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7 novembre 2010 7 07 /11 /novembre /2010 07:27

 

 

Pétrole et élections 

 

 

 

 

pétrole

 

 

 

1) les fondements électoraux des chocs pétroliers.

 

 

          Les cours du pétrole ( ou du gaz ) sont gouvernés par nombre d’éléments, loin de nous l’idée de considérer que cycle électoral américain suffirait à lui seul à en comprendre les évolutions.

Cependant, pour qu’un choc pétrolier apparaisse, il faut qu’en existent les fondements économiques, ce qui suppose une tension préalable entre offre et demande. Cela requiert que  le ‘political business cycle ‘ américain soit au plus haut, ou plus exactement qu’il l’ait  été 6 ou 12 mois auparavant entraînant l’Europe, le Japon, et à présent la Chine  dans son sillage.

         Ce n’est donc pas le fait du hasard si le premier choc pétrolier s’est produit lors du début d’un mandat de reconduction. Il l’aurait pu l’être un an avant, en fin de premier mandat, par contre l’occurrence qu’il se produisit en début de mandat d’alternance républicaine, période traditionnelle de récession était bien faible…donc 72 au lieu de 73 oui, 69 ou 70 ….bien   peu probable.

         Il en est de même pour le second choc de 1979. La gauche entamant ses mandats par des politiques de relance, deux années de relance démocrate pouvait générer la tension nécessaire sur les prix pour rendre possible des nouvelles hausses.

         En 73 ou en 79, des arguments politiques (guerre du kippour), des déséquilibres structurels (disparition d’un grand producteur comme l’Iran) sont venus se greffer sur des évolutions politiquement en germe depuis plusieurs années  (Fondement de l’OPEP en 1960, de l’OPAEP en 1961, conférence d’Alger de 1973) et rendus conjoncturellement possibles par le cycle électoral américain. A présent d’autres facteurs structurels (pression de la demande chinoise), ou conjoncturel (report de la spéculation sur le pétrole après le déclin des bourses entre 2007 et 2008) sont apparus, réduisant peut-être l’impact du cycle américain, mais ne le faisant sans doute pas disparaître

 

 

 2) Forme du cycle du cycle politico pétrolier

 

         Nos flèches blanches nous montrent que les débuts de mandats américains, sont contemporains d’une baisse des prix du baril, celle-ci se produisant souvent en seconde année de mandat, le temps que la décélération américaine ‘contamine’ la demande mondiale et que les marchés s’ajustent.

On peut cependant différencier les mandats d’alternance de ceux de reconduction.

         -  La baisse des cours du pétrole est particulièrement prononcée en cas d’alternance républicaine, (1970, 1982, 2002). Les Démocrates étant  au pouvoir en période de difficulté, donc de PIB faible, le contexte n’est guère plus haussier. Par contre, les fins de mandats démocrates, ou plusieurs années de stimulation s’additionnent, les fins de mandats républicains aux reprises vigoureuses ; voient les cours du ‘crude oil’ ou du ‘brent ’ puissamment orientés à la hausse comme le montre nos flèches jaunes

        -  Les débuts de second mandat, leurs obtentions étant conditionnés par de bonnes performances économiques, sont des périodes de forte demande, donc sujetes à des tensions sur les prix.

        - Le seul troisième mandat consécutif de notre période 1970-2010, celui des Républicains de 1989 à 93  (G. Bush senior), est semblable à un mandat d’alternance, les cycles de croissance étant de 8 ans, la reprise de novembre 1982 cède la place à la récession de juillet 1990. Ce troisième mandat est donc marqué en son milieu par une chute des prix des hydrocarbures. 

            Il faut prendre en compte les inévitables effets de report, nous en observons deux notables:

 - le premier choc pétrolier, qui reportera la chute à la quatrième année en 1976 en lieu et place du milieu de mandat.

- la hausse de la demande chinoise, la tornade katrina qui reporteront à la 3ème année (2007) la baisse prévisible pour 2006.

 

3) Que prévoir pour les trimestres à venir ?

 

           Il est probable qu’en s’acheminant vers la seconde partie de son mandat, Barack Obama finira peut-être par obtenir la reprise tant espérée…  On peut donc prévoir une augmentation du pétrole en 2011-2012. En première analyse, ce serait une perspective économique peu encourageante pour l’OCDE…sauf si on vent bien considérer qu’elle serait la conséquence d’une reprise pour 2011-2012. Sur les marchés spots, on pourrait encore assister à des hausses  de l’or noir en 2013, que les Démocrates soient reconduits ou que les Républicains sortent victorieux des élections présidentielles de Novembre 2012.

            Par contre, les perspectives du marché pétrolier seraient sensiblement différentes pour 2014, selon que se produise une alternance républicaine qui pourrait précipiter un an après le pays dans la récession ou qu’on assiste à une reconduction des Démocrates, ce qui limiterait pour 2014 la chute du pétrole….l’échéance n’en serait très probablement que reportée d’un an.

           Rappelons cependant qu’il faut faire preuve de prudence en matière de prévision des cours pétroliers, car les évolutions géopolitiques sont importantes et l’impact du cycle américain est de plus en plus  altéré par la force de la demande chinoise.

               On sait que les cours du gaz étaient globalement indexés sur ceux du pétrole, jusqu'à ces dernières années car l'exploitation de shiste aux etats-unis àa dégagé de tel potentialité que les cours du gaz en sont déprimé.  Peut-on pour autant prévoir une différenciation dans l'évolution des cours des hydrocarbures à 2, 3 ou 4 ans? ....cela semble présomptueux.

 

 

                                                                                           Christian Guy - Novembre 2010.

                                                                               Docteur en sciences économiques

                                                                                                                                         Agrégé de Siences sociales

 

 

Toutes les prévisions sont exprimées :

-  en valeurs relatives par rapport aux évolutions mondiales (une hausse prévue signifie une moindre baisse ou une plus forte hausse qu'ailleurs) , 

-  toutes choses égales par ailleurs  (évenements non prévisibles tels les chocs pétroliers, les crises financières non pris en en compte),

-  la précision visée est semestrielle.

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Published by Christian Guy - dans or - pétrole....
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