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2 septembre 2013 1 02 /09 /septembre /2013 09:55

Actions : faut-il préférer l'Europe ?

 

 

      On est en droit de se poser la question, tout en introduisant une autre variable importante : la parité entre le dollar et l’euro.

 

     A la lumière des enseignements du cycle électoral, la réponse à notre question      est positive.

 

 

      Les débuts de mandat présidentiel américain (l’actuel a débuté en janvier 2013) se caractérise par un déclin du différentiel boursier : de positif en fin de mandature, il devient négatif au début. En effet, la reprise de la fin du mandat précédant s’étiole outre atlantique alors qu’elle atteint progressivement l’Europe.

 

G 1

 

       Ainsi, observons nous sur notre premier graphique établissant l’historique depuis 1969 du différentiel boursier Etats-Unis - zone euro une baisse en début de mandature, avant un redressement plus ou moins rapide vers la 3 ème ou 4 ème année du mandat présidentiel.  Lorsque la reprise est forte ou précoce, on risque une rechute, appelée mouvement secondaire dans notre graphique. Cette rechute en fin de mandat donne naissance à une reprise courte au début du suivant. Cela s’observe surtout lors des alternances politiques qu’elles fussent républicaines (1969/73, 1981/85, 2001/05) ou démocrates (1993/97, mais pas 1977/81), ce qui donne à ce phénomène un caractère assez prévisible.

 

      La seconde variable à prendre en compte est le dollar.

 G 2

         

 

        Ces fluctuations sont en général moins importantes que celle du différentiel boursier de sorte que s’il fallait négliger une variable, ce serait d’avantage celle-ci.         Cependant une surperformance boursière américaine peut être effacée par un dollar déclinant, c’est donc une donnée à ne pas négliger. Les fluctuations du dollar sont plus régulières que celles de la bourse. Le dollar baisse en début de mandature pour soutenir une activité déclinante après les élections et inversement augmente en fin de mandat avec la reprise pré-électorale. Les seules exceptions notables s’observent à l’occasion de crises politiques ou économiques internationales : en 1973 lors de la guerre du kippour, en 1991 lors de la 1 ère guerre du golfe et en 2010 avec la crise de la zone euro confrontée à l’endettement de la Grèce. La force du dollar identifie alors la confiance dans le gendarme du monde que sont les Etats-Unis.

 

       La synthèse de ces deux variables nous est présentée dans ce troisième graphique.

 

G3

 

      Il est globalement caractérisé par des baisses en début de mandat, les cours du dollar étant fortement corrélé avec un trimestre de retard sur ceux de la bourse (la bourse anticipant l’activité, la monnaie la suivant avec un léger retard), et des hausses en fin de mandature.

     L’addition des crises internationales qui impactent favorablement le dollar et des reprise boursières précoces en cours de mandat donnent cependant de fréquentes exceptions…au point qu’elles deviennent la règle. Il n’y a guère que les mandatures 1993/97 et 2005/09 qui ne soient affectées par ce mouvement secondaire.

 

    A l’aide de ces régularités historiques, que peut-on prévoir pour les années à venir ?

       

     La synthèse des 11 mandatures présidentielles américaines comprises entre 1969 et 2013 nous donne le graphique suivant.

 

G 4

 

        On observe qu’à partir du second semestre 2013 et l’essentiel de l’année 2014, il est préférable de se porter sur les places boursières européennes avant de revenir sur la bourse américaines fin 2014, début 2015.

     Pour 2016, tout dépend de la vigueur de la reprise de la fin 2014 – début 2015 : forte et rapide, elle risque de laisser place à un mouvement secondaire fin 2015 début 2016 rendant les places européennes à nouveau plus attractives.

 

       A ces évolutions conjoncturelles, on peut ajouter un raisonnement de plus long terme.

      Les secondes mandatures américaines terminent un cycle Juglar quand les premières les entament de sorte que, la reprise venant dans un second temps en Europe, les performances boursières américaines sont en général meilleures que les européennes dans les premières mandatures et moins bonnes dans les secondes : les deux mandats consécutifs des Présidents Clinton (1993/2001) et Bush (2001/2009) en sont tout à fait l’illustration. Donc, globalement, la seconde mandature d’Obama devrait inciter à un arbitrage en faveur de l’Europe, et ce d’autant que sa première mandature a bien été à comme souvent plus favorable aux Etats-unis. 

       Il reste cependant que les soubresauts du dollar peuvent s’observer à l’occasion d’évènements politiques imprévisibles en Syrie, Iran…altérant la qualité de nos prévisions.

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