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14 janvier 2012 6 14 /01 /janvier /2012 12:51

            Janvier 2012 : avant la perte des 3 A , tout commençait si bien.

 

 

        Le mois de janvier 2012 était né sous d'assez bons présages. Le mois de janvier de la 4 ème année d’une mandature présidentielle américaine est traditionnellement positif : il annonce la reprise préélectorale.

 

         Ce mois, comme celui de juillet, est relativement facile à prévoir, car il s’inscrit en réaction face à des situations antérieures. Plus la situation aura été critique entre le 22 ème et le 34 ème mois précédent, globalement les 2 ème et  3 ème année de mandature, plus les espoirs de reprises sont importants.

        Le graphique suivant nous présente les résultats d’une régression multiple visant à expliquer l’évolution boursière du dow jones industriel en fonction de ses données retardées pour les 4 ème année de mandature. 

  

jax 2012 

       On obtient un bon acarctère explicatif avec un coefficient de corrélation de 0.9. La projection donne une progression mensuelle de +0.65 pour janvier 2012. Ce chiffre peut être pour certains décevant. Il s’explique par les bonnes performances boursières de 2010, qui altèrent les capacités de rebondissement en 2012.

 

      Pour tester les capacités prédictives de notre modèle, nous effectuons une régression sur une période limitée allant de 1928 à 1984 afin de prévoir les mois de janvier des années 1988, 1992,1996, 2000, 2004, 2008.

 

 

jax 48 84 

 

       Nous obtenons un coefficient de corrélation de 0.66 pour les prévisions, ce qui atteste de capacités prédictives  correctes pour ce modèle politico-économique.

 

 

                             Christian  Guy – janvier 2012  

 

           Annexes : tableau des régressions linéaires multiples

 

 

                             Tableau de la régression 1928 - 2008

 

 

 

jar tab 1 

 

                               Tableau de la régression 1928 - 1984

 

 jar tab 2

 

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9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 10:04

2 indicateurs avancés pour la bourse en 2013

 

 

 

 

           Nous avons dans l'étude précédent souligné la forte corrélation qui existe entre l’évolution de la bourse en janvier de la 4 ème année de mandat présidentiel américain (année de l’élection) et celle de la bourse. Le graphique suivant souligne cette forte  corrélation entre l’évolution boursière mensuelle des mois de janvier de 4 ème année et celle des 11 mois restants, évolution que l'on peut observer depuis 1932.

 

 

jav -11 

 

         Deux indicateurs valant mieux qu’un, on peut également se baser sur l’évolution boursière de la 2 ème année. On sait que dans le cadre du cycle électoral américain, une purge (politique restrictive) caractérise souvent la 2 ème année. Plus celle-ci est sévère plus les marges de reprise sont élevées pour la 2 ème année. Inversement, cas de 2010, une reprise la 2 ème année peut constituer un signe inquiétant pour la 4 ème. Le graphique suivant présente ces corrélations assez élevées depuis 1948.

 

 

jav -24 

 

        Nous avons chaque fois effectué une régression sur les années électorales antérieures à 1988 et effectué des projections à l’aide  de ces 2 modèles pour les 6 années électorales suivantes. Les régressions sont données en annexe. On observera la bonne qualité des prévisions ainsi obtenues, le coefficient de corrélation entre prévisions et évolutions effectives étant cependant meilleures pour les prévisions effectuées à l’aide du mois de janvier (0.744) que de la 2 ème année (0.447).

 

 

       Les erreurs sont donc moins marquées pour le modèle établi sur les projections à partir du mois de janvier. On a par exemple en 1988 une parfaite prévision, mais il existe des cas comme en 1996 ou c’est la projection établie à partir de la seconde année qui donne les meilleurs résultats. C'est ce que montre le graphique suivant .

 

 

jav erreur

 

       

        On peut établir une moyenne de ces prévisions, ce qui réduit les risques d’erreur pour une année, sans augmenter la qualité globale des prévisions, le coefficient de corrélation restant de 0.735. C’est cette synthèse des prévisions que représente le graphique suivant.

 

  

jav synt 2

 

 

        Ce qui est le plus intéressant dans la confrontation des 2 projections, c’est d’en établir les différences, car plus elles divergent et plus le risque d’erreur augmente. C’est ce qu’établit le graphique suivant.

 

 jav dif errer

 

                        

 

                    Annexes : tables des régressions

 

         Régression du modèle sur la base de la seconde année

  jav tab -24

 

          Régression du modèle sur la base du mois de janvier.

 

jav tab -11 

 

                                 Christian Guy – janvier 2012

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 12:12

 

Bourse : le mois de janvier permet-il vraiment de prévoir la performance de l’année ?

 

 

     Parmi les à priori boursiers, il en existe un qui à la peau dur : l’idée selon laquelle les performances de janvier permettraient de prévoir celle de l’année. Comme toutes les idées reçues, il n’y a pas de fumée sans feu….mais elle comporte des exceptions…prévisibles.

 

 

 

1) Il existe bien une relation entre les performances boursières de janvier et celle de l’année.

 

 

 

jar histo 1

 

jar histo 2

 

 

 

      Les deux graphiques précédents permettent de s’en convaincre, la relation entre performance du mois de janvier et de l’année ( en glissement annuel pour le mois de décembre ) existe s’agissant de la bourse de New York, laissant apparaître un coefficient de corrélation 0.33 de 1928 à 2011 et même de 0.48 de 1945 à 2011.

      Lorsqu’il existe un retournement en cours d’année comme en 1973, 1982, 1987 ou 2003, les capacités prédictives sont altérées. La chute de 2008 fût particulièrement bien annoncée par son mois de janvier, par contre la stagnation boursière de l’année 2011 outre-atlantique fût mal prévue ainsi.

 

 

2) le mois de janvier permet de prévoir les performances des 1 ères et 4 èmes années, celles des 2 éme et 3ème sont prévues à l’aide des mois d’avril et mai.

 

       Mais les capacités prédictives du mois de janvier ne sont pas d’égale ampleur. Elles sont fortes pour les premières et dernières années d’un mandat présidentiel  américain, inexistantes pour celles de milieu de mandat. C’est ce que nous montre le tableau suivant.

 

 

Tableau : coefficients de corrélation obtenus par les prévisions selon les  les mois utilisés.

ja correl 2

 

 

      Elles sont à ce point faibles pour les 2 èmes et 3 èmes années, qu’il est nécessaire de choisir pour elles d’autres ‘mois prédicteurs’,

malheureusement plus avancés dans l’année que sont respectivement les mois d’avril et mai. Les graphiques suivants permettent d’apprécier la qualité des prévisions ainsi obtenues, particulièrement conséquentes pour la quatrième année, satisfaisantes pour les 2 èmes et 3 èmes années après correction.

 

jar 1 ére 

 

 jar 2 éme

 

 ja 2 rectif

 

ja 3 em

 

 

ja 3 rectif

 

 ja 4 eme ann

 

 

 

3)Explications.

 

 

     Les 2 émes et 3 émes années sont des années de retournement. Les États-Unis entrent généralement en récession durant la 2 ème année et en sortent en 3 ème, le schéma étant inverse pour les alternances démocrates (2009/2013). Ces changements en cours d’année enlèvent les capacités prédictives de janvier. Inversement, les 2 extrémités de mandat étant plus neutres, elles suivent le flux des années immédiatement antérieures et sont assez stables, janvier possède alors de meilleures capacités prédictives.

 

      Le graphique suivant permet d’observer que la 4 éme année est assez mal prévue par les mois de printemps. Par contre, les mois de juin et juillet sont toutes années de mandat confondues généralement d’assez bons prédicteurs…mais n’est-ce pas déjà un peu tard ?

 

 

ja cycle graph

 

 

Conclusion.

 

     2012 étant une  quatrième année de mandat présidentiel américain, nous pouvons nous considérer comme chanceux, car c’est l’année la mieux prévue par son mois de janvier.

     Cependant,  pour une quatrième année comme 2012, nous pouvons porter attention non seulement ou mois de janvier, mais également plus secondairement au mois passé de décembre et à celui à venir de février. Alors, les régressions effectuées sur les cas historiques font monter les capacités prédictives du modèle à 0.85 ….

 

 

Annexes :  Capacités prédictives des différents mois selon l'année du mandat

 

  

ja par mois 

 

                              Christian Guy – janvier 2012

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31 décembre 2011 6 31 /12 /décembre /2011 08:17

Arbitrage boursier entre la France et le Royaume-Uni : l’avantage pourrait revenir à la France à partir de 2013

 

 

 

 

 

         L’année 2011 a été moins mauvaise pour la place de Londres que pour celles de Paris….cela a peut-être été une surprise pour certains…mais pas pour les ‘tenants’ du cycle électoral qui peuvent à l’aide des élections tenté de prévoir des évolutions….. ici en différentiel entre deux pays.

 

 

 

difro 52 82

 

 

 

difro 83-11

 

 

        Certes, il existe toujours une marge d’erreur, mais notre méthode testée sur plus de 60 années semblait assez claire sur l’évolution de l’année 2011.

 

        L’étude d’un différentiel boursier, est relativement fiable car elle repose sur l’introduction de 4 cycles électoraux ce qui réduit les risques d’erreurs par rapport à des prévisions réalisée à l’aide d’un seul cycle. En outre, en plus des évolutions passées du différentiel au cours des mandats français et britannique, nous ajouterons les cycles américain et allemand qui ne sont pas sans influence sur les situations britanniques et françaises.

 

 

        1) Influence des 4 cycles électoraux.

 

 

 

       Nous évaluons l’impact de chacun de ces cycles sur le différentiel boursier en glissement annuel entre la France et le Royaume-Uni. Une hausse  signifie une évolution plus positive de la place de Paris.

      Le cycle électoral de la France à longtemps été  particulier, car il existait historiquement une interférence entre le cycle législatif, le plus constant, et le cycle présidentiel. Cela se traduisait par le fait que c’est surtout le mouvement de hausse qui suit la dépression post-électorale qui est le plus caractéristique. Cependant, si à présent il existe une concomitance entre ces deux cycles,  2 autres particularités concourent à caractériser le cycle français plus par son milieu que par sa fin: le mandat de 5 ans est assez long et près de 40% des élections législatives ou présidentielles depuis 1958 ont été interrompues par des élections anticipées. Au total,  la fin du cycle les 4 et 5 ème années de mandat sont plus incertaines que dans d’autres pays.

       Le cycle britannique est de format plus classique. Il se caractérise par une reprise la 4 ème année, donc une période de baisse relative pour  la place de Paris. Rappelons une curiosité britannique : si en général les élections ont lieu par dissolution la 4 ème année, une législature va au terme de son mandat (5 ans) en cas d’incertitude sur les chances de réélection.

       Il est heureux que nous puissions introduire le cycle américain car il possède une certaine régularité par sa reprise en 3 ème année, et surtout une certaine force par son influence rapide sur les îles britanniques. La reprise économique outre atlantique impacte très rapidement notre voisin d’outre manche, ce qui se traduit par un différentiel négatif pour la France.

       Le cycle électoral à l’impact le plus fort sur notre différentiel est celui de l’Allemagne. Par la force de sa reprise de 4 ème année il stimule l’activité française.

       Les graphiques suivants présentent l’évolution du différentiel boursier selon les cycles des 2 pays directement concernés, puis selon les deux autres pays exerçant leur influence.

 

 

difro cy f ru

 

 

difro cy all us

 

 

 

         2) Historique des  influences.

 

 

        La combinaison de ces influences a été présentée dans les deux premiers graphiques . Les flèches soulignent l’influence des 4 cycles électoraux. On observe que si ceux-ci ont rarement une influence sur les évolutions de fonds, ils ont tout de même un impact conjoncturel.

        Les évolutions de fonds s’expliquent d’avantage par l’évolution du cycle mondiale, en général de 8 ans, imprimé par les récessions américaines. Elles peuvent cependant faire suite à d’autres événements tels les choc pétroliers (1973 , 1979) les guerres (golfe 91) ou les crises financières ( 2001, 2008).

       On observe une importante divergence entre nos prévisions et les évolutions réelles à la fin de ces cycles ‘Juglar’. La France et l’Allemagne sont impactés plus tardivement par la reprise. En fin de cycle, ils possèdent un différentiel assez élevé (1973-74, 1989, 2007-08) car la conjoncture se retourne déjà outre atlantique et outre manche.

 

 

 

         3) Quelles prévisions pour 2012 – 2013 ?

 

 

        Pour évaluer les capacités prédictives de notre méthode, nous calculons les cycles électoraux de 1952 à 1989 puis effectuons à l’aide de ces résultats des projections pour la période 1990 -2011.

       A part le problème des fins de cycle, nombre d’évolutions sont assez bien prévues, surtout si on considère que ces prévisions peuvent être réalisées à plusieurs années, sauf élections anticipées. A cet égard, la prise en compte de 4 pays réduit ce risque ; sauf à supposer, situation difficilement envisageable, que tous ces pays effectuent des élections anticipées en même temps… cas d’ailleurs impossible constitutionnellement outre atlantique. Ainsi, si les échéances sont respectées on peut effectuer des prévisions, avec bien sur un risque d’erreur important, jusqu’en 2016.

 

difpro sipre 90 16

 

       En prenant des statistique allant jusqu’en 2011 et non 1990, ont obtient les mêmes projections ce qui confirme la stabilité de notre méthode. Aidée par les élections allemandes, la France devrait bénéficier en 2013 d’un différentiel positif par rapport au Royaume uni, pays aidé en 2011 - 2012 par les élections américaines...quand la France est handicapée par la crise de l’Euro

 

 

difro sipre 97 14

 

 

                           Christian Guy – Décembre 2011

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26 décembre 2011 1 26 /12 /décembre /2011 09:44

 Crise de la dette en 2013 :

Existe-t-il un cycle électoral de la dette ?

 

 

Résumé

 

          Depuis une dizaine d’année les gouvernements étaient devenus 'addictes' à l’endettement pour relancer la croissance avant les élections. A plus long terme le recours à l’endettement  caractérise la gauche, une méthode qui hors période d’inflation s’est révélée dangereuse. On observe également que si lors des mandats d’alternances, souvent en période de croissance faible, la hausse de l’endettement aide à une reprises (de court terme) de la croissance; en mandat de reconduction (souvent avec une croissance plus forte) la logique est inverse :  l’endettement est la conséquence d’une faible croissance. 

 

 

 

 

        Les préoccupations actuelles sur la dette incitent à se demander si ces problème n’étaient pas en partie prévisibles, tant l’endettement publique résulte en partie de choix politiques. La théorie du cycle électoral, ou cycle politico-économique , peut alors être riche d’enseignement et de capacités prédictives.

 

Graphique 1 : cycle électoral de la dette, des taux d'intérêt de long terme , du solde budgétaire et du PIB ( 1981 -2010 ) pour 23 pays en différentiel par rapport à la zone euro.  dette logic mandat

 

      Le premier graphique nous présente l’évolution de diverses données économiques au cours d’une mandature, en général de 4 années. Ce sont les moyennes observées, en différentiel par rapport aux évolutions européennes pour 23 pays de 1981 à 2010. On perçoit la hausse de l’endettement en début de mandat, il est au summum la deuxième année puis se contracte en fin de mandat.

      Cette évolution est assez logique : l’endettement rapporté au PIB résulte à la fois de l’évolution du PIB, en baisse en deuxième année, et de celle du solde budgétaire , qui s’améliore en 3 ème année avec la reprise de fin de mandat.

 

     Les graphiques suivants permettent de visualiser les différences électorales en matière d’endettement.

 

Graphique 2 : cycle électoral de l'endettement ( opposition droite/gauche ) dette d g

 

       Le premier nous montre que contrairement à une idée reçue, ces différences ne sont pas vraiment idéologiques. Le cheminement suivit en cous de cycle électoral est le même qu’il s’agisse de la gauche ou de la droite, avec chaque fois un différentiel d’endettement au plus haut en seconde année de mandat. La gauche possède par contre un différentiel d’endettement négatif. On pourra y voir la conséquence d’une gauche plus dispendieuse.

       Le graphique 3 souligne que c’est lorsque la gauche est en mandat de reconduction (c’est-à-dire au-delà du premier mandat) qu’elle connaît les différentiels d’endettement les plus négatifs.

 

 

Graphique 3 : cycle électoral de l'endettement ( oppposition alternance / reconduction )

 

dette AR

 

      Notre étude portant sur 3 décennies depuis 1981, nous présentons l’évolution du cycle électoral de l’endettement pour les périodes 1981-1990, 1991-2000, 2001-2010.

 

 

Graphique 4 : cycle électoral de l'endettement ( en fonction des décennies )

 

dette histo

 

      La dernière décade introduit une rupture. Alors qu’auparavant le ratio endettement / PIB s’amèliorait la 4 ème année, depuis les années 2000 il est au contraire à l'occasion de l’année électorale au plus bas. C’est l’image que depuis 10 ans  la reprise préélectorale est obtenue par l’endettement alors qu’auparavant une réelle reprise de la croissance permettait de préparer les élections tout en conduisant à une baisse de l’endettement grâce à l’expansion de la croissance.

 

       Nous donnons enfin le tableau des corrélations entre l’endettement et d’autres variables économiques en fonction du cycle électoral.

 

 

Tableau des corrélations entre endettement, taux d'intérêt de long terme,solde budgétaire et PIB.  

 

 

dette tableau

 

      Tous mandats confondus (première ligne) on trouve une légère corrélation entre l'e,dettement et les taux d’intérêt et par voie de conséquence avec l’inflation. Plus l’inflation est élevée et plus les taux y compris à long terme augmentent, ce qui pèse sur le niveau d’endettement.

      D’une façon générale la corrélation est logiquement inverse avec le solde budgétaire, un déficit générant  mécaniquement une élévation de l’endettement. 

     pour les corrélation également , l’opposition droite-gauche n’est pas très riche d’enseignement. Tout juste observe-t-on une sensibilité plus forte de l’endettement aux évolutions des taux d’intérêt et d'inflation sous la gauche, car ceux-ci sont alors plus élevés

      Par contre l’opposition mandat d’alternance / de reconduction est beaucoup plus féconde que lelle droite/gauche . Les mandats d’alternances se réalisent en général dans une période difficile, car sinon la précédente majorité aurait été reconduite. La croissance est alors largement tributaire de l’endettement : un surplus d’endettement permet de financer une reprise de la croissance. On retrouve cela pour la 4 ème année de mandat, année de l’élection. Pour les premières années de mandat, tout comme lors des mandats de reconduction, corrélation et enchaînement sont inverses : l’endettement augmente quand la croissance s’affaiblie et inversement. C’est alors plus la croissance qui détermine l’endettement que l’endettement qui détermine la croissance.

 

      Conclusion.

 

 

 

      2012, année des élections risque de voir la croissance compromise par l’absence de marge de manœuvre en matière d’endettement..en cela cette année sera en droite ligne avec la décade précédente ou une corrélation positive liait ces deux variables. Pour 2013, première année du nouveau mandat, l’inflation devrait à nouveau peser sur le poids de l’endettement via les taux d’intérêt…

 

 

 

                                                                                                       Christian Guy - Décembre 2011

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13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 06:52

      Entre droite injuste et gauche non crédible, la campagne de 2012 ne va pas beaucoup innover…

 

 

 

             Depuis 2002 la majorité a creusé les déficits et la dette à coup (notamment mais pas uniquement) de baisse d’imposition pour les plus fortunés…que l’on demande ensuite à tout le monde de se serrer la ceinture pour en payer le prix peut sembler en première analyse choquant. Depuis un an,  on n’est revenu que partiellement sur ces baisses : la tranche marginale d’IRPP n’est pas revenue à son niveau originel, de même pour les droits de succession ; la première tranche d’ISF a disparu.. .

      Ces opérations de baisse resteront donc au profit de quelques-uns et à la charge de la collectivité et des générations futures. Le fait même d’être revenu partiellement sur ces mesures, alors qu’on nous expliquait qu’elles généraient un surplus fiscal, sonne comme un aveu qu’il s’agissait ni plus ni moins de cadeaux  fiscaux à une clientèle électorale et non d’une opération gagnante pour les finances publiques et donc pour l’intérêt général…on est loin du gaullisme….

 

        Dans l’autre camp, le refus de signer la règle d’or prive Hollande de la crédibilité qu’avait DSK et qui lui aurait permis de grignoter sur une partie du centre. Les tartarinades sur le refus d’entériner l’accord de Bruxelles, font penser à celle de Jospin en 1997 proclamant qu’il ne signerait pas les accords d’Amsterdam, pour dans les jours suivants son accession au pouvoir capituler en rase campagne…..ajoutons que cette façon de nuire à un accord qui manquait déjà de crédibilité pour les marchés, et donc à la parole de la France ajoute au coté aussi irresponsable que peu crédible du personnage.

 

 

 

Christian Guy – Décembre 2011

 

 

 

 

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10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 07:58

L’utilisation de l’or, de l’immobilier et de la bourse à des fins de prévisions conjoncturelles.

 

Que nous apprennent l’or, l’immobilier et la bourse

pour 2013 ?

 

 

          "Or, immobilier et bourse :  à défaut de pouvoir les prévoir, utilisons-les pour prévoir la conjoncture"  pourrait-on proclamer, car c'est bien connu, quand on ne peut combattre un ennemi, mieux vaut s'en faire un allié .

        Les ennemis du conjoncturiste, "or, immobilier et bourse, la prévision impossible" pourrait-on dire,  peuvent devenir ses meilleurs alliés pour la prévision à une ou deux années...on aura alors plus des tendances que des prévisions exactes.

 

 

         Nous présentons une méthode de prévision à moyen terme à basées sur ces 3 actifs mythiques que sont l’or, l’immobilier et la bourse. A force de tenter de les prévoir, on a oublié qu’ils constituaient de bons instruments de prévisions à moyen terme. L’horizon des prévisions peut être porté à deux ans, si le modèle anticipe des périodes de fragilité, par contre il prévoit mal lesquelles seront les plus marquées…un indicateur de moyen terme  n’est par définition qu’un indicateur de moyen terme…

        Comment expliquer cette capacité prédictive ?

Ils sont en les témoins de problèmes différents : l’or illustre la montée de l’inquiétude et de l’inflation, la bourse est un indicateur de confiance avancé, l’immobilier en est un retardé mais très cyclique, sa déprime d’une ou deux années se mue généralement en reprise à moyen terme.

 

 

 

         De bonnes capacités prédictives à moyen terme

 

 

         En procédant à des régressions de 1956 à 1992 , nous obtenons des prévisions de qualité pour la période 1993-2011 que cela soit pour le PIB, l’inflation, le chômage ou  les taux d’intérêt à court terme. Les capacités prédictives sont particulièrement élevées pour le PIB et le chômage, mais ce sont plus des périodes de plusieurs années de hausse ou de faiblesse que les accidents conjoncturels qui sont bien prévues, même si ceux-ci surviennent dans des périodes de fragilité ou basse conjoncture prévues ( 2001, 2008 ) . De plus, ces projections sont souvent meilleures dans leurs tendances, hausse ou baisse,  que dans les niveaux absolus, on le perçoit notamment pour l’inflation ou le PIB. 

 

       Point fort du modèle par contre, ces prévisions sont établies  à 1 ou 2 ans. Pour les prévisions à 1 an on peut obtenir une amélioration des capacités prédictives en introduisant des variables politiques, à 2 ans l’inconnue sur la nature de la majorité qui exercera la première année du mandat altère les capacité prédictives des variables politiques.

 

 

 

        Nous présentons ci-dessous les projections réalisées pour la période 1993-2011.Les tableaux des régressions ainsi que les représentations sont présentés en annexe.

 

 oripo pib prev glob

 

 

oripo u prev glo

 

 

uo prev glob

 

 

 

oripo inf prev glo

 

 

oripo ict prev

 

 

 

 

                Prévisions pour 2012 et 2013.

 

 

 

 

        La qualité des prévisions obtenues pour la période 1993-2011 incite à espérer qu’il en sera de même pour les deux années à venir

       Nous présentons dans le graphique suivant les prévisions.

 

 

  oripo prev tout

 

       Un synthèse rapide permet de prévoir pour le premier trimestre 2012 une situation difficile marquée par la progression du chômage et un plat dans la croissance, croissance qui semble ici surestimée dans sont niveau. L’inflation et les taux d’intérêt seraient orientés à la hausse. Le second semestre 2012 ainsi que le premier de 2013 seraient plus positifs en terme de croissance et d’emploi, avant que la situation ne se détériore à nous.

 

      La forte baisse de l’immobilier américain brouille beaucoup nos prévisions car utilisant ces statistiques avec 8 trimestre de décalage elles enregistrent les contre  - coups d’une violente crise immobilière il y a deux ans auxquels s’ajoute des cours de l’or durablement élevés…donc prudence dans l’interprétation des résultas d’une méthode qui brille plus par ses capacités de prévision à moyen terme et de variation plus que de niveau.

 

 

 

              Conclusion

 

 

         Notre modèle de moyen terme parvient mal à prévoir les accidents conjoncturels marqués, mais sur le plan théorique, le fait que les récessions (2001, 2008) surviennent à des périodes de fragilités (ou plus précisément de ralentissement prévus) n’est pas sans intérêt. Les tenants de la méthode du cycle électoral y verront la mise en place de mesures restrictives inappropriées (2000-2001, 2006-2007) qui ont précipités des fins de cycles  de croissance.

 

 

                 Christian Guy – Décembre 2011

 

 

Annexes

 

L’or, l’immobilier, la bourse et le PIB  sont en données trimestrielles déflatées, et en glissement sur 1 an.

 

 

oribo PIB

 

 

oripo pib histo

 

  oribo TX u

 

oripo u histo

 

  oribo U o

 oripo uo histo

 

 

oribo inflation

 

oripo infl histo

 

 

 

oripo ict tab

 oripo ict histo

 

 

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7 décembre 2011 3 07 /12 /décembre /2011 14:34

L’euro, ou la machine à créer de la dette

 

 

 

 

           La politique monétaire restrictive de la BCE a conduit durablement à des niveaux de taux  réels supérieurs à la croissance économique qui détermine la hausse des recettes fiscales . S’en suit un effet ‘boule de neige’, ou d’accroissement mécanique de la dette.

          Cet différence entre le taux d'intérêt réel de long terme  et la croissance économique est de 0.93 % par an depuis 1999 pour l'ensemble des pays de la zone euro, quand elle n’est que de 0.21% aux Etats-unis.

          Depuis la récession de 2008, elle est double en Europe (3.34 % en moyenne annuelle de début 2008 à début 2011) par rapport aux Etats-Unis (1.68%).

          L’impact inflationniste de ce différentiel négatif sur le niveau de la dette est triple : il déprime la croissance, donc les recettes fiscales, il accroît mécaniquement le rapport dette / PIB, et le niveaux élevé de taux réels augmentent le futur poids du service de la dette.

 

 

 

          Le tableau suivant quantifie sur plusieurs périodes cet effet boule de neige à travers le solde PIB – taux réel de long terme, étant entendu que plus le solde est négatif et plus cet effet dommageable sur les finances publiques est prononcé.

 

 

boule de ne 4 

          Le graphique suivant nous montre les évolutions annuelles de ce solde. On observe un mécanisme pro cyclique redoutable : en période de reprise de la croissance, la dette se réduit d’elle-même alors qu’en période de récession, période où il conviendrait de laisser jouer les stabilisateurs automatiques, l’effet boule de neige joue à plein.

 

 boule de neige 1

 

 

         Le dernier graphique nous montre que s’agissant des Etats-unis, l’évolution du différentiel PIB - taux réel, répond comme souvent à la logique du cycle électoral. La déprime de l’activité en début de mandat fait tomber le solde à des niveaux très négatifs alors que la reprise de fin de mandat, (plus précoce en cas d’alternance démocrate compte tenue de leur appétence pour les politiques de relance)  rend la situation budgétairement plus aisée….peut-on pronostiquer cela pour 2012 ?  

        Un anomalie est à noter lors du début de la mandature 2005/2009 : les niveaux faibles de taux d’intérêt repoussèrent la période de différentiel négatif…….on sait quelles seront les conséquences de ces taux artificiellement faibles sur l’immobilier….puis l’économie plus tard.

 

  boule de neige 2-copie-1

 

 

 

boule de neige 3 

 

 

                               Christian Guy – décembre 2011

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3 décembre 2011 6 03 /12 /décembre /2011 18:59

         Ce n’est pas parce qu’on adopte la politique allemande que l’on devient l’Allemagne

 

         A vouloir copier conjoncturellement l’Allemagne, on lui ressemble de moins en moins structurellement.

 

        Depuis quelque jours un rêve semble naître en cette période d’incertitude et de perte de repère : alignons-nous sur le meilleur élève, et tout ira mieux…..adoptons ses meurs, (politique monétaire et budgétaire) et nous aurons ses performances.…

       Réflexe du noyé qui s’agrippe à la première branche qui se présente…ou réflexe bien inspiré ?...Ne s’agirait-il pas d’une mode pour Président en mal de projet à 6 mois d’une échéance électorale, de dirigeants en mal d’argument qui font croire qu’une ou deux années de ‘schlague’ compenseront des décennies de politique structurelle différente, le tout pour se rapprocher  d’un modèle qui n’est pas si performant que cela....et pas vraiment adapté à nos contraintes.

 

 

 

        Un modèle performant qui nous convient ?

 

        Parlons du modèle à servilement imiter : sur les 20 dernières années ou même encore en 2009, les performances allemandes en matière de croissance n’ont pas de quoi faire pâlir d’envie un Français… ce qui ne pose à l’Allemagne guère de problème compte tenu de sa démographie déclinante. Avec moins de 2% de croissance l’Allemagne est à 5.5 % de chômage quand nous en sommes à 10%...ce modèle est-il vraiment pour nous ?

 

       Mais, est-ce même un modèle ?

 

      Longtemps en matière de dette, coût de la réunification oblige, l’Allemagne n’avait pas vraiment la place du meilleur élève. En matière de déficit, elle avait même décroché avec la France le bonnet d’âne : en 2003, elles échapperont de peu à une procédure disciplinaire européenne, en vertu du deux poids, deux mesures  qui font les peuples forts…ou que les peuples forts imposent aux faibles.

 

      C’est à vouloir trop copier l’Allemagne depuis 1983 plutôt qu’a s’en inspirer insuffisamment, à avoir trop adopter ses politiques conjoncturelles (politique monétaire restrictive) plutôt que structurelles (pôle de compétitivité) que l’on s’est ’éloigné de ce modèle en se désindustrialisant. En adoptant une politique monétaire restrictive à coups d’euro fort pénalisant les exportations et de taux  réels positifs minant nos PME, nous avons fait la désindustrialisation quand on nous présente en exemple une puissance industrielle exportatrice.

       Un réseau de moyennes entreprises, une compétitivité produit, un rapprochement banque entreprise  prennent des décennies à construire.

Après nous avoir demandé de travailler plus, quand le modèle à imiter est un des rares pays ou on travaille moins qu’en France, on nous fait miroiter que c’est une politique conjoncturelle de quelques  années qui va nous sortir de l’ornière…quand elles nous y aurait plutôt mis….

        D’ailleurs, si cette politique conjoncturelle nous rapprochait du modèle allemand, pourquoi n’y serions-nous pas parvenu en 30 ans de franc puis d’euro fort ?

       En quelque sorte, le modèle allemand de ces derniers jours ressemble plus à un breuvage préélectoral pour faire passer la pilule de l’austérité au moment malvenu des élections qu’à doter le pays d’une stratégie crédible…ou même souhaitable…

 

 

 

Christian Guy – Décembre 2011

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1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 08:10

L’or pour le long terme, l’immobilier pour le moyen terme, la bourse pour le court terme…

 

 

 

 

 

Faut-il porter attention aux signaux envoyés par ces 3 actifs ?

   

 

 

 

 

 

      Une étude sur leurs évolutions par rapport à la croissance sur plus de 50 années (1957 -2011) est sans appel : l’or anticipe à plusieurs   années ce que sera la croissance, l’immobilier est plus dans le moyen terme, quand la fiabilité de la bouse comme indicateur avancé, elle est surtout à un ou deux trimestres.

 

 

      Nous procédons à la régression de ces 3 actifs déflatés sur l’évolution de la croissance du PIB des Etats-unis, avec une gamme de retard allant de 1 à 16 trimestres, nous y ajoutons quelques variables politiques.

Le R2 obtenu est de 0.76, c'est-à-dire que plus des ¾ des évolutions sont expliquées.

      Le tableau et le graphique nous montrent les résultats de la régression.

 

 

 

Tableau : régression de l'or , de l'immobilier et de la Bourse  sur le PIB des etats-unis (1957-2011) avec des valeurs retardées de 1 à 16 trimestres

PIB orimo tab

 

 

     

pib orimo vrai de vrai

 

 

 

 

 

       Pour chacun des actifs, ce sont chaque fois les retards le plus proches qui vont dans le sens attendu, (corrélation positive pour la bourse et l’immobilier par rapport à la croissance, négative pour l’or dont la hausse est un signe de défiance). Les retards plus éloignés  vont dans le sens inverse : à 16 trimestres on observe une corrélation positive pour l’or par rapport à ce que sera la croissance, négative pour l’immobilier et la bourse.

Mais ce qui est le plus intéressant réside dans le fait qu’aucune des variables retardées de l’or à moins de 10 trimestres n’a été retenue comme significative....on serait donc bien inspiré de cesser d’accorder autant de crédit aux  évolutions de l’or à 1 ou 2 trimestres pour redouter une récession ou espérer une reprise. Il est vrai que le caractère complexe de l’or réside dans le fait qu’il monte en période de crise, mais également en période de surchauffe, c'est-à-dire en fin de cycle lorsque la croissance devient inflationniste.

      Si la valeur retardée de l’immobilier à 4 trimestres a été retenue, aucune valeur plus proche ne l’a été, ce qui confirme le statut d’indicateur de moyen terme de cet actif. Le fait que ces variables aient été retenues est déjà un peu surprenant tant l’immobilier fait figure de variable retardée de la croissance plutôt que d’indicateur avancé…il est vrai que depuis les années 2006-2007 ce sont les déboires dans l’immobilier qui ont précipité la récession.

       La bourse est sans surprise un indicateur de court terme avec des variables significatives à 1 ou 2 trimestres. C’est également l’indicateur le plus complet avec des variables à 12 ou 16 trimestres tout aussi gnificatives….mais la répartition de l’impact de la bourse sur 4 variables contre 2 pour les 2  autres actifs réduit le poids de son impact, les student de l’immobilier au mieux encore de l’or sont plus significatifs.

      Les variables politiques retenues sont assez classiques s’agissant des Etats-Unis, pays ou le cycle électoral est assez prononcé. Ce sont surtout les périodes de récessions qui apparaissent avec des creux de mandat prononcés au début de la deuxième année des alternances de droite (DA2-1) ou plus tardivement sur la troisième année lors des reconductions de cette même couleur politique (DR3…). Notons l’impact fortement négatif des deuxièmes trimestres de 3 ème années d’alternance de gauche (GA3-2) ….c’est à dire précisément le deuxième trimestre 2011 entre autre…(deuxième trimestre 1963, 1979, 1995 également).

 

 

      En conclusion, dans le contexte actuel ou les regards sont fortement rivés sur les cours de l’or, il apparaît que ceux-ci possèdent en effet un caractère prédictif certains, en témoigne la force des student, mais plutôt à 3 ou 4 années…

 

                      Christian Guy – Décembre 2011.

 

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