Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
5 septembre 2011 1 05 /09 /septembre /2011 10:01

La fiabilité à éclipse

des enquêtes de conjoncture.

 

La campagne électorale va-t-elle pas altérer la vision qu’ont les acteurs économiques de l’avenir ?

 

 

 

 

     Résumé

 

            La trop forte sensibilité des entreprises aux mouvements conjoncturels, notamment lors de l’enlisement de la relance préélectorale, en fait globalement un indicateur moins fiable que les ménages. Ces derniers voient cependant leurs prévisions perturbée par l’effet euphorisant des campagnes électorales, ce qui ne peut certes qu’agir positivement sur leur comportement.

 

 

 

       Thèse

 

       En cette période d’incertitude sur l’évolution de la conjoncture, les regards sont braqués sur les enquêtes de conjonctures auprès des ménages et des entreprises.

      Celles-ci permettent asses bien de prévoir l’évolution de la production  , le coefficient de corrélation étant de 0.60 avec l’indice de la production industrielle avancé de 6 mois.

      Cependant, notre étude tend à démontrer, au travers de l’exemple des Etats-unis de 1979 à 2011, que globalement l’enquête réalisée auprès des ménages se montre plus fiable que celle effectuée auprès des entreprises.

     C’est à l’extrémité des mandats, 1ére  et 4 éme années, que les enquêtes réalisées auprès des consommateurs se montrent les plus efficaces. Cette période est celle d’une stabilisation sur le plan économique, les entreprises sont déçues par le ralentissement de la reprise préélectorale de 3 éme année et ont tendance à sur réagir. Inversement, les ménages plus placides, sont plus proches de la réalité des évolutions….au détail près qu’ils sont sensibles à l’effet euphorisant des campagnes électorales (‘yes we can’ aux Etats-unis en 2008 ‘‘ensemble tout devient possible’ en France en 2007).

       Inversement, en milieu de mandat, période de forte fluctuation entre la chute de croissance de la seconde année et la reprise de la 3 éme, les entreprises font jeu égal avec les consommateurs dans leurs qualités prédictives .Leur tendances à sur réagir, leur meilleur degré d’information pour elles qui sont à la source de la production, en font un indicateurs assez fiable pour cette période heurtée qu’est le milieu de mandat.

 

 

 

        Démonstration

   

 

        Le document 1 nous montre les évolutions des résultats des enquêtes de conjoncture auprès des ménages et des entreprises, ainsi que l’évolution de la production industrielle avancée de 6 mois. C’est en effet pour ce degré d’avance que les cœfficients de corrélation sont les meilleurs.

 

 

 

opinion Doc 1

 

 

       Les alternances politiques dans un contexte de crise (1980-81, 2008-09) sont l’occasion d’une vive reprise de confiance qui va au-delà de la réalité de la reprise effective 6 mois plus tard. Les ménages se montrent particulièrement sensibles à l’effet euphorisant des campagnes électorales, il existe même un cas, en 1988, ou ils vont jusqu’à prévoir une reprise qui n’arrivera pas, les entreprises étant cette fois là plus réalistes.

 

 

       Le document 2 reprend ces informations, mais sous forme du solde 'opinion des ménages – opinion des entreprises'. Ce solde montre encore de façon plus manifeste l’optimisme élevé des ménages dans les périodes électorales (indiqué d’une flèche jaune) : en décembre 2008, janvier 2009, ils anticiperons une reprise qui sera beaucoup plus tardive que prévue par eux. Le pessimisme des entreprises après le pic de la reprise de 3 éme année (flèches bleues) est assez systématique.

 

 opinion D 2 vrai de vrai

 

 

      Le document 3 présente la synthèse de ces évolutions en fonction du calendrier électoral. La  courbe des ménages est supérieure à celle des entreprises jusqu’au début de la deuxième année et 3 mois avant les élections : c’est l’effet euphorisant des campagnes électorales puis l’impact de l’état de grâce post électoral (lune de miel dans la littérature anglo-saxonne).

      Il est possible qu’un plus grand optimisme des consommateurs ne soit pas sans résultat effectif sur la croissance. Inversement, il serait souhaitable de prévoir des mesures en faveur des entreprises en début de 4 éme année, période où après le pic de la reprise de 3 éme année elles sombrent dans le pessimisme.

 

 

opinion D 3

              1-1 premier mois de la première année de mandat

                     4-11 : 11 éme mois de la 4 éme année, soit le mois des élections.

 

 

      Le document 4 nous donne les coefficients de corrélation entre la production industrielle avancée de 6 mois et l’indice de confiance des chefs d’entreprises et des ménages, chaque fois en progression sur 1 an.  Globalement les enquêtes auprès des ménages présentent des coefficients de corrélation plus élevés,  cela étant encore plus vrai pour celles réalisées à l’extrémité des mandats (1 ère et 4 éme année) . Les entreprises ne font jeu égal avec les ménages que pour les prévisions en milieu de mandat.

 

 

                            corrélation sur l'ensemble des mandats

 

D 4 tout

 

 

 

                           corrélation sur les 4 ème et 1 ère années

 

opinion D4 vrai de vrai

                           

                             corrélation sur les 2 et 3 éme années

 

opinion D 4 2 et 3

 

 

 

      Le document 5 montre les erreurs de prévisions en fonction du calendrier électoral. Nous avons additionné en valeur absolue (afin que les sur et sous estimations s’additionnent au lieu de se neutraliser) les différences entre les résultats d’enquêtes de conjoncture et l’évolution de la production industrielle avancée de 6 mois. Globalement, les erreurs se situent en fin de 3 éme année et sur l’ensemble de la 4 éme, période de stabilisation. Inversement , les périodes de mouvement ( 2 éme et début de 3 éme année) , sont mieux anticipées. En quelque sorte, plus les évolutions sont marquées et plus ménages et entreprises y sont sensibles et savent les prévoir avec justesse.

 

 

 

opi D5

 

 

 

      Le document 6 présente les cycles électoraux des soldes de notre étude :

  -  le solde ‘opinion des ménages – opinion des entreprises’ (en bleu) rappelle l’optimisme plus grand des ménages dans les périodes pré et post électorales perçu dans le graphique historique (document 2).

  - le solde des valeurs absolues des erreurs  (en rouge) montre que c’est à l’extrémité des mandats que les entreprises et surtout les ménages commettent le moins d’erreurs de prévision. 

 

 

   opi doc 6-copie-1

 

 

 

        Conclusion

 

 

               Retenons de cette étude la nécéssité qu'il faudrai prévoir des mesures en faveur des entreprises en fin de relance préélectorale ( début de la 4 éme année) , ainsi que la qualité plus grande des enquêtes en milieu de mandat, lorque les évolutions sont plus heurtées.

       Tout comme on désaisonnalise des séries statistiques, il conviendrait de les ‘dépolitiser’ afin d’enlever le biais statistique qu’occasionnent les élections, notamment par le ‘sur ‘ optimisme des ménages.

 

                                      Christian Guy -  Septembre 2011

                                            Docteur en Sciences économiques

                                                                      Agrégé de sciences sociales

 

Partager cet article
Repost0
23 août 2011 2 23 /08 /août /2011 11:43

13 crashs et reprises depuis 1929

 pour comprendre et prévoir.

 

 

 

         Résumé

 

        Les crises les plus graves, (systémique ou de fin de cycle) surviennent à l’extrémité des mandats, c'est-à-dire au début (1 ère année) ou à la fin (4 ème année). Leur sortie est plus longue, plus incertaine à prévoir, généralement à l’extrémité d’une mandature.

       Par contre, les crises qui surviennent en milieu de mandat, liées à la mise en place de politiques restrictives ou à l’épuisement d’une relance,  sont généralement d’amplitude et de durée moindre. Leurs reprises sont plus intenses et leurs dates plus faciles à prévoir, en quelques mois on a déjà rattrapé  50% des  pertes.

      Faut-il interpréter la chute de juillet août 2011 comme l’essoufflement bénin d’une relance, la reprises viendrait alors assez rapidement, ou comme une rechute de la crise systémique apparue en 2007-2008…dans ce second cas la date de la reprise est à la fois plus incertaine et son intensité sera probablement moins intense 

 

 

 

 

 

             Nous présentons une étude de 13 crashs boursiers survenus aux Etats-unis depuis 1929.

      Pourquoi 13 ? Cela permet de reprendre des crashs différents : baisse subite en une seule journée comme les 24 octobre 1929, 19 octobre 1987, ou 15 septembre 2008 ; phénomène d’érosion continue sur un mois tel en août 2011, ou sur plusieurs mois comme  en 1956, 1980 ou 2000.

      Nous privilégierons comme toujours une analyse politico économique, en interprétant les évolutions en fonction du calendrier électoral, l’objectif étant de repérer des régularités pour mieux prévoir les reprises.

      Seules les crises boursières dont la baisse en glissement annuel à excédée 12 % ont été reprises, ce qui exclus par exemple les baisses de 1949 ou 1998. Ont été également exclus de l’analyse les mouvements apparus durant la seconde guerre mondiale aux dimensions fortement militaire.

 

 

 

 

            I) les crises : les graves à l’extrémité des mandats, les faibles au coeur des mandats.

 

 

       Le graphique 1 nous montre l’évolution moyenne du dow jones industriel de 1929 à 2008 en fonction d’un mandat présidentiel américain. On observe qu’après un pic en milieu de première année, la bourse baisse sous l’impact de mesures restrictives de début de mandat, le point bas étant atteint en fin de seconde année. S’ouvre alors un période de vigoureuse reprise qui s’étend sur l’essentiel de la troisième année, on anticipe la relance préélectorale. Enfin la quatrième année est assez atone. 

 

 

                                        Graphique 1

 

 

mil crash 

 

 

         Nous avons porté sur ce graphique les points hauts de la bourse, par exemple août 1929. A coté de cette date figure l’intensité de la baisse et sa durée avant l’atteinte du point bas. Pour la crise de 1929 particulièrement intense et  longue, ce sont les chiffres  -88,76 % et 34 mois.

        Dans notre présentation, plus la durée de la crise a été longue et plus sa date a été grossie. On observe que ce sont les crises apparues au début d’un mandat (29, 73) ou en fin (80, 2000) qui possèdent les durées les plus importantes. Elles sont éloignées du point de reprise traditionnel qu’est le second semestre de la deuxième année. Elles sont par leur essence plus graves : elles marquent souvent la fin d’un cycle de croissance, de 8 ans en moyenne aux Etats-unis (69, 2000), ou une crise systémique (29, 2007-08).

      Après la durée de la crise, étudions son intensité. Les crises qui surviennent en milieu de mandat, soit les deuxièmes  et troisièmes années, sont non seulement rapides mais en plus de faible intensité.  Leur baisse entre le point haut (début de la crise) et le point bas (fin de la crise) est inférieure à 20 %. Les crises enregistrant des baisses inférieures à 20 % sont colorées en blanc, couleur concentrée sur la seconde année. Ces faibles baisses s’expliquent par le fait que ces crises sont peu éloignées du point de reprise que constitue la fin de la seconde année. Elles sont souvent la conséquence de politiques restrictives de début de mandat (46, 66, 80-81). La couleur rouge qui identifie les crises dont l’ampleur est comprise entre 20 et 30 % montre qu’elles surviennent un peu à n’importe quelle date, à l’exception de la seconde année. Quand aux crises fortes, aux baisses supérieures à 30%, identifiées par la couleur rouge, on observe le même constat que pour la durée : elles sont pour l’essentiel localisées aux extrémités des mandats.

 

 

 

 

 

          II) Les reprises : la seconde année, moment privilégié des reprises vigoureuses.

 

    

     

           Etre proche du second semestre de la seconde année garantie une reprise rapide….mais également forte, c’est ce que nous allons voire à présent.

     Le graphique suivant aborde le problème des reprises, en affichant les points bas, c’est à dire le mois précédant celui d’une reprise des cours.

 

                                      

                                            Graphique 2

 

 mil reprises

 

 

         Sous chacune des dates, après la mention de la durée séparant le point bas du précédant point bas, nous avons porté le nombre de mois nécessaires pour que 33 % de la baisse ait été rattrapés (premier chiffre), 50 % (deuxième chiffre)  et enfin 100 % (3 ème chiffre). Lorsque moins d’une année a été nécessaire pour compenser 50% de la perte, la date de la reprise est figurée en blanc. La couleur jaune est utilisée pour les reprises plus lentes (entre 1 et 2 ans pour reprendre les 50 % perdus) et la rouge figurent les reprises laborieuses (plus de 2 ans).

       La couleur blanche concentrée sur la deuxième année montre qu’une reprise qui s’amorce à cette date sera fulgurante, alors que les reprises de premières et  troisièmes années de couleur jaune seront plus poussives, quand à celle amorcée en quatrième année (1929-32), il valait mieux être patient….

        Les crises les plus graves, nées souvent à l’extrémité d’un mandat, ne trouvent leur réponse qu’à une autre extrémité. La vigueur de la reprise en est directement affectée car on rate le ‘coche’ de la seconde année.

 

 

                          Conclusion

 

 

            L’une des relations mise à jour par notre étude est celle existant entre date de la crise et  date de la reprise : les crises survenant en fin de première année ou au  début de la seconde sont généralement rapidement résorbées. Pour celles présentes aux extrémités, l’issue est plus incertaine.

       Qu’en conclure pour la crise apparue fin juillet 2011 ? Positionnée un an avant, notre optimisme serait presque sans réserve. Mais sa position en milieu de 3 ème année nous invite à exprimer une opinion plus réservée. Elle est voisine d’une crise intense mais rapidement surmontée (1987), mais aussi de la date de son propre début à l’été 2007.

          Alors, faut-il l’amalgamer aux crises bénignes de seconde année ou au contraire à celles systémiques de quatrième ? Faut-il l’interpréter comme un essoufflement assez classique d’une relance de début de mandat, essoufflement intervenant ici assez tardivement mais la reprise le fût aussi, auquel cas l’optimisme est de rigueur ?  Ou faut-il au contraire interpréter la crise de l’été 2011 comme le dernier avatar de la crise systémique entamée en 2007 – 2008, auquel cas la reprise est beaucoup incertaine, tant dans sa datation que dans son intensité.  Telle est la question….qui détermine la qualité des prévisions…

         Sur la plan théorique, l’intensité de la relation mise à jour entre la date de début de mouvement de reprise et son intensité, les reprises de secondes années étant les plus prometteuses, fait qu’il va être difficile pour certains de continuer à proclamer qu’il n’existe aucune relation entre cycle électoral et mouvements boursiers, sauf à faire preuve d’une rare mauvaise foi….et de vouloir passer à coté d’opportunités !

 

 

 

 

                                                               Christian Guy -  Août  2011

                                                                  Docteur en sciences économiques

                                                                                                       Agrégé de sciences sociales

 

 

 

                 Annexes : 13 crises boursières depuis 1929

                                   Indice 100 pour l’année 2005

 

 

mil 29

 

 mil 37

 

 

mil 46

 

 

 mil 56

  

 

mil 62

 

 

mil 66

 

 

 

mil 69

 

  mil 73

 

 mil 80

 

 

mil 87

 

 

mil 90

 

 

 

mil 2000

 

 

 

mil 2007

 

 

 

 mil 2011

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
18 août 2011 4 18 /08 /août /2011 10:52

Prévision des performances de l’ensemble d’un mandat à l’aide de son début.

 

Prévoir le PIB de l’ensemble d’un mandat

 

 

 

 

 

         Nous reprenons nos exemples de prévision des performances enregistrées sur les 4 dernières années avant les élections, soit la durée moyenne d’un mandat.

        Après l’avoir fait pour la bourse, nous le faisons à présent pour la croissance du PIB.

        Comme souvent, compte tenu de son caractère moins instable, les prévisions pour le PIB sont de meilleure qualité que celle de la bourse. Comme pour cette dernière, nous les réalisons en différentiel par rapport au niveau européen.

        Le tableau suivant nous montre les statistiques du modèle utilisé, régressé sur la période 1950 -1996.

 

 pib mandat reg

 1-1 : premier trimestre de la première année du mandat

 1-4 : dernier trimestre de la première année du mandat

     

 

      Les graphiques soulignent l’assez bonne corrélation entre le niveau de croissance à prévoir et les résultats obtenus pour la période allant de 1997 au  début de 2010.

 

 

 PIB us...

 

 PIB G 2

         

 

PIB G 3

 

 

           Conclusion

 

        Nous avons également développé par ailleurs avec succès un modèle pour prévoir les performances de deux dernières années d’un mandat en fonction de la première, tâche qui s’était révélée ardue pour la bourse où nos prévisions ne portaient comme ici  que sur les performances de l’ensemble d’un mandat déjà entamé. Nous en rendront compte dans une prochaine étude.

 

                           Christian Guy – Août 2011

 

Partager cet article
Repost0
17 août 2011 3 17 /08 /août /2011 13:03

Un modèle économétrique de prévision des performances boursières de l’ensemble d’un mandat.

 

Prévoir les performances boursières de l’ensemble d’une mandature

 

 

           Nous avons souligné à travers le cas des Etats-unis que la corrélation entre l’évolution boursière de la fin de la première année d’un mandat et ce que sera la perforamnce moyenne de l’ensemble du mandat est assez forte.

      Nous reprenons ce constat de façon plus générale.

    

  

         Le tableau 1 présente les coefficients de corrélations des 16 trimestres que compte en général un mandat avec la performance de l’ensemble du mandat. Il est établi à partir des mandats de 22 pays de l’OCDE des années 50 au début de 2010, soit sur 335 mandatures (1) .

 

         Tableau 1 : corrélation entre les trimestres successifs qui composent un mandat et sa performance moyenne.

 

 4 éme tri TAB enfin

      

 

 

        On observe que c’est le 4 ème trimestre de la première année (notée 1-4) qui possède un des coefficients de corrélation les plus élevés. La progression annuelle de la bourse en fin de première année présente en effet une corrélation de 0.57 avec ce qu’elle sera en moyenne sur l’ensemble du mandat. 

 

      Nous procédons à une régression sur les mandats prenant fin avant décembre 1996, soit 257 cas observés.

 

      Tableau 2 : régression sur 257 mandatures des années 50 au début de 2010.

 

4 éme tri reg enfin

       Le R2 obtenu est de 0.30. Nous allons tester la stabilité du modèle : les performances obtenues en fin de mandat sont-elles bien prévues pour la période 1997 – 2010 ?

      La réponse est affirmative, nous obtenons un coefficient de corrélation de 0.59. Les tableaux suivants présentent les prévisions ainsi que les chiffres effectifs.

 

 4 éme tri US..vrai

 

 4 éme G 2

 

  4 éme G 5

 

4 éme G1

 

 

                        Conclusion.

 

        Nous pourrons dans les semaines à venir mettre en œuvre des modèles spécifiques à chaque pays.

       Il nous reste également à mettre en place un modèle de prévision de la fin de la mandature en fonction de son début.

       Un coefficient de corrélation de 0.59 entre les prévisions et les résultats effectifs peut être considéré comme intéressant, surtout par l’ampleur des vérifications qui portent sur 76 mandatures, ce qui écarte la simple portée du hasard.

     Sur le plan théorique, il est logique que la fin de la première année, période ou se prennent les décisions de politiques économiques, possède une capacité prédictive.

     Nous présentons enfin le prévisions pour 5 pays dont les mandats parviendront à terme en 2012 ou 2013.

 

 

 

4 dern prev 12-13

 

 

 

                     Christian Guy – Août 2011

 

(1) : les prévisions portent sur les 4 dernières année en glissement annuel avant le scrutin. Pour les pays ayant des mandats de 4 ans, cas le plus répandu, les prévisions portent bien sur l’ensemble de la mandature. Par contre, pour les pays aux mandatures de 5 ans, les prévisions se limitent aux  4/5 ème du mandat, les 4 dernières années. Pour les mandatures de 3 ans, les prévisions prennent en compte la dernière année de la mandature précédente.

 

 

Partager cet article
Repost0
16 août 2011 2 16 /08 /août /2011 08:20

Les atouts  de Nicolas Sarkozy pour 2012

 

 

      Il sera plus facile à Nicolas Sarkozy de satisfaire ses électeurs qu’à la gauche de mobiliser les mécontents.

 

          La chance de la droite est que son électorat est relativement protégé des évolutions et s'abstient peu : un électorat de retraités, d’indépendants ou de personnes financièrement favorisées vit respectivement à l’écart des problèmes du marché de travail, exerce principalement dans le secteur abrité de la concurrence internationale, ou bénéficie de la hausse des inégalité structurellement à l’oeuvre dans le monde depuis 30 ans. Il peut donc être facilement satisfait de l’action de son candidat et voter à nouveau pour lui en 2012.

        Inversement la gauche, de façon tout aussi caricaturale il est vrai, possède un électorat de jeune, de salariés (notamment fonctionnaires), de personnes peu favorisés.  Cet électorat est miné par le chômage, les pertes de pouvoir d’achat, les privatisations, l’alourdissement de la fiscalité indirecte et les inégalités…

        Mais en voie de désagrégation sociale (la classe ouvrière),  incapable de se mobiliser (les jeunes) ou en proie au ‘chacun pour soi’ et s’étourdissant dans le ‘consumérisme’ (classes moyennes), il s’abstient aux élections ou disparaît dans le vote protestataire…Même lorsque la gauche parvient au pouvoir, elle ne peut que décevoir son électorat aux intérêts si contradictoires avec les évolutions structurelles de la mondialisation.

 

 

 

                     Christian Guy – Août 2011

 

 

Partager cet article
Repost0
14 août 2011 7 14 /08 /août /2011 10:13

Les leçons de l’Histoire :

 

Le crash boursier de 2011: 

une surréaction à une stagnation traditionnelle de l’activité en 3 ème année d’alternance démocrate

 

 

 

         1) A la base du crash, le ralentissement de la croissance

 

 

 

            Après les déconvenues de septembre 2008, les financiers avaient promis, juré, craché, de ne plus se fier aux simples modèles et autres algorithmes, et de s’inspirer d’avantage des leçons de l’histoire…

      Cela leur aurait permis de comprendre en son temps que les arbres ne montent pas jusqu’au ciel, et que tous marchés, mobilier et immobilier compris, se retourne tôt au tard s’il ne repose pas sur une croissance réelle…le découplage sphère réelle / sphère financière ne peut durer qu’un temps, celui d’une bulle….

      En effet, la crise de cet été nous rappelle à quel point sphère financière et sphère réelle sont couplées. Car même si la crise actuelle repose sur le problème de l’endettement, c’est de l’affaiblissement de la croissance et donc mécaniquement des recettes fiscales et tout aussi mécaniquement de la dégradation du ratio dette/ PIB, que sont nés les doutes. Si les statistiques de la croissance et de l’emploi du second trimestre 2011 n’étaient pas si décevantes, le cap de l’été aurait été probablement plus facile à passer.

 

 

 

         2) Un plat dans l’activité traditionnel en 3 ème année d’alternance démocrate

 

 

 

        Or les leçons de l’histoire son assez claires : la stagnation de l’activité en 3 ème année de mandat d'alternance démocrate est chose traditionnelle

        Les graphiques permettent de s’en convaincre : les démocrates parviennent au pouvoir dans une période de difficulté, Roosevelt et Obama ont été servis en la matière. Ils entament donc leur mandat par une politique expansionniste. Si la relance ‘obama’ a présenté quelque retard au démarrage, 2 mois par rapport aux expériences comparables, elle suit pour le reste assez fidèlement le ‘sentier d’expansion’ de ses devancières. Or, toutes ont été affectées par une pause la 3 ème année, semblable à la panne de croissance de ce milieu d’année 2011.

 

 

 

obi et obi

                        Tous les indices historiques ont été callés sur celui de juin 2011 pour des soucis de présentation.

                         Nous donnons en annexe la comparaison directe avec les mandatures d’alternances démocrates précédentes.

 

 

 

3) Une situation aggravée par le problème de l’endettement.

 

 

 

        Si la stagnation actuelle de l’activité n’est pas une surprise, par contre, un tel effondrement boursier relève bien de l’exception. Sur le graphique suivant pour le mois d’août 2011, non terminé, nous avons porté une baisse de la bourse de 20 %.  Cela permet de se rendre compte que dans les expériences précédentes, s'il y avait bien des corrections en milieu de mandat, elles n'étaient pas d’une telle ampleur . 

 

 

      

obu et obu           Tous les indices historiques ont été callés sur celui de juillet 2011, lui-même exprimé en base 100 pour  2005  (ocde,portail statistique)  

 

    

 

 

       Conclusion

 

 

       Les déceptions nées de l'évolution de l'activité en cette 3 ème année d'alternance démocrate  n'ont rien de nouveau, ce qui est rassurant car on peut ensuite augurer un redressement de l'activité pour 2012 , fût-ce à un rythme lent. Par contre une telle réaction, liée au problème de l'endettement, est plus nouvelle, ce qui réduit malheureusement la portée prédictrice des leçons antérieures...

       Reste à espérer que tôt ou tard la reprise de l'actvité aidant, l'amélioration des fondamentaux, permettra à nouveau à la sphère financière de prendre en compte les améliorations de la sphère réelle.

 

 

 

   Annexes :

 Comparaison de la mandature d’Obama avec les 4 autres alternances démocrates

 

 

 

 

          A)  Production industrielle

 

 

 obi et roose

  

obi et ken 

obi et cart

 

 

obi et clin 

 

 

 

B) Cours de la bourse

 

 

  obu et roose

  

obu et ken

  Obu et carter

 

 

obu et clin V

 

                                          Christian Guy -  Août  2011

                                             Docteur en Sciences économiques

                                                                        Agrégé de sciences sociales

           

Partager cet article
Repost0
13 août 2011 6 13 /08 /août /2011 10:50

       Les nations :

responsables ou victimes de la pression des marchés ?

 

 

          D’une part, les pays sont responsables de la situation de dépendance dans laquelle ils se sont plongés vis-à-vis des agences de notation et de la pression des marchés. Par leur addiction aux déficits en l’absence d’inflation pour dévaloriser le stock de la dette, ils se sont jetés dans la gueule du loup. Les peuples qui ont voté pour des gouvernements finançant les baisses d’impôts (la droite) ou les hausses de prestations (la gauche) à crédit  doivent assumer leurs choix. Ces déficits primaires étaient censés garantir aux reponsables la réélection et aux électieurs les moyens de vivre au dessus de leurs moyens, aux frais des générations futures en situation de taux d'intérêt réels positifs.

     D’autre part, ils en sont les victimes. Les racines du mal remontent au début des années 80 quand la lutte contre l’inflation a généré des taux d’intérêt réels élevés. En concurrence avec cet investissement sans risque à haut rendement, les entreprises ont proposé aux actionnaires des rémunérations élevées, la pression sur les employés étant d’autant plus facile à exercer que le chômage augmentait. De là, on a observé un déséquilibre dans le partage de la valeur ajoutée, les fonds de pensions sacrifiant hausses de salaires et investissements, facteurs de croissance, pour une rentabilité immédiate. Croissance faible, donc recettes fiscales faibles, le cercle vicieux du déficit était  lancé… A cela s'est ajoutée la crise de 2008 dont la responsabilité des marchés n'est pas à démontrer.

      Il faut toujours rappeler que depuis 30 ans, et à fortiori depuis 3 ans, ce n’est pas à une accélération dans la hausse des dépenses publiques que l’on a assisté, mais à une baisse de la croissance .L’endettement est toujours un ratio exprimé relativement au PIB. Or, de la dégradation de ce ratio, les marchés portent une lourde responsabilité car ils ont été un facteur d'affaiblissement de la croissance : …

    Qu’ils soient en mesure à présent de dicter les solutions à mettre en œuvre souligne une dangereuse analogie avec le pompier pyromane…et ne peut qu’inciter à avoir peur pour l’avenir à l’aune de leur irrationalité et de leur ingratitude vis-à-vis d’Etat qui les ont sauvé en 2008-2009.

 

                 Christian Guy – Août 2011

Partager cet article
Repost0
10 août 2011 3 10 /08 /août /2011 09:55

Nous sommes en 1789.

 

 

             Cette intitulé polémique a souvent été utilisé, mais il convient malheureusement bien à la situation actuelle.

       Fondamentalement, nos économies souffrent d’un déficit structurel, car tout comme en 1789 ceux qui ont les moyens de payer ne payent pas…

         La mondialisation pousse à une concurrence non entre entreprises mais entre système économique. Les risques de  délocalisation des fortunes et des entreprises empêchent de taxer ceux qui précisément ont vu leurs moyens contributifs augmenter, hausse des inégalités et partage déséquilibré de la valeur ajouté obligent…un peu comme en 1789 on ne fiscalisait pas les plus riches…

         Incapable de faire payer ceux qui en ont les moyens, 250 ans après on continue à vivre d’expédients : hier les assignats,  aujourd’hui les coups de rabot sur les niches fiscales….

 

     Hier c'était le respect de l'ordre social (les privilèges de la noblesse) , aujourd'hui c'est celui de l'ordre économique : la mondialisation

        La droite tente désespérément de trouver des économies sur les budgets sociaux au risque de déclencher une tempête sociale, la gauche de faire croire qu’elle pourra un jour faire payer les riches…

 

 

 

                     Christian Guy – Août 2011

 

Partager cet article
Repost0
9 août 2011 2 09 /08 /août /2011 08:31

Tous perdants….

 

 

 

              Les républicains ne voulaient pas entendre parler d’une hausse des impôts sur les riches qui grèverait leur pouvoir d’achat, les démocrates ne voulaient pas évoquer une coupe dans les budgets sociaux qui toucheraient les défavorisés…

        Faut d’accord…..un accord qui ne dupait personne….remettre à plus tard l’heure des choix….

       

        Résultats des courses : un crash boursier qui pénalise le pouvoir d’achat des plus riches souvent détenteurs d’actions, une récession sapant les recettes fiscales et donc réduisant les recettes fiscales et par voie de conséquence les budgets sociaux…

 

 

 

                     Christian Guy – Août 2011

Partager cet article
Repost0
8 août 2011 1 08 /08 /août /2011 15:35

 

Elections et bourse en France sous la

 V ème République

 

 

 

           Nous sommes à présent à moins d’un an des élections présidentielles et législatives. Une rétrospective au  travers des  scrutins législatifs et présidentiels survenus depuis 1958 peut nous aider à anticiper les mouvements boursiers qui ne manqueront pas de survenir dans les semaines entourant les échéances de 2012.

 

 

1)  Les élections politiques.

 

         Ce sont celles pour lesquels les résultats des élections ont eu un impact indéniable sur les cours boursiers. Parfois même  l’impact a commencé avant les élections. Les élections de 1978 et de 1981 en sont les deux exemples. La première sera une bonne surprise pour la bourse avec la reconduction surprise de la droite : après des mois de stagnation anxieuse la bourse connaîtra une forte embellie. Le 11 mai 1981 et ses -21 % sont entrés dans les annales du mouvement inverse, d’une bourse atterrée par la victoire d’une gauche qu’elle craignait radicale.

 

 

2) Les alternances de gauche. 

  

         Les ‘socialo-communistes’ avaient en effet de quoi faire peur à la bourse avec leur programme de nationalisation. En 1997, Lionel Jospin et ses 35 heures ne déclenchera certes pas l’enthousiasme de la bourse, une phase de déclin déjà à l'oeuvre s’amplifie  après l’élection, mais on ne peut plus parler d’effondrement . Notons que passée une certaine déception, l’arrivée de la gauche au pouvoir laisse poindre une reprise de l’optimisme…aidée par les mesures de relance. On observait ainsi à partir d’août 1981 une remontée des cours de la bourse, une stabilisation apparaîtra à l’automne 1997.

 

 

3 ) Les reconductions de  gauche.

 

       Nous n’en possédons qu’un seul exemple : la réélection de F. Mitterrand  en 1988. La bourse est alors totalement rassurée, connaissant par expérience le recentrage de la politique de l’hôte de l’Elysée. Sa réélection en mai 1988 se réalisera donc dans un contexte de progression des cours.

 

 

4) Les élections présidentielles .

 

        Si depuis 2002 les présidentielles sont couplées avec les législatives, ce n’était point le cas auparavant.

        Nous avions déjà évoqué par ailleurs le fait que s’il existe bien un cycle législatif en France (ralentissement de la croissance après les élection, relance avant), celui des présidentielles est beaucoup plus ténu.

       Nous en avons ici la confirmation. En effet dans notre étude qui se limite aux mois entourant les élections, nous n’observons pas de mouvement caractéristiques à l’approche des présidentielles ou après. Tout au plus, observe-t-on en 1965 et 1995 une très légère progression des cours saluant la victoire de la droite. Quand aux présidentielles anticipées, de 1969 et 1974, c’est une baisse boursière qu’elles provoqueront, malgré la victoire de la droite. Sans doute la bourse anticipe-t-elle déjà les mesures restrictives qui seront prises les élections passées sans que le phénomène d’inquiétude avant les élections n’est eu le temps, élections anticipées obliges, de constituer des marges de progression inexploitées….à exploiter le scrutin passé.

       Ce qui importe le plus, c’est de percevoir que les élections passées, le mouvement observé avant le scrutin reprend, hausse en 1969, baisse en 1965, 1974, 1995, 2002 et 2007, il n’existe que rarement une inflexion (1968, 1988).

 

 

5 )  Les élections législatives.

 

         Les législatives de 1962, anticipées de quelques mois, de 1967 et 1973 sont les cas les plus proches des modèles étrangers : progression des cours avant, inflexion à l’occasion des élections, baisse ensuite.

        En 1986 et 1993, l’arrivée de la droite donne lieu à une petite progression, mais tout comme les présidentielles,  le scrutin passé,  la tendance à l’oeuvre auparavant reprend ensuite. Il en sera de même en 1968, progression lors de la victoire de la droite  en moins…la bourse n’aime pas l’agitation, les fins de règne et les assemblées introuvables…

 

 

6 ) Que prévoir pour 2012 ?

 

          On l’aura compris, si nous avons  tout d’abord étudié les mois proches les élections pour les Etats-unis, la Nouvelle -Zélande ou la Suisse, des pays aux dates électorales immuables, c’est que le cas français est plus complexe. L’évolution du calendrier électorale (le couplage des présidentielles et des législatives depuis 2002), les transformations politiques (la moindre peur que suscite une gauche recentrée) ainsi que le faible nombre de cas comparables (les élections anticipées de 1969, 1974 voire 1962 et 1997 réduisent le nombre de cas exploitables), tout cela rend difficile les prévisions pour la France.

 

          Disons sans trop surprendre pour 2012 qu’une reconduction de la droite serait saluée, qu’une victoire de la gauche ne déclencherait pas l’enthousiasme. La déception d’une victoire de la gauche en Mai-juin 2012 serait compensée par une légère remontée quelques mois après sous l’influence de mesures de stimulation, mais la gauche en aura-t-elle les moyens ?

 

 

 

Conclusion.

 

 

         Pour les raisons énoncées plus haut, il nous faut être prudent pour les prévisions boursières françaises dans l’environnement des élections. L’histoire politique de la France depuis 1958 ressemble plus à une accumulation d’exceptions qu’à la reproduction à l’identique d’un modèle de scrutin en scrutin.

 

         Malgré ces réserves, on peut dresser 3 tendances :

 

        -  Les élections présidentielles ont peu d’impact sur la bourse, tout juste observe-t-on un sursaut à l’occasion de la victoire de la droite en 1965, 1995, 2002, 2007, sursauts absents lors des anticipées de  1969 et 1974.

       -  La peur de la gauche a marqué certaines élections (1978,1981) mais ensuite on observe une certaine banalisation (forte en 1988, relative en 1997).

      - D’une façon générale, les tendances à l’oeuvre avant les élections reprennent les élections passées (législatives de 1986, 1993, présidentielles de 1965, 1969, 1974, 1995, 2002, 2007). Les véritables cycles électoraux, avec progression de la bourse avant les élections puis chute les élections passées remontent à assez loin : 1962, 1967 ,1973. Il faut y voir certainement la perte d’autonomie dans les politiques économiques, l’ouverture de l’économie. Cependant la concomitance des élections législatives et presidentielles en accroissant les enjeux ne pourraient-elles pas aider à leur retour ? 

        Les élections de 2012 verraient donc une légère progression de la bourse en cas de victoire de la droite, mais un véritable phénomène d’inversion des cours dans l’environnement immédiat des élections comme on l’observe dans d’autres pays est peu probable ou sera très ténu.

       Rappelons que nous nous intéressions ici à l’environnement immédiat, c’est à dire les mois avant et après les élections. Dans d’autres études plus globales sur l’ensemble d’un mandat de 5 ans, nous avons observé des cycles électoraux pour le pouvoir d’achat, l’inflation ou le chômage .

 

 

 

Annexes :

Ensemble des années d'élections nationales 

depuis 1962

 

 

 

 

nota : les verticales rouges signalent les élections 

 

F5 62

     1962 (législatives anticpées) : un cycle classique à l'étranger, hausse avant les élections, baisse après 

  

F5 67      1965 (présidentielles) : la bourse salue la victoire de la droite, puis la tendance à l'oeuvre reprend     

 

 

 

F5 67...

1967 (législatives) : un cycle classique à l'étranger , hausse avant les élections, baisse après 

 

 

F5 68         1968 ( législatives anticipées ) : la bourse n'aime pas l'agitation, la victoire de la droite n'est même pas saluée, par contre la stimulation de l'économie due aux hausses de salaires favorisent la bourse à partir de l'automne  .

 

F5 69

                 1969 (présidentielles anticipées):  les élections anticipées ne provoquent pas de hausse électorale, même en cas de victoire de la droite, là encore la tendance à l'oeuvre reprend après les élections 

 

F5 73

73 (législatives)  : un cycle classique à l'étranger : hausse avant les élections, baisse après 

 

 

F5 74     1974 ( présidentielles anticipées ):  les élections anticipées ne provoquent pas de hausse électorale, même en cas de victoire de la droite, là encore la tendance à l'oeuvre reprend après les élections   

 

 

 

F5 78      1978 ( législatives): nette poussée après la victoire surprise de la droite 

 

F5 81       1981 ( présidentielles et législatives ) : la bourse n'est pas douée pour les prévisions : après avoir craint la victoire de la gauche en 78, elle croyait dans celle de la droite en 81 ...résultat : -21% le 11 mai 81. Les mesures de relance la revigorent un peu après août...un peu comme en 1968 dans la même séquence de relance inflationniste. 

 

F5 86

      1986 ( législatives ): la bourse salue la vitoire de la droite, puis reprend pour quelques mois sa tendance précédante 

   

 F5 88

     1988 ( présidentielles et législatives ) : un des rares cas d'inversion de tendance après les élections, mais n'est-ce pas le fait du hasard ?...en tous cas, la bourse n'a plus peur d'un président de gauche...s'il est reconduit et qu'elle le connait déjà. 

 

 

F5 93       1993 ( législatives ): au coeur de la récession de 1993 , la bourse salue la victoire de la droite...puis retourne à sa baisse 

   

  F5 95 

      1995 ( présidentielles ) : la bourse salue la victoire de la droite, et retourne à sa tendance dégradée par les politiques restrictives pour la mise en place de l'U.E.M.

 

 

F5 97        1997 (législative anticipée) : mauvaise surprise pour la bourse, mais la gauche fait-elle encore vraiment peur..ou n'aura-t-elle fait qu'accélerer une tendance baissière ?  

 

 

F5 2002

     2002 (présidentielles et législatives ) : là encore la bourse salue la victoire de la droite, puis retourne à sa tendance  

 

F 5 2007       2007  (présidentielles et législatives)  : encore un scénario bien connu , un salue de la bourse, et on reprend la tendance... 

 

  

Christian Guy - Août 2011

Docteur en sciences économiques

Agrégé de siences sociales

Partager cet article
Repost0

Présentation Générale

  • : PREVISIONS ECONOMIQUES ET POLITIQUES - LES GRAPHES NOUS PARLENT
  • : Prévisions économiques et financières de long terme sur plusieurs années basée sur le cycle électoral pour différents pays portant sur plusieurs domaines: bourse, PIB, chômage, Taux d'intérêt, de change.
  • Contact

Pages