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13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 07:46

Aubry- hollande : gagner par l’abstention.

 

 

 

Depuis 1981, les élections se gagnent grâce à l’abstention qui règne dans le camp d’en face.

Oublierait-on que François Mitterrand fût élu avec moins de voix en 1981 qu’il ne fût battu en 1974 ? Les électeurs de droite étaient déçus par Giscard, accusé d’avoir fait une politique de gauche, et le centre n’avait plus peur d’une gauche où le PC était amoindri à 15 %.

Il en fût de même en 1988 ou une partie du centre fût séduit par le recentrage de Mitterrand en même temps qu’il pensait Chirac otage d’un FN à 15 %.

En 95, les électeurs PS étaient désorientés par l’échec des socialistes face au chômage et la ‘pluie’ de scandales, Chirac apparaissait ‘calmé’.

En 2002, même désenchantement à gauche et surtout division après 5 année de ‘Gauche plurielle’, quand Chirac était gagné par l’onction de la ‘présidentialisation’ que confèrent 7 années de présidence……notamment 5 comme président de cohabitation.

En 2007, les électeurs de PS avaient du mal à croire dans Royale qui se trouva bien seul pour faire campagne quand l’électorat de droite était mobilisé auprès d’un candidat qui incarnait curieusement après 5 années de droite ‘la rupture’.

C’est peu dire que pour gagner une élection, s’il importe  de mobiliser ses électeurs, il importe surtout de s’assurer de la démobilisation du camp d’en face. Il faut donc être rassurant. Les propos assez ‘lissés’ de part et d’autre hier soir, relevaient donc de la gymnastique ou de la contorsion difficile, afin d’essayer de capter les électeurs de Montebourg, sans effrayer demain, ce qui remobiliserait l’électorat de la droite face à l’irresponsabilité d’une gauche radicale.

Jouer le premier tour à gauche, pour éviter de renouveler le cas Jospin de 2002, et le second tour à droite, pour capter l’électeur médian…..les candidats socialistes n’en n’ont pas fini avec leurs actes de tortures…ou de contorsions…

 

 

Christian Guy –  octobre 2011

 

 

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2 octobre 2011 7 02 /10 /octobre /2011 12:32

Bourse :

 Quand les bulles naissent….et éclatent…..

 

 

 

                  

 

               Savoir prévoir leur constitution….et la date de leur éclatement … à l’aide du ‘cycle électoral’

 

 

         A force d’avoir ‘le nez sur le guidon’, on finit par oublier les origines de cette crise : la formation de bulles mobilière et immobilière dans les années 2005-2007.

       Une bulle est par définition un déphasage entre ‘une exubérance irrationnelle’ des marchés et l’évolution de la sphère réelle.

       La bourse étant un indicateur avancé des évolutions de la sphère productive , il est intéressant de retracer son évolution par rapport à l’indice de la production industrielle à 1 trimestre (1921-1948) ou du PIB à 2 trimestres ( 1949 à 2011) qu’elle est censée anticiper, afin d’analyser ces périodes d’excroissance.

 

 

 

bulle 1

 

 

 

bulle 2

 

 

 bulle 3

 

       Nous observons que les 30 dernières années ont vu systématiquement la constitution de bulles lors des mandats de reconductions. Dans le cadre de l’analyse du cycle électoral, on insiste sur le fait que les premiers mandats ont des débuts financièrement difficiles, soit que les difficultés expliquent l’arrivée au pouvoir d’un président démocrate (B. Clinton 93, B. Obama 2009), soit que le ralentissement de l’activité soit causé par la mise en œuvre de politiques restrictives par des républicains (R. Reagan 1981, G. Bush junior 2001).

      Par contre, les mandats de reconduction se déroulent dans une situation plus euphorique….en l’absence de bonnes situations, il n’y aurait précisément pas eu de reconduction !  C’est à ce moment que le déphasage risque de se réaliser…ce qui fût le cas  en 1985 – 87 (reconduction de R. Reagan),  1997 – 98 (reconduction de B.  Clinton),   (2005 – 2007 reconduction de G. Bush junior) et dans une certaine mesure lors de la reconduction d’une présidence républicaine avec l’élection de G. Bush senior (1989 – 90). Chacune de ces reconductions se termina par l’éclatement d’une bulle lors des 2 ème (1990, 1998) et 3 ème année (1987, 2007).

       Pour l’éclatement de la bulle Internet , nous observons  que la résorption du déphasage entre sphère financière et sphère réelle ne remonte pas à 2000,  mais à l’automne 1998, car le PIB ne faiblit qu’au début de l’année 2000.

       A coté de ces ‘bulles majeurs’ des mandats de reconductions, phénomène également observé en 1929, existent des ‘bulles mineurs’ liées à la sur réaction boursière lors des reprises de 3 ème année. Signalées d’une flèche rouge, elles sont beaucoup plus nombreuses, systématiques…et se corrigent plus rapidement. Dans des cas exceptionnels, il peut arriver que l’intensité d’une reprise de la sphère réelle, lorsqu’elle est extrême, soit au contraire sous évaluée, on le discerne avec le boom coréen de 1951.

     Après les bulles majeurs de reconduction et mineurs de 3 ème année, évoquons les ‘bulles d’alternances démocrates’…liées à un reprise de l’optimisme, lorsque les démocrates arrivent au pouvoir dans une situation critique. On les discerne historiquement en 1933 et plus encore en 2009.  faible en 1961, elle jouera même en 1977 en sens inverse. La reprise était déjà à l’œuvre depuis fin 1975, de plus l’arrivée d’un président démocrate faisait sans doute craindre la poursuite de l’inflation.

 

 

 

 

                        Christian Guy – octobre 2011

 

 

 

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28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 19:22

Une méthode de prévision de la bourse moyennement fiable, mais assez stable historiquement 

 

 

       Nous présentons des prévisions boursières à 1 an, et même plus précisément à 5 trimestres d’avance à l’aide des cours retardées.

       La méthode est très simple : nous inversons les évolutions constatées 5, 6 et 7 trimestres auparavant. Dans une étude suivante, nous soulignerons que cette technique est particulièrement efficace pour les fins de mandatures présidentielles américaines, la bourse évoluant alors en réaction, ou plus précisément en réaction, avec les évolutions de mi mandat.

      Parfois les évolutions effectives divergent assez fortement de celles prévues, souvent plus en niveau qu’en tendance. Mais ces divergences sont instructives : elles marquent souvent l’apparition d’une bulle dont nous avons par ailleurs souligné l’existence fréquente en second mandat , comme en 1986-87, 1997-00, 2005-07…qui ne peut que crever tôt ou tard.

     Inversement la divergence se réalise parfois à la baisse du fait de l’impact particulier de chocs pétrolier, de guerre ….et des traditionnel crise de mi mandat que nous avons là encore longuement évoqué par ailleurs.

     On observera que l’indicateur avancé à 5 trimestres avait prévu la baisse actuelle….et qu’après un rebond technique, il n’est pas optimiste d’ici au 2 ème trimestre 2012.

 

 histoire 52 12

 

 

histoire 52 80

  

 

histoire 22 -52

 

         Au total cette méthode apparaît moyennement fiable, mais son atout est sa stabilité historique, car même en remontant près d'un siècle en arrière on obtient encore des prévisions de moyen terme intéressantes.

 

 

                               Christian Guy – Septembre 2011

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20 septembre 2011 2 20 /09 /septembre /2011 08:56

L’immigration :

 fantasme politique, réalité économique

 

 

 

 

 

    Thèse :

 

          Le thème de l’immigration est pour l’opinion publique bien plus au coeur de la politique que de l’économie. L’impression générale est que sa maîtrise ou son acceptation relève de mesures politiques, or notre étude montre que les variables économiques l’expliquent beaucoup mieux.

      Certes lorsqu’elle arrive au pouvoir, la droite procède à une réduction des flux migratoires, une politique plus favorable à ceux-ci s’observe inversement lors des alternances de gauche.

    Mais à long terme, lorsqu’on prend en compte les mandats de reconduction,  les différences s’inversent !  C’est sous la droite que l’immigration est la plus forte  car la droite est généralement reconduite au pouvoir en période de prospérité.

    Les seules données politiques ayant quelques influences sont internationales : l’immigration est plus forte lorsque la droite est présente au États-Unis…mais là encore n’est-ce pas du fait qu’elle est au pouvoir en période de prospérité.

     Les variables économiques ont un impact statistique beaucoup plus prononcé, et montrent que l’immigration augmente une fois qu’une reprise est bien avancée, et qu'après le recul du chômage elle tend même à devenir inflationniste à mesure que l’on butte sur une pénurie de main d’œuvre…

     Les vagues migratoires deviennent alors fortes alors même que la conjoncture commence à se retourner…Ce décalage entre croissance et immigration peut montrer l’intérêt économique de l’immigration, éviter que la pénurie de main d’oeuvre accentue le caractère inflationniste d’une croissance en fin de cycle, mais peut également expliquer les tensions sociopolitiques : les vagues migratoires sont au plus haut alors même que la conjoncture économique commence à se dégrader.

 

 

          Argumentation

 

 

    L’impact des variables économiques.

 

        Le sujet prêtant à polémique, nous précisons que nous utilisons les données présentes sur le site eurostat pour 16 pays européens de 1990 à 2010 compris, sauf pour la France ou curieusement le champ chronologique ne débute qu’en 1998.

      L’immigration apparaît comme une donnée ayant un certain retard par rapport au cycle de croissance. C’est en effet avec le PIB retardé de deux ans qu’elle est le plus fortement corrélée. Elle est également corrélée positivement avec l’inflation immédiate, là encore symptôme de la fin d’un cycle de croissance : celle-ci commence à devenir inflationniste. Ce phénomène nous est confirmé par la corrélation inverse de l’immigration avec la croissance du chômage retardée de deux ans : c’est lorsque le vivier de travailleurs nationaux commence à se tarir que les vagues d’immigrations arrivent. Il faut également prendre en compte le décalage temporel pour que l’information circule quand au besoin de main d’œuvre…tant du coté des autorités patronales, politiques que des immigrés eux-mêmes.

 

     

       L'impact des variables politiques

 

     Globalement, c’est donc avant tout sous la droite que l’immigration est la plus forte…la couleur politique au pouvoir aux Etats-unis comptant plus que celle du pays ! Il s’agit clairement d’un effet de structure, la droite étant au pouvoir, surtout lors des reconductions, en période de prospérité.

    Par contre, lors des alternances de droite (lorsqu’elle arrive au pouvoir, variables DA ) un coup de frein à l’immigration est donné…mais n’est-ce pas aussi en partie parce qu’elle commence ses mandats d’alternance par un coup de frein sur la croissance économique ?

     Inversement, si la gauche se montre favorable à l’immigration lors de ses alternances ( variables GA ), la première année ( GA1) reste marquée d’une corrélation négative, la gauche arrivant généralement au pouvoir en période de crise.

 

    Soulignons que les coefficients de corrélations attachées à des variables politiques sont nettement plus faibles que ceux illustrant les évolutions économiques, des coefficients inférieurs à 0.05 pouvant même être considérés comme non significatifs.   

 

     

        Conclusion

 

 

      L’immigration apparaît bien comme un fantasme politique et une réalité économique : qu’elle y soit hostiles ou favorables, droite et gauche ont avant tout les flux migratoires de leur situation économique !

 

 

                     

                                   Annexes statitiques

 

 

 

                          Tableau 1 : corrélations économiques

  

immgr eco 2-copie-1

 

 

 

 

                           Tableau 2 : corrélations politiques

 

  immigr po 3

 

 

                                 Chritian Guy - septembre 2011

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19 septembre 2011 1 19 /09 /septembre /2011 10:43

 

Endettement des Peuples, endettement des Etats : deux faces d’un même problème.

 

      Les crises des dettes publiques et privées risquent de devenir récurentes sans un partage équilibré de la valeur ajoutée.

 

 

     Résumé

  

      L'épuisement des gains de productivité à partir de la fin des années 60 et le partage déséquilibré de la valeur ajoutée qui suivit, explique à long terme le recours à l'endettement privé dans le modéle anglo-saxon et celui à l'endettement publique dans le modèle rhénan.

     Aujourd'hui la panique porte sur l'endettement public , demain peut-être sera-ce au sujet de l'endettement privé....tant qu'on aura pas trouvé un compromis équilibré dans le partage de la valeur ajoutée, les problèmes subsiteront...les déséquilibres macro économiques ne sont que le reflet des déséquilibres dans l'entreprise .

 

 

 

       On pourrait opposer schématiquement le modèle Anglo-saxon,  où l’insuffisance de pouvoir d’achat est compensée par un endettement privé, au modèle Rhénan, où c’est l’Etat qui  recoure à l’endettement, distribuant du pouvoir d’achat via les prestations sociales.

       On peut également avoir une lecture plus politique opposant la gauche recourant à l’endettement publique par le gonflement des prestations, quoique la droite ait beaucoup oeuvré depuis Reagan pour le gonflement des déficits via les baisses d’impôts, à la droite où les politiques salariales restrictives incitent à l’endettement privé…mais là encore le développement outrancier du crédit à la consommation n’est pas l’apanage d’un bord politique exclusif.

        Actuellement c’est l’endettement public qui est sous les feux des projecteurs, alors que normalement un endettement est apprécié relativement aux actifs. Le patrimoine des Etats n’est pas mince….mais il est vrai difficilement mobilisable, la vente du Parthénon n’est pas encore à l’ordre du jour….

       Si on consolidait l’endettement des Etats du modèle rhénan par la situation des ménages, notamment en France, ces nations apparaîtraient comme des modèles de vertu comparativement à celles du modèle anglo-saxon….mais la bourse à ses modes…un nouvel aspect de l’irrationalité des marchés.

      Si les deux modèles ont toujours eu leur pêché mignon, ou leur déficit mignon, tendanciellement l’accentuation de ces déséquilibres remonte à  3 décennies.

      Le ralentissement des gains de productivités à la fin des années 60 à fait émerger des tensions dans le partage de ceux-ci, plus communément perçus au travers du partage de la valeur ajoutée. Après un période (années 70) de règlement de cette tension par un partage inflationniste en faveur des salariés, on est passé depuis les années 80 à une période déflationniste (chômage de masse) de partage en faveur des entreprises.

      Comment régler cette insuffisance d’injection de pouvoir d’achat : chaque modèle a trouvé sa réponse, l’un dans l’endettement privé, l’autre dans l’endettement public.

       Si on parvient à régler dans les prochains mois le problème de l’endettement des Etats, peut-être que dans x années la vedette passera à l’endettement privé….

       Endettement privé et endettement public sont donc les deux faces d'un même problème.  Tant qu’on aura pas traité le problème à la racine, l’incapacité à trouver un nouveau compromis équilibré dans le partage de gains de la croissance, comme fût le compromis ‘fordo-keynésien’ des trente glorieuses, on continuera à aller de crises boursières en récessions et périodes de croissance anémiées, ponctuées de paniques fondées sur l’endettement publique ou l’endettement privé.

 

              Et si on pensait au modèle nordique pour éviter que ces déséquilibres dans les entreprises ne se transforment en déséquilibre macro-économiques ?

 

                                             Christian Guy - septembre 2011

 

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16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 11:10

 

obligations ou actions ?  

Transfert de la flexibilité, transfert du risque financier

 

   

 

 

       Il y a encore quelques années, les bonds du trésor étaient considérés comme le placement type du bon père de famillece sont dans les semaines présentes, le placement qui semble le plus risqué…curieux retournement de l’histoire…comment en est-on arrivé là ?

        Beaucoup de raisons certainement, mais le transfert de la flexibilité a joué son rôle.

        Les mécanismes d’une économie régulée et de l’Etat-providence faisaient que jusque dans les années 70, en période de crise, c’était l’actionnaire qui supportait le poids des récessions, de toutes façons moins accusées. Le compromis fordo-keynésien épargnait les salariés de ce poids…puis des bénéfices de la reprise (théorie du contrat implicite).

        A partir des années 80, la flexibilité est transférée en partie aux salariés (multiplication des CDD, théories des in siders et out siders). On fait le surprenant constat de grandes entreprises présentant comme pour le premier semestre 2011 des résultats flatteurs en période de ralentissement. Le down-sizing permet de faire reporter le poids des ajustements sur les salariés, ou tout au moins à une certaine partie de celui-ci (théorie de la segmentation). La pression du chômage sur les salaires devient même l’allier d’un capitalisme managérial à courte vue. C’est à l’Etat de supporter la souffrance sociale ainsi générée, et donc de voir exploser ses budgets…le mécanisme de l’inversion est lancée…l’action devient rentable même au creux de la récession, quand les risques de la dette souveraine apparaissent de plus en plus évidents.

 

 

                             Christian Guy - septembre 2011

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15 septembre 2011 4 15 /09 /septembre /2011 08:20

 La plus grande erreur

de Nicolas Sarkozy

 

 

          Le fait de refuser de nationaliser les banques, ou tout au moins  d’entrer dans leurs conseils d’administration, a été sans doute la plus grande erreur économique du quinquennat de Nicolas Sarkozy.

      Elle résulte sans doute d’un a priori idéologique libéral, un peu en porte à faux par rapport au discours de Toulon de septembre 2008 qui semblait d’une grande lucidité sur le libéralisme ultra. Certains y  voient la conséquence de copinage, d’une distance idéologique ou amicale insuffisante de celui qui voulait réhabiliter l’argent ,par rapport aux intérêts privés.

      Ce refus de nationaliser a surtout eu pour conséquence qu’alors que le contribuable prenait le risque de prêter aux banques, qui auraient très bien pu être dans l’incapacité de rembourser, celles – ci ne prenaient aucun risque pour financer les PME, donnant à la crise tout son retentissement négatif en terme d’emploi. Les banques utilisèrent leur santé retrouvée à relancer le financement immobilier, moins risqué, relançant par la même occasion la bulle immobilière....

 

     Rappelons  que la mise en faillite de Lehman brothers avait  soit disant comme objectif pédagogique de démontrer aux banques qu’on ne les rattraperait pas de tous leurs errements…. La seule démonstration qui fût finalement faîte compte tenu de la tempête qu’a déclenché cette faillite a été le célèbre ‘to big to fall’……Elles en sont sortie avec la certitude de leur impunité… qu’un prêt sans contre - partie n’a fait que renforcer…la nationalisation - sanction aurait été une leçon  plus magistrale devant l’histoire, pas rapidement oubliée de mémoire de banquier !

 

      Le refus de nationaliser a été en tous cas une occasion ratée d’acheter à vils prix des banques, ce qui aurait rapporter aux contribuables largement plus que les 8% d’intérêts grappillés lors des prêts à ces mêmes banques…pour une fois, les responsables de la crise auraient  payé les conséquences de leurs errements ! 

     Si cette heureuse exception historique n’a pas eu lieu, pour une fois cependant, l’histoire qui n’a pas coutume de resservir les plats, semble sinon se répéter, tout au moins en cet automne 2011 bégayer…laissera-t-on à nouveau passer l’occasion ? 

      

                                   Christian Guy – septembre 2011

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12 septembre 2011 1 12 /09 /septembre /2011 06:24

Crainte d’une récession :

 la bourse peut-elle se tromper ?

 

 

                La bourse est un indicateur avancé assez fiable de la croissance à 6 mois : la corrélation entre les deux est de 0.52 sur la période 1949 / 2011.

        Cependant, si les erreurs véritables et persistantes sur plusieurs mois sont assez rares, la bourse est le royaume de la ‘sur réaction’. Ainsi la chute actuelle serait la projection amplifier d'un déclin réel de la croissance…situation assez traditionnelle en milieu de mandat présidentiel américain.

 

 

       Nos graphiques nous montre l’évolution des cours de la bourse de New- York retardés de 6 mois et celle du PIB des Etats unis.

 

  bopib 49 80

 

 

bopib 81 11

 

 

 

 

 

       Une seule véritable erreur : la sinistrose allant du printemps 2002 au début de 2003 basée sur la préparation de la seconde guerre du golfe. On peut également dénoter un retard à l’allumage en 1958, la croissance démarrant plus tôt que ne l’escomptait la bourse. Malheureusement pourrait-on dire, les autres erreurs sont très faibles, de sorte qu’on peut considérer que la sinistrose actuelle n’est pas sans fondement.

 

      Par contre on percevra sur nos graphiques la traditionnelle tendance de la bourse à la sur réaction. Dans le cadre de notre analyse privilégiant les cycles électoraux, on observera cette sur réaction lors des creux de mi mandat, pointer d’une flèche jaune. 

       Au contraire, l’euphorie trop marquée au début des mandats de reconduction , soulignée d’une flèche bleue, est souvent suivie d’un crash, assez rapidement pour les démocrates (2 ème année : 1966, 1992) plus tardivement pour les républicains (3 ou 4 ème année : 1987, 2008). Le décalage d’un an s’explique par le fait que le premier mandat des républicains étant franchement récessif, il y a plus de marge pour une reprise durable au début du second mandat .

      Les reprises de mi mandat d'alternances républicaines sont souvent trop fortes, en réaction à la baisse de conjoncture trop marquée en début de mandat.  On observe alors souvent un 'mini' crash en 4 éme année ( 1984 notamment).

 

        Les graphiques donnés en annexe  réalisent la synthèse de ces évolutions  : tous mandats confondus (15 cas de 1949 à 2008) , puis pour les seules alternances républicaines ( 4 cas ) , leurs reconductions ( 5 cas) , les alternances démocrates ( 3 cas hors Obama) , et leurs reconductions  ( 3 cas ) .

 

 

    Conclusion

 

 

        Si ce n’était le caractère exceptionnel de la crise actuelle qui peut être systémique , et non relever d’un simple ralentissement conjoncturel assez normal à mi mandat ; notre étude conclurait à la réalité du ralentissement, les erreurs de la bourse étant historiquement rares, mais aussi à une sur réaction disproportionnée.

 

 

                                  Christian Guy -  Septembre 2011

   

 

                                                                         Annexes

   

 

bopib cycle général

  

 

bopib DA

 

 

 

bopib DR

 

 

 

 bopib GA

 

 

 

 

 bopib GR

 

 

 

 

 

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9 septembre 2011 5 09 /09 /septembre /2011 15:09

 

Indicateur avancé de la croissance :

A quand le redémarrage ?

 

 

 

            Résumé              

 

 

        L'indicateur avancé d'un an du PIB qu'est l'arbitrage inflation chômage n'invite guère à l'optimisme......sans laisser cependant entrevoir  une profonde récession.

                 Au delà, la difficulté de l'administration démocrate actuelle à atteindre des niveaux de croissance plus élevés,  que l'arbitrage inflation chômage autoriserait normalement,  est un phénomène assez classique, même si cette incapacité est  actuellement assez prononcée par rapport aux précédantes alternances démocrates.

     

 

 

        

 

       1 ) La croissance potentielle à travers l’arbitrage  inflation / chômage

 

 

        Tout comme nous l’avons fait pour les cours de la bourse, nous présentons un indicateur avancé basé sur l’arbitrage inflation / chômage,

         En effet, la croissance repart quand l’inflation a déjà été maîtrisée alors que le chômage, vestige de la précédente récession, est encore au plus haut. Inversement un chômage faible et une inflation élevée sont les signes avant coureur d’une croissance qui s’essouffle.

       Cet indicateur s’obtient en soustrayant au taux de chômage le taux d’inflation en glissement annuel. Le degré d’avance pour les cours de la bourse était de 6 mois. Les marchés financiers étant eux même en avance de 6 mois sur les évolutions du PIB , on ne sera pas surpris d’obtenir à présent avec ce même indicateur un horizon d’un an , ce qui est particulièrement intéressant.

      On n’est pas loin de l’idée de la notion de ‘croissance potentielle’ définie par l’OCDE, mais ici notre indicateur est plus politico-économique, et plus rudimentaire dans sa conception ….ce qui n’empêche pas de bonnes capacités prédictives.

 

     Les deux graphiques suivants soulignet la bonne corrélation de cet indicateur avancé par rapport au PIB.

 

 

Indi pib histo 1

 

 indic pib histo 2-copie-1

 Pour des raisons de présentation , l'indicateur avancé a été multiplié par 1.72, ce qui ne modifie en rien son coefficient de corrélation

 

 

     Le coefficient de corrélation obtenu est de 0.49 pour l’ensemble de la période 1949 -2011, ce qui peu être qualifié d’assez bon pour une prévision à un an.

 

 

 

 

       2 ) Des capacités prédictives qui augmentent avec l’élévation de l’inflation et du chômage

 

  

      Le tableau suivant nous montre que c’est sous la droite et en milieu de mandat que les meilleures prévisions sont obtenues, car un intense arbitrage inflation – chômage est alors à l’œuvre.

       Inversement les périodes de relative stabilité, c'est-à-dire les premières et dernières années, ou historiquement les mandats de B. Clinton, laissent apparaître des capacités prédictives plus modestes. Elles ont été de 2009 au début 2011 trés bonne sous B. Obama.

 

  indi pib corrélation noir

 

 

 

 

     3) Un arbitrage qui évolue durant le mandat

 

    

       Le graphique suivant nous présente le cycle électoral de cet indicateur conjoncturel à 1 an sur 15 mandats (1949 -2008) .

 

 indi cycle pib mardi

 

 

 

      On observe que la conjoncture est en dessous de ses possibilités en milieu de mandat, c’est la purge post électorale. La croissance est au contraire ‘boostée’ en fin de mandat, élections obligent…

     Cette poussée au-delà de ‘la croissance potentiellement’ autorisée par l’arbitrage inflation chômage est assez générale avant les élections, mais sur l’ensemble du mandat, elle dépend de la conjoncture politique ainsi que le présenteront les graphiques données en annexe.

       On y observera que la gauche lors des alternances peine à atteindre les possibilités de long terme, ce qui ne sera fait qu'en fin de mandat. Le shéma est inverse lors de l'arrivée de la droite au pouvoir : celle-ci  par ses politiques restrictives met un terme  à une croissance dépassant ses possibilité lors de sa première année de mandature. Les débuts de reconductions, qu'il s'agisse de la droite ou de la gauche , vont au contraire au delà des possibilité de long terme. 

 

 

     Quel scénario pour les mois à venir ?

 

 

      Présentons maintenant à l’aide du même indicateur avancé des projections pour la production industrielle, cet indicateur présentant l’avantage d’être calculé mensuellement, alors que le PIB ne l’est que trimestriellement…cela nous permettrad'établir des prévisions plus fines pour l’avenir.

 

 

  indi industielle

                 Pour des raisons de présentations l'indicateurs à été multiplié par 2.18 ce qui ne modifie en rien son coefficient de corrélation

 

     

    Sur la période 2007 -2011,  la corrélation est de 0.63, ce qui est assez satisfaisant.  Si ce n’étaient les doutes sur la solvabilité des Etats, l’arbitrage inflation chômage aurait autoriser un regain de croissance cet automne…le début 2012 incitant moins à l’optimisme…

      

      Conclusion

 

     Deux conclusions peuvent être apportés au terme de notre étude :

     - Le redémarrage tant espéré risque de ne pas être présent avant plusieurs mois, sans qu'on puisse pour autant augurer d'un risque de cassure.

    - sur le plan théorique, les politiques expansionnistes dont la gauche et sensée faire preuve en début de mandat et la droite à la fin, sont fortement à modérer : l'une comme l'autre sont à ces moments précis en dessous de ce que l'équilibre inflation - chômage autorise. En quelque sorte, la gauche peine à rallumer la machine pendant l'essentiel de ses premiers mandats, c'est d'actualité..., et la droite ne renouera avec des politques expansionnistes que lors d'une seconde mandature.

      

 

 

 

                                                           Christian Guy -  Septembre 2011

                                                          Docteur en sciences économiques

                                                               Agrégé de sciences sociales

 

 

 

                                              Annexes

 

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8 septembre 2011 4 08 /09 /septembre /2011 00:00

 

Dette : Les responsabilités de la BCE.

 

 

       La responsabilité de la BCE dans la crise de la dette apparaît double :

 

   A court terme 

 

        Si le niveau de l’endettement a particulièrement augmenté depuis 3 ans, c’est parce que la politique budgétaire expansionniste était la seule véritable arme utilisée de ce coté ci de l’atlantique quand d’autres utilisaient également à plein l’arme monétaire avec des taux d’intérêt et de change bas. Certes, cela n’a pas constitué la recette miracle pour une reprise durable de l’activité, il y avait le précédent nippon, mais outre qu'en 2010 les Etats-unis ont tout de même obtenu une croissance plus élevée que dans l’Euroland, cela revenait au moins à ne pas laisser le poids quasi entier de la relance sur la dette et les générations futures.    

      L’ arbitrage , conscient ou par maladresse,  de la BCE aura été de préférer soumettre le monde en 2011 à une crise de la dette publique, après celle de la dette privée en 2008, plutôt que d’enregistrer une inflation à 3%....qui aurait érodé le stock des dettes de plus. Que la BCE ait continué à vivre dans la hantise de l’inflation avec un PIB négatif restera de sa responsabilité devant l’histoire.

 

      

        A long terme

 

       La politique monétaire durablement restrictive depuis les années 80 explique en partie, la faiblesse de la croissance qui mine les finances publiques par un effet de ciseaux (baisse des recettes fiscales, hausse des besoins sociaux ). Là encore, les facteurs sont multiples tant pour la faiblesse de la croissance (insuffisance de la recherche, de la flexibilité…) que pour la persistance de déficits primaires (électoralisme budgétaire)  et ne relèvent donc pas de la seule responsabilité des getionnaires européens successifs. Mais celle-ci existe tout de même avec des taux d’intérêt réels durablement supérieurs à ceux d’autres zones.

 

 

      En quelque sorte, une institution qui donneuse de leçons sur les rigidités sociales s’est toujours montrée très rigide dans l’utilisation de l’arme monétaire…

 

                                      Christian Guy -  Septembre 2011

 

 

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