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9 octobre 2016 7 09 /10 /octobre /2016 07:43

CIP, CPE, loi travail….Un mauvais calcul politico économique.

On ne s’interrogera pas ici sur l’opportunité économique à long terme de ces mesures, qui reposent sur une ligne de partage entre politique de l’offre (l’emploi précaire et peu rémunéré incite des employeurs hésitants à l’embauche), à politique de la demande (l’emploi précaire incitant à épargner et les faibles salaires empêchant la consommation, dépriment doublement la demande).

On constatera cependant que si des gouvernements libéraux (Balladur et le CPE, De Villepin et le CPE) étaient dans leur rôle, par contre la majorité actuelle est plus que jamais éloignée des principes keynésiens.

Ce qui rapproche de façon étonnant ces mesures distantes de 22 années dans le temps (CIP en 1994, CPE en 2006 et loi travail de 2016) c’est leur proximité dans le calendrier électoral, et leurs mauvais rendements politico économiques.

Chaque fois un pouvoir cherche à un an de la présidentielle inquiète par le coût électoral du niveau élevé du chômage une mesure dans coût budgétaire permettant de baisser le chômage, après au moins une année précédente inactive en matière d’emploi. Chaque fois on s’inspire de la philosophie libérale en choisissant des politiques de l’offre dont l’application met du temps pour être positive comme toutes mesures structurelles opposée à des mesures budgétaires à l’efficacité plus rapides. Mais surtout chaque fois « on se met à dos » une catégorie électorale , les jeunes en 1994 et 2006, les salariés en 2016, ce qui sera d’un coût électorales élevé : Ces maladresses couteront à Balladur la présidentielle, (faible écart entre lui et Chirac au premier tour par défaut des voix des jeunes) , fermeront les routes du pouvoir à De Villepin, quand à la majorité actuelle elle a parachevé sa rupture avec « le peuple de gauche » comme l’aimait à l’appeler Pierre Mauroy.

Ces mesures ont été prise à contretemps, comme toutes mesures néo-classiques elles auraient dues être prise en début de mandature, le bénéfice économique d’une baisse des statistiques du chômage aurait compensé électoralement le coût politique des populations utilisées en variable d’ajustement.

Comme quoi, nos hommes politiques à qui l’on prête le noir dessin de ne faire que des calculs électoraux sordides, ne sont guère doué pour le calcul politico-économiques…

Christian-Guy octobre 2016

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