient présenter des vulnérabilités, tout en étant l’occasion, celle-ci étant financée par les hautes technologies (Suède) ou les hydrocarbures (Norvège).….c’est l’archétype de la sociale-démocrate des années 70, souvent présenté en France sous le nom de modèle suédois.

 

       Pourtant ce modèle n’est pas en tout point apaisé, et dans notre champ d’étude sur les relations entre le politique et l’économique, nous pouvons insister sur l’existence, comme en d’autres pays moins consensuels, de perturbations boursières à l’occasion des élections…. En matière boursière, espérances (élection de la droite) et craintes (élection de la gauche) sont donc présents comme sous d’autres cieux.

 

        Les graphiques suivants présentent l’évolution des cours de la bourse en niveau (courbe bleue) et en différentiel (courbe mauve) par rapport aux évolutions européennes.

       Les élections législatives norvégiennes se tiennent tous les 4 ans en septembre, leur échéance est marquée d’une droite verticale rouge sur nos graphiques.

      On retrouve les phénomènes électoraux classiques déjà soulignés dans une étude précédente pour les états-unis.

L’arrivée de la droite au pouvoir (1997) est l’occasion d’une hausse boursière, cette tendance politique ayant la faveur du monde boursier. Ensuite, dans les mois suivants, surtout en différentiel, la bourse baisse du fait des politiques restrictives que la droite met traditionnellement en œuvre a début de ses mandats, surtout ceux d’alternance. On retrouve ces mouvements de hausses puis de baisses soulignées de flèches noires sur nos graphiques, en moins marqués lors des reconductions de la droite (2001).

      Inversement, la gauche est accueillie assez fraîchement par les cambistes (2005), tant sa dilection pour les politiques sociales suscite la méfiance. Son accession au pouvoir est l’occasion d’un tassement. Les mois suivants, les politiques expansionnistes dont elle est coutumière en début de mandat entraînent une remonté des cours, là encore surtout en différentiel. Tout comme pour la droite, ces évolutions apparaissent en moins marquées lors des reconductions (1989, 1993, 2009).

 

 

 

No 89

 

 

 

NO 93

 

 

 No 97

 

                               

No 2001

 

 

 No 2005

 

    

No 2009

 

 

 

                              Christian Guy – Juillet 2011.

 

 

 

 

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28 juillet 2011 4 28 /07 /juillet /2011 09:44

             Econométrie et évolutions futures

 

  

Actions : Que nous réservent les 18 prochains mois….

 

 

         Nous avons soulignés que les mandats présidentiels américains répondaient à une certaine logique : la hausse d’un semestre ou d’une année se paye au prix d’une baisse par la suite et inversement. Pour les incrédules nous mettrons en place tout d’abord des prévisions ex post pour vérifier la fiabilité de notre modèle, puis nous livrerons nos prévisions.

 

 

1) Prévoir les derniers semestres d’un mandat.

 

 

        Nous avons dans une étude précédente mis en place un modèle pour la prévision des performances boursières de l’ensemble d’un mandat. Nous pouvions en comparant la hausse survenue jusqu’en 2011, en déduire le potentiel qui restait pour les 18 derniers mois restants du mandat de B. Obama.

       Procédons plus directement encore en établissant un modèle de prévisions directes des 2, 3,4 ou 5 derniers semestre d’un mandat. 

  

 

2) construction du modèle.

 

       Nous régressons les derniers semestres des mandats, sur les premiers.

Le tableau 1 nous présente par exemple les résultats du modèle destiné à prévoir les deux derniers semestres.

 

            Tableau 1 : modèle pour la prévision des deux derniers semestres

 

derniers 2 tab

 

 

       Réalisé à l’aide d’une régression multiple linéaire sur la période allant de 1929 à 1992, soit 15 mandats ; il retient 2 variables comme significatives. Le second semestre de la seconde année (noté 2 B) dont nous avons soulignés la haute qualité prédictive dans une étude précédente. Une variable muette (dummy) de valeur 1 pour les mandats de reconduction, 0 ailleurs est également retenue comme significative. Au total la régression a obtenu un R2 de 0.61, ce qui la rend assez robuste. Mais c’est surtout le résultat obtenu pour la prévision des 4 fins de mandat de 1993 à 2008 qui est intéressant : on obtient un R2 de 0.57.

 

 

 

dernier 2 graph

 

     Les résultats sont meilleurs encore pour la prévision des 3 derniers semestres (0.60), assez corrects pour celles des 4 (0.57) ou 5 (0.40) derniers semestres.

 

        Tableau 2 : modèle pour la prévision des trois derniers semestres

 

dernier 3 tab

 

 dernier 3 graph

 

 

        Tableau 3 : modèle pour la prévision des quatre derniers semestres

 

 

dernier 4 tab

 

  

4 dernier graph

 

 

        Tableau 4 : modèle pour la prévision des cinq derniers semestres

 

dernier 5 tab

 

 derniers 5 gra

 

 

 

 

 

3) Les 18 prochains mois.

 

       Au cours de l’été 2011, tous nos modèles étaient opérant car reposant sur des variables antérieures à juillet 2011. Nous observons qu’ils prévoient tous une croissance semestrielle moyenne satisfaisante d’ici fin 2012. Rappelons cependant que les tests sur la période 1993-2008 montre plus la capacité de ces modèles linéaires à hiérarchiser, certaines fins de mandats sont plus élevées que d’autres , qu’à parvenir aux chiffres exacts de l’évolution boursière.

 

 

                                  Christian Guy – Juillet 2011.

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15 juillet 2011 5 15 /07 /juillet /2011 17:18

Accidents de la route : le tournant meurtrier….des élections.

 

 

 

           Les nouvelles récentes sont assez mauvaises en matière de sécurité routière : le nombre de décès à 30 jours est repassé au dessus de la barre des 4000 morts par an.

     Sans vouloir relativiser ce sinistre chiffre, rappelons que une hausse des accidents en période préélectorale est assez traditionnelle et qu’à certains égards cela peut être annonciateur d’une reprise de l’activité, celle-ci passant par plus d’échange.

 

 

 

1) Interprétation politico-économique des statistiques de mortalité routière depuis 1973.

 

Nos graphiques 1 et 2 nous montrent l’évolution des décès routiers depuis 1973.

               graphique 1

Route histo 1 

 

               graphique 2

  Route histo 2

 

 

 

       Nous observons que l’économie exerce une influence évidente, car plus d’activité c’est plus de déplacements professionnels et plus de revenu pour les loisirs. Inversement les périodes de récession exercent une influence baissière….à quelque chose malheur est bon.

      Les élections ne sont pas sans conséquence. Avant les élections, le laxisme préélectoral domine, les gouvernements évitent les mesures répressives…la révision en janvier 2011 du dispositif de restitution des points en est un exemple. A cela s’est longtemps ajouté la perspective de l’amnistie. On observe ainsi pour les présidentielles de  1995 et 2002 des évolutions très négatives. Pour les législatives de 1978 ou 1986, c’est le contexte de reprise préélectorale, aidé par le contre-choc pétrolier en 1986, qui explique la hausse très prononcée avant les élections.

      1988 est un exemple intéressant car 3 facteurs se combinent : la reprise préélectorale, la reprise économique internationale, et la perspectives d’une amnistie : cala ne peut que donner une hausse dramatique du nombre des tués. 

      Inversement, les facteurs peuvent se neutraliser : la récession européenne de 1993 efface la reprise préélectorale programmée pour les législatives : la mortalité sur les routes en profitera.

     Après les hausses préélectorales existent les baisses post électorales, générées là encore par la combinaison des deux facteurs : les autorités ne craignent plus la sanction électorales, elles osent prendre des mesures répressives. Les mesures de stabilisation économique traditionnelles les élections passées freinent la croissance et donc le développement des transports. 2002 est un exemple de combinaison de ces deux facteurs, avec la mise en place des radars automatiques, à cela s’ajoute même un troisième qui est la récession internationale de 2001-2003.  

 

 

2) Le cycle électoral des accidents routiers.

 

 

       Notre graphique 3 nous présente la synthèse  des évolutions en suivant la chronologie électorale du début du mandat (première année) à la fin (cinquième année).

 

                           graphique 3

  Route cycle france france

 

      On observe bien une chute post électorale notée en bleue puis une hausse en fin de mandat noté en rouge.

       La courbe bleue prend en compte 10 mandats intègre pour moitié des mandats qui n’ont pas été terminés (1978/81,1986/88, 1993/97) et des mandats présidentiels suivis sur leurs 5 premières années (1974/79, 1995/2000). La courbe voilette ne prend en compte que les mandats législatifs terminés : 1973/78, 1981/86,1988/93,2002/07. 

 

 

3)  Le tournant meurtrier …..des élections.

 

 

      L’adage populaire, statistiquement faux, dit ‘femme au volant, mort au tournant’, on ferait mieux d évoquer le tournant meurtrier ….des élections.

      Le graphique 4 fait la synthèse des 48 mois entourant les élections, 23 avants, et 24 après. Cela sur 11 élections, car on y ajoute celle de 2007……le résultat est sans appel.

 

               graphique 4

 

Route 2 2 ele

 

 

 

 

4) Comment interpréter la hausse actuelle ?

 

         Les cycles électoraux présentés au graphique 3 ont été réalisés sans prendre en compte le mandat entamé en 2007…pourtant le cycle calculé sur 10 mandats repris ici pour les simulations et prévisions présente un coefficient de corrélation de 0.72 avec les évolutions de la période 2007/2011, celui établi sur 5 mandats en ayant un de 0.58.  Cela incite à accréditer la thèse d’une certaine prédictibilité de notre interprétation électorale.

 

                            

 

                            graphique 5

 

Route 07 12

 

 

 

 

      Il faut donc malheureusement en conclure que nous serons dans une période haussière jusqu’à la fin 2012….la prochaine forte baisse sera pour après les élections. Rappelons qu’une reprise économique, qu’on ne peut qu’espérer pour d’autres raisons, viendrait aggraver ces résultats….

 

 

 

 

                     Christian Guy -  juillet 2011

 

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13 juillet 2011 3 13 /07 /juillet /2011 17:25

Mortalité routière : l’explication électorale

                                                                  L'exemple de la Belgique

 

        La Belgique est à la croisée des chemins de l’Europe et donc à la croisée de l’impact des élections sur la mortalité routière. Quelques explications et graphiques pour les incrédules…car rien ne peut sembler plus surprenant que d’expliquer les accidents de la route à l’aide des élections.

 

  belge histo belge 2

   

    Le calendrier électoral n’est pas sans impact sur les accidents routiers. Le graphique suivant nous présente la mortalité routière (décès à 30 jours) par an depuis 1970 en fonction des élections législatives belges.

 

 

        Les élections législatives sont signalées par des barres rouges. On observe une augmentation des accidents en cours de mandat, le summum étant atteint la troisième année du mandat. La reprise de l’activité entraîne plus de transport, que ce soit de marchandise ou de passagers pour le travail et les loisirs. La reprise économique, préélectorale à l’aide de mesure de stimulation,  est en Belgique à son summum dés la troisième année, la crainte de dissolution incitant à ne pas attendre le terme du mandat.  La décélération de l’économie à partir de la quatrième année de mandat provoque une baisse du nombre de tués sur les routes…..le grand nombre de tués en troisième année incite également les gouvernants à prendre des mesures indolores avant les élections pour ne pas être accusés de passivité. Les élections passées, des mesures restrictives tant en terme de croissance (lutte prioritaire contre l’inflation et les déficits)   que dans le domaine de la sécurité routière, sans doute cette fois les plus impopulaires ; concourent à baisser la mortalité routière.

 

       Il est évident que l’importance du fret passant par la Belgique, à destination de l’Allemagne ou de la France, donne une portée au cycle électoral de ces deux pays. Ceux-ci présentant une vie politique plus stable qu’en Belgique, l’activité est donc au plus haut au terme du mandat, soit la quatrième année en Allemagne et la cinquième en France. A cela s’ajoute la durée nécessaire pour que leur croissance exerce un effet d’entraînement sur l’économie belge. Les deux graphiques suivants nous montrent que les élections de ces deux pays coïncident avec une hausse de la mortalité sur les routes belges.

  

belge histo all 2

 

     belge histo Fr 2

 

 

      Il nous manque enfin le plus important, la patrie du cycle électoral…les Etats-unis. C’est dans ce pays que les économistes ont les tout d’abord soulig l’impact des élections sur un certain nombre de données, et bien évidemment sur la croissance. Elle est plus haut l’année précédent les élections…phénomène qui se propage et atteint avec retard d’autres contrées. Ainsi n’est-on pas surpris à l’aide du graphique suivant d’observer qu’un an après les élections américaines, les statistiques de la mortalité routière Belge sont en augmentation, plus de croissance se traduisant par plus de déplacements.

 

 

 

belge histo us 2

 

      Les graphiques suivants résument sur la durée d’un mandat, 4 ans pour la Belgique, l’Allemagne et les Etats-unis, 5 ans pour la France, l’évolution de la mortalité routière en Belgique en fonction du calendrier électoral de chacun de ces pays.

 

Belge belge mandat

                

                  Seuls les mandats entiers ont été pris en compte : 81/85,87/91,91/95,95/99,99/03,03/07.

           Données en progression annuelle

 

 

Belge mandat allemand

                       Mandats pris en compte : 81/85,87/91,91/95,95/99,99/03,03/07

 Belge us mandat

                       Mandats pris en compte : 85/89,89/93,93/97,97/01,01/05

 

 

Belge france mandat

                   Mandats pris en compte 86/88,88/93,93/97,97/02,02/0.

                           Les mandat non terminés expliquent que les valuers de débuts et de fins ne

                           soient pas de même niveau

      

 

 

       C’est le cycle électoral des Etats-unis, connu pour sa régularité et sa force, qui impacte le plus fortement les statistiques belges : son coefficient de corrélation est de 0.62 avec les statistiques de la mortalité routière sur les routes belges. Viennent ensuite l’allemand (0.50), le français (0.31), et enfin le belge (0.21). Plus les élections surviennent à un rythme régulier, (facteur qui handicape la Belgique et la France où on recours à des élections anticipées) , plus le PIB du pays est élevé, (facteur qui ajoute à la force des Etats-unis et l’Allemagne) ; et plus le cycle électoral exerce sont influence.

 

      Mettre en évidence la corrélation entre les accidents routiers et les élections présente un intérêt : permettre la prévision des sinistres en fonction du calendrier électoral……Messieurs les assureurs, à vos calculatrices….

 

 

                                                              Christian Guy -  Juillet 2011

                                                                     Docteur en Sciences économiques

                                                                                                                                                 Agrégé de sciences sociales

 

 

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