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10 octobre 2010 7 10 /10 /octobre /2010 18:37

                            

    L'économie du Japon après le tsunami et les fuites nucléaires 

   

 

Bourse de Tokyo : Avec l'effet Tsunami , plus que jamais il sera intéressant  d'acheter pour fin 2012

 

             Suite au tsunami, nous actualisons nos prévisions pour le PIB et surtout la bourse du Japon, réalisées cet automne à l'aide du cycle électoral.

 

japon 67-2010

 

    1 ) Des évolutions boursières assez bien expliquées par le cycle électoral 

 

          Beau pays que le japon, avec ses occasions de bonnes surprises. Normalement, ce pays devrait être le cauchemar du conjoncturiste utilisant le cycle électoral : les élections anticipées y sont la règle. Les majorités sont précaires malgré la longue domination du parti libéral démocrate, car elles sont le fait de coalitions hétéroclites, fragilisées par des scandales et pots de vins en tout genre. 

          Les élections survenant au terme normal de 4 ans y sont exceptionnelles, et plutôt mauvais signe, car cela signifie qu’aucune embellie économique n’a permis de faire une dissolution dans la troisième année du mandat. On entame celui-ci par une politique restrictive, puis à mi mandat s’esquisse une reprise, reprise qui lorsqu’elle s’amplifiera la troisième année sera propice à une dissolution aux perspectives électorales alors prometteuses.

           Alors que traditionnellement on assiste aux manipulations de la conjoncture économique par les politiques, ici on constate en même temps une manipulation du calendrier électorale en fonction de l’économie. Ainsi peut-on s’attendre assez régulièrement à une reprise de la bourse vers le 6 éme trimestre postérieur aux élections. Le pic précédent se situant à la date des élections, ou quelques trimestres auparavant. Notons l’anomalie du mandat 86/89, où l’on n’observera pas de chute en début de mandat, mais une nouvelle reprise s’ajoutant à une reprise précédente déjà prononcée. Cette constitution d’une bulle aura les effets aussi désastreux que durables sur l’économie japonaise. Tout comme pour les Etats-Unis, où une anomalie dans le cycle électoral est un signe de crash à venir (problème des débuts de deuxième mandat), les anomalies dans les cycles électoraux doivent être considérés comme des signes de danger.

 

             Deux autres anomalies moins graves se produisent :

-         lorsqu’un mandat est conduit à sont terme, une deuxième reprise apparaît la quatrième année, nous les avons signalés par une flèche mauve.

-         lorsqu’une reprise se produit précocement dés la première année, une deuxième reprisa apparaît, elles sont matérialisées par des flèches vertes.

 

 

      2)   Que peut-on prévoir pour 2011, 2012 et 2013 ?  

 

 

 Japon tsunami 

 

       Nous observons une bonne corrélation entre le différentiel boursier vis à vis de la zone euro, et le différentiel de croissance anticpée de 4 trimestres, le coeffiicient de coraltion atteignant 0.51.  

     

       Notre graphique souligne après chaque élections législatives (barres rouges) une chute de la conjoncture ( flèches blanches).

         C'est au cours de la deuxièmea année de mandat que la bourse se redresse en anticpant dans l'année suivant un redressement de la conjoncture.  C'était donc après les élections du troisième trimestre 2009, pour fin 2011 que l'on pouvait espérer un redressement.

On peut considérer que celui-ci est reporté, l'ampleur et la durée étant difficilement évaluable, mais on peut espérer que cela n'ira pas jusqu'à obérer la reprise prévue en 2012, peut-être serat-telle reporté à 2013. En tout état de cause, même si l'attente peut être longue, tant la cycle électorale que plus tristement le tsunami devraient inciter à prendre position sur le marché nipppon pour dénouer dans deux ans.

 

                                                Christian Guy - Mars 2011 

 

 

 

 

         Toutes les prévisions sont exprimées :

 

 

-  en valeurs relatives par rapport aux évolutions mondiales (une hausse prévue signifie une moindre baisse ou une plus forte hausse qu'ailleurs) , 

-  toutes choses égales par ailleurs  (évenements non prévisibles tels les chocs pétroliers, les crises financières non pris en en compte),

-  la précision visée est semestrielle.

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3 octobre 2010 7 03 /10 /octobre /2010 18:49

 

 

  Prévisions pour l'économie de l'Allemagne en 2011, 2012, 2013 : 

 

 

  La bourse de francfort ( DAX ) : risque de baisse relative fin 2011, achat à partir de 2012

 

francfort bourse

 

Les élections allemandes sont d’une assez bonne régularité : en 40 années on compte seulement trois  dissolutions (1972  1983 et 2005).

Le graphique nous montre de façon assez classique une progression en fin de mandat.

Une irrégularité est souvent observable : lorsque une reprise trop précoce apparaît dés le milieu du mandat, une reprise secondaire se forme au début du mandat suivant (1997/99 et 2008/2010), c’est la situation de la fin 2010.

Bien qu’elles soient rares, les élections anticipées constituent une autre source de perturbation : une courte reprise apparaît dans la foulée de leur annonce, et une reprise plus franche s’observe à la date normalement prévue (1972-73, 82-83, 2005-2006).

La combinaison de ces deux types d’anomalies fait que les mandats présentent  souvent en plus du  pic traditionnel de fin de mandat un pic intermédiaire plus difficile à prévoir.

 

 

Que prévoir pour les trimestres à venir ?

 

Le mandat 05/09 présentait une anomalie : une reprise forte dés le milieu de mandat. La fin du mandat a donc été en baisse, et le début de l’actuel (09/13) présente une reprise secondaire.

Il est toujours plus difficile d’établir des prévisions lorsqu’on est dans la suite d’une anomalie, l’incertitude portant sur l’intensité de la reprise présente. On peut considérer qu’elle devrait s’étioler. En tout état de cause, on ne peut jouer la bourse de Francfort sur la base des enseignements du cycle électoral avant 2012.

    

 

                                                       Christian guy - Octobre 2010

 

 

 

 

Toutes les prévisions sont exprimées :

-  en valeurs relatives par rapport aux évolutions mondiales (une hausse prévue signifie une moindre baisse ou une plus forte hausse qu'ailleurs) , 

-  toutes choses égales par ailleurs  (évenements non prévisibles tels les chocs pétroliers, les crises financières non pris en en compte),

-  la précision visée est semestrielle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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26 septembre 2010 7 26 /09 /septembre /2010 15:52

 

 

Prévisions pour l'économie du Canada en 2011, 2012 : 

 

 La bourse canadiènne : hausse de l'automne 2010 à l'automne 2011.

 

 

 

canada 2

 

 

 

 

           Pour la prévision de la bourse conadienne en 2011, 2012 et 2013, nous sommes  en face d’un modèle binaire, semblable à la bourse suisse : les mandats comprennent deux pics successifs distants en moyenne de 20 mois, notés sur les graphiques 1 et 2. Le pic 1 survient à l’occasion de la politique expansionniste observée à l’occasion des élections. Celles-ci passées, des politiques restrictives réduisent la croissance et le niveau de la bourse. Au bout de deux ans, la ‘purge’ est terminée, rendant à nouveau possible une reprise de l’activité et corrélativement celle de la bourse.

            Le premier élément de perturbation vient des alternances de droite, politiques traditionnellement restrictives qui dégradent en début de mandat l’évolution de la bourse. Ainsi les alternances de l’automne  1984 et de l’hiver  2006 déprimeront longuement la bourse canadienne, limitant l’intensité du pic 1 pour la première, lui donnant une forme très étalée pour la seconde.

Il faut souligner l’impact de la bourse américaine, qui influence naturellement celle de Torento.

 

 

Que prévoir pour les trimestres à venir ?

 

            Le second élément de perturbation est l’existence de dissolutions….pas moins de trois successives depuis les sept dernières années…autant dire que c’est devenu la norme, ce qui n’aide pas à la prévision. Les élections d’Octobre 2008 se sont déroulées dans le cadre d’un pic, suivi du traditionnel déclin post-électoral, on peut donc s’attendre à une reprise au cours de l’année 2010, c’est dire qu’en cet automne 2010 il peut être opportun de s’engager sur la bourse canadienne, pour la quitter à l’automne 2011.

 

 

 

 

                                                                                                                Christian Guy - Octobre 2010

 

 

 

Toutes les prévisions sont exprimées :

-  en valeurs relatives par rapport aux évolutions mondiales (une hausse prévue signifie une moindre baisse ou une plus forte hausse qu'ailleurs) , 

-  toutes choses égales par ailleurs  (évenements non prévisibles tels les chocs pétroliers, les crises financières non pris en en compte),

-  la précision visée est semestrielle.

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21 septembre 2010 2 21 /09 /septembre /2010 20:18

 

 

Prévisions pour l'économie de la Suisse  en 2011, 2012, 2013, 2014 : 

 

  Réglée comme une horloge suisse : La bourse de Zurich.

 

   graphe suisse 2

 

         Notre graphique retrace depuis le quatrième trimestre de 1967 la différence entre les cours de la bourse de Zurich et ceux de l’ensemble des places européennes en données trimestrielles. Les verticales rouges figurent les débuts de mandats législatifs qui interviennent tous les 4 ans.

        Nous observons avec une grande régularité l’avènement de deux pics par mandat, c’est là l’originalité de la Suisse, le premier étant en général supérieur. Il se produit en général au terme de la première année du mandat, le second en fin de troisième année.

       Comme toujours, des irrégularités peuvent apparaîtrent. Lorsque le pic 1 est très fort (67/71, 75/83, 91/95), ou retardé (83/87) le pic 2 s’en trouve retardé  ou amoindri, jusqu’à être rejeté à la frontière du mandat suivant au point de se confondre avec le pic 1 suivant (1979/80, 1991/93). Les flèches vertes permettent de visualiser ces effets de déplacements les plus notables.

 

Que prévoir pour l’avenir ?

 

       On observe que depuis le début de 2010 le pic 2 est en voie de constitution, il sera probablement à son summum au quatrième trimestre de 2010, ou premier trimestre de 2011. Le pic 1 étant de conformité normal, il n’y a normalement aucune exception à attendre par son intensité ou sa longueur par rapport aux autres pics 2.

 

 

 

                                                                                                                          Christian Guy -  Octobre 2010

 

 

 

 

Toutes les prévisions sont exprimées :

-  en valeurs relatives par rapport aux évolutions mondiales (une hausse prévue signifie une moindre baisse ou une plus forte hausse qu'ailleurs) , 

-  toutes choses égales par ailleurs  (évenements non prévisibles tels les chocs pétroliers, les crises financières non pris en en compte),

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12 septembre 2010 7 12 /09 /septembre /2010 16:57

                

Prévisions de la Bourse des Etats-Unis (2010-2016).

 

 

 

graph 9

 

 

        Nous donnons les prévisions réalisées à l’aide de notre modèle politico- économique, qui peuvent être faites plusieurs années à l’avance une fois que l’on connaît la couleur politique du Présidents américain. Ainsi pouvons nous réaliser des prévisions jusqu’en 2012. Pour celles courant de 2012 à 2016, on se place dans l’hypothèse d’une réélection des démocrates.

L’étude de prévisions passées, nous montre que celles-ci ont été en général assez fiables. Il existe cependant parfois des décalages suivis de rattrapages.

Nous en observons 4 principaux :

 

-         Le contre-choc pétrolier qui stimule la bourse, sur côte qui en traîne un rattrapage avec le ‘Krah’ de 1987.

 

-         L’année 93, avec l’arrivée des démocrates privilégiant des politiques de relance, qui donne des résultats  supérieurs à ceux attendus. Un rattrapage apparaîtra en 94.

 

 

-         La bulle Internet, manifeste en 99, qui entraînera le rattrapage des années 01-02.

 

-         La stimulation excessive due à des taux d’intérêt faibles en 05-06, qui provoquera l’effet de rattrapage de la crise des ‘sub-primes’ en 08-09.

 

Que nous réserve l’avenir ?

 

      Après une pause nécessaire qui a été, au cours de l’été 2010, plus forte que prévue, ce qui avait également été le cas du mouvement de reprise, on devrait se réorienter vers une expansion de la bourse. Celle-ci sera à ses niveaux les plus haut entre 2012 et 2014.

Si le début d’un second mandat éventuel des démocrates pourrait voir une bourse au plus haut, il faudra se méfier de la seconde, voire troisième année de celui-ci. C’est souvent à l’occasion des seconds mandats, rendue possible par un climat d’euphorie, que se produisent les krachs : 1957,1966,1974,1987,1998,2007….la liste est longue.

Soulignions que si les Républicains gagnaient les élections de 2012,  le refroidissement interviendrait un peu plus tôt, dés la fin 2013, pour dégager une reprise accélérée fin 2014, début 2015.

Certes ces prévisions peuvent sembler téméraires, elles ne sont d’ailleurs pas très précises car portant sur des données trimestrielles. Elles connaîtront certainement des effets de décalages, mais rappelons que le coefficient de corrélation entre les prévisions et les résultats effectifs pour la période 1969-2008 dépasse 0.50, ce qui est encourageant.

 

       Nous donnons à présent une vision plus détaillée de la période présente, afin de mieux prendre en compte les décalages existants.

 

graph 10

 

 

Christian Guy

  Toutes les prévisions sont exprimées :

-  en valeurs relatives par rapport aux évolutions mondiales (une hausse prévue signifie une moindre baisse ou une plus forte hausse qu'ailleurs) , 

-  toutes choses égales par ailleurs  (évenements non prévisibles tels les chocs pétroliers, les crises financières non pris en en compte),

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24 août 2010 2 24 /08 /août /2010 10:45

 

Obama à 53 %  ?

 

 

 

 

Résumé : Nous présentons ici les prévisions obtenues pour les présidentielles américaines. Notre modèle, réalisé à l’aide de variables politico-économiques disponibles au moins 4 années à l’avance, permet de prévoir une réélection pour Obama en novembre 2012 avec 53 % des voix. La méthode utilisée ne fait sur 16 élections passées (1948 à 2008) que deux légères erreurs .

 

 

 

   

Introduction                                                      

 

 

Peut-on percevoir des périodes idéologiquement favorables à la gauche ou au contraire à la droite, des périodes où domine le désir d’alternance ou au contraire un besoin de stabilité facilitant la réélection d’un sortant?

Notre étude tend à mettre ces phases successives en lumière, et souligne leurs influences sur  le comportement électoral. Ainsi à coté de la pratique ‘récompense/punition’, ou de l'affiliation électorale, les électeurs seraient également sensibles à des mouvements idéologiques emprunts d’une certaine régularité.

 

 

 I) Présentation du modèle

 

A)   Mise en évidence des vagues idéologiques

 

 

Le document 1-A nous montre le pourcentage de gouvernements de droite parmi 23 pays de l’O.C.D.E. Une élévation de la courbe souligne que le pourcentage des gouvernements de droite est en hausse, une baisse traduit au contraire une augmentation de ceux de gauche. Ces cycles présentent une régularité à peu près décennale , avec une droite au plus haut en 1954, 1962/64, 1971, 1981, 1992, et 2003/2004.

Le document 1-B nous donne le pourcentage de gouvernements qui en sont à leur premier mandat. On enregistre un grand nombre d’alternances tous les 8-10 ans  avec des pics en 1950/52, 60/61, 74, 77, 85, 97, et probablement 2009.

 

B) Les variables des modèles.

 

Nous venons de présenter les vagues idéologiques qui seront utilisées pour nos prévisions. Précisons à présent leur mode d’utilisation dans les régressions (Documents 2-A et 2-B):

- le cycle  droite/gauche sera introduit en progression sur un an et retardé de 5 ans pour prévoir les scores des candidats Républicains.  Le cycle étant supposé présenter une régularité décennale, on le retardera de 5 ans afin d’établir des prévisions , une inversion étend prévue dans les 5 années suivantes.

- On utilisera également cette variable pour prévoir le scorenonpas des républicains mais de l'administration sortant  de l’administration sortante. Si la prévision porte  sur les chances d’une administration démocrate sortante on inversera le signe. On parlera alors de variable ‘politisée’.

- Le cycle alternance/reconduction en progression sur un an et retardé de 5 ans sert uniquement pour les prévisions du score d’une administration sortante. Additionné aux vagues idéologiques ’politisées’, il est cependant d’un concours moins important que ces dernières.

- Une variable ’Droite alter’ prendra place dans la régression destinée à prévoir le score des Républicains. Ceux-ci sont plus élevés lorsqu’ils se représentent à l’issu d’un premier mandat.

Ces différentes variables vont donc servir à construire deux modéles, l'un régressé sur le scores des candidat républicains, l'autre sur celui de l'administration sortante.

 

 

 

II) Les résultats.

 

 

A) Méthodes.

 

 

Nous procédons à une régression  des scores électoraux  sur les variables énoncées précédemment (Documents 2-A et 2-B). Les cycles Droite/gauche et alternance/reconduction sont introduits en progression sur un an.

 Pour prévoir le score des Républicains, nous utilisons  les vagues idéologiques retardées de 5 ans ainsi que la variable exogène  ou ‘dummy’ ‘Droite alter’ lorsque la droite se représente à l’issu d’un premier mandat. Les prévisions du  score de l’administration sortante sont établies à l’aide de l’addition des vagues idéologiques ‘politisées’ et du cycle ‘alternance/reconduction’.

Normalement, il convient d’avoir au moins une douzaine d’élections pour effectuer une régression de qualité. On observera en effet que plus nos prévisions sont réalisées à partir d’un grand nombre d’expériences passées et plus  la fiabilité des résultats est grande.

 Il est clair que les prévisions effectuées à l’aide de régressions portant sur un nombre restreint d’individu peuvent paraître peu rigoureuses statistiquement. Mais même en ne régressant que sur 7 élections passées, voire moins, on obtient tout de même des prévisions intéressants dés 1972. En annexe nous donnons les résultats de prévisions inversées, c'est-à-dire des scores prévus par nos modèles pour les élections de 1948, 52, 56, 60, 64 et 68, à partir de régressions effectuées sur la période 1972/2008.

 

 

 

B)     Résultats.

 

Les documents 3-A et 3-B nous donnent  les résultats des prévisions dites ‘brutes’ des élections comprises entre 1972 et 2012.  Les documents 4-A et 4-B nous permettent d’évaluer la justesse de ces prévisions à l’aide des coefficients de corrélation avec les résultats effectifs. Nous observons globalement de meilleures prévisions pour l’évaluation du score des Républicains que pour celles des sortants pour lesquels l’absence de données économiques des trimestres précédant les élections constitue un handicape. La première colonne donne le coefficient de corrélation par rapport aux scores exprimés en pourcentages, la seconde par rapport à une variable binaire égale à 1 en cas de victoire et à 0 en cas de défaite. Nos résultats sont meilleurs à l’aune de cette seconde évaluation.

Dans un second temps, nous avons effectué une combinaison des prévisions. Ainsi pour prévoir le score de l’administration républicaine sortante en 1992 nous effectuons une moyenne entre les prévisions dites ’brutes’ des sortants et celles du score des Républicains. Les documents 5-A et 5-B nous donnent l’illustration ces combinaisons. Les coefficients de corrélation entre prévisions et résultats effectifs sont assez satisfaisants, surtout lorsqu’on s’intéresse aux 4 dernières élections réalisées avec davantage de données (1996, 2000, 2004, 2008).

Si on prend comme critère de réussite le franchissement de la barre des 50 %, deux erreurs apparaissent : l’élection de 1960 où les républicains furent battus de justesse alors que notre modèle leur donnait une victoire à 52.5 % et celle de 1948 que les démocrates gagnèrent alors que notre modèle prévoyait une défaite avec un score de 49,98 %...

Il faut souligner le caractère particulier de l’élection du candidat Républicain en 2000, prévue par notre modèle mais avec une majorité populaire alors qu’il ne fut majoritaire que pour les grands électeurs. Le  score de 2004 est fortement surestimé, peut-être la décriée deuxième guerre du golfe a-t-elle empêché George W. Bush de faire le plein des voix.

 A l’actif de notre modèle, soulignons que la défaite républicaine de 2008 est assez bien prévue, les scores de 1968, 1976 et 1996 sont anticipés quasiment à la décimale près.

 

 

            

C) prévisions pour les élections présidentielles américaines

en 2012.

 

Il existe un cas de forte divergence entre les prévisions brutes établies pour les Républicains et celles portant sur le score des sortants: l’élection de 1988 donnée comme très favorable aux sortants mais comme compromise pour les Républicains. Heureusement la combinaison des deux prévisions permet d’établir des prévisions exactes. On est malheureusement dans le même cas de divergence pour l’élection de 2012. La combinaison donne une victoire de Barak  Obama avec 55.52 %, soit un niveau très proche de celui prévu pour 2008, nombre d'observateurs ayant alors considéré que des préjugés ethiques avaient pu lui faire perdre 2 à 3 points. On retrouve alors le score effectif de 53 % réalisé en 2008.  Pour 2012, nos prévisions brutes anticipent  une réélection aisée du sortant mais une courte victoire des Républicains, la synthése nous rapproche à nouveau des 55%, avec l'espoir que les préjugés ethniques auront reculés avec l'expérience et la crédibilité que donnent l'exercice du pouvoir .

 

 

Conclusion.

 

 

 

Notre objectif était double : souligner l’importance des vagues idéologiques dans le résultat des élections, et tenter à l’aide de leur périodicité de faire des prévisions à plusieurs années d’avance. On peut le considérer comme atteint, même si ces résultats, empiriquement satisfaisants, demanderaient à être approfondis sur le plan théorique afin d’évaluer  l'impact des vagues idéologiques  dans le comportement électoral, à coté de la problématique récompense/punition ou des affiliations partisanes.

 

                                                       Christian-Guy - Mars 2010 - texte revu en Aôut 2012 

                                                                 Docteur en sciences économiques

                                                                  Agrégé de sciences sociales

 

 

 

Fiche statistiques.

 

Les rapports droite/gauche, alternance refroidissement, ont été établis au travers de calcul portant sur 23 pays : Allemagne, Australie, Autriche, Belgique, Canada, Danemark, Etats-Unis, Finlande, France, Irlande, Islande, Italie, Japon, Luxembourg, Norvège, Nouvelle-zélande, Pays-bas, Royaume-uni, Suède, Suisse ; pour l’Espagne, la Grèce et le Portugal, à partir de 1975. 





obam 1



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13 mai 2010 4 13 /05 /mai /2010 14:48

L’utilisation de la chronologie électorale à des fins de spéculations boursières 

l’exemple de la nouvelle-zélande.

 

 

Le graphique suivant présente le différentiel entre les cours de la bourse de la Nouvelle-Zélande (NZSX-50) et les cours européens (reconstitués par l’auteur avant 1989 sur la base des 4 principaux pays européens). Les données sont trimestrielles.

 

 

 

  Differentiel-entre-la-bourse-de-Nouvelle-Zelande-et-les-B.gif

 

 

 

 

Les lignes en pointillé verticales marquent le début d’un nouveau mandat législatif, en Nouvelle-Zélande tous les 3 ans.

Des creux  matérialisés par des flèches verticales) se présentent assez systématiquement, au cours de chaque mandat, seul le mandat de 78/81 fait un peu exception. Ils apparaissent malheureusement à des dates variantes.

 En général, ils surviennent en milieu de mandat (creux 1, 4, 5, 10, 13). En effet parallèlement à l’évolution anticipée du PIB les cours de la bourse s’élèvent à l’approche des élections, les spéculateurs anticipant une relance préélectorale, et chute les échéances passées.

Parfois le creux se produit plutôt, notamment lorsque le ‘boom’  avait été particulièrement marqué (creux 2, 7, 8, 9,14 et 16). Des fois au contraire il survient plus tardivement, quasiment au terme du mandat (creux 3, 6, 7, 12 et 15). C’est souvent un retard de conjoncture observable dés le début de mandat qui explique ce report. Cependant un retard dans la reprise de fin de mandat n’entraîne pas forcément une chute plus tardive de la bourse au mandat suivant, tant le creux de mi-mandat revient avec une certaine régularité.

 

Au-delà des ces différences, le graphique suivant nous montre l’allure générale de ce cycle électorale tout au long des 12 trimestres qui constituent une mandature en Nouvelle-Zélande. On retrouve le « bas » conjoncturel de milieu de mandat et la progression en fin de mandat, au plus haut à un ou deux trimestres des élections.

 

Que prévoir pour la mandature actuelle, 2008/2011 ?

 

Il semble probable que nous sommes actuellement au point bas en ce second  point bas en ce second trimestre 2010. Il serait donc opportun d’acheter à présent pour revendre au milieu de l’année 2011…un seul problème, accéder à  des trackers pour la Nouvelle-Zélande est quasiment mission impossible.... 

 

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3 avril 2010 6 03 /04 /avril /2010 16:37

 

L’apport du Cycle Electoral aux arbitrages boursiers

                         (Version courte)

 

 

 

 

Résumé : En limitant les investissements boursiers à certaines périodes,  notamment les milieux de mandat, on peut obtenir une amélioration des performances boursières.

 

 

 

 

La faillite d’un tiers des « hedge founds », fonds spéculatifs, en 2008, vient rappeler aux amateurs de la « bourse casino » à quel point les arbitrages sont choses risquées.

Nous présentons ici une méthode testée sur 53 années et 12 pays basée sur l’examen du cycle électoral, c'est-à-dire des évolutions boursières en fonction du calendrier politique.

 

1)     La méthode.

 

 

Le graphique nous montre l’évolution des cours de la bourse en glissement sur un an pour 12 pays de la zone euro de 1980 à 2008. Nous avons choisi de nous limiter à cette zone afin d’éviter les risques de changes.

Nous suivons les évolutions du premier trimestre qui suit les élections ( noté 1-1 ) au quatrième trimestre de la quatrième année (noté 4-4), trimestre qui verra dans nombre de pays la tenue de nouvelles élections. On observe que les cours de la bourse sont au plus haut en milieu de mandat, alors qu’est anticipée la reprise préélectorale du PIB qui aura lieu traditionnellement en fin de mandat.

Nous décidons à partir de ce graphique de n’investir en bourse que sur 10 trimestres lors des milieux de mandat, c'est-à-dire d’exclure les trois premiers et trois derniers trimestres.

 

2)     Résultats.

 

 

Le tableau  nous montre année par année de 1980 à 2008 les résultats de notre arbitrage.

 

Nous avons d’abord, dans la première colonne, l’évolution moyenne des cours pour les 12 pays de la zone Euro (noté Euro). Ces évolutions boursières sont non pondérées, chaque pays a une égale importance dans le calcul de la moyenne. La deuxième colonne donne à nouveau ces évolutions, mais cette fois en terme réel, c'est-à-dire déduction faîte de l’inflation.

La troisième colonne rend compte d’évolutions différentielles : on calcule la différence entre la position qu’on à choisie et l’évolution de la zone Euro. Ainsi, un chiffre négatif indique une moindre performance par rapport aux évolutions moyennes ce qui constitue un échec. Ils apparaissent généralement dans un contexte de baisse boursière, tel en 82 ou 2001. Au total nous enregistrons 7 échecs sur 29 années. La moyenne donnée en bas de tableau est cependant positive.

 

Pour limiter les risques, il convient de procéder à ces arbitrages plusieurs années consécutives. Ainsi le calcul d’une moyenne mobile sur 5 ans dont les résultats nous sont donnés dans la quatrième colonne laisse apparaître des statistiques continuellement positives depuis 1981. Les mauvaises surprises d’une année, sont compensées par les bonnes des autres. On peut  utiliser le cadre d’un PEA qui est justement d’une durée minimale de 5 années. Ainsi, malgré la mauvaise année 2008,le PEA ouvert le 1er  janvier 2004 accuserait au 31 décembre 2008 un surcroît annuel moyen de 3.82 % par rapport à un placement boursier classique.

 

 

Conclusion.

 

Beaucoup d’autres arbitrages sur des bases politiques peuvent être évoquées : jouer les bourses des pays dirigées par la droite ou la gauche selon l’évolution général des indices par exemple.

 

 

 

 

Méthode

 

Ce sont les élections législatives non anticipées, y compris pour la France, qui sont prises en compte. Les élections anticipées ne le sont pas, sauf pour celles intervenants au cours de la quatrième année pour les pays ayant un mandat de cinq ans (France, Italie, Luxembourg). TAB 1 GRAPH 2

 

 

Statistiques : O.C.D.E. et O.N.U.

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3 avril 2010 6 03 /04 /avril /2010 16:29

 

Arbitrages boursiers et couleur politique.

 

Crises boursières : Revoyons nos modèles, redonnons leur un peu de couleurs….politiques !

 

 

 

Résumé : Nous établissons une méthode d’arbitrage entre marchés financiers selon la couleur politique du gouvernement en place. Nous parvenons à 32 années consécutives de succès dans le cas d’un arbitrage portant sur 12 pays de l’actuelle zone euro pour un placement bloqué sur 5 ans.

 

 

 

La crise boursière récente a pris au dépourvu par son intensité les modèles d’arbitrage, que l’on cherche dans l’urgence à revoir. Nous présentons ici une méthode testée sur 53 années et 23 pays basée sur la distinction droite/gauche, variable discriminante qui permet de choisir selon les années les places financières à privilégier.

 

 

1)     L’étude du différentiel droite/gauche.

 

 

Le tableau 1 nous donne année par année les performances comparatives depuis 1953 des places financières selon que ce soit la droite ou la gauche qui est aux affaires. Un solde positif indique une plus grande performance des bourses des pays où la droite est au pouvoir.

Les deux premières colonnes nous livrent les évolutions pour 23 pays de l’OCDE, les deux dernières pour 12 pays de l’actuelle zone Euro, ce qui supprime le risque de change.

Un problème de comparaison se pose : dans une année civile des gouvernements de droite peuvent surtout être au pouvoir en début d’année, alors que suite à des alternances politiques la fin d’année verra l’arrivée au pouvoir de nombre de gouvernements de gauche. Si l’année a été marquée par un déclin général des bourses, il sera logique que les pays contrôlés par la gauche enregistrent de moins bonnes performances boursières.

Pour rendre nos comparaisons homogènes, les deuxièmes et quatrièmes colonnes rendent chaque fois compte des évolutions par rapport aux performances de l’euronex. Ainsi les résultats d’une place financière de droite ne sont pas en données brutes (première et troisième colonnes), mais sont exprimées en différentiel par rapport aux évolutions européennes. Une supériorité des performances de la droite sur la gauche est alors bien dû à une meilleure performance, et non au fait qu’elle a eu la chance d’être présente au pouvoir dans un début d’année plus favorable financièrement que ce qu’a connu la gauche en fin d’année.

 

Cette précaution étant prise, Nous observons qu’il existe de fait peu de différences entre les évolutions brutes et celles corrigées de l’évolution de l’euronex.

 

2)    Expliquer et prévoir l’évolution de ce solde.

 

 

Peut-on expliquer les raisons pour lesquels les meilleurs résultats  sont enregistrés selon les années par la droite ou la gauche ? C’est l’objet des régressions données dans le tableau 2. Nous constituons ainsi des modèles par régressions linéaires multiples sur la période 1953/89.

Nous observons que plus la droite est présente au pouvoir, et meilleurs seront ces performances différentielles ainsi que le montre le signe positif de la variable D/G % rendant compte du rapport entre le nombre de gouvernements de droite et celui de gauche parmi les 23 pays de l’OCDE. Les meilleures performances boursières de la droite s’expliquent aussi logiquement par de meilleures performances de croissance dans les années précédentes (variable S PIB).

Nous avons limité les régressions à la période 1953/89 afin d’observer si nos modèles étaient assez efficaces pour rendre possible des prévisions. Nous en avons la confirmation, car les coefficients de corrélations de nos prévisions pour la période 1990/08 sont en moyenne de 0.54.  Le tableau 3 ainsi que les graphiques données en annexe montrent la qualité de ces prévisions.

 

 

3) Mise ne place des arbitrages et résultats obtenus.

 

 

 Le tableau 1 nous indique que solde droite-gauche, assez instable durant les années 50/60,  le devient davantage à partir des années 70. A partir de cette décennie, l’un ou l’autre bord politique enregistre de meilleurs performances plusieurs années consécutives. Nous profitons de ce trait pour tenter de prévoir le signe du solde de l’année suivante à l’aide de celui de l’année précédente, c’est ce dont rend compte le tableau 4. Un signe + souligne que l’évolution a été bien prévue, même s’il s’agit par exemple de l’anticipation d’une moindre performance des bourses de droite. Globalement sur les 30 dernières années (1979/2008), on observe un taux d’échec de 22.5%, soit moins d’une année sur quatre.

Le tableau 5 reprend cette logique, mais en moyenne mobile sur 5 ans : on effectue ces arbitrages pendant 5 années, avant d’en retirer les fonds, par exemple par le biais d’un PEA. Le résultat donné est donc la rentabilité moyenne annuelle obtenue au 31 décembre de l’année de sortie après 5 années d’arbitrage. Une mauvaise année est compensée par plusieurs bonnes, on obtient des résultats satisfaisants. Ainsi la dernière colonne rendant compte d’arbitrages dans l’actuelle zone euro, laisse percevoir depuis 1977 des sorties systématiquement positives, soit 32 années consécutives de sorties bénéficiaires pour une rentabilité annuelle moyenne de 7 %. 

 

 

Conclusion.

 

Si vous n’avez rien compris aux explications impénétrables, mais que vous êtes intéressé par les résultats, une solution existe : CCP  20 924 92 D.

 

Votre don est mon seul financement.

 

D’avance merci.

 

 

Méthode

Ce sont les élections législatives, y compris pour la France, qui sont prises en compte.

                       Sources Statistiques : O.C.D.E. et O.N.U.

 

TAB 1

 TAB 1 BIS

 TAB 2

 

TAB 3

TAB 4

 

 

TAB 5

 

GRAPH 6

 GRAPH 7

 

 

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27 mars 2010 6 27 /03 /mars /2010 16:34

 

 

 

 

 

 

Image7

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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