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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 10:06

 La bourse de la Turquie est-elle influencée par les élections ?

 

 

 

        Notre historique nous présente les cours de la bourse de la Turquie depuis 1987. 

 

 

 

 

           Le cycle électoral Turque est assez peu régulier, si  les élections législatives  se tiennent normalement tous les 4 ans, elles peuvent intervenir à des dates modifiées comme en 2002 ou 2007.

          On observe des reprises préélectorales, signalées d’une flèche jaune, mais leur intensité est assez peu régulière.

Si le cycle de la gauche de 1999 à 2002 possède une forme assez classique  (reprise en début de mandat, baisse en fin), le cas des islamistes modérés est d’une nature nouvelle plus difficile à prévoir.

        Cette majorité au pouvoir depuis 2002 s’est caractérisée par un premier cycle très plat, le second entamé en 2007 est de forme plus classique, assimilable à celui d‘un gouvernement de Droite.

 

Que peut-on prévoir pour les trimestres à venir ?

 

         Si on a bien observé un creux de mi mandat en 2009, la reprise de fin de mandat intervenue dés 2010 semble un peu précoce pour des élections qui auront lieu en juin 2011.

         Les potentialités de l’économie et donc de la bourse Turque sont réel en cas de poursuite du processus d’intégration à l’Europe, mais à court terme l’existence d’un premier mouvement de reprise en 2010 incite à penser que le second, si second il y a, sera plus tardif et plus faible qu’à l’habituel. 

 

 

                       Christian Guy – Avril  2011

 

               Ces prévisions sont exprimées :

-  en valeurs relatives par rapport aux évolutions mondiales (une hausse prévue signifie une moindre baisse ou une plus forte hausse qu'ailleurs)

-  toutes choses égales par ailleurs  (évènements non prévisibles tels les chocs pétroliers, les crises financières non pris en en compte)

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19 février 2013 2 19 /02 /février /2013 16:05

Etats-Unis : quel est le poids de la politique sur la conjoncture ?

 

 

        C’est devenu un lieu commun que d’indiquer que les Etats européens ne contrôlent plus leur conjoncture.

     Qu’en est-il outre-atlantique ? On observera que les variables politiques continuent à expliquer largement les fluctuations, ce qui contribue à les rendre prévisibles.  Notre modèle et ses graphiques est donné de façon compléte en 2 éme article de la page 2 .

 

    Nous le construisons notre modèle en deux étapes.

 

         L’étape politique.

 

      Nous établissons comme nous l’avons déjà souvent fait des prévisions en fonction de caractéristiques politiques selon nos 4 cas traditionnels : les alternances démocrates passées servent à prévoir les alternances démocrates suivantes, de même pour les reconductions, et nous en faisons de mêmes pour les 2 cas ou les républicains sont au pouvoir.

      Nous établissons ces prévisions pour un indicateur conjoncturel synthétique prenant en compte les cours de la bourse, de l’indice de la production industrielle et le négatif de l’évolution du chômage. Ces 2 dernières variables sont retardées de 2 mois, car l’obtention de statistiques précisent à leurs sujets est souvent plus lent. Toutes ces statistiques sont en glissement sur 1 an.

     Avec ce modèle politique, on obtient des prévisions déjà intéressantes, car pour la période 1990/2012-3 établie à l’aide de la période 1953/89 on obtient un coefficient de corrélation de 0.43 entre les prévisions et les résultats. Même chose lorsqu’on établit des simulations pour la période 1953/89 à l’aide des données existantes de 1990 à 2012-3 : le coefficient de corrélation est de 0.41.

 

                L’étape économique

 

       Dans un second temps on tente d’expliquer les résidus à l’aide de l’arbitrage inflation/chômage. On sait qu’un chômage élevé alors que l’inflation est au plus bas est traditionnellement annonciateur d’une reprise. Nous donnons en annexe les modèles établis à l'aide de variable retadées d'au moins 10 mois pour donner aux prévisions une avance intéressantes.

On ajoute les erreurs prévues à nos premières prévisions.

On obtient alors une amélioration de la qualité de prévision : le coefficient de corrélation passe de 0.43 à 0.49 pour la période 1990/2012-3 et de 0.41 à 0.52 pour 1953/1989.

 

       Mais, ce qui est le plus intéressant, c’est que si on procède inversement, d’abord l’arbitrage inflation/chômage, puis ensuite les résidus expliquer par le cycle électoral, les résultats des prévisions sont plus mauvais….CQFD quand au primat du politique sur l’économique outre atlantique.

  Depuis sa présentation en 2 éme article de la page 2 en mai 2012, les évolutions confirmées d'une reprise outre atlantique, reste d'actualité pour l'année 2013, probablement avec une accélération au second semestre. en effet l'inflation à marqué une forte baisse à l'automne 2012, ce qui avec le décalage induit une accélération économique 1 an plus tard.

 

      

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17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 09:22

Prix de l’immobilier :

Les taux d'intérêt bas peuvent-ils soutenir les prix ?

 

 

                Les prix de l'immobilier, en croissance moyenne d'1 % par an  en terme réel sur 100 ans  , connaissent à l'évidence depuis 1997 une valorisation historique.

         Pour certain il s'agit d'une bulle qui ne demandera peut-être dans les prochains  mois qu'à éclater. La précédante période de hausse de 1986 à 1990 avait donné lieu à une abisse de 38 % entre 1991 et 1997. si sur 20 ans les prix ont pour l'Insee augmenté de 3.2 % par an, on est donc en terme réel à 1 %, par contre depuis 1997 on est à 11.2 % annuels... Les risques souverains peuvent provoquer un subite retournemenet de la conjoncture qui affecterait également l'immobilier.

         Pour d'autres, des facteurs de long terme ont installé une pénurie qui soutieindra durablement les prix au delà d'une correction passagère.Ainsi la hausse des côut de transport qui incite au retour dans les centres villes ( de l'expansion horizontale à une expansion verticale non encore assumée ),  la décohabitation ( séparation, célibat, garde alternée) ou l'avénement plus temporaire de retraités aisés conservant leur logement principal tout en résidant alternativement dans un espace secondaire ) , tous ces facteurs militent pour l'absence de retournement durable et accentué.

 

          Nous ne nous intérrogerons pas ici sur les évolutions de long terme, mais plus prosaïquement sur celles de court terme.

 

          Nous avons souligné l’existence d’un cycle électoral en de multiple domaine : en matière de revenu disponible, dans une moindre mesure de cours boursier.

          Dans des articles précédents nous avons étudiés l’existence de ces fluctuations pour les maisons ou les appartements en fonctions des dates d’élection pour les Etats-unis et la France. Un cycle apparaissait, surtout pour les Etats-unis depuis les années 70.

          Grâce aux statistiques de l’OCDE 1 (OCDE, ‘perspectives économiques’ Décembre 2010 ‘prix réels des logements’), nous élargissons notre domaine d’investigation à plus de 15 pays de l’OCDE, sur une période plus restreinte il est vrai allant de 1993 à 2010 pour la plupart des pays. 

 

 

 

 

 

 

 

1) Prix de l’immobilier au plus haut aux extrémités du mandat, prix bas en milieu de mandat.

 

 

 

         On sait que les prix de l’immobilier dépendent à long terme de données démographique (taux de natalité), sociologique (évolution de la divortialité, désir d’accession à la propriété), d’évolutions économiques profondes (exode rural), budgétaires et fiscales (prêt bonifiés, aides aux propriétaires bailleurs) …

          Mais il faut ajouter des évolutions de court terme. Si la croissance du PIB est un bon indicateur global, quoique qu’il s’agit autant de la cause que de la conséquence de la bonne santé du secteur du logement, les taux d’intérêt et de chômage soient en fait les explications calées. Or c’est ici que le cycle électoral prend tout son intérêt. Car il s’agit de deux données qui évoluent en fonction du calendrier électoral.

 Après les élections sont mises en place des politiques restrictives de lutte contre l’inflation, surtout lorsque la droite est au pouvoir à fortiori s’il elle y succède à la gauche. La hausse des taux d’intérêt, croissance du chômage qui s’en suit avec un certain décalage ne peuvent que contracter la demande de logement en milieu de mandat.

         Inversement la combinaison de ces deux facteurs à la baisse en fin de mandat, il faut en effet stimuler l’activité pour préparer les élections, ne peut que faire pression à la, hausse sur la demande et par voie de conséquence sur les prix. En troisième année de mandat c’est d’abord la baisse des taux d’intérêt qui agit, et la quatrième année celle du chômage. En effet l’emploi est une donnée retardée de la conjoncture.

         C’est donc en fait le plus souvent au début du mandat suivant que les prix de l’immobilier sont le plus orienté à la hausse ainsi que nous le montre ce graphique représentant l’évolution du PIB et des prix des logements, chaque fois en données réelles en fonction des 4 années de mandat, les mandats de 4 ans étant les plus répandues. Pour les pays connaissant des mandatures de 5 années nous avons confondues la 4 éme et 5 éme année.

        Globalement on obtient un cycle présentant un certain retard par rapport à celui de la bourse, qui elle au contraire anticipe les fluctuations du PIB. Quand la bourse est fortement haussière en début de 3 éme année, le bâtiment est bien orienté en quatrième année …si ce n’est au début du mandat suivant.

 

 

 

 

 

2) Etudes des pays.

 

 

          Nous présentons dans les graphiques suivant l’évolution du prix de logements en soulignant par une flèche jaune les hausses apparaissant en fin de mandat. On observera que nombre d’exceptions existent, y compris en différentiel par rapport aux évolutions mondiales. Il est donc clair que le cycle électoral en matière d’immobilier est peu marqué,particulièrement instable.

         Soulignons que pour les pays de l'Euroland, les taux étant décidés par la BCE. Celà réduit encore plus les fluctuations électorales propres à chaque pays.

         On peut donc penser que les prix immobilier seront de plus en plus éxplicables par le cycle américain, si on souhaite l'expliquer par le cycle électoral...

         La situation actuelle de taux d'intérêt tendanciellement à la hausse et d'un chômage qui ne s'érode que lententement étant caractéristique de milieude mandat d'alternance démocrate (voir notre étude sur l'immobilier américain). 

         Nous avons déjà présenté au début de l'étude les courbes de la France et des Etats-unis.

 nous livrons à présent les prix de l'immobilier des 12 autres pays : australie, Belgique, Canada, Finlande, Italie, Japon, Norvège, Nouvelle-Zélande, Suède, Suisse. Pour les prix en 2011,  2012, ou dans les mois à venir il faut prendre en compte les particularité de ces pays conbinées au cycle électoral des etats-unis.

         Chaque fois on peut compléter l'anaylse par les obersvations qui ont été formulées s'agissant des particularité de chaque cycle électoral. Ainis on obervera par éxemple l'avance du cycle danois, la hausse s'observant dés la 3 éme année, ce qui est caractéristique de pays à mandat précaire, la repise électorale était mise en eouvre plus rapidement de peur d'élections anticipées.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                              Christian Guy – fevrier 2013

                                              Docteur en sciences économiques

                                                     Agrégé de sciences sociales

 

 

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16 février 2013 6 16 /02 /février /2013 09:48

Indicateurs politico-économiques avancé sde la croissance :

La reprise arrive-t-elle ?

 

 

 

            Résumé              

 

 

        L'indicateur avancé d'un an du PIB qu'est l'arbitrage inflation chômage n'invite guère à l'optimisme......sans laisser cependant entrevoir  une profonde récession.

                 Au delà, la difficulté de l'administration démocrate actuelle à atteindre des niveaux de croissance plus élevés,  que l'arbitrage inflation chômage autoriserait normalement,  est un phénomène assez classique, même si cette incapacité est  actuellement assez prononcée par rapport aux précédantes alternances démocrates.

     

 

 

        

 

       1 ) La croissance potentielle à travers l’arbitrage  inflation / chômage

 

 

        Tout comme nous l’avons fait pour les cours de la bourse, nous présentons un indicateur avancé basé sur l’arbitrage inflation / chômage,

         En effet, la croissance repart quand l’inflation a déjà été maîtrisée alors que le chômage, vestige de la précédente récession, est encore au plus haut. Inversement un chômage faible et une inflation élevée sont les signes avant coureur d’une croissance qui s’essouffle.

       Cet indicateur s’obtient en soustrayant au taux de chômage le taux d’inflation en glissement annuel. Le degré d’avance pour les cours de la bourse était de 6 mois. Les marchés financiers étant eux même en avance de 6 mois sur les évolutions du PIB , on ne sera pas surpris d’obtenir à présent avec ce même indicateur un horizon d’un an , ce qui est particulièrement intéressant.

      On n’est pas loin de l’idée de la notion de ‘croissance potentielle’ définie par l’OCDE, mais ici notre indicateur est plus politico-économique, et plus rudimentaire dans sa conception ….ce qui n’empêche pas de bonnes capacités prédictives.

 

     Les deux graphiques suivants soulignet la bonne corrélation de cet indicateur avancé par rapport au PIB.

 

 

 

 

 

 Pour des raisons de présentation , l'indicateur avancé a été multiplié par 1.72, ce qui ne modifie en rien son coefficient de corrélation

 

 

     Le coefficient de corrélation obtenu est de 0.49 pour l’ensemble de la période 1949 -2011, ce qui peu être qualifié d’assez bon pour une prévision à un an.

 

 

 

 

       2 ) Des capacités prédictives qui augmentent avec l’élévation de l’inflation et du chômage

 

  

      Le tableau suivant nous montre que c’est sous la droite et en milieu de mandat que les meilleures prévisions sont obtenues, car un intense arbitrage inflation – chômage est alors à l’œuvre.

       Inversement les périodes de relative stabilité, c'est-à-dire les premières et dernières années, ou historiquement les mandats de B. Clinton, laissent apparaître des capacités prédictives plus modestes. Elles ont été de 2009 au début 2011 trés bonne sous B. Obama.

 

 

 

 

 

 

     3) Un arbitrage qui évolue durant le mandat

 

    

       Le graphique suivant nous présente le cycle électoral de cet indicateur conjoncturel à 1 an sur 15 mandats (1949 -2008) .

 

 

 

 

 

      On observe que la conjoncture est en dessous de ses possibilités en milieu de mandat, c’est la purge post électorale. La croissance est au contraire ‘boostée’ en fin de mandat, élections obligent…

     Cette poussée au-delà de ‘la croissance potentiellement’ autorisée par l’arbitrage inflation chômage est assez générale avant les élections, mais sur l’ensemble du mandat, elle dépend de la conjoncture politique ainsi que le présenteront les graphiques données en annexe.

       On y observera que la gauche lors des alternances peine à atteindre les possibilités de long terme, ce qui ne sera fait qu'en fin de mandat. Le shéma est inverse lors de l'arrivée de la droite au pouvoir : celle-ci  par ses politiques restrictives met un terme  à une croissance dépassant ses possibilité lors de sa première année de mandature. Les débuts de reconductions, qu'il s'agisse de la droite ou de la gauche , vont au contraire au delà des possibilité de long terme. 

 

 

     Quel scénario pour les mois à venir ?

 

 

      Présentons maintenant à l’aide du même indicateur avancé des projections pour la production industrielle, cet indicateur présentant l’avantage d’être calculé mensuellement, alors que le PIB ne l’est que trimestriellement…cela nous permettrad'établir des prévisions plus fines pour l’avenir.

 

 

 

                 Pour des raisons de présentations l'indicateurs à été multiplié par 2.18 ce qui ne modifie en rien son coefficient de corrélation

 

     

    Sur la période 2007 -2011,  la corrélation est de 0.63, ce qui est assez satisfaisant.  Si ce n’étaient les doutes sur la solvabilité des Etats, l’arbitrage inflation chômage aurait autoriser un regain de croissance cet automne…le début 2012 incitant moins à l’optimisme…

      

      Conclusion

 

     Deux conclusions peuvent être apportés au terme de notre étude :

     - Le redémarrage tant espéré risque de ne pas être présent avant plusieurs mois, sans qu'on puisse pour autant augurer d'un risque de cassure.

    - sur le plan théorique, les politiques expansionnistes dont la gauche et sensée faire preuve en début de mandat et la droite à la fin, sont fortement à modérer : l'une comme l'autre sont à ces moments précis en dessous de ce que l'équilibre inflation - chômage autorise. En quelque sorte, la gauche peine à rallumer la machine pendant l'essentiel de ses premiers mandats, c'est d'actualité..., et la droite ne renouera avec des politques expansionnistes que lors d'une seconde mandature.

      

 

 

 

                                                           Christian Guy -  Fevrier 2013

                                                          Docteur en sciences économiques

                                                               Agrégé de sciences sociales

 

 

 

                                              Annexes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 11:54

Pib du Luxembourg et élections

  

 

 

 

 

Le cycle électoral du Luxembourg est assez régulier, seuls 2 mandats depuis 1954 ne possèdent pas de reprise préélectorale, et la baisse post électorale est assez systématique.

      L’existence d’une cycle électoral au Luxembourg est intéressant à notée, car cela souligne l’importance des facteurs institutionnels (absence de dissolution) par rapport à des facteurs économique à priori peu favorables à l’existence d’un cycle dans ce pays du fait de sa très forte intégration économique qui lui fait perdre un importante autonomie dans sa politique économique.

 

         Que peut-on prévoir pour les trimestres à venir ?

 

 

       Nous avons présentés pour 2011 et 2012 les prévisions de l’OCDE. Dans l’éventualité ou le niveau de la croissance resterait faible au Luxembourg en cours de mandature, c'est-à-dire en 2011 et 20121, on pourrait anticiper une reprise pour  2013 ou 2014. 2014 est l’année de l’élection législative que le Luxembourg à le bonheur de voir en même temps que les élections européennes…..deux précautions, ou deux reprises préélectorales valent mieux qu’une.

 

                                      Christian Guy -  Février 2011

 

 

                           Annexe : cycle électoral du Luxembourg

 

                         

 

 

                                            

 

 

 

                          Ces prévisions sont exprimées :

-  en valeurs relatives par rapport aux évolutions mondiales (une hausse prévue signifie une moindre baisse ou une plus forte hausse qu'ailleurs)

-  toutes choses égales par ailleurs  (évènements non prévisibles tels les chocs pétroliers, les crises financières non pris en en compte)

-  la précision visée est semestrielle

 

 

 

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15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 10:52

Prévisions de la bourse de Vienne  en fonction des élections  

 

 

 

 

 

         

 

 

 

 

          Nos deux graphiques nous présentent l’évolution des cours boursiers de l’Autriche (bourse de Vienne) exprimés en différentiel par rapport à la zone Euro, et par rapport à l’Allemagne.

        On observe un cycle électoral de type court, symptomatique des coalitions fragiles, ce qui n’est pas sans nous rappeler les cas du Japon. En effet, nombre de mandatures sont rompues avant l’échéance normale, c'est-à-dire la fin de la quatrième année (mandat de 4 ans en Autriche).

        Le déclin relatif est donc très vite entamé, le pouvoir brisant rapidement le ‘boom‘ post électoral par des annonces de mesures restrictives. L’objectif est d’être prêt à se représenter au plus vite devant les électeurs, les responsables ne se faisant pas trop d’illusion sur la viabilité des coalitions. Ainsi dés la troisième année la situation s’améliore, le summum étant atteint pour cette fin de 3 ème année ou au début de la quatrième année.

        Ajoutons un pont particulier pour l’Autriche : les élections présidentielles au suffrage universel. Certes, la fonction est symbolique, mais c’est un test important pour des coalitions incertaines. On attend donc opportunément le trimestre suivant les élections présidentielles pour donner un tour de vis. Ainsi à l’exception de 1996, toutes les années d’élections présidentielles non anticipées ont vu deux trimestres après les élections la conjoncture boursière se dégrader. Cela n’est pas sans nous rappeler le cas de l’Islande.

 

 

 

            Que prévoir pour les trimestres à venir ?

 

 

 

 

 

 

 

        Le graphique suivant nous présente l’évolution du différentiel boursier de l’actuel mandature (2008 / 2012) par rapport aux évolutions observées sur 15 mandats (1959 / 2006). 

 

 

         On a assisté à un fort rebond en 2010…..les élections présidentielles du printemps n’y sont peut-être pas totalement étranger ! . De plus 2010 aurait été  la dernière année de la mandature de 2006/2010 interrompue en 2008, or divers exemples nous ont montré que cela exerçait quelques influences.

      A présent,  la fête est finie, on peut s’attendre jusqu’à l’été à une conjoncture encore relativement faible aider cependant par la bonne tenue actuelle de l’Allemagne. Il faudra attendre le second semestre 2011 pour que le différentiel boursier autrichien redevienne intéressant, le summum de la bourse de Vienne étant probablement pour le premier semestre 2012.

 

 

                                                  Christian Guy      -  Janvier 2011

 

 

Toutes les prévisions sont exprimées :

-  en valeurs relatives par rapport aux évolutions mondiales (une hausse prévue signifie une moindre baisse ou une plus forte hausse qu'ailleurs)

 

-  toutes choses égales par ailleurs

Toutes les prévisions sont exprimées :

-  en valeurs relatives par rapport aux évolutions mondiales (une hausse prévue signifie une moindre baisse ou une plus forte hausse qu'ailleurs)

-  toutes choses égales par ailleurs  (évènements non prévisibles tels les chocs pétroliers, les crises financières non pris en en compte)

-  la précision visée est semestrielle.

  (évènements non prévisibles tels les chocs pétroliers, les crises financières non pris en en compte)

 

-  la précision visée est semestrielle.

 

 

 

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15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 10:01

Un modèle économétrique de prévision des performances boursières de l’ensemble d’un mandat.

 

Prévoir les performances boursières de l’ensemble d’un mandat

 

 

           Nous avons souligné à travers le cas des Etats-unis que la corrélation entre l’évolution boursière de la fin de la première année d’un mandat et ce que sera la perforamnce moyenne de l’ensemble du mandat est assez forte.

      Nous reprenons ce constat de façon plus générale.

    

  

         Le tableau 1 présente les coefficients de corrélations des 16 trimestres que compte en général un mandat avec la performance de l’ensemble du mandat. Il est établi à partir des mandats de 22 pays de l’OCDE des années 50 au début de 2010, soit sur 335 mandatures (1) .

 

         Tableau 1 : corrélation entre les trimestres successifs qui composent un mandat et sa performance moyenne.

 

 

      

 

 

        On observe que c’est le 4 ème trimestre de la première année (notée 1-4) qui possède un des coefficients de corrélation les plus élevés. La progression annuelle de la bourse en fin de première année présente en effet une corrélation de 0.57 avec ce qu’elle sera en moyenne sur l’ensemble du mandat. 

 

      Nous procédons à une régression sur les mandats prenant fin avant décembre 1996, soit 257 cas observés.

 

      Tableau 2 : régression sur 257 mandatures des années 50 au début de 2010.

 

 

       Le R2 obtenu est de 0.30. Nous allons tester la stabilité du modèle : les performances obtenues en fin de mandat sont-elles bien prévues pour la période 1997 – 2010 ?

      La réponse est affirmative, nous obtenons un coefficient de corrélation de 0.59. Les tableaux suivants présentent les prévisions ainsi que les chiffres effectifs.

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

                        Conclusion.

 

        Nous pourrons dans les semaines à venir mettre en œuvre des modèles spécifiques à chaque pays.

       Il nous reste également à mettre en place un modèle de prévision de la fin de la mandature en fonction de son début.

       Un coefficient de corrélation de 0.59 entre les prévisions et les résultats effectifs peut être considéré comme intéressant, surtout par l’ampleur des vérifications qui portent sur 76 mandatures, ce qui écarte la simple portée du hasard.

     Sur le plan théorique, il est logique que la fin de la première année, période ou se prennent les décisions de politiques économiques, possède une capacité prédictive.

     Nous présentons enfin le prévisions pour 5 pays dont les mandats parviendront à terme en 2012 ou 2013.

 

 

 

 

 

 

 

                     Christian Guy – Août 2011

 

(1) : les prévisions portent sur les 4 dernières année en glissement annuel avant le scrutin. Pour les pays ayant des mandats de 4 ans, cas le plus répandu, les prévisions portent bien sur l’ensemble de la mandature. Par contre, pour les pays aux mandatures de 5 ans, les prévisions se limitent aux  4/5 ème du mandat, les 4 dernières années. Pour les mandatures de 3 ans, les prévisions prennent en compte la dernière année de la mandature précédente.

 

 

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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 16:48

Bourse du Mexique et élections :

 

 

 

           Notre graphique nous montre l’évolution des cours boursiers depuis 1976, en valeur absolue et en différentiel par rapport à l’indice européen.

 

 

 

 

 

        Le cycle électoral du Mexique est original : les élections législatives se tiennent tous les trois ans, les présidentielles tous les six, en même temps que les législatives.

       Cette régularité est en général un élément favorable à la formation du cycle électoral, ce qui est assez le cas ici. C’est en effet avec une bonne régularité que survient une reprise préélectorale matérialisée sur notre graphique d’une flèche jaune.

 

             Que peut-on prévoir pour les trimestres à venir ?

 

        Pour un second mandat, après une longue domination du centre et du centre-gauche, la droite est au pouvoir au Mexique. La reprise des cours à la faveur des élections de 2009 a été assez tardive même en différentiel par rapport à la zone Euro.

         Ce mouvement de reprise est en 2011 terminé, mais les élections de Juillet 2012 qui seront à la fois présidentielles et législatives seront probablement l’occasion d’une reprise préélectorale. Un creux de mi mandat plus accusée nous aurait sans réserve incité à prendre position pour 2012.

 

 

             

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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 10:02

Bourse :

 Quand les bulles naissent….et éclatent…..

 

 

 

                  

 

               Savoir prévoir leur constitution….et la date de leur éclatement … à l’aide du ‘cycle électoral’

 

 

         A force d’avoir ‘le nez sur le guidon’, on finit par oublier les origines de cette crise : la formation de bulles mobilière et immobilière dans les années 2005-2007.

       Une bulle est par définition un déphasage entre ‘une exubérance irrationnelle’ des marchés et l’évolution de la sphère réelle.

       La bourse étant un indicateur avancé des évolutions de la sphère productive , il est intéressant de retracer son évolution par rapport à l’indice de la production industrielle à 1 trimestre (1921-1948) ou du PIB à 2 trimestres ( 1949 à 2011) qu’elle est censée anticiper, afin d’analyser ces périodes d’excroissance.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

       Nous observons que les 30 dernières années ont vu systématiquement la constitution de bulles lors des mandats de reconductions. Dans le cadre de l’analyse du cycle électoral, on insiste sur le fait que les premiers mandats ont des débuts financièrement difficiles, soit que les difficultés expliquent l’arrivée au pouvoir d’un président démocrate (B. Clinton 93, B. Obama 2009), soit que le ralentissement de l’activité soit causé par la mise en œuvre de politiques restrictives par des républicains (R. Reagan 1981, G. Bush junior 2001).

      Par contre, les mandats de reconduction se déroulent dans une situation plus euphorique….en l’absence de bonnes situations, il n’y aurait précisément pas eu de reconduction !  C’est à ce moment que le déphasage risque de se réaliser…ce qui fût le cas  en 1985 – 87 (reconduction de R. Reagan),  1997 – 98 (reconduction de B.  Clinton),   (2005 – 2007 reconduction de G. Bush junior) et dans une certaine mesure lors de la reconduction d’une présidence républicaine avec l’élection de G. Bush senior (1989 – 90). Chacune de ces reconductions se termina par l’éclatement d’une bulle lors des 2 ème (1990, 1998) et 3 ème année (1987, 2007).

       Pour l’éclatement de la bulle Internet , nous observons  que la résorption du déphasage entre sphère financière et sphère réelle ne remonte pas à 2000,  mais à l’automne 1998, car le PIB ne faiblit qu’au début de l’année 2000.

       A coté de ces ‘bulles majeurs’ des mandats de reconductions, phénomène également observé en 1929, existent des ‘bulles mineurs’ liées à la sur réaction boursière lors des reprises de 3 ème année. Signalées d’une flèche rouge, elles sont beaucoup plus nombreuses, systématiques…et se corrigent plus rapidement. Dans des cas exceptionnels, il peut arriver que l’intensité d’une reprise de la sphère réelle, lorsqu’elle est extrême, soit au contraire sous évaluée, on le discerne avec le boom coréen de 1951.

     Après les bulles majeurs de reconduction et mineurs de 3 ème année, évoquons les ‘bulles d’alternances démocrates’…liées à un reprise de l’optimisme, lorsque les démocrates arrivent au pouvoir dans une situation critique. On les discerne historiquement en 1933 et plus encore en 2009.  faible en 1961, elle jouera même en 1977 en sens inverse. La reprise était déjà à l’œuvre depuis fin 1975, de plus l’arrivée d’un président démocrate faisait sans doute craindre la poursuite de l’inflation.

 

 

 

 

                        Christian Guy – Fevrier 2013

 

 

 

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12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 09:59

Bourse : quels mois permetent vraiment de prévoir la performance de l’année ?

 

 

     Parmi les à priori boursiers, il en existe un qui à la peau dur : l’idée selon laquelle les performances de janvier permettraient de prévoir celle de l’année. Comme toutes les idées reçues, il n’y a pas de fumée sans feu….mais elle comporte des exceptions…prévisibles.

 

 

 

1) Il existe bien une relation entre les performances boursières de janvier et celle de l’année.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

      Les deux graphiques précédents permettent de s’en convaincre, la relation entre performance du mois de janvier et de l’année ( en glissement annuel pour le mois de décembre ) existe s’agissant de la bourse de New York, laissant apparaître un coefficient de corrélation 0.33 de 1928 à 2011 et même de 0.48 de 1945 à 2011.

      Lorsqu’il existe un retournement en cours d’année comme en 1973, 1982, 1987 ou 2003, les capacités prédictives sont altérées. La chute de 2008 fût particulièrement bien annoncée par son mois de janvier, par contre la stagnation boursière de l’année 2011 outre-atlantique fût mal prévue ainsi.

 

 

2) le mois de janvier permet de prévoir les performances des 1 ères et 4 èmes années, celles des 2 éme et 3ème sont prévues à l’aide des mois d’avril et mai.

 

       Mais les capacités prédictives du mois de janvier ne sont pas d’égale ampleur. Elles sont fortes pour les premières et dernières années d’un mandat présidentiel  américain, inexistantes pour celles de milieu de mandat. C’est ce que nous montre le tableau suivant.

 

 

Tableau : coefficients de corrélation obtenus par les prévisions selon les  les mois utilisés.

 

 

 

      Elles sont à ce point faibles pour les 2 èmes et 3 èmes années, qu’il est nécessaire de choisir pour elles d’autres ‘mois prédicteurs’,

malheureusement plus avancés dans l’année que sont respectivement les mois d’avril et mai. Les graphiques suivants permettent d’apprécier la qualité des prévisions ainsi obtenues, particulièrement conséquentes pour la quatrième année, satisfaisantes pour les 2 èmes et 3 èmes années après correction.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

3)Explications.

 

 

     Les 2 émes et 3 émes années sont des années de retournement. Les États-Unis entrent généralement en récession durant la 2 ème année et en sortent en 3 ème, le schéma étant inverse pour les alternances démocrates (2009/2013). Ces changements en cours d’année enlèvent les capacités prédictives de janvier. Inversement, les 2 extrémités de mandat étant plus neutres, elles suivent le flux des années immédiatement antérieures et sont assez stables, janvier possède alors de meilleures capacités prédictives.

 

      Le graphique suivant permet d’observer que la 4 éme année est assez mal prévue par les mois de printemps. Par contre, les mois de juin et juillet sont toutes années de mandat confondues généralement d’assez bons prédicteurs…mais n’est-ce pas déjà un peu tard ?

 

 

 

 

 

Conclusion.

 

     2012 étant une  quatrième année de mandat présidentiel américain, nous pouvons nous considérer comme chanceux, car c’est l’année la mieux prévue par son mois de janvier.

     Cependant,  pour une quatrième année comme 2012, nous pouvons porter attention non seulement ou mois de janvier, mais également plus secondairement au mois passé de décembre et à celui à venir de février. Alors, les régressions effectuées sur les cas historiques font monter les capacités prédictives du modèle à 0.85 ….

 

 

Annexes :  Capacités prédictives des différents mois selon l'année du mandat

 

  

 

 

                              Christian Guy – Fevrier 2013

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