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26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 13:48

Nous présentons des prévisions politico-économiques relatives au différentiel boursier Europe-Etats-Unis.

Le différentiel boursier Europe- Etats-unis à l'aide d'un indicateur avancé à 18 mois.

Il importe en fait de distinguer les mandats d’alternance de ceux de reconduction, ou plus précisément de respecter l’alternance d’un mandat sur deux lorsque cette alternance à la suite de la défaite de Carter en 1980, puis de la triple mandature républicaine n’est pas respectée (1981-1992). Pour la période 2017-2020, c’est le mandat d’alternance avec la venue au pouvoir de D. Trump qui est donc valable, globalement cela est moins favorable à l'Europe pour la période 2019-2020, l'Europe ne redémarrant qu'avec retard après la récession qui caractérise, surtout chez les républicains, les premières moitiées d'alternance.

Nous pouvons également présenter un cycle électoral européen, relatif aux élections au parlement européen depuis 1979. Mais celui-ci pour être caractéristique des cycles électoraux traditionnels par sa forme creuse en mi mandat, n’est malheureusement pas d’une grande stabilité, défaut traditionnel du cycle électoral. Seul le « boom » de la cinquième année, qui a d’ailleurs trouvé exception en 1889, est véritablement présent avec régularité.

Le différentiel boursier Europe- Etats-unis à l'aide d'un indicateur avancé à 18 mois.

Avec le cycle électoral américain seul on parvient donc à une assez bonne prévision.

Le différentiel boursier Europe- Etats-unis à l'aide d'un indicateur avancé à 18 mois.
Le différentiel boursier Europe- Etats-unis à l'aide d'un indicateur avancé à 18 mois.

Mais par rapport à notre précédente étude, nous avons ajouté l’apport d’un indicateur avancé. Celui-ci prend la forme classique de notre différentiel croissance annuelle du chômage – croissance annuelle de l’inflation.

Pour cette étude de différentiel, nous soustrayons les données américaines aux données européennes. Nous obtenons un indicateur avancé à 18 mois ce qui est tout de même assez intéressant, même si l'indicateur politique est lui sans limite de prévisibilité... .

Le différentiel boursier Europe- Etats-unis à l'aide d'un indicateur avancé à 18 mois.
Le différentiel boursier Europe- Etats-unis à l'aide d'un indicateur avancé à 18 mois.

Nous pouvons réunir les deux indicateurs en un seul, par simple addition, ce qui donne naissance à notre indicateur politico-économique.

Le différentiel boursier Europe- Etats-unis à l'aide d'un indicateur avancé à 18 mois.
Le différentiel boursier Europe- Etats-unis à l'aide d'un indicateur avancé à 18 mois.

Nous le constatons, la qualité des prévisions n’est pas toujours idéal, il faut prendre en compte les évolutions non prévues l’année précédante par ces indicateurs. Ainsi positions-nous des flèches de la couleur de l’indicateur qui est à inverser.

Le différentiel boursier Europe- Etats-unis à l'aide d'un indicateur avancé à 18 mois.
Le différentiel boursier Europe- Etats-unis à l'aide d'un indicateur avancé à 18 mois.
Le différentiel boursier Europe- Etats-unis à l'aide d'un indicateur avancé à 18 mois.

Pour 2017, nous sommes donc à la fois dans une période qui est normalement favorable à l’Europe sur le plan du cycle électoral alors que l’indicateur économique indique une tendance baissière pour celle-ci. Les évolutions présentes ces deux dernières années étant peu favorables à l’Europe, cela milite pour un aventage à l’Europe soit peu durable dans le temps jusqu’ à la fin 2017 au maximum) soit de faible intensité, en dent de scie, un peu comme cela s’était passé en 2009.

C.G. 29 janvier 2017

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10 février 2017 5 10 /02 /février /2017 12:49

Les 15 ans de l’Euro…un anniversaire bien discret.

Il y a 15 ans, 3 ans après les places financières , 5 ans après la fixation irrévocable des parités, et 10 ans après la signature la Traité de Maastricht, l’Euro devenait une réalité quotidienne pour des millions de citoyens européens.

 

Le bilan politique de l’Euro.

On évoque souvent le bilan économique de l’Euro.

Dans les aspects positifs, on le sait, la fin du risque de change (les dévaluations compétitives des pays d’Europe du Sud), la baisse du taux d’intérêt à court terme rendu possible par la disparition de la nécessité de soutenir le franc face au mark, la baisse des taux d’intérêt à long terme dont ont profité les pays à l’abri de la crédibilité allemande, même si ceux d’Europe du sud ont voulu jouer au passager clandestin en ne respectant pas le pacte de stabilité. Au-delà de la disparition des frais de changes, peut aussi citer la faible inflation, garante à première vue du pouvoir d’achat.

Dans les moins, des politiques monétaires trop restrictives à long terme : taux d’intérêt à court terme ne baissant pas aussi rapidement qu’outre atlantique à la suite de la crise de 2008, la BCE continuant à craindre l’inflation alors qu’on ait à la limite de la déflation, monnaie durablement forte anesthésiant le moteur extérieur et surtout en 2011-2014 des politiques budgétaires restrictives en plaine reprises faisant rechuter lourdement la croissance. Les résultats en terme de croissance et d’emploi sont à l’encans, l’Europe et singulièrement la zone Euro est devenu le boulet de la croissance mondiale, ne semble trouver comme solution que ce qui en faisant justement son originalité : le sacrifice de sa protection sociale. Ce ne sont pas des politiques conjoncturelles, mais des reformes structurelles (comprenne retour en arrière) que viendra la solution, les politiques conjoncturelle doivent neutre…foie de monétaristes…

On connait un mieux à partir de fin 2014, avec une baisse du pétrole, de l’euro et surtout la mise en place d’une certaine monétisation de déficits au grand dam de l’orthodoxe allemand, mais aussi de notre loi de janvier 1973 interdisant les avances de la banque de France. Cet assouplissement à peut être sauvé l’Euro…en tous cas lui aura donné une période de rémission, lui qu’on donnait moribond à l’hiver 2011-2012..il fallait sauver l’Euro…..en sacrifiant la croissance.

A-t-on exagéré le risque de disparition de l’Euro pour pousser les peuples à accepter les sacrifices ? l’histoire le dira peut-être un jour, en tous cas on assista à une belle inversion entre moyens et fins…ce n’était plus l’euro qui était au service de la croissance, mais la croissance sacrifiée qui était au service du sauvetage de l’euro…Après les pays que doivent s’adapter à la monnaie alors qu’on est normalement dans une situation inverse…on est dans une Europe qui aime les inversions ….

 

Le bilan politique peut être en partie présenté positivement. L’Euro, 15 ans après son introduction dans la vie quotidienne donne corps la construction d’un nouvel Etat européen, le doit de battre monnaie n’est-il pas ce qui identifie la naissance d’un Etat, tels les états issus de l’ex URSS qui se sont empressé d’avoir leur monnaie une fois sorti du giron soviétique.

N’oublions pas que l’euro a été créé pour des raisons politiques, par un François Mitterrand guère féru de la chose économique.

L’objectif était d’arrimer l’Allemagne à l’Europe de l’ouest alors qu’on craignait avec la chute du mur de Berlin que l’Allemagne retrouve les penchants bismarckiens du « mittel Europa ». Surtout on souhaitant diluer dans l’ensemble européen une Allemagne passant de 60 à 80 millions d’habitants …. devenue bien peu contrôlable.

Pressentait-on déjà que c’était la fin du couple franco-allemand, tout couple digne de ce nom reposant sur une égalité, à la base économique ? Ainsi profitant de l’occasion historique d’un Helmut Khôl acceptant d’imposer aux allemands la disparition de leur monnaie, le Marck , fierté national, surtout sans recourir au referendum dont il devinait la réponse négative (déjà cette fâcheuse tendance de l’Europe à faire la démocratie en passant outre la volonté des peuples), François Mitterrand pensa passer les menottes aux allemands, leur lier les mains sur la table, sans qu’ils s’en rendent compte….Triste bilan 25 ans après ou c’est plutôt le reste de l’Europe, a commencé par la France qui semble menotté, volontairement face à une Allemagne leader incontestée de l’Europe. On est loin du concept de souveraineté partagée présenté pour faire accepter les pertes souveraineté. On allait retrouver à plusieurs ce qu’on avait déjà perdu partiellement seul.

Le déclin de l’influence politique de la France a été certes accéléré par l’entre en 2004 de pays voisins de l’Allemagne, dans son influence économique. On espérait que l’influence politique traditionnelle de la France, la politique de revers contre l’Allemagne, suffirait à compenser. Hors, l’influence politique n’est que la conséquence de la suprématie économique, et à croire que c’est en adoptant la monnaie allemande, ce qu’est en réalité l’euro, c’’était le ‘deal’, compréhensible du sacrifice de l’Allemagne (on perd le mark, mais il est remplacé par un substitut régi par les mêmes règles strictes) qu’on devient l’économie allemande, on a miné notre économie. Une France qui comme beaucoup de pays d’Europe du sud, a des PME financées par le crédit, et non des grandes entreprises financées en bourse, une France qui possède une compétitivité prix et non hors prix, ne peut supporter bien la pratique de taux d’intérêt élevé et d’une monnaie forte, d’autres telle l’Italie en on payé depuis 15 ans encore plus chèrement le prix…avant cela l’Angleterre de Thatcher, cher à F. Fillon, avait fait le même choix du sacrifice de l’industrie, pour la force de la livre et de la city à l’époque.

Les dommages ont été pires dans les pays d’Europe du sud : en l’absence de flexibilité monétaire, plus de monnaie à dévaluer avec une monnaie unique pour tous, on passait à la flexibilité réelle, ou plus exactement sociale : baisse des salaires, de la protection sociale….les grecques ont appréciés en version lourde ce que nous dégustons quotidiennement, en tous cas dans les discours en version light. Au-delà de la monnaie, c’est même le modèle de croissance qui est devenu allemand : priorité aux marchés extérieurs en contrepartie d’une croissance interne en baisse, faute de natalité en Allemagne, faute dynamique salariale dans le reste de l’Europe. Plus on scarifie ses salaires, plus on marque des points sur les marches du voisins, sauf qu’on ne peut exporter plus que si le voisin ne pratique pas la même politique. Ce jeux de passager clandestin ne peut fonctionner que si un seul pays le pratique…il est même mondial avec la possibilité offerte de délocaliser en chine, et donc de ne plus verser du pouvoir d’achat en Europe, tout en profitant de celui-ci, fiancé par les rares qui y sont restés.

L’Europe n’est pas une Zone monétaire optimale, le marché du travail notamment n’est pas intégré, les barrières de langues, la non reconnaissance des diplômes, les différences culturels, ne donne pas envie à un grecque, frappé par une politique inadapté d’aller vivre à Hanovre. Alors qu’un habitant du Wyoming peut plier bagages pour aller vivre dans le Wisconsin.

A cela s’ajoute le déphasage de conjoncture, qui rend très difficile la fixation d’un taux d’intérêt et de change unique pour une seule zone. Les derniers indicateurs quant à la convergence, à la divergence devrait-on dire, sont même problématiques : les écarts de productivité ont tendance à se renforcer.

Les pays d’Europe du nord, tel l’Allemagne craignent qu’un chômage faible n’alimente l’inflation, d’où le recours aux flux migratoire, quand les pays d’Europe du sud ou le chômage est proche ou au-delà des 20% souhaitent une lutte contre le chômage et utilisent pour ce faire le seul instrument laissé à leur disposition, la politique budgétaire…deux pilotes dans la même voitures, un qui appuie sur le frein de la politique monétaire, quand l’autre enfonce à pleine force sur l’accélérateur de la politique budgétaire…c’est le tête à queue assurer à long terme…

L’objectif de l’Euro était de faire l’emporter le politique sur l’économique. Cela faisant près de 20 ans, après le fameux rapport Warner de 1972, que l’on songeait à la mise en place d’une monnaie unique. L’ECU avec le SME en était les prémices mais on en voyait la date bien éloignée tant étaient grandes les divergences entre les pays…à monnaie unique pays unique, et en tous cas politique unique et non souveraineté des politiques conjoncturelles partages entre état et instance européenne.

Mais l’échéance aurait été de plusieurs décennies, et François Mitterrand n’a pas voulu rater l’opportunité politique d’un Helmut Khôl prés à imposer cela contre son peuple avons-nous dit. Il pariait sans doute sur le fait quel l’Europe s’est toujours réalisé dans l’urgence, et qu’il fallait faire preuve de volontarisme politique. Le politique doit commander à l’économique. Mais , il n’est pas de politique qui vaille sans la prise en compte des réalité comme disait le grand Charles, et même s’il avouât qu’on ne faisait pas rêver les français sur des courbes de croissances, se serait-il lancer dans une politique aussi aventureuse, qui aurait sans doute fonctionner dans une période de prospérité, celle-ci permettant de financer le coût social d’une convergence à marche forcée, et si les peuples avaient accepter la perte totale de leur souveraineté budgétaire..L’Europe est malade de ces demis-pats….on ouvre la porte sans vraiment y entrer

 

Ces deux exigences, croissance économique et perte totale de la souveraineté budgétaire acceptée par les peuples, au regard de la faiblesse structurelle de la croissance et des résultats de scrutins dans le monde en 2016 apparaissent comme bien hasardeux…Sans les possibilités économiques, le volontarisme politique est donc de peu de portée, aura été la leçon de l’histoire de l’Euro s’il ne survie pas à une prochaine période de difficulté, on ne peut mettre la charrue politique avant les bœufs économiques…En tous cas si l’Euro a bien permis un renforcement des instances européennes, on est loin du rêve de dilution de l’Allemagne…c’est plus l’effacement de la France qu’il faut acter 20 ans après.

Il reste que si l’Euro survie grâce à une reprise durable et à une perte de souveraineté budgétaire, se pose un autre problème : dans quel mesure une zone de libre-échange a-t-elle besoin de pays se ressemblant tous….alors qu’on pourrait convenir qu’une zone de libre-échange requiert une complémentarité des spécialisations…ainsi n’y aurait-il pas contradiction en les projets politiques d’intégration et monétaires de convergences d’une part et le projet commercial de complémentarité d’autre part…si ressembler à l’Allemagne n’est pas chose facile, et ce n’est probablement pas en adoptant sa monnaie qu’on s’y prendra le mieux, on y gagne qu’affaiblissement économique et effacement politique, est-ce même chose souhaitable, pour le pays…et pour toute l’Europe ?

 

C.G. 28 janvier 2017.

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5 février 2017 7 05 /02 /février /2017 06:08
Les retours de flamme en bourse

Nous appelons retour de flamme cette période de 2-3 années ou la bourse connaît un reprise alors qu'on est à la fin d'un cycle long.

Ainsi en est-il en 1967-68 après la forte baisse de 1966, en 1988-90 après le krach de 1987, en 1999-2000 après la baisse forte et passagère de fin 1998, et peut être actuellement après une année 2015 décevante aux état-unis.

Ces retours de flamme constituent la troisième période après le pic de reprise (1962, 1983,1993, 2010 ) et surtout la longue phase de plateau haussier  ( 63-66, 85-87, 95-98, 2011-2014). Parfois, ce retour de flamme ne se produit pas tel après le retournement de 2007, le cycle n'ayant pas eu de pose interne.

On constatera que le taux de chômage retardé de 20 mois constitue un bon élément prédictif sur la tendance à long terme, mais est d'une rare imprécision...nous obtenons un coefficient de corrélation de 0.27....on ne peut tout avoir....et on sait avec les expériences de l'histoire que quand un cycle de 8 ans touche à sa fin, les retours de flamme sont par nature sans lendemain..sera-ce pour ce printemps, cet automne....la baisse arrivera, et plus haut sera la hausse.....

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31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 12:48
Le cycle électoral boursier en France : 1951-2017

CAC 40 : Faut-il prévoir la bourse à l’aide du cycle électoral ou d’un indicateur avancé ?

 

 

 

 

Résumé :

 

Les transferts de souveraineté monétaire et dans une large mesure budgétaire ont fortement émoussés les formes du cycle électoral. De forme classique, le cycle électoral boursier français se caractérise par un déclin des cours en début de mandat et une remontée en fin de mandat. Il s’observe dans la progression des cours de la bourse avec aisance jusqu’au début des années 80, de façon plus irrégulière mais encore parfois significative jusqu’en 2000. A partir de 2001, le cycle électoral boursier n’apparait plus qu’en termes de différentiel par rapport aux évolutions européennes.

La forme a légèrement évolué avec le temps. C’est surtout la propension à relancer l’activité en début de mandat, caractéristique traditionnelle des gouvernements de gauche, qui s’est réduite. Par contre le forme de fin de mandat, avec la reprise, que l’on perçoit encore en cette fin 2016-début 2017 est restée assez constante. De toute façon, les mandats de 5 années n’ont jamais donné des formes très parfaites de cycle électoral, ils sont assez étirés dans le temps, et donc peu régulier.

En France, c’est avec les mandats législatifs que l’on observe le mieux les cycles électoraux, curieusement le cycle présidentiel est moins affirmé. La survenue des élections présidentielles au cours du cycle législatif (1965,1995,1981) ou au début (1969,1974) a contribué à perturber la forme du cycle électoral. A cela s’ajoute le nombre de mandatures législatives interrompues par des dissolutions (1958,1968,1981,1988 ) pour 1956,1962 et 1997 , la dissolution n’a abrégée que de quelques mois le terme législatif normal. Remarquons que la concomitance depuis 2002 du cycle législatif et présidentiel qui aurait dû jouer dans le sens d’un renforcement cycle électoral français, n’a pas suffi à compenser les pertes de souveraineté monétaire et budgétaire.

Si le cycle électoral boursier en France est donc présent mais peu régulier par contre des évènements politiques particuliers peuvent avoir des impacts très forts et durables, au moins une année. La bourse, redoutait l’application du programme commun dans les années 70-80 . Aussi, la victoire surprise de la droite en mars 1978, celle tout aussi non prévue de la gauche le fameux 10 mai 1981, et son changement de politique en mars 1983, ont eu des impacts boursiers forts.

 

Faut-il préférer le recours aux indicateurs avancés ?

 

L’utilisation d’indicateur avancé est également possible pour prévoir la bourse française. Nous avons testé le différentiel d’intérêt (court terme, long terme) sans succès. C’est notre traditionnel différentiel entre l’inflation et le chômage, celui-ci étant exprimé en taux de croissance annuel qui donne les meilleurs résultats. Encore faut-il pour lui donner une certaine stabilité dans le temps le diviser par la somme des taux d’inflation et de chômage. Les performances de cet indicateur sont cependant à éclipse, notamment la période 1962-67, 83-93 est une période où les capacités prédictives (à 10 mois pour le chômage à 6 pour l’inflation) est bien faible. Ces 20 dernières années les capacités prédictives ont été meilleures, mais moins que pour les données allemandes. Cet indicateur, semble prévoir une baisse dans les mois qui viennent en ce début 2017, mais son avance sans moindre depuis le début 2015.

Au total le cycle électoral français, assez performant jusqu’à la fin des années 70, semble  moins opérant à présent que l’usage d’un indicateur avancé, les performances de celui-ci étant même amélioré par sa correction avec ses erreurs retardées de 12 mois.

Il est préférable de prendre des positions sur la bourse allemande (DAX), dont l'indicateur avancé est assez constamment performant et dont le cycle électoral reste encore marquée, la meilleure situation budgétaire autorisant sans doute davantage de manipulation électorale quand la politique française et depuis une vingtaine d'année sans cesse contrainte par le fameux respect des 3%.

 

C.G. 21 janvier 2017

 

 

Des cycles qui n'apparaissent plus que de façon ténue depuis le début des années 2000.

Des cycles qui n'apparaissent plus que de façon ténue depuis le début des années 2000.

Des années 70 et  80 marquées par de profondes variations liés au chocs politiques de 1978,81 et 83.

Des années 70 et 80 marquées par de profondes variations liés au chocs politiques de 1978,81 et 83.

Des amplitudes dans le cycle électoral qu'on ne risque plus, malheureusement pour la spéculation, d'observer.

Des amplitudes dans le cycle électoral qu'on ne risque plus, malheureusement pour la spéculation, d'observer.

En données absolues et non plus différentielles le cycle électoral boursier à quasiment disparu depuis 2001.

En données absolues et non plus différentielles le cycle électoral boursier à quasiment disparu depuis 2001.

Toujours les mêmes chocs politiques de 1978,1981,1983, qui suffisent à impacter fortement même en valeur absolue les cours boursier..qui a oublier le fameux 11 mai 1981 et la chute de plus de 20% de la bourse à Paris ?

Toujours les mêmes chocs politiques de 1978,1981,1983, qui suffisent à impacter fortement même en valeur absolue les cours boursier..qui a oublier le fameux 11 mai 1981 et la chute de plus de 20% de la bourse à Paris ?

Jadis un cycle électoral marqué, mais déjà peu régulier....un cycle de 5 ans est rarement de forme parfaite ( baisse en début de mandat, montée en fin) ce sont les cycles de 4 années qui sont les meilleures en la matière.

Jadis un cycle électoral marqué, mais déjà peu régulier....un cycle de 5 ans est rarement de forme parfaite ( baisse en début de mandat, montée en fin) ce sont les cycles de 4 années qui sont les meilleures en la matière.

Le cycle électoral français sur 14 législatures, ont à pris en compte les mandatures de 1978 et 1956 non terminées. Le cycle de droite est comme à l'accoutumé moins expansionniste en début de mandature, celui de la gauche d'avantage.

Le cycle électoral français sur 14 législatures, ont à pris en compte les mandatures de 1978 et 1956 non terminées. Le cycle de droite est comme à l'accoutumé moins expansionniste en début de mandature, celui de la gauche d'avantage.

Les 30 glorieuses ou l'économie était plus sous contrôle avec des possibilités de redémarrage plus fortes, connaissaient un cycle de forme plus classique.

Les 30 glorieuses ou l'économie était plus sous contrôle avec des possibilités de redémarrage plus fortes, connaissaient un cycle de forme plus classique.

Mais c'est depuis 2002 que le cycle électoral boursier est à l'agonie, encore tous ces cycles viennent-ils d'être présenté en données différentielles par rapport à l'Europe...en données absolues, le cycle disparaitrait presque totalement depuis 2002.

Mais c'est depuis 2002 que le cycle électoral boursier est à l'agonie, encore tous ces cycles viennent-ils d'être présenté en données différentielles par rapport à l'Europe...en données absolues, le cycle disparaitrait presque totalement depuis 2002.

L'indicateur avancée, basé sur le différentiel inflation chômage reste heureusement assez performant, réduit au simple indicateur de la progression annuelle du chômage il possède des capacités prédictives de près d'un an...qui sembleraient un peu raccourcies cependant depuis le début 2015.

L'indicateur avancée, basé sur le différentiel inflation chômage reste heureusement assez performant, réduit au simple indicateur de la progression annuelle du chômage il possède des capacités prédictives de près d'un an...qui sembleraient un peu raccourcies cependant depuis le début 2015.

L'indicateur avancé est au contraire du cycle électoral moins performant pour le début de notre champs d'étude chronologique (1956-1986).

L'indicateur avancé est au contraire du cycle électoral moins performant pour le début de notre champs d'étude chronologique (1956-1986).

En corrigeant notre indicateur avancé de ses erreurs retardés de 12 à 60 mois (par pallier de 6 mois ) on obtient tout de même à des prévisions d'assez bonne qualités.

En corrigeant notre indicateur avancé de ses erreurs retardés de 12 à 60 mois (par pallier de 6 mois ) on obtient tout de même à des prévisions d'assez bonne qualités.

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22 janvier 2017 7 22 /01 /janvier /2017 10:34

                                               Sous Obama, était-ce si bien ?

De l'Obama-mania à l'Obama-nostalgie

                   

 

A peine deux jours après l'investiture de Donald Trump, des nostalgiques d'Obama commence à s'émouvoir en même temps que se développe une contestation un temps refoulée.

Alors, du stricte point boursier, sous Obama était-ce si bien ?

Comparaison n'étant pas toujours raison, nous avons décider de comparer les performances boursières, et surtout le profil de celles-ci par rapport à deux autres doubles mandatures

Nous venons de présenter plus haut la double mandatures d'Obama comparés à celles des présidents Kennedy-Johnson (1961-69) et Clinton (1993-2001). Elle se singularise par une baisse plus prononcée en début de mandature ( 2009) , héritage de la crise de 2008 née à la fin de la mandature républicaine précédante , et comme souvent par compensation une reprise plus forte l'année suivante d'avril 2009 à avril 2010. Deux zones de faiblesses de l'été 2011 à l'été 2012 et en 2015 sont également présentes, sans rattrapage, de sorte que la performance totales est moindre que les autres doubles mandatures est la plus faible des tos, avec tout de même une hausse moyenne annuelle de 5.37 % .

De l'Obama-mania à l'Obama-nostalgie

La double mandature de Clinton est celle qui présente le profil le plus proche des deux autres, donnant un coefficient de corrélation de 0.39 avec elles. Donc presque aucune surprises par rapport aux moyennes, et la performance la plus forte avec une hausse moyenne de 14.29 % par an.

De l'Obama-mania à l'Obama-nostalgie

La double mandature des présidents Kennedy (janvier 61 à novembre 63) et Johnson (novembre 63-janvier 69) présente le point commun d'être entamé après une mauvaise dernière année républicaine. Cependant le creux était déjà passé quand commence le mandat, la performance moyenne est d'une hausse annuelle de 7.46 %.

De l'Obama-mania à l'Obama-nostalgie

Nous présentons enfin la moyenne de ces 3 doubles mandats, on observera que dans les deux cas précédants, 1969 et 2001, le début de la mandature républicaine qui faisait suite, après une hausse de la bourse de Novembre à janvier, la dilection de la bourse pour la droite n'étant plus à démontrer; vit succéder à partir de la mi février une baisse...plus haute aura été la hausse, plus dure sera la chute...en la matière , les prochaine semaine peuvent donc être à risque...

C. Guy 23 janvier 2017

De l'Obama-mania à l'Obama-nostalgie
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15 janvier 2017 7 15 /01 /janvier /2017 07:09

 

 

     Le protectionnisme : faisons le point.

 

A quelques jours de l’investiture de Donald Trump, revenons sur ce qui a fait sur le plan économique l’originalité de ses propositions : le recours au protectionnisme.

Cet argument électoral peut être né d’une analyse fine de la carte électoral, l’idée que les « sweeping states, Etats qui pouvaient faire basculer l’élection étaient en proie à des délocalisations. Mais au-delà de l’opportunisme électoral, il reste une proposition discutée sur le plan économique.

Cette thématique est certes inhabituelle pour des républicains attachés en période de prospérité au libéralisme économiques, libéralisme qui par ses principes repose sur la libre entreprise et le libre-échange. Historiquement, si les républicains ont été parfois isolationnistes sur le plan diplomatique contrairement aux démocrates, ils ne l’étaient pas sur le plan économique, le « grand old party » étant le parti du « big business », à présent on dirait « pro business ».  Cependant au début de la crise de 1929, l’apathie du pouvoir républicain face au phénomène, le fameux « laisser faire laisser passer» ne fût démenti que par le recours au protectionnisme tarifaire du président Hoover. Déjà la crise était prétexte aux entorses au dogme libéral.

Cette malheureuse initiative  protectionniste donna lieu à une surenchère mondiale durant toute les années 30 , jugée à présent très sévèrement par les économistes. Le protectionnisme déboucha sur des guerres commerciales, aggravées par des dévaluations en cascade initiées par l’Angleterre en 1931. Il ne resta que la France à prolonger l’orthodoxie libérale, jusqu’en 1936 tout au moins, pour son plus grand malheur, il ne faut jamais respecter les règles du jeu quand tout le monde triche !

 

On a retenu de ce recours généralisé au protectionnisme durant les années 1930 le fait que l’on privait l’économie du progrès technique et des rendements d’échelle qu’entraîne la pression de la concurrence internationale, ce qui empêchait les gains de pouvoir d’achat qui alimentent ordinairement à long terme la croissance. Progressivement la croissance est anesthésiée. Pour un bénéfice immédiat et ponctuel, quelques secteurs dangereusement menacés par la concurrence étant sauvés, on se prive à long terme des vertus générales du libre-échange, telle une bonne allocation des facteurs au niveau international, chacun évitant les productions dans lequel il est inefficace. On évite ainsi  les « goulets d’étranglement » qui bloquent la croissance lorsqu'on essaye de tout faire seul. Imaginons nos entreprises handicapées par des ordinateurs français d'un autre temps ou nos voitures roulant au gazogène….

Mais A. Smith lui-même avait déjà remarqué qu’entre un bénéfice général à long terme, si général et disséminé que personne n’en n’a vraiment conscience, et un coût immédiat et concentré sur quelques victimes, qui ne manqueront pas de manifester tapageusement, le pouvoir ne manquera pas de donner raison aux seconds plutôt qu’aux premiers.

Il existe un paradoxe dans la thématique du protectionnisme, elle est assez populaire dans l’opinion publique, alors qu’il est par contre assez difficile, voire impossible, de trouver des économistes favorables à son application générale et durable. Est acquis l’échec des stratégies autocentrées des pays en développement des années 60-70: la Chine a commencé à décoller une fois qu’elle a accepté de s’insérer dans le commerce international, ses recettes à l’exportation lui permettant de financer des achats d’équipement. Il n’y a qu’un protectionnisme ponctuel et ciblé, le fameux protectionnisme éducateur ou défensif, qui trouvent une justification théorique : on protège un secteur précis le temps qu’il rattrape son retard. C’est ce que le fît l’automobile japonaise de 1955 à 1975…le protectionnisme définitif abouti lui à la Traban…voiture produite par l’Allemagne de l’est de 1961 à 1989…sans modification et sans qu’il ne soit prévu quelques évolutions…

Au-delà du retard technologique, le recours au protectionnisme provoque d’autres coûts. On y perdrait en pouvoir d’achat : qui a envie de payer son textile 'made in France' 3 fois plus cher ?  Cependant, on y gagnerait en emploi, plus précisément en emploi non qualifié, des secteurs à faible valeur ajouté ne seraient plus victimes de la concurrence des pays à bas salaires. C’est là que l’on trouve que la France et d’autres ont fait avec la mondialisation le choix du chômage pour sauvegarder le pouvoir d’achat.

On a certainement à partir du début des années 80 sous-estimé le coût en emploi de la mondialisation, d’où son emballement à partir des années 90…On a un peu signé trop facilement des accords de libre échange (Uruguay-round) ou admis au sein de l’Europe des pays à niveau de vie radicalement différent ( Europe de l’est en 2004) dont on pensait que la faible productivité et le retard technologique suffiraient à nous mettre à l’abris de leur concurrence redoutable. L’idée du «redéploiement » , thème fort des années 80, était que les emplois non qualifiés perdus dans les secteurs à faible valeur ajouté que nous abandonnions à la concurrence des pays à bas salaires, seraient compensés par le développement des hautes technologies (aérospatiale, armement..). Comme souvent les erreurs, elle n’a pas été totale : il est exact qu’avec l’argent que les pays en développement gagnent en exportant des produits à faible valeur ajouté ils nous achètent des hautes technologies ; ce n’est pas aux américains qui savent très bien en faire eux-mêmes que l’on va vendre des avions, des centrales atomiques, des terminaux téléphoniques, des trains ou des armes, mais plutôt aux chinois ou aux indiens. Cependant, progressivement ces pays nous rattrapent, peut-être plus vite que nous le pensions, et ce d’autant que les ventes sont sous condition de transferts technologiques. Leur rattrapage en productivité et en technologie se réalise certainement plus vite que la vitesse à laquelle se renouvelle et se développe de nouvelles technologies pour lesquelles ils ne nous menacent pas encore à moyen terme. De plus, on a surestimé les retombées en emploi crées par ces secteurs à forte valeur ajouté : un équivalent en prix n’est pas un équivalent en emploi. Pour un airbus à 500 millions d’euros ayant créé 500 emplois fortement rémunérés, combien d’emplois perdus, peut-être 5000, par l’importation de 500 000 chemises à 10 euros ? Peut-être pensait-on que le dynamisme du marché intérieur, relayé par les hausses de pouvoir d’achat rendues possibles par les importations peu coûteuses compenserait le solde négatif du libre-échange en matière d’emploi, mais dans l’inflexion néo-libérale actuelle, ces emplois de service à la personne, de restauration et autres activités touristiques se sont avérés mal rémunérés, précaires et en temps partiel subit. La disparition du prolétaire de la sidérurgie à donnée naissance aux pauvres laborieux de chez Mac-do…le premier votait communiste, le second s’abstient…ou vote Trump et Le Pen !

On a sacrifié certains secteurs (le textile pour l’aviation) certains bassins d’emploi (Valenciennes pour Toulouse) certaines populations (les personne peu qualifiés pour les très qualifiés), certaines catégories: le secteur abrité profitant des prix bas importés (profession libéral artisans et commerçants, fonctionnaires), au détriment du secteur exposé à la concurrence internationale, et à ses affres de compression de personnel et salarial. Tout cela nécessiterait que les catégories gagnantes compensent leurs bénéfices d’un approvisionnement à prix bas par des transferts à destination des perdants. Mais la mondialisation a cela de tristement remarquable qu’elle empêche la réparation de ses propres dégâts : toute augmentation des prélèvements entraîne des risques de délocalisation des entreprises, des fortunes, sans parler de la fuite des cerveaux…

Comme tous les phénomènes économiques, la mondialisation compte donc des gagnants et des perdants. On est loin de la «mondialisation heureuse » promise par A. Minc….pour qui elle représente des d’opportunités à l’exportation quand les marchés européens stagnent. David Ricardo lui-même, le chantre du libre-échange, indiquait que certains pays y gagneraient plus que d’autres, le Royaume unis plus que la France par exemple, et que certaines catégories, la paysannerie anglaise, y perdrait quand d’autres, le secteur industriel y gagnerait. Enfin, il évoquait le fait que toute concurrence entraîne une harmonisation de la rémunération des facteurs, dit en terme moins élégants, cela signifie que quand les salaires des pays plus pauvres monteraient ceux des plus riches baisseraient….On est donc vraiment , même sur le plan théorique, bien loin de la présentation « heureuse » de la mondialisation faite par ceux qui ont financièrement intérêt à son approfondissement quand celle-ci aboutit à une protection sociale et une redistribution toujours plus faible.

Cependant, si le libre-échange a été payé au prix fort par les pauvres des pays riches, elle a par contre en 30 ans permis de sortir plus d’un milliard d’être humain de la pauvreté : le libre-échange entraîne une réduction des inégalités au niveau international, (les Pib des pays qui s’insèrent s’est rapproché de celui des pays riches) mais une augmentation des inégalités à l’intérieur des pays. Certes, en Chine, le nouvel ouvrier vie moins dans la misère que lorsqu’il était paysan, mais c’est bien peu par rapport aux fortunes des quelques maoïstes reconvertis, avec succès dans l’aventure entrepreneuriale, finalement il n’y a pas qu’en France que cela s’est produit ! Dans les pays riches, les salariés des secteurs abrités profitent de la baisse des prix des produits importés, les entreprises de hautes technologies  voient dans nos concurrents des clients, les hauts revenus profitent des baisses d’impôts nées de la concurrence fiscale...il y a donc bien , même chez nous des gagnants d'un libre échange anarchiquement conduit...

Car le consommateur est à côté de l’actionnaire le grand gagnant de la mondialisation . Il bénéficie avec les importations de plus de choix, la pression concurrentielle extérieure permet une amélioration de la qualité et des prix plus bas. Cependant, il ne doit pas oublier qu’on ne peut consommer que sur la base des revenus que l’on a gagné par son activité. Le consommateur du samedi qui achète des produits turques, tunisiens ou chinois,pourrait-il le faire longtemps s’il est le licencié de la semaine, ou qu’il voit son salaire pressuré par cette concurrence, quand ce n’est pas ses impôts augmentés pour payer les dégâts sociaux du libre échange (le chômage et son cortège de délinquance, d’addiction à l’alcool, aux stupéfiants.) ? A quoi cela sert-il de payer ses produits 10 % moins chers, si c’est pour payer 10 % d’impôts en plus ?

Il faut dire que face à la mondialisation, la France n’a pas choisi la stratégie gagnante.

Quand les allemands ont choisi la compétitivité produit ( oubliera-t-on longtemps que dans l’automobile allemande les salaires sont supérieurs aux français et le temps de travail pas supérieur) en France on tente la compétitivité prix. Stratégie désespérée, car outre qu’il parait illusoire de s’indexer sur les salaires de certains pays en développement, il y a certains éléments dès la compétitivité prix que nous ne maîtrisons pas, telle la monnaie, avec un euro qui sur 17 année a plutôt été une monnaie sur évaluée que sous-évaluée.

Etre favorable à la protection de l’environnement, des hommes (protection sociale) implique d’été favorable au protectionnisme commerciale, les deux premières protections sont conditionnées par la  troisième car imposer à nos entreprises des coûts environnementaux (marché des quotas d’émissions, réglementation ) sociaux (cotisation sociales) sans les protéger des pays qui ne le pratiquent pas, expose aux pertes d’emplois. Il ne faut pas oublier que nous  sommes avec l'extension du libre échange de plus en rarement dans une concurrence entre entreprises (oui au sein de l’UE avec les pays ayant les mêmes exigences) mais de plus en plus souvent dans une concurrence entre systèmes économiques, et qu’en la matière c’est le moins disant qui l’emporte.

Plus largement l’Europe a généralisé depuis 30 ans un modèle de croissance basé sur la compétitivité extérieur. On baisse ses salaires, sa protection sociale (mais pas sa monnaie..) pour gagner en compétitivité. Ce faisant, on déprime son marché intérieur, ce qu'on espère compenser par des gains sur les marché extérieur. Stratégie qui serait gagnante si il n’y avait que quelques pays ou passagers clandestins, à faire ainsi. Mais si cette stratégie est généralisée à l’ensemble de l’UE, il est illusoire d’exporter plus chez un voisin qui déprime également son marché intérieur. Ainsi l’Europe devient–elle le boulet de la croissance mondiale, quand les Etats-Unis en reste la dernière locomotive aidée par les facilités que lui donne le dollar en matière de déficit de la balance des paiements. Que l'on pense au fait que l’U.E. compte plus d’habitants que les Etats-Unis mais que l’on continue à attendre d’outre atlantique la croissance montre à quel point l’Europe, emprisonnée dans ses stratégies de de downsizing, est incapable d’initier une croissance interne !

Ne s’agit-il pas également d’une recherche mal comprise de la compétitivité ? On a déjà évoqué ici l’erreur d’un modèle français recherchant la compétitivité prix quand c’est le modèle allemand de la compétitivité produit qui s’est avéré fructueux avec son rang de premier exportateur industriel mondial. La nouvelle théorie du commerce international souligne que c’est du développement du marché intérieur que vient la compétitivité. Une consommation dynamique favorise la création d’entreprise, des innovations sont rentabilisées grâce aux l’économie d’échelle nées d’un commerce intérieur prospère, innovations aidées par les aides de l’Etat et autres commandes publiques, dans des pays (Etats-Unis et Japon) où ne sévit pas la commission de la concurrence et l’application rigide de ses principes de la « concurrence libre et non faussée ». Le produit étant enfin mature technologiquement et ses coûts abaissés, (pensons ici là la compétitivité du cinéma américain rentabilisé sur 320 millions de spectateur quand le français ne l’est que sur un marché de 30) peut être avec succès exporté. On concilie ainsi compétitivité prix et produit. L’Etat et le consommateur sont ici à la base de la compétitivité, on est loin du modèle européen actuel ou le moins d’Etat (baisser la protection sociale, chasser les dépenses et services publiques) et le sacrifice de la consommation intérieure (baisser les salaires) apparaissent comme l’horizon indépassable de la compétitivité extérieure.

En Europe, on est du reste dans un modèle où c’est le commerce extérieur rendu possible par des exportations facilité par la compétitivité prix, qui doit tirer la croissance du PIB. Ne s’agit-il pas plutôt de passer à un modèle keynésien ou c’est la croissance interne qui par l’importation, l’importation des uns étant l’exportation des autres, qui entraîne le développement de commerce international ?

 

Un seul point fait consensus entre les économistes : il existe une forte corrélation entre commerce international et croissance. Du sens de la relation vient le débat, dans le modèle actuel c’est le commerce qui doit tirer la croissance, d’où les politiques de libéralisation des échanges et de compression des masses salariales, le pays étant allé le plus loin étant le vainqueur. Succès individuel, échec collectif. Ne s’agirait-il pas plutôt de s’intéresser à l’autre causalité où c’est la croissance des marchés intérieurs qui entraîne le développement du commerce international ?  En tout cas, la stagnation de celui-ci ces dernières années en même temps que la croissance faiblit, montre qu’on est peut être parvenu au bout de la première logique. Si le protectionnisme systématique, durable, n’est pas une solution, on se prive du progrès technique et des rendements d’échelles grand pourvoyeurs de croissance à long terme et pour lesquels la pression de la concurrence international est un aiguillon nécessaire, il est probable qu’on est allé trop loin et surtout trop vite dans la libéralisation Pas le "free Trade", mais le "fair Trade" disent parfois nos amis d'outre-atlantique. Avant de refaire le monde, commençons tout au moins par l’Europe, par une harmonisation sociale et fiscale. Une fois encore ce n’est pas l’extension du libre-échange qui est une erreur, mais sa réalisation sans harmonisation préalable….alors elle ne profite pas à tous. Alors oui, si on est pour la protection des personnes (protection sociale), de l’environnement ( protection environnementale ) , il faut être pour le protectionnisme…sinon, on est la victime de ceux qui pratiquent les dumpings sociaux, environnementaux et monétaires….comme tous les jeux, le libre-échange ne vaut le coup d’être joué que si tout le monde respecte les règles, là comme ailleurs il y a prime aux tricheurs….qui a dit que l’économie était chose morale ?

 

C. G. 15-1-2017

 

 

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7 janvier 2017 6 07 /01 /janvier /2017 15:49

DAX : la bourse allemande vers un repli au premier semestre 2017 ?

 

Nous présentons nos prévisions pour l’Allemagne, pays où le cycle électoral a longtemps été marqué.

Existe-t-il un cycle électoral de la bourse allemande ?

Le premier semestre 2017 devrait être, comme par ailleurs, marqué par un repli des cours, la place allemande résistant peut-être mieux qu'en d'autres contrés, années électorale oblige.

 

 

I ) Le cycle électoral allemand.

 

Le cycle électoral est moins marqué et surtout moins prévisible qu’avant le début des années 2000.

Jusque en 2005, on observait un cycle de droite très classique, marqué par un refroidissement en début de mandature et une relance à la fin. La surprise venait non du mouvement général, mais de certaines irrégularités dans le « timing ». Défaut qu’on observe parfois aussi outre atlantique, une récession trop marquée en début de mandat génère une reprise très forte en milieu, un déclin boursier s’observera alors déjà en fin de mandat. La bourse étant en avance sur la sphère réelle, et la perception par les électeurs de la réalité prenant en général 6 mois, cela est sans conséquences électorales fâcheuses.

Le cycle de la gauche, les sociaux-démocrates, laisse plus facilement place à une relance en début de mandature, très ponctuelles (en 2000 et 2004) ou plus forte et progressive (1977-79). Parfois même, elle passe quasiment inaperçue (1970) ou n’existe tout simplement pas (1972-1976).

La situation depuis 2005 est plus complexe pour des raisons politiques (présence de grande coalition en 2005-2009 et 2013-2017 réunissant droite et gauche, rejetant le centre dans l’opposition) ou pour des raisons économiques, la forte reprise en 2010-11 suite à la dépression de 2009 ayant provoquée un début de mandature expansionniste.

On est donc depuis 2005 en face de cycle assez anormaux, proche d’un cycle de gauche, avec une phase d’expansion sur l’essentiel de la mandature et une chute au deux tiers avant une modeste reprise finale. Il est vrai que les scintillements actuelles de l’économie allemande opposées aux déboires des autres économies confrontées à une régulation européenne qui ne leur convient pas, quand celle-ci est taillé sur pièce pour l’Allemagne, peuvent expliquer ces sur-performances assez durable.

Ainsi, alors que l’Allemagne a été la championne de l’indépendance de la banque centrale, cela ne lui a pas empêché pendant longtemps d’avoir un fort cycle électoral, la puissance de la politique budgétaire devant compenser la neutralité (théorique ?) de la politique monétaire. Le statut de la B.C.E. , qui doit prendre en compte la situation de l’ensemble des pays de la zone, et non celle de la seule Allemagne, peut également expliquer que le cycle électoral soit à présent moins marqué.

Au total, les prévisions via le cycle électoral sont donc moins simple qu’auparavant, comme pour l’ensemble des pays de la zone du fait de la perte de la souveraineté monétaire et dans une large mesure budgétaire, de sorte que on ne peut guère que déduire par la logique que le temps est venu d’une légère reprise , fût-ce seulement en différentiel par rapport aux autres pays, après des années 2014-2015 favorables et une année 2016 en demi-teinte.

 

 

  II )Les indicateurs avancés.

 

Par contre, la situation est bien meilleure au regard de la qualité des prévisions par des indicateurs avancés. Ceux-ci, là encore comme on l’observe souvent au sein de la zone Euro, sont de plus en plus opérants. Ainsi les résultats de nos deux indicateurs traditionnels que sont le différentiel de taux d’intérêt à court et long terme, ainsi qu’un indicateur qui nous est plus particulier de différentiel inflation /chômage donnent de bons résultats avec des coefficients de corrélations de .

On peut en faire la synthèse en les réunissant dans un indicateur double. Là encore, les simulations historiques sont encourageantes avec un coefficient de corrélation de 0.23 pour celle en différentiel d'intérêt, de 0.26 pour celle en différentiel inflation chômage, soit de 0.37 lorsqu'elles sont additionnées en double prévisions pour la période 1961-2016.

On peut donc considérer que ces prévisions à 12 mois sont assez fiable, elles vont en plus toute dans le même sens, celui d’un déclin au premier semestre 2017.

Par contre les simulations historiques nous indiquent que ces indicateurs pour être de bonne qualité pour les évolutions lourdes, sont assez inefficaces pour prévoir des fluctuations de court terme, certes effacées par la suite. On peut ainsi se consoler de ce qui est tout de même une réelle limite pour qui entend se livrer à la spéculation, en se disant que lorsque le marché va pendant quelques-mois contre la tendance lourde prévue assez justement par nos indicateurs, la correction viendra tôt ou tard. Il faut alors faire preuve de la plus grande qualité en spéculation : savoir attendre et ne pas céder à la panique d’un marché qui va jour après jours contre ses positions. Qui n’a pas déjà de désespoir vendu des positions perdantes, pour constater quelques mois après qu’il aurait suffi d’attendre ? Il est vrai que dans une bourse qui opère des arbitrages à la seconde près, attendre plusieurs mois c’est long, et certains préfère «se couper un bras » que d’attendre…

 

Conclusion.

En utilisant les indicateurs avancé on peut prévoir un léger déclin de la place financière en valeur absolue au premier semestre 2017,  l'étude du cycle électoral invite plutôt lui à envisager  différentiel légèrement positif par rapport aux autres places.

Existe-t-il un cycle électoral de la bourse allemande ?

Un coefficient de corrélation de 0.36 pour la période 1961-90, soit légérement inférieur à ce qu'obtenu pour la période plus récente de 0.38. Plus le cycle électoral perd de on influence et plus les indicateurs avancé prennent de l'importance.

Existe-t-il un cycle électoral de la bourse allemande ?

La période 1961-1990 est une période où le cycle électoral , notamment de droite impliquait fortement la conjoncture boursière avec ses baisses en début de mandat, marquée d'une flèche bleue, et ses hausses en fin, marquée d'une flèche rouge. Lorsque la gauche est au pouvoir (entre 1969 et 1982) on assiste à l'occasion a de timide relance en début de mandature, notamment en 1977-79.

Existe-t-il un cycle électoral de la bourse allemande ?

A partir de 2006 la prévisions à partir du cycle électoral devient beaucoup plus difficile, avec l'avènement d'un nouveau cycle, qui fait en gros un peu penser à un cycle de droite "émoussée".

Existe-t-il un cycle électoral de la bourse allemande ?

L'étude du différentiel boursier de l'Allemagne par rapport à l'Europe laisse apparaître également les traditionnelles baisse en début de mandat et remontée en fin, même si là encore depuis 2002 les choses sont mois simples.

Existe-t-il un cycle électoral de la bourse allemande ?
Existe-t-il un cycle électoral de la bourse allemande ?

Les prévisions à l'aide du différentiel d'intérêt ont tendance à gagner en efficacité à partir de 1997...la conséquence de l'avénement de l'euro avec à cette date la fixation irrévocable des taux de change ?

Existe-t-il un cycle électoral de la bourse allemande ?

Mouvement inverse pour le différentiel inflation chômage, sa pertinence comme indicateur avancé semble s'émousser légérement ces dernières années, même s'il ne faut pas être impressionné par le décalage vers le haut de la courbe, une simple correction avec des valeurs d'erreurs retardées suffirait à l'enlever.

Longtemps le cycle électoral allemand à été d'un grand  clacissisme : refroidissement en début de période, relance à la fin, la gauche ne brillant pas outre-Rhin par l'ampleur de ces relances de début de mandature...son cycle ressemble fortement à celui de la droite....l'économie sociale de marché est un dogme bien répandu....

Existe-t-il un cycle électoral de la bourse allemande ?
Existe-t-il un cycle électoral de la bourse allemande ?

Le nouveau cycle électoral apparu depuis 2005..même s'il faut éviter des conclusions hâtives lorsqu'on a que trois mandatures de recul et que des situations exceptionnelles ( grandes coalitions en 2005-09 et 2013-17 et crise en 2009 exigeant une politique de relance en 2010-11) peuvent ponctuellement l'expliquer. Au demeurant,ce cycle politico-économique garde logiquement une forme générale de cycle de droite, chose en effet logique avec l à la tête du pouvoir une chancelière CDU-CSU.

 

 

C.G. 7 janvier 2017

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22 décembre 2016 4 22 /12 /décembre /2016 14:05
Bourse du Luxembourg : une opportunité à partir de 2017 ?
Bourse du Luxembourg : une opportunité à partir de 2017 ?

Nous avons déjà souligné par le passé la régularité du cycle électoral au Luxembourg, Ce cycle législatif est de cinq années. C'est surtout son début, systématiquement déclinant ainsi que le marque les flèches oranges et la fin, systématiquement haussier comme le marque les flèches  vertes qui sont d'une grande régularité. Comme souvent les cycles de 5 années, ils s'étirent en longueur et on un milieu de mandat plus incertains. Ce cycle est bien sur pas d'une régularité absolue, les mandatures terminées en 2009 et 1979 le démontre.

Cependant le différentiel par rapport aux statistiques du reste de l'Europe en fait tout de même un cycle assez intéressant.Facile a mettre en évidence en matière de production industrielle, on peut également le percevoir , pour le différentiel boursier par rapport à l'Europe.

Bourse du Luxembourg : une opportunité à partir de 2017 ?

La régularité boursière que l'on peut observer à l'aide du nouvel indice introduit en 1999, est moindre qu'en matière industrielle, peut-être perturbé par les amples mouvements des valeurs banquères, mais elle existe tout de même.

On Voit que depuis juin 2014, dates des précédantes échéances électorales, l'indice est ) la baisse, en différentiel par rapport à l'Europe, et pourrait donc présenté des opportunité intéressantes dans les années à venir.

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14 décembre 2016 3 14 /12 /décembre /2016 16:33
Prévision du Dow-jones à 22 mois

Toujours à la recherche d'indicateur avancé de long terme, nous en présentons un obtenu en faisant le négatif des évolutions françaises et japonaises. Testés sur 20 ans les résultats ne sont pas mauvais pour un indicateur avancé à 22 mois, puisque le coefficient de corrélation est de 0.57.

On peut bien sur s'interroger sur ce qui relève du hasard, ou du caractère particulier des bourses française et japonaise par rapport au cycle américain. Les prévisions pour la période 1985-95 étant de moins bonnes qualité avec un coefficient de corrélation de 0.28.

On constatera cependant qu'il confirme le creux de début 2017 anticipé par notre autre modèle testé lui sur une plus ample période (1927-2016)

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9 décembre 2016 5 09 /12 /décembre /2016 16:32
Prévisions boursière à 18 mois 1927-2018

Nous présentons des prévisions à 18 mois de la bourse de New-York.

Comme toujours, nous ne recherchons pas un indicateur qui est brillé sur une courte période historique, dix ou vingt ans, mais qui est fait ses preuves sur près d'un sciécle.

Ainsi avons nous testé notre indicateur constitué de données financières et d'emplois de 1927 à 2018. Bien sur, si les résultats avaient été particulièrement mauvais pour les dernières décennies nous ne l'aurions pas retenus, considérant qu'il n'était plus appétant pour la régulation actuelle, mais point n'est le cas. La dernière période où ces capacité prédictives ont été mises en défaut à été le tout début des années 2000, depuis 2003 il présente un coefficient de corrélation avec les évolutions effectives de 0.46. Historiquement on est entre 0.20 et 0.35 selon les périodes.

On constatera que pour le début de l'année 2017 il n'est guère optimiste, les choses s'arrangerait en fin d'année.....Il resterait à modéliser l'impact d'évolution de Court terme, ces évolutions de long terme ne sont que des sous - jacents....

Prévisions boursière à 18 mois 1927-2018
Prévisions boursière à 18 mois 1927-2018
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