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4 novembre 2010 4 04 /11 /novembre /2010 05:51

 

Cours des obligations en 2011, 2012 et 2013:

T.x. d’intérêt des Etats-unis : vers une pahse haussière ? 

 

 

 

                Pévoir à 1  , 2 , 3 ou 4 ans l'évolution des taux d'intérêt n'est pas sans importance, car on sait que le cours des obligations évoluent de façon inverse aux taux directeurs. Au delà des taux d'intérêt ,ce sont donc les cours des obligations pour 2012 ou 2013 que nous tentons de prévoir.

       La séquence 1, 2, P, tel est l’enchaînement qui semble caractériser la politique de la ‘federal reserve bank’ depuis 46 ans.

 

 

us ict prev

 

 

 

us ict histo

 

 

 

 

       Une première hausse des taux directeurs s’effectue au début du mandat, le point d’inflexion se situant en général 4 à 6 trimestres après les précédentes élections présidentielles (verticale en pointillés noirs sur nos graphiques). L’objectif est de lutter contre l’inflation, de conduire un assainissement financier. Ces politiques sont d’autant plus accentuées que le contexte est inflationniste (premier et deuxième choc pétrolier en 73/74 et 80/81),  ou que la relance par laquelle les démocrates inaugurent leurs mandats lorsqu’ils accèdent au pouvoir se révèle efficace (Carter 1977/78, Clinton 1993/94)  risquant de dégénérer en surchauffe inflationniste.

        Ce premier mouvement de hausse des taux de bases bancaires (noté 1) pèse sur l’activité et doit donc céder la place à mi mandat à une baisse car il convient de préparer les élections et ce d’autant comme nous le rappelle l’actualité, que les élections de mi mandat sont en général désastreuses pour le pouvoir en place. La FED, qui n’a pas à rentrer dans ces considérations électoralistes, en tous cas officiellement, peut tirer parti de la baisse de l’inflation qui accompagne en général la récession de début de mandat pour justifier la baisse de ses taux.

        On parvient alors au troisième point d’inflexion, en général à un an de l’élection, figuré dans nos graphiques en pointillés rouges. La reprise est amorcée, il convient d’augmenter pour la deuxième reprise dans le mandat  (noté 2) les taux d’intérêt de court terme pour qu’une croissance du PIB trop forte ne devienne pas inflationniste.

         Un geste est fait à l’approche des présidentielles, figuré par la lettre P. On cesse la hausse des taux d’intérêt, et ce d’autant qu’à partir du courant de la quatrième année la croissance commence parfois à donner des signes d’essoufflement. Parfois,  cette inflexion n’existe pas lorsque la première hausse a été vigoureuse ou encore récente (2003/04).

 

Que prévoir pour les trimestres à venir ?

 

 

         Un coup d’arrêt de la baisse des taux de la FED est bien apparu au début de l’année 2010. Le premier point d’inflexion a donc été respecté. Cependant les interrogations sur une possible crise en W incitent à penser qu’une véritable hausse est à exclure, et ce d’autant que les tensions inflationnistes, justement en l’absence de reprise, ne sont pas fortes.

        On peut donc prévoir  qu'en cette fin 2011 on serait dans une période de hausse...si ce n'était la situation économique dégradée.... 

 

 

                                                                                Christian Guy – Octobre 2011.

 

 

 

Toutes les prévisions sont exprimées : 

-  en valeurs relatives par rapport aux évolutions mondiales (une hausse prévue signifie une moindre baisse ou une plus forte hausse qu'ailleurs) , 

-  toutes choses égales par ailleurs  (évenements non prévisibles tels les chocs pétroliers, les crises financières non pris en en compte),

-  la précision visée est semestrielle.

 

 

 

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Published by Christian Guy - dans Taux d'intérêt
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3 novembre 2010 3 03 /11 /novembre /2010 18:55

La sensibilité historique du dollar aux élections américaines.

 

 

 

 

      Nous étudions ici ce que l’OCDE nomme ‘le taux de change effectif’, c'est-à-dire la valeur du dollar par rapport à un panier de monnaies, pondérées par leur importance relative dans le commerce extérieur américain.

 

 

dol h 2

 

    Certes, on pourra objecter que la FED conduit une politique indépendante de Washington, mais Ben Bernanque a montré, comme Alan Greenspan et les autres prédécesseurs, qu’il ne reste pas inactif en période de crise. La rigidité ou l’inertie de la BCE, n’a d’égal que la souplesse et la réactivité de la FED. De plus, il existe en fait une ‘diarchie’, à la tête des instances monétaire américaines : si les taux directeurs sont arrêtés par la FED, la valeur du dollar est officiellement de la compétence du gouvernement de Barak Obama.

 

     Notre graphique indique que le dollar monte en fin de mandat (en jaune), lorsque la reprise préélectorale est bien assurée, le boom de l’activité attirant en outre les investisseurs ce qui stimule la demande de dollars.

      Inversement,  en début de mandat, (en vert) on observe une baisse de la devise américaine. Il faut soutenir la demande par le moteur extérieur, car l’activité est mise à mal par des politiques restrictives. Ce caractère contra cyclique de la  politique des taux (d’intérêt et de change) oppose là encore la gestion du dollar à celle de l’euro. Les Etats-unis tentent de lutter ainsi en début de mandat contre les déficits jumeaux (budgétaire et extérieur). Lorsque les assainissements financiers (budget) et monétaire (inflation) sont terminés, on entame la relance préélectorale.

      Il faut différencier ce schéma en fonction de la couleur politique et du numéro d’ordre du mandat. Un mandat d’alternance des démocrates est dominé en son début par un désir de relance. Dans la situation présente ou on évoque plus le risque d’une crise en W que d’une reprise inflationniste, le temps n’est peut-être pas encore venu, bien que l’on soit déjà parvenu au milieu du mandat, de laisser le dollar s’apprécier.

 

 

 

             Que prévoir pour les trimestres à venir ?

 

 

 

dollar prevision

 

 

 

       La situation actuelle d’une reprise qui patine nous rapproche de deux mandats antérieurs : le second mandat de Nixon  (72/76) et l’unique de Bush senior (88/92). La première baisse du dollar étant inopérante, la FED n’avait pas hésité à ‘redoubler le traitement’  6  trimestres plus tard. Cependant, un fait complique notre comparaison : la chronologie était un peu différente car les crises étaient survenues en début de mandat (1973) et au milieu (1990), et non comme ici avant même son commencement (2008).

        Une autre leçon du passé peut être instructive : on observe que le dollar baisse en début de mandat, le point bas se situant en général  au septième trimestre (chiffres en bas de la courbe). Le point bas actuel étant au cinquième trimestre après les élections, on peut le considérer comme un peu précoce,  ce qui nous permet d’envisager un second point bas pour le trimestre 11, soit le troisième trimestre 2011( hypothèse H1 , figurée en violet) .

       On peut formuler une hypothèse H2 (en bleue claire) : une hausse relative jusqu’à la mi 2011, hausse qui gagnerait en force par la suite. C’est justement la vigueur de la reprise qui tranchera entre ces 2 hypothèses, le risque en cet automne 2010 d’une crise en w incite à penser que l’hypothèse 1 est plus probable.

         Prédire les points hauts est chose plus facile. Les chiffres en haut de la courbe nous montrent que ces points hauts sont en général assez voisins de l’élection présidentielle, même si c’est parfois au prix d’une brusque et fulgurante remontée tel entre l’été 2008 et le printemps 2009. Lorsque la remontée préélectorale est interrompue par une chute  (1980, 1996), une seconde remontée post électorale se produit, repoussant le point haut bien au delà de l’élection présidentielle.

 

          On peut donc prévoir une remontée du dollar à partir de l’été 2011, peut-être très rapide si la reprise le permet, avec un point haut début 2013,  un an au delà si la reprise est forte.  Il reste une inconnue s’agissant d’une parité monétaire : l’attitude des autres Banques centrales et singulièrement celle de la BCE. Compte tenu de la traditionnelle apathie de celle-ci, et de son arbitrage inflation – chômage défavorable au second, nous ne l’avons pas fait entrer en ligne de compte ; mais sous le poids d’une reprise poussive les choses peuvent changer.

 

 

 

                                                                                                             Christian Guy – Novembre 2010

 

 

Toutes les prévisions sont exprimées :

-  en valeurs relatives par rapport aux évolutions mondiales (une hausse prévue signifie une moindre baisse ou une plus forte hausse qu'ailleurs) , 

-  toutes choses égales par ailleurs  (évenements non prévisibles tels les chocs pétroliers, les crises financières non pris en en compte),

-  la précision visée est semestrielle.

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2 novembre 2010 2 02 /11 /novembre /2010 19:58

 

La bourse de Paris (CAC 40) 1952 – 2013

                   

 Les incertitudes électorales risquent d'entrâiner  une baisse relative de la mi 2011 à mai 2012,

un an de plus en cas de victoire de la gauche

                   

 

                     France prev 

 

 

    

F 52 90 F

 

          Quels seront les cours des actions à la bourse de Paris à 1 mois, 2 mois ou 3 mois (décembre 2010, janvier 2011, février 2011 , mars 2011,ou avril 2011)?, quelle sera l'évolution du cac 40 au premier trimetre 2011?. Notre méthode peut malheureusement difficilement répondre à des questions aussi précises, par contre on peut tenter d'établir des prévisions à moyen terme à 6 mois, un an ou deux ans.

         Par rapport aux autres places, il n'y aurait pas de crash ou crise (c'est à dire forte baisse) à redouter pour le CAC 40 en 2011 ou 2012, mais un déclin relatif.

      

 

          La France n’est pas le pays de prédilection pour les prévisions boursières sur la base du cycle électoral car il existe de fréquentes élections anticipées et la création de l’Euro a renforcé la perte d’autonomie des politiques économiques. Une seule amélioration est à noter : depuis 2002, il existe une  concordance des dates entre élections présidentielles et législatives. La concentration des échéances peut leur donner plus d’impacts conjoncturels.

Nous pouvons distinguer 3 périodes dans les évolutions passées :

-         Sous la IV république et jusqu’au milieu des années 70, il existe un cycle politico-économique classique :

  • Une reprise s’esquisse lors de la quatrième année avant les élections (1955, 1962, 1966, 1972). Cette reprise tient rarement jusqu’au terme de la cinquième année, comme on l’observe pour d’autres pays à mandat de 5 ans (Canada, Irlande, Italie, Luxembourg, R.U.)
  • Le début de l’année suivant les élections est au contraire assez négatif, du fait de la mise en place de mesures d’assainissement (1952, 1959 ,1963). Notons que si les élections anticipées ne peuvent produire par définitions un boom boursier préélectoral, on observe bien par contre une chute post électorale.

 

-         A partir du milieu des années 70 et de la montée en puissance de la gauche, on observe ce qu’on pourrait appeler un « cycle anxiogène » : à la reprise préélectorale de la quatrième année succède une réelle chute et non plus un simple tassement dans les 6 mois précédents les élections.  La réélection surprise de la droite (1978) ou son arrivée au pouvoir (1986) entraîne une vigoureuse reprise, l’arrivée de la gauche une chute : on a en mémoire la baisse de la bourse de 20 % après le fameux 10 mai 1981. Par contre, passé le seuil critique de la première année, les marchés sont rassurés par une politique recentrée de la gauche : une reprise apparaît  (1983, 1998). Observons que dans le cas d’une reconduction  (F. Mitterrand, 1988), le facteur incertitude disparaît, il n’y a pas de dramatisation, donc on n’observe pas de chute post-électorale.

 

-         Une troisième période s’ouvre à partir des années 90. Le début de cette décennie voit une forte réduction de l’amplitude des fluctuations, donc des potentialités de gain à partir du cycle politico-économique. La fin des années 90 accentue la perte d’autonomie des politiques monétaires voire budgétaires, on parvient alors mal à expliquer les fluctuations boursières à partir du calendrier électoral. Tout juste retrouve-t-on la chute préélectorale en 2001/02 ou 2006/07, et une reprise atone lorsque la droite accède au pouvoir (2003) ou est reconduite dans ses fonctions (2008).

 

 

Que prévoir pour les trimestres à venir ?

 

 

Si du fait de la faiblesse des amplitudes, les perspectives de gains peuvent sembler dérisoires, soulignions que pour nous il n’existe pas beaucoup de doute sur le scénario à venir, tant la situation n’est pas vraiment nouvelle.

En effet, le facteur anxiogène de la possible arrivée de la gauche au pouvoir est actuellement renforcé. Si la candidature d’un Dominique Strauss-kahn pourrait ne pas trop inquiéter, les promesses du PS s’agissant des retraites, une sur enchère à gauche avec des personnalités comme Jean-luc Mélenchon ou Benoît Hamont, la montée en puissance d’une Martine Aubry plus orthodoxe au détriment d’une Ségolène Royal plus centriste, tous ces facteurs peuvent inquiéter la bourse. Les marchés en cas de défaite de Nicolas Sarkozy perdraient un responsable dont l’idéologie libérale assumée ne pouvait que les rassurer.

En tout état de cause, la bourse n’aime pas l’incertitude et en la matière elle risque d’être gâté dans les 18 mois à venir. Or dans les arbitrages des marchés pour la France, la crainte de l’accession au pouvoir de la gauche l’a toujours emporté sur le boom préélectoral,  la reprise préélectorale parvenant de toute façon mal à durer jusqu’au terme de la cinquième année.

On peut, après une reprise préélectorale sur le premier semestre 2011, présager une fin d’année 2011 et un début 2012 plus difficile, là encore en différentiel par rapport aux autres pays notamment européens. Ensuite, une victoire électorale de la droite enclencherait une reprise boursière d’autant plus forte qu’elle serait inattendue, un succès de la gauche entraînerait au contraire une chute, qui laisserait place à une reprise fin 2013, une fois les marchés rassurés.

      Soulignons cependant que la forte ouverture de l'économie française, la perte des instruments de politiques économiques budgétaire, monétaire et de change, réduisent d'importance l'impact du cycle électoral sur nos prévisions économiques pour 2012, 2013 et bien évidemment au delà..n'est pas l'économie américaine qui veut !

 

                                           

                                                                                  Christian Guy – octobre 2011

 

                                                                            

 

Toutes les prévisions sont exprimées :

-  en valeurs relatives par rapport aux évolutions mondiales (une hausse prévue signifie une moindre baisse ou une plus forte hausse qu'ailleurs) , 

-  toutes choses égales par ailleurs  (évenements non prévisibles tels les chocs pétroliers, les crises financières non pris en en compte),

-  la précision visée est semestrielle.

 

 

 

 

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2 novembre 2010 2 02 /11 /novembre /2010 19:41

 

 

Prévisions pour l'économie de l'Islande en 2011, 2012, 2013, 2014: 

 

La bourse de Reykjavic : Prendre le train en marche

 

 

 

 

Nous observons que tout comme pour le Luxembourg, le cycle électoral est assez fort dans ce pays de 300 000 âmes. Il faut donc aller à l’encontre de l’idée reçue selon laquelle les petits pays manquent d’autonomie dans leur politique économique et ne voient pas leur vie économique ou boursière rythmées par le cycle électoral.

 

 

 

Islande

 

 

La particularité de l’Islande a longtemps été que dans l’année suivant les élections législatives on procédait à des élections présidentielles qui se tenaient également au suffrage universel. Le pouvoir attendait la fin de cette seconde échéance pour mettre en oeuvre les politiques monétaires ou budgétaires restrictives qui refroidissaient la croissance. La relance préélectorale est donc assez durable, on l’observe bien dans les séquences 95/96,99/00, 03/04.

Malheureusement pour la fiabilité de nos prévisions, nous traversons à présent des temps agité. Dés le début 2008 la crise financière latente commence à toucher l’Islande, surexposée par ses nouvelles activités bancaires. Au printemps 2008, le président sortant étant le seul candidat à sa succession pour un quatrième mandat consécutif, on juge non nécessaire de procéder à de nouvelles élections présidentielles, ce qui abrége d’autant les politiques expansionnistes.

A partir de l’automne 2008, la tempête financière s’abat sur l’Islande, provoquant début 2009 des élections législatives anticipées qui voient l’arrivée au pouvoir de la gauche, absente de celui-ci depuis 1991.

La reprise d’une certaine activité financière dans le monde, les mesures prises en Islande, le recours par la gauche, surtout après une longue période d’opposition, à des mesures expansionnistes, aident à une lente reprise depuis le printemps 2009.

              Notre prochain horizon électoral n’est par reporté à 2013 du fait des élections anticipées de 2009, mais reste 2011. Nous avons fréquemment constaté qu’un cycle lancé 4 ans plutôt, même interrompu, parvient tout de même à maturité : on observe à l’occasion des échéances non respecté des éléments de reprises.

 

 

  

 

Que prévoir pour les trimestres à venir ?

  

  

Deux possibilités sont à étudier, l’incertitude portant sur l’année 2011 ;  2012 et 2013 devant être 2 années plus certainement positives.

 

Le scénario négatif pour 2011 (présenté en violet) repose sur 3 risques :

-         la possibilité d’une nouvelle tourmente financière,

-         des mesures expansionnistes qui peuvent atteindrent leur limite

-         le fait que les élections législatives ne sont encore que dans 2 ans.

 

Le Scénario positif (représenté en jaune), auquel nous croyons davantage, verrait une poursuite de la reprise jusqu’à la mi 2011, date initiale des élections, un léger tassement surviendrai par la suite, mais peu accentué car il faudra tout de même une croissance forte pour les présidentielles…à moins qu’on ne décide à nouveau de s’en dispenser. En tous cas, un second mouvement de reprise apparaîtrait pour les législatives de 2013

 

L’année 2014, serait la conséquence de ces deux hypothèses, dans le premier scénario, celui d’une reprise tardive et accentué sur 2013, le déclin ne serait que faible. Dans le second cas, celui d’une bourse dopée depuis 2 années, on pourrait redouter un atterrissage moins doux.

Quelques soit le scénario, il reste s’agissant de l’Islande une inconnue :  ….les cours du poisson, il reste également à trouver des trackers sur l’Islande…..

 

 

 

                                                                       Christian Guy – Novembre 2010

 

 

 

 

 

Toutes les prévisions sont exprimées :

-  en valeurs relatives par rapport aux évolutions mondiales (une hausse prévue signifie une moindre baisse ou une plus forte hausse qu'ailleurs) , 

-  toutes choses égales par ailleurs  (évenements non prévisibles tels les chocs pétroliers, les crises financières non pris en en compte),

-  la précision visée est semestrielle.

 

 

 

 

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29 octobre 2010 5 29 /10 /octobre /2010 20:55

 

cours de actions et des obligations  

Prévisions économiques pour les Etats-Unis (2010 – 2016)  

avec victoire des Républicains en 2012.

 

 

 

        Les élections de mi mandat (midterm) ont été comme souvent un échec pour la majorité au pouvoir, ici les démocrates qui après la victoire d’Obama en 2008 doivent faire face à une remontée des républicains (repulican) aidés par les populaires et discutés tea-party, et la non moins populaire et discutée Sarah Palin.

           Les difficultés politiques sont-elles à l'image d'une conjoncture dégradée, faut-il redouter une récession voire une dépression en 2011 ou 2012, et par anticipation un krash (ou crash) boursier à 1 ou 2 ans ?  

          Quels seront les cours du Nadaq ou du dow-jonesou plus généralement de la bourse des Etats-unis, et par ricochet de NIKKEÏ du FTSE ou du DAX  à 1 mois, 2 mois ou 3 mois (décembre 2010, janvier 2011, février 2011)?, quelle sera l'évolution des cours au premier trimetre 2011?. Notre méthode peut malheureusement difficilement répondre à des questions aussi précises, par contre on peut tenter de dégager des perspectives à moyen terme, considérer si on est à un correct point d'entrée pour vendre dans une ou deux années, si on est dans une période de surévaluation qui pourrait fare craindre un crash (ou chute des cours)  en 2011.

 

 

 

1) Méthodes utilisées.

 

Les Etats-Unis constituent un des pays pour lequel les projections sur la base du cycle électoral (ou politico-économique) est le plus aisé, tant le calendrier électoral est régulier (absence de dissolution), les oppositions tranchées (pas de coalition) et l’autonomie de la politique économique forte. On peut même y introduire les distinctions en fonction de la couleur politique (droite/gauche) et le numéro d’ordre du mandat (alternance/ reconduction)

A l’exception de l’inflation, et dans une moindre mesure du taux de change, les prévisions  (forecasting) sont assez fiables : les taux de corrélation avec les résultats effectifs sont proches de 0.50 sur la période 1969/2009 (article sur ce blog : « L’apport du cycle électoral à la prévisions économique »).

Notre méthode est simple, comparée au modèle de l’économétrie traditionnelle: elle consiste à effectuer la moyenne des expériences politiques similaires pour établir nos projections. On en connaît les limites : la chronologie n’est pas toujours strictement respectée (phénomènes d’avance ou de retard), les amplitudes sont parfois mal anticipées (tendance à la sur-réaction en cas de retard par rapport à ce qui avait été anticipé). On en connaît également l’indubitable qualité : des projections de long terme réalisées à plusieurs années d’avance : ici nous pourrons les pousser jusqu’en 2016 en introduisant deux scénaries : victoire des Républicains ou victoire d’Obama en 2012, qui reste notre prévision (article sur ce blog : « Prévisions électorales présidentielles américaines en 2012 »). Ainsi à l'aide des taux d'intérêt peut-on indirectement évaluer l'évolution du cours des obligations , les prévisons seront directes pour 2011 2012,2013, 2014, 2015 et 2016....toutes choses égale par ailleurs...et avec un risuqe d'erreur croissant.

 

 

2) Résultats et commentaires.

 

 

 

 

pib us 

 

 

 

 dow jones -2016

 

 

 

 

 

tx i US 

 

 

  chômage us

          La progression annuelle du PIB des Etats-unis au plus haut au deuxième trimestre 2010 devrait décliner d'ici de début ou la mi 2011 avant qu'une reprise du la croissance américaine apparaisse fin  2012. Le chômage aux Etats-unis, encore élevé en 2011 et 2012, ne connaitrâit pas de véritable baisse avant 2013, ce qui réduit les chances de réélection de Barack Obama en novembre 2012. Ce ne serait également que fin 2012, début 2013, que le dow-jones ou le nasdaq conaîtraient de fortes progressions, cependant les cours de la bourse des Etats-unis ne seraient pas globalement baissier en 2011 et 2012.

 D’une façon générale, une alternance républicaine en 2012 entraînerait une dégradation de la situation économique à partir de l’été 2013, le point bas étant au milieu de 2014, ce parti entamant ses mandats par des politiques restrictives d’inspiration libérale ou néo-classique. A la fin de 2014, les prémices d’une reprise de la conjoncture apparaîtraient, d’abord au niveau de la bourse, toujours en avance car il s’agit d’un lieu d’anticipation, puis du PIB et enfin avec retard du chômage.  

On peut être surpris d’observer sur notre graphique un taux de chômage plus bas pour les débuts de l’alternance républicaine. Cependant en 1952, 1968 ou 2000, l’arrivée au pouvoir des Républicains, dont la priorité n’est pas l’emploi, n’a  pu se réaliser que parce qu’une dynamique de baisse du chômage était enclenchée. Pour être réélus, les Démocrates ont besoin de bons résultats (cf l’échec de Carter en 1980)…mais pas trop bons, l’éloignement de la peur du chômage n’est pas trop bonne conseillère….pour leurs électeurs (échec d’Al Gore en 2000).

Les prédictions en cas de victoire d’Obama en 2012 sont plus difficiles à prévoir car autant pour l’alternance républicaine nous disposons de 4 exemples historiques (Eisenhower 1953/57, Nixon 1969/73, Reagan 1981/85, Bush 2001/05), autant pour les reconductions démocrates nous n’en disposons que de 2 (Johnson 1965/69 et Clinton  1997/2001), celle de 1949/53 (Truman) étant très particulière. Nous serions en face d’un second mandat, ce qui  la première année d’euphorie passée est souvent sujet à de mauvaises surprises. Le cycle de croissance entamé lors de l’alternance (2009), et sans lequel il n’y a pas de réélection possible commence alors à donner des signes d’essoufflement. Certes, celui-ci tarde actuellement à prendre de l’intensité, et on évoque le risque d’un double dip. Cependant l’économie va être dopée par la création monétaire (benign neglect), et les tentatives de ‘fine tunning’ car les politiques budgétaires et de change vont certainement être à l’oeuvre. Plus le cycle de croissance tarde à prendre de l’intensité et plus il remet en cause l’éventualité d’une reconduction des démocrates, mais si celle-ci est obtenue, la lenteur de la reprise peut être un gage de sa durée.

 Au delà de 2013, tout dépendrait de l’attitude de la FED de Ben Bernanque, notamment des risques inflationnistes. Bill Clinton avait bénéficié d’une croissance non inflationniste aidée par le développement des nouvelles technologies, même si tardivement en fin de mandat, l’éclatement de la bulle Internet avait bien fini par entraîner dans sa chute successivement le Nasdaq, le Dow-jones l’eurostoxx. Passé le succès électoral de 2012, il y aurait obligation de revenir à une politique budgétaire plus rigoureuse comme l’avait fait Roosevelt au début de son second mandat (récession de 1937/38) et comme hésite déjà  à le faire Obama. On pourrait, les élections de 2012 passées, retomber dans les affres de la politique de ‘stop and go’, la récession  survenant dés 2014 (Johnson en 1966) ou en fin de mandat en 2016 (Clinton en 2000).

Donc, qu’il s’agisse d’une reconduction de la gauche américaine ou de l’arrivée de la droite à la présidentielle de novembre 2012, chaque fois l’année 2013 pourrait marquer un summum, et l’année 2014 serait celle de tous les danger, un peu avant en cas de victoire républicaine, un peu après dans le cas d’un second mandat démocrate débarrassé des problèmes de déficit et d’inflation. La fin de mandat en 2015/16 serait plus dynamique pour les Républicains, peut-être plus incertaine tout comme nos prévisions pour les Démocrates.

 

                                             

                                                           Chritian Guy - Octobre 2010      

                                Docteur en Sciences économiques   

                                                            Agrégé de Sciences Sociales 

 

 

Toutes les prévisions sont exprimées :

-  en valeurs relatives par rapport aux évolutions mondiales (une hausse prévue signifie une moindre baisse ou une plus forte hausse qu'ailleurs) , 

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29 octobre 2010 5 29 /10 /octobre /2010 20:36

                      

       Prévisions pour l'économie de l'Espagne en 2013, 2014: 

 

 

               Bourse de Madrid : coup de poker pour 2013 ?

 

 

Espagne

 

 

Le cycle espagnol est assez régulier, à l’exception prés qu’il possède souvent un certain retard. Plus exactement on observe souvent un effet de report, la reprise se réalisant après les élections, et ce d’autant que l’année suivante était la date initiale des élections. Cela est particulièrement manifeste en 1989/93, ou le début de mandat ayant connu une forte hausse de la bourse, la fin fût moins brillante, et la reprise reportée d’autant.  On retrouve cela dans le mandat 96/2000 : la qualification de l’Espagne pour l’Euro ( la monnaie…) en 97, entraîna une forte arrivée de capitaux, abrités à présent du risque de change et rassurés sur la bonne santé de l’économie. La fin de mandat sera l’occasion d’un ajustement, et la reprise sera reportée à 2001.

 

 

 

 Espag previsons

 

       

 

Que prévoir pour les trimestres qui viennent ?

 

Depuis cet été 2010 est apparue une reprise, mais on sait que la situation est encore très sérieuse sur le plan financier donc très risqué.

Si aucun défaut de paiement n’était à redouter, la reprise amorcée se confirmera, et la bourse madrilène sera au summum pour les élections du printemps 2012 (scénario en couleur jaune).

Un nouveau vent de panique  s’agissant de la solvabilité de l’Espagne referait plonger sa bourse, on aurai alors un effet de report, la reprise étant à son fait pour 2013 (scénario en couleur mauve).

La chute actuelle étant déjà conséquente, il ne semble pas inapproprié d’acheter des trackers espagnols, pour les revendre en 2012, en cas de nouvel baisse, il faudra attendre 2013. On peut également choisir la prudence, attendre le printemps 2011. Il restera encore, à un an des élections des potentialités de hausse, plus restreintes évidemment…en bourse, le risque à un prix…et une rémunération.

                                                                            

 

 

                                                                                                                           Christian Guy - Octobre 2010

 

 

 

Toutes les prévisions sont exprimées :

-  en valeurs relatives par rapport aux évolutions mondiales (une hausse prévue signifie une moindre baisse ou une plus forte hausse qu'ailleurs) , 

-  toutes choses égales par ailleurs  (évenements non prévisibles tels les chocs pétroliers, les crises financières non pris en en compte),

-  la précision visée est semestrielle.

 

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28 octobre 2010 4 28 /10 /octobre /2010 20:25

 

 

 

Prévisions pour l'économie de la Norvège  2013, 2014 : 

 

La bourse d’Oslo : intéresant à partir de 2013

 

 

 

Après les prévisions des bourses allemande (DAX), australienne (All ordinaries), britannique (FTSE 100),  canadienne (S&P/TSX), irlandaise (ISEQ index),  néerlandaise (AEX)  néo-zélandaise (NZX x 50), portugaise (PSI-20),  suisse (SMI) ; allons visiter la Norvège (OSE All share). Comme à l’accoutumé, nous étudierons ses fluctuations en différentiel par rapport aux indices européens (eurostoxx).

 

Oslo first 

 

 

Le point fort de la Norvège en matière de cycle électoral est l’absence d’élection anticipée. Les élections se déroulent très régulièrement tous les 4 ans en septembre.

 On observe donc un cycle assez régulier comprenant une reprise préélectorale en fin de mandat, l’originalité étant son caractère assez tardif concentré sur la dernière année. Parfois, il existe une double reprise, matérialisée par les flèches vertes sur le graphique. Parvenu à mi mandat, on peut la prévoir lorsqu’on observe des anomalies telles que l’absence de baisse en début de mandat, ou une reprise amorcée trop précocement. Le point faible du cycle norvégien est sa forte dépendance aux cours du pétrole. L’effondrement de la bourse  aux débuts des mandats 85/89 et 97/01 ou sa hausse sur l’année 1973 s’expliquent ainsi, cela vient troubler la régularité du cycle électoral.

 

Que prévoir pour les trimestres à venir ?

 

 

 

Oslo NOV 2010

 

L’absence de hausse à  la fin du mandat 05/09 a donné lieu à un rattrapage au début de l’actuel mandat (09/13). Il est probable que ce rattrapage touche en cet automne 2010 à sa fin. Sous réserve de l’absence de hausse des cours pétroliers ou gaziers, il faut donc prendre rendez-vous dans un an et demi : si le creux de première moitié de mandat s’est bien produit ( il sera probablement au maximum fin 2011) ,  on pourra acheter des trackers pour les vendre fin 2013.

 

                                            Christian Guy - Octobre 2010

 

 

 

 

Toutes les prévisions sont exprimées :

-  en valeurs relatives par rapport aux évolutions mondiales (une hausse prévue signifie une moindre baisse ou une plus forte hausse qu'ailleurs) , 

-  toutes choses égales par ailleurs  (évenements non prévisibles tels les chocs pétroliers, les crises financières non pris en en compte),

-  la précision visée est semestrielle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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24 octobre 2010 7 24 /10 /octobre /2010 15:54

 

 

      Prévisions pour l'économie des Pays-bas en 2013, 2014: 

 

La bourse d’Amsterdam :

Acheter en 2013 pour vendre début 2014.

pays bas vrai

 

 

 

Le graphique nous montre une bonne régularité du cycle néerlandais. On observe assez régulièrement la reprise de fin de mandat, matérialisée par notre désormais traditionnelle flèche jaune. Lorsque le déclin de début de mandat n’est pas survenu, on observe assez logiquement un effet de report, celle-ci survient à l’occasion du début du mandat suivant, effet matérialisé par une flèche verte. On peut souligner enfin le caractère assez expansionniste des débuts de premiers mandats (alternance) de gauche, pour les situer nous avons positionner le sigle G.

 

 

Que prévoir pour les trimestres à venir ?

 

  amsteramenfin

 

Tout comme les carabiniers, il nous faut également arriver parfois trop tard. Assez logiquement, le cap des élections du printemps 2010 étant dépassé, la bourse d’Amsterdam s’oriente en cet automne  vers une chute accélérée, et ce d’autant que la cure d’austérité promise par une droite radicalisée risque de déprimer à long terme l’activité.

Heureusement, contrairement à l’histoire, le cycle électoral ressert plusieurs fois les plats….  On peut s’attendre à des cours au plus bas début 2012, ce sera alors l’occasion d’acheter pour vendre au printemps 2014.

 

 

 

                                                    Christian Guy, Octobre 2010.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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24 octobre 2010 7 24 /10 /octobre /2010 15:51

 

 

Prévisions pour l'économie du Portugual en 2011, 2012, 2013, 2014: 

 

La Bourse de Lisbonne : sauf crise financière, c’est probablement le moment d’acheter.

 

portugal

 

 

Le Portugal posséderait des cycles assez réguliers si ce n’était une certaine propension à la dissolution. Cependant même dans ce cas, le cycle qui a été entamé n’est pas vraiment brisé, de sorte qu’un cycle électoral se dessine bien en fonction des échéances initialement prévues. Ainsi on entrevoit assez régulièrement une reprise à la fin de la deuxième année ou au début de la troisième année. On peut estimer que cela constitue une reprise assez précoce, mais c’est le lot des gouvernements exposés à certaines fragilités (les coalitions portugaises sont assez hétéroclites) que d’entamer une relance préélectorale dés la deuxième année afin de parer à l’éventualité d’une dissolution ne permettant pas de conduire le mandat et son cycle à terme. Cette prudence à un prix : lorsque que le calendrier électorale est bien respecté, on observe un fléchissement de la conjoncture boursière avant  même les élections…il est vrai que la bourse est en avance sur la conjoncture macroéconomique.

 

 

Que prévoir pour les trimestres à venir ?

 

 Por prev 2

 

Deux facteurs concours à rendre aisées les prévisions : la reprise de mi mandat semble déjà être à l’œuvre depuis l’été 2010, et il est toujours plus aisé de prévoir une fin de mandat à l’aulne du début que l’on connaît que l’inverse.

Il existe cependant une difficulté : le Portugal est avec l’Irlande l’Espagne et la Grèce un des tristes élus de la liste des Pigs…l’arrivée d’une tourmente financière, un peu comme celle qui s’est habitue sur la Grèce, n’est donc pas à exclure. C’est pourquoi nous avons formulé 2 hypothèses :

-         celle d’une poursuite de la reprise actuelle, à ce jour la plus probable, il est donc encore possible d’acheter afin de revendre début 2011.

-         Celle d’une tourmente financière, faisant replonger les indices, la reprise surviendrait alors, même en cas de dissolution, entre la fin 2011 et le début 2012.

 

                                                            Christian Guy,  Octobre 2010

 

 

 

 

Toutes les prévisions sont exprimées :

-  en valeurs relatives par rapport aux évolutions mondiales (une hausse prévue signifie une moindre baisse ou une plus forte hausse qu'ailleurs) , 

-  toutes choses égales par ailleurs  (évenements non prévisibles tels les chocs pétroliers, les crises financières non pris en en compte),

-  la précision visée est semestrielle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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24 octobre 2010 7 24 /10 /octobre /2010 15:46

 

             Prévisions pour l'économie du Royaume uni ( Angleterre ) en

                                            2011, 2012, 2013, 2014: 

 

La bourse de Londres  ( FTSE ) : attendre 2012 pour acheter et vendre en 2014-2015.

 

 

rRU2

 

 

            Les anglais en tout domaine aiment à se singulariser, et de la conduite à droite aux miles et aux pounds, le cycle électoral ne fait pas exception.

            La durée maximale du mandat législatif est de 5 ans, mais la coutume est de dissoudre dés la 4 éme année si la conjoncture le permet, en cette année on observe assez systématiquement des reprises.

Nous avons représenté :

 - en trait rouge continu les élections effectives,

- en trait pointillé les rares élections anticipées avant la quatrième année,

- en trait discontinu les 4 iéme années où l’élection n’a pas eu lieu.

            En effet dans ce dernier cas où  le pouvoir se trouve contraint faute de sondages satisfaisants d’aller au terme des cinq années, on observe tout de même une reprise du FTSE en cette 4 éme année avant que ne vienne la nouvelle que le pouvoir ira au terme de son mandat. Une reprise plus restreinte réapparaîtra lors de la cinquième année, date des élections effectives. C’est ce qu’on observe en 1963-64, 1978-79, 1991-92, 1996-97, 2009-10). Notons qu’à l’exception de 1992 et de la reconduction surprise de la droite au pouvoir, l’attente de la cinquième année a bien débouché ainsi qu’ils le redoutaient sur un échec des pouvoirs en place.

 

 

             Que prévoir pour le nouveau mandat 2010/2014(15) ?

 

RU prev 2 

 

           En 2009 on a bien observé pour la bourse britannique un profond mouvement de reprise en prévision d’élections possibles la quatrième année. Le choix des travaillistes, sans illusions sur leur chance de remporter un nouveau mandat, d’aller au terme légal de la mandature de 5 ans a bien donné lieu comme toujours à un second mouvement de reprise plus réduit.

           En 2010, l’arrivée de la droite au pouvoir est comme souvent l’occasion de la mise en oeuvre d’une politique de refroidissement, ce qui peut se traduire sur les deux premières années par une forte chute de la bourse. Certes, l’annonce de politique très restrictives peut également à court terme être bien accueillie par les milieux financiers. On observe ainsi qu’en 1971 et 1980 l’alternance de droite n’a pas débouché sur une chute de la bourse. Mais cela faisait suite à des années assez maussades, alors qu’actuellement cela fait plus de 2 ans que la bourse anglaise est en surrégime par rapport à l’indice européen.

           Passé le salut de la bourse britannique , on peut donc s’attendre à une baisse les deux premières années, baisse qui laisserait place à une reprise à partir de la mi-2012, un premier summum serait atteint en 2014, et bien sur si la coalition conservateurs libéraux en difficulté choisit d’aller au terme légal, un second mouvement plus restreint se dessinerait en 2015.

 

 

                                             Christian Guy, Octobre 2010

 

 

 

 

 

Toutes les prévisions sont exprimées :

-  en valeurs relatives par rapport aux évolutions mondiales (une hausse prévue signifie une moindre baisse ou une plus forte hausse qu'ailleurs) , 

-  toutes choses égales par ailleurs  (évenements non prévisibles tels les chocs pétroliers, les crises financières non pris en en compte),

-  la précision visée est semestrielle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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