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2 novembre 2010 2 02 /11 /novembre /2010 19:58

 

La bourse de Paris (CAC 40) 1952 – 2013

                   

 Les incertitudes électorales risquent d'entrâiner  une baisse relative de la mi 2011 à mai 2012,

un an de plus en cas de victoire de la gauche

                   

 

                     France prev 

 

 

    

F 52 90 F

 

          Quels seront les cours des actions à la bourse de Paris à 1 mois, 2 mois ou 3 mois (décembre 2010, janvier 2011, février 2011 , mars 2011,ou avril 2011)?, quelle sera l'évolution du cac 40 au premier trimetre 2011?. Notre méthode peut malheureusement difficilement répondre à des questions aussi précises, par contre on peut tenter d'établir des prévisions à moyen terme à 6 mois, un an ou deux ans.

         Par rapport aux autres places, il n'y aurait pas de crash ou crise (c'est à dire forte baisse) à redouter pour le CAC 40 en 2011 ou 2012, mais un déclin relatif.

      

 

          La France n’est pas le pays de prédilection pour les prévisions boursières sur la base du cycle électoral car il existe de fréquentes élections anticipées et la création de l’Euro a renforcé la perte d’autonomie des politiques économiques. Une seule amélioration est à noter : depuis 2002, il existe une  concordance des dates entre élections présidentielles et législatives. La concentration des échéances peut leur donner plus d’impacts conjoncturels.

Nous pouvons distinguer 3 périodes dans les évolutions passées :

-         Sous la IV république et jusqu’au milieu des années 70, il existe un cycle politico-économique classique :

  • Une reprise s’esquisse lors de la quatrième année avant les élections (1955, 1962, 1966, 1972). Cette reprise tient rarement jusqu’au terme de la cinquième année, comme on l’observe pour d’autres pays à mandat de 5 ans (Canada, Irlande, Italie, Luxembourg, R.U.)
  • Le début de l’année suivant les élections est au contraire assez négatif, du fait de la mise en place de mesures d’assainissement (1952, 1959 ,1963). Notons que si les élections anticipées ne peuvent produire par définitions un boom boursier préélectoral, on observe bien par contre une chute post électorale.

 

-         A partir du milieu des années 70 et de la montée en puissance de la gauche, on observe ce qu’on pourrait appeler un « cycle anxiogène » : à la reprise préélectorale de la quatrième année succède une réelle chute et non plus un simple tassement dans les 6 mois précédents les élections.  La réélection surprise de la droite (1978) ou son arrivée au pouvoir (1986) entraîne une vigoureuse reprise, l’arrivée de la gauche une chute : on a en mémoire la baisse de la bourse de 20 % après le fameux 10 mai 1981. Par contre, passé le seuil critique de la première année, les marchés sont rassurés par une politique recentrée de la gauche : une reprise apparaît  (1983, 1998). Observons que dans le cas d’une reconduction  (F. Mitterrand, 1988), le facteur incertitude disparaît, il n’y a pas de dramatisation, donc on n’observe pas de chute post-électorale.

 

-         Une troisième période s’ouvre à partir des années 90. Le début de cette décennie voit une forte réduction de l’amplitude des fluctuations, donc des potentialités de gain à partir du cycle politico-économique. La fin des années 90 accentue la perte d’autonomie des politiques monétaires voire budgétaires, on parvient alors mal à expliquer les fluctuations boursières à partir du calendrier électoral. Tout juste retrouve-t-on la chute préélectorale en 2001/02 ou 2006/07, et une reprise atone lorsque la droite accède au pouvoir (2003) ou est reconduite dans ses fonctions (2008).

 

 

Que prévoir pour les trimestres à venir ?

 

 

Si du fait de la faiblesse des amplitudes, les perspectives de gains peuvent sembler dérisoires, soulignions que pour nous il n’existe pas beaucoup de doute sur le scénario à venir, tant la situation n’est pas vraiment nouvelle.

En effet, le facteur anxiogène de la possible arrivée de la gauche au pouvoir est actuellement renforcé. Si la candidature d’un Dominique Strauss-kahn pourrait ne pas trop inquiéter, les promesses du PS s’agissant des retraites, une sur enchère à gauche avec des personnalités comme Jean-luc Mélenchon ou Benoît Hamont, la montée en puissance d’une Martine Aubry plus orthodoxe au détriment d’une Ségolène Royal plus centriste, tous ces facteurs peuvent inquiéter la bourse. Les marchés en cas de défaite de Nicolas Sarkozy perdraient un responsable dont l’idéologie libérale assumée ne pouvait que les rassurer.

En tout état de cause, la bourse n’aime pas l’incertitude et en la matière elle risque d’être gâté dans les 18 mois à venir. Or dans les arbitrages des marchés pour la France, la crainte de l’accession au pouvoir de la gauche l’a toujours emporté sur le boom préélectoral,  la reprise préélectorale parvenant de toute façon mal à durer jusqu’au terme de la cinquième année.

On peut, après une reprise préélectorale sur le premier semestre 2011, présager une fin d’année 2011 et un début 2012 plus difficile, là encore en différentiel par rapport aux autres pays notamment européens. Ensuite, une victoire électorale de la droite enclencherait une reprise boursière d’autant plus forte qu’elle serait inattendue, un succès de la gauche entraînerait au contraire une chute, qui laisserait place à une reprise fin 2013, une fois les marchés rassurés.

      Soulignons cependant que la forte ouverture de l'économie française, la perte des instruments de politiques économiques budgétaire, monétaire et de change, réduisent d'importance l'impact du cycle électoral sur nos prévisions économiques pour 2012, 2013 et bien évidemment au delà..n'est pas l'économie américaine qui veut !

 

                                           

                                                                                  Christian Guy – octobre 2011

 

                                                                            

 

Toutes les prévisions sont exprimées :

-  en valeurs relatives par rapport aux évolutions mondiales (une hausse prévue signifie une moindre baisse ou une plus forte hausse qu'ailleurs) , 

-  toutes choses égales par ailleurs  (évenements non prévisibles tels les chocs pétroliers, les crises financières non pris en en compte),

-  la précision visée est semestrielle.

 

 

 

 

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commentaires

T
<br /> <br /> Votre blog est très intéressant car il a une approche originale. Cependant, dans certains cas, il me semble que la politique ne peut malheureusement pas, ou difficilement expliquer l'économie.<br /> <br /> <br /> Certes, jusque environ 1990 ou 2000, la France reste un pays indépendant. Désormais, étant une région de l'Europe avec une monnaie commune, il me semble très hasardeux de lier le CAC40 avec les<br /> échances éléctorales françaises.<br /> <br /> <br /> Il y aurait probablement une corrélation plus forte, sur ces 10 dernirèes années, entre l'indicateur MSCI World et la bourse française !<br /> <br /> <br /> Mixer votre approche, avec les évènements internationaux, est peut être à tenter. Sauf que, autant on sait à l'avance les dates d'éléction, autant on ne connait pas vraiment les prochaines dates<br /> de crise économique mondiale ou d'impression massive de billets $US !!<br /> <br /> <br /> Le site suivant : http://www.foundationforthestudyofcycles.org/ vous intéressera probablement.<br /> <br /> <br /> Cdt<br /> <br /> <br /> <br />
Répondre
C
<br /> <br /> Bonjour Monsieur,<br /> <br /> Je vous remercie pour vos commentaires, et je vous prie de m'excuser pour le retard dans la réponse.<br /> En effet avec l'ouverture des économies c'est plutôt le MSCI world que le cycle électoral qui peut expliquer les fluctuations. Mais les premières ( sauf anticpées) sont prévisibles, pas les<br /> secondes, comme vous le notez vous même les évenements comme les crises poltiques ( irak, 11 septembre ) ou fiancières ( 15 septembre 2008..).<br /> C'est pour cela que j'étudie les évolutions en différentiel, non il est vrai du MSCI mais de la zone euro, ce qui permet tout de même de dégager certaines régularités, il est vrai trés faibles<br /> pour les pays de la zone euro. J'ai hésité avant de publier l'étude pour l'Italie, et j'ai rennoncé pour celle sur la Belgique tant le cycle électoral y est de moins en moins<br /> convaincant.<br /> <br /> Par contre il m'arrive encore d'avoir d'heureuses surprises, même pour la zone Euro telle pour l'inflation en France ou même le PIB du Luxembourg. Hors zone euro, les cas de la Chine, et à venir<br /> de la Russie, pourtant pour le moins assez éloignées de nos démocraties et de nos enjeux électoraux, ne sont pas inintéressants à étudier.<br /> <br /> <br /> Bonne fin de journée.<br /> <br /> Christian Guy.<br /> <br /> <br /> <br />

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